samedi 24 avril 2010

La double vie de Vermeer


J'ai des goûts très classiques en peinture, éclectiques aussi, heureusement. Je me pâmait, durant toute mon enfance, devant les impressionniste, j'avais une énorme reproduction de Manet dans ma chambre, au grand désespoir de ma mère qui me trouvait beaucoup trop conventionnelle. Parmi les classiques, l'école hollandaise me fascine, Rembrant, De Hooch, Vermeer et leurs lumières presque matérielles me passionnent. Mais je n'y connais pas grand chose.

Dans ce roman, on pénètre dans les peintures, dans les techniques, les méthodes, les pigments, les châssis, les craquelures... et pour une bonne raison, l'auteur nous y raconte l'histoire d'un faussaire génial qui, au début du XXe siècle a "inventé" plusieurs "nouveaux" Vermeer (du XVIIe donc) adulés par les critiques institutionnels de l'époque.

Je ne ferai pas de meilleur résumé que la 4e de couv' que voilà :

"Voici l'incroyable et véridique histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1889, qui, éreinté par les critiques de son époque décida de se venger de manière grandiose : il réalisa plusieurs faux Vermeer dont certains furent considérés par la presse comme des chefs-d'oeuvre du maître de Delft. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie fut découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren fut acusé de haute trahison pour avoir vendu un Vermeer à ce maréchal du Reich nazi. S'ensuivit un procès mémorable, qui vit défiler responsables de musée, critiques d'art et experts de renom...
Croisant les biographies de Vermeer et de Van Meegeren, mais également celles de Proust et de Goering, Luigi Guarnieri signe un palpitant roman à l'ironie délicieuse, tout à la fois enquête policière et réflexion jubilatoire sur la relativité des oeuvres d'art et des jugements qu'elles suscitent, sur la folie, la passion du beau, et les infinies séduction du mensonge."


C'est peu de dire que ce roman tient largement toutes ces promesses ! C'est passionnant, plein de suspense, instructif, souvent drôle et très bien écrit (et traduit). Si le monde de l'art vous intéresse un tant soit peu, je parie que ce roman vous plaira ! Pour terminer de vous convaincre, ce roman est paru chez Babel où je n'ai JAMAIS été déçue par un roman !

Van Meegeren en train de peindre un nouveau "Vermeer" pour prouver qu'il est bien 
à l'origine des autres faux chefs d'oeuvres qu'ils dit avoir peint...

D'autres livres sont parus dernièrement sur l'histoire de Van Meegeren si ça vous intéresse de creuser cette histoire passionnante.

4 commentaires:

  1. Si tu aimes la peinture et les romans policiers, je te conseille ceux de Ian Pears qui se déroulent en Italie et mettent en scène un historien et une policière autour du vol d'objest d'art italiens ; ayant une passion totale pour la peinture italienne 1350-1550, je les ai lus tous les sept et suis terriblement désolée qu'il se soit arrêté là.

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  2. Je ne connais pas du tout, tu m'as donné envie, j'espère en avoir fait de même ! Merci :-)

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  3. Vermeer pour moi, c'est la malédiction d'un peintre dont je n'ai jamais réussi à apercevoir QUE un tableau : à chaque fois que j'ai été dans un musée qui en contenait ( à La Haye, par exemple ), ils étaient en vadrouille pour des expos ailleurs. Et ça m'a toujours désespérée ! Je comprends que tu aies accroché, ça a l'air très chouette.

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  4. : une visite au Rijksmuseum s'impose, c'est magistral (et bon, tout ce qu'il y a à côté de Vermeer est pas mal non plus, des petites croûtes de Rembrandt, Van Gogh, ...) et dire qu'on va à Amsterdam pour aller au Rijksmuseum en prononçant correctement le nom du musée ça fait toujours bien. (petit tip : "ij" se prononce "ei" et toutes les autres lettres se prononcent à l'allemande, hop, emballé pesé, tu peux frimer)

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