mardi 21 juin 2011

Limitless


Limitless de Neil Burger (usa, 2011) n'est pas un film indispensable, mais j'ai néanmoins passé un bon moment, suffisamment pour avoir envie de vous en parler.

On commence le film au sommet d'un immeuble New Yorkais, avec un homme qui va probablement se suicider et qui nous raconte son histoire (exactement le même principe que 99 Francs de Ian Kounen), elle commence quand sa copine le quitte, puis, par hasard (évidemment) il rencontre un vieil ami qui lui propose une drogue très particulière.



Et là il se rend compte que son cerveau a démultiplié ses facultés, il résout donc son problème de page blanche (il est auteur) et veut en prendre plus, mais en retrouvant son dealer, léger problème, ce dernier se fait assassiner, mais il réussit néanmoins à voler le stock de ce produit magique et commence à changer sa vie.


Il devient un brillantissime analyse financier et gagne des fortunes en bourse, traîne avec des beautiful people et réussit à récupérer sa copine. Franchement, jusqu'ici c'est plutôt agréable, même si totalement prévisible, on passe un bon moment grâce aux effets visuels plutôt sympathiques, une présence de New York très bien utilisée, des comédiens crédibles, et des cadres et un montage parfaitement au point même si sans surprise.

Exemple d'un des plans de New York où le montage et les effets spéciaux 
nous donnent un exemple de couloir en avance rapide très impressionnant visuellement.

C'est là que le film balance réellement du côté du thriller, toutes les bases avaient été posées : le mafieux russe à qui le héros emprunte du fric, le magnat de la finance, les soupçons de la police, les problèmes posés par la substance, etc. Malheureusement, le côté thriller est tellement classique que rien n'est surprenant, c'est dommage, on s'ennuie. Autant j'ai apprécié les délires visuels "amenés" par la drogue et les idées qui en résultaient, autant le côté tellement convenu du "polars/thriller" m'a presque fait bailler.


Si vous n'avez rien d'autre à voir et que vous avez très envie d'aller en salle, pourquoi pas, mais ce n'est vraiment pas indispensable, même pour ses effets visuels. Les amoureux de New York au cinéma ne devrait toutefois pas s'en priver, en étant prévenu de la pauvreté du reste de la réalisation, mais l'histoire, à défaut de la narration, est plutôt originale et les acteurs talentueux. Âmes et yeux sensibles au sang, évitez ce film, il y a deux trois scènes un peu trash.

Ce film ne passe pas le test Bechdel, mais vous vous en doutiez non ?



2 commentaires:

  1. Pas mal, une jolie fable sur l'ambition et le pouvoir aussi. Et une BO sympa.

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