dimanche 10 avril 2011

Le navet du mois : Femme Fatale de Brian de Palma


Femme Fatale (Brian de Palma, France, 2002)

Enormissime navet au scénario complètement improbable que je vais tenter de vous "résumer" ici. Si vous comprenez pas tout, c'est normal.

Une femme, l'héroïne, participe à un casse, qui se passe pendant le Festival de Cannes où elle doit faire semblant d'être photographe pour séduire une actrice (passons sur le fait que les photographes n'entrent PAS dans le palais du festival, parce que si on s'arrête à ces détails, j'arriverai jamais au bout) donc hop, elle la prend en photo, la séduit, l'attire dans les toilettes et lui vole les bijoux qui lui servent de fringues.
Et là, elle double ses associés, dont un va se faire attraper alors qu'elle réussit à s'enfuir. Du coup, elle a la trouille et va se cacher à Paris. Elle planque les bijoux chez une mystérieuse femme habillée tout en habits militaire, à ce moment-là un photographe/paparazzi la prend en photo, elle va se cacher dans un hôtel où un des associés la retrouve et en s'enfuyant elle fait une horrible chute... mais évidemment dans un truc tout mou... et elle se fait recueillir par deux personnes qui pensent qu'elle est leur fille.
Parce que oui, elle a un sosie qui vient de perdre son mari et sa fille et qui a pété un plomb. Elle est donc installée chez cette inconnue, son sosie, elle découvre un passeport et un billet d'avion, et hop, elle prend un bain. Mais son sosie revient et se suicide en jouant toute seule à la roulette russe (et non, ce n'est PAS une métaphore).
Donc, youpie, elle va enfin pouvoir quitter la France sous un faux nom. Arrivée dans l'avion, elle est surclassée en 1e et assise à côté d'un diplomate avec qui elle discute. Là on est à peu près à un tiers du film et arrive le fameux :

7 ans plus tard

Oui, parfaitement. Donc, 7 ans plus tard, on retrouve le photographe qui a pour mission de prendre en photo la femme du nouvel ambassadeur américain à Paris, qui se cache aux photographes. Et devinez qui c'est ? Oui, gagné, notre héroïne qui a donc épousé l'homme à côté d'elle dans l'avion. Au même moment, l'ancien associé du bracage sort de prison et veut recommencer à la chercher, il a une piste, l'amie habillée en militaire.
Et justement (les coïncidences de la vie ne sont-elles pas formidables ?) ce jour-là, elle a rendez-vous avez l'héroïne, lui donne la fameuse mallette de bijoux, le photographe est évidemment là par hasard et la prend en photo, puis les méchants associés du bracage poussent la nana habillée en militaire sous un camion. Donc l'héroïne fuit, avec le photographe, dans un hôtel (le même qu'au début, évidemment, il faut rentabiliser les lieux de tournage vous comprenez.).
Dans cet hôtel, elle décide de séduire le photographe (en se foutant à poil, mais bon, c'est pas comme si elle passait pas le film à moitié à poil constamment) et de monter un nouveau coup où elle serait la kidnappée du photographe. Elle réclame dont 10 mio de $ à son mari.
Après une scène inutile où elle fait un strip-tease dans un bar de bikers, arrive la scène de la remise de rançon, le photographe faux kidnappeur est là, son mari arrive avec une mallette, elle va chercher la mallette, mais le photographe se rebelle, alors elle tue son mari, puis le photographe, en lui mettant l'arme dans les mains, MAIS les associés du braquage du début sont là aussi et hop, ils la balancent dans le fleuve. Et là, dans l'eau...

CE N'ETAIT QU'UN REVE !

En fait, elle a rêvé tout ça, parce qu'elle est encore dans la baignoire de son sosie où elle s'était endormie. Et là, son sosie qui arrive. Elle l'empêche de se suicider et lui dit de prendre l'avion. Son sosie sort avec sa petite valise, et hop elle fait du stop et dans le camion qui la prend, elle donne sont collier en verre au camionneur.

7 ans plus tard (si si)

Hop, on retrouve la scène où l'héroïne est sur la place avec son amie en militaire, le photographe, les méchants, le camion (qui évidemment est le même que le sosie a pris pour partir). Mais tout est différent. Le camion tue les méchants, pas la copine habillée en militaire. C'est là qu'on se rend compte que c'est l'actrice du début (qui entre nous soit dit est la petite amie du réal à ce moment-là -et créatrice de l'immonde bijou-serpent, il la filme au ralenti en train de courir régulièrement, on dirait qu'il se branle avec sa caméra, c'est abominable) et hop le photographe vient aider l'héroïne.

THE END

Enorme non ? Ce scénario devrait être enseigné dans les écoles de cinéma sous l'intitulé "tout ce qu'il ne faut pas faire si vous voulez garder un peu de crédibilité".

Rarement vu film plus WTF. Tout est absurde, ridicule, mal fichu. La blonde passe la moitié du temps à poil sans aucune raison valable et son personnage ne veut RIEN dire (d'ailleurs vu le peu de dialogues qu'elle prononce, je doute qu'elle ait été engagée pour sa mémoire ou sa déclamation parfaite). TOUS les acteurs sont particulièrement mauvais (enfin bon, avec un scénar pareil, n'importe qui serait mauvais). Je vous ai épagné pleins de détails tous plus WTF les uns que les autres la réalisation est au-delà du cliché et du kitch. On retrouve toutes les habitudes de de Palma (lumières et couleurs très fortes, split screens, musique "à sens", ...) mais utilisées de manière catastrophiquement cliché.

Bref, la quintessence du navet, je vous le recommande. Ou pas.

6 commentaires:

  1. Ahahah: "la navet du mois"! mais tu n'as pas vu "Philibert,le capitaine puceau",un OSS117 raté (mêmes producteurs,mêmes scénaristes)malgré la présence d'Alexandre Astier que j'adore,mais qui malheureusement ne signe pas les dialogues de ce film poussif qui se veut un pastiche...

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  2. Arf, je pense que je vais me l'épargner Philibert... mais je suis toujours à l'affût d'un bon navet ! C'est pour ça que j'en ai fait une rubrique et un tag :-)

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  3. J'ai rien compris. Et il me semblait avoir vu le film.
    Dans les nanars, je sais pas si je dois te conseiller Legion.

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  4. @ Fabysme : mais attention, navet et nanar c'est pas pareil... un nanar est un film souvent sans prétention... un navet il a vu grand, avec des noms connus et des ambitions artistiques.

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  5. Ouh pupute, il me semble bien l'avoir vu, ce navet-là... O_O (les yeux de la peur)

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