vendredi 5 novembre 2010

Biutiful

film

Biutiful (Alejandro González Iñárritu, Espagne-Mexique, 2010)

Le réalisateur de Amores Perros21 Grams et Babel, forcément on court voir son nouveau film. Après Gael Garcia Bernal, Sean Penn et Brad Pitt, c'est au tour de Javier Bardem de se voir offrir un rôle intense et passionnant. Le moins que l'on puisse dire est que Iñárritu est un excellent directeur d'acteurs. Bardem y est parfait, tous les autres rôles également. Dans cette histoire dramatique (dont on ne sort pas indemne) c'était la moindre des choses, mais tout le reste tient la distance. Le récit est mené de manière étrange mais convainquante, le gris délavé qui caractérise cette douloureuse marginalité et pauvreté dans lesquelles naviguent les personnages est constant, pesant et vous contamine (on ressort littéralement plombés de la salle), le rythme, le montage, les cadrage, les décors, ... bref, TOUS les éléments combinent parfaitement pour définir ce désespoir total du protagoniste. Mais Iñárritu ne joue pas sur le misérabilisme, Uxbal est loin d'être irréprochable moralement et cette complexité enrichit le film et lui permet de ne pas être un simple film de plus sur la marginalité.

Le côté fantastique mélangé à l'hyper-réalisme est passionnant et m'a donné envie de me replonger dans le réalisme magique à l'argentine. A aucun moment, le "don" de Uxbal ne vient "perturber" le réalisme noir (enfin gris plomb) du récit, au contraire, il l'enrichit.

Bref, un film très réussi, Iñárritu est décidément un GRAND réalisateur.

Un dernier détail sans intérêt aucun... Javier Bardem transpire le sexe, toujours, partout, tout le temps. C'est un fait. Dans ce film, le réalisateur lui a fait la peau grise, insiste constamment sur tous ces défauts de peau, lui a collé un mullet (OUI, un mullet, court en haut et long derrière)... et bien Bardem continue à me faire un petit quelque chose dans ma culotte. La virilité de n'importe quel autre acteur n'aurait pas survécu, il est fort ce Bardem, il est fort.

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