vendredi 11 février 2011

The Final Cut


The Final Cut (Omar Naim, usa, 2004)

Dans un futur proche, une entreprise développe des puces mémoires qui enregistrent toutes les images et les sons de votre vie. Robin Williams incarne un monteur qui va récupérer les rushs d'une vie pour en créer le film emblématique qui sera projeté lors des funérailles et gardé par les proches. Il sera le seul à TOUT voir, à TOUT savoir, à décider de l'orientation finale de la vie de cette personne. D'où le titre, un Final Cut comme dans un film hollywoodien, celui qui le détient est celui qui va avoir le dernier mot sur le montage définitif d'un film (et ce n'est pas forcément le réalisateur, donc, contrairement aux habitudes européennes). Ici, le "cutter" détient le Final Cut de la vie du détenteur de la puce, c'est lui qui va pouvoir en faire un type exceptionnel ou banal, génial ou pitoyable, aimé ou solitaire, etc...

Ce film est étonnant par les questions qu'ils soulève et passionnant par son récit et son univers visuel. Ce futur proche ou parallèle est extrêmement bien construit. Les films qui parlent d'une technologie sensée être particulièrement avancée ont souvent le problème de vieillir très vite, en particulier quand il s'agit d'informatique, peu de films "technologiques" arrivent à y échapper, Minority Report et The Final Cut en font partie. La machine de montage est certes relativement basique, mais les interactions entre écrans sont innovantes et tout à fait crédible (même si non existantes actuellement). C'est un film qui parle de cinéma, de montage, pour ceux qui s'y intéressent, mais c'est également un polar haletant pour ceux qui aiment ça, ou un film sur la morale et l'éthique. Multiple donc, mais cohérant, bien rythmé et, je le répète, fabuleusement interprété par Robin Williams.

Je ne sais pas pourquoi ce film est passé pratiquement inaperçu, c'est une pépite !

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