lundi 22 août 2011

Breaking Bad et Futurama


Je vous ai présenté les nouveautés dans un autre billet, mais il n'y a pas que des nouveautés cette été, deux de mes séries favorites sont également diffusées. (Paragraphes en italiques tirés de série live, comme d'hab.)


Breaking Bad (saison 4)
"La vie de Walter White, professeur de chimie dans un lycée, est bouleversée lorsqu'il apprend qu'il est atteint d'un cancer en phase terminale. Inquiet du futur de sa famille sans ses rentrées d'argent, il lâche ses deux boulots pour fabriquer et vendre de la drogue."

A l’heure où je vous écris, je n’ai pas encore osé regarder un épisode de cette saison, parce que je sais comment ça va finir, je vais y plonger toute entière et ne pas réussir à m’en sortir. Donc je charge et garde précieusement les épisodes, semaine après semaine (diffusion le dimanche soir aux zuèss). Mais un jour je vais craquer et là, sur twitter, je vais perdre des followers en masse *accent québecois* à force d’en parler. Toi qui risque de vivre bientôt sans Internet et qui aura besoin d’autre chose que des blondasses à fortes poitrines italiennes sur ton petit écran, je te recommande vivement cette série qui ne ressemble à aucune autre.


Pour ceux qui ne connaissent pas, Walter White est un minable petit prof de chimie dans un lycée du Nouveau-Mexique quand il apprend qu’il est atteint d’un cancer. Pour tenter de gagner le plus rapidement possible de quoi mettre sa femme, son fils handicapé et son futur bébé à l’abri financièrement après sa mort, il décide de fabriquer du "crystal meth". Or c’est un prof minable, mais loin d’être un chimiste minable, et son produit devient rapidement très couru et donc connu tant des dealers et consommateurs que des forces de l’ordre. Saison après saison, Walter s’enfonce dans cette nouvelle vie et son alter-ego, Dr. Heisenberg, prend petit à petit le pas sur le minable Mr. White.



Visuellement c’est très particulier, chaque épisode est créé comme un tout et les ambiances sont travaillées à l’extrême, à tel point que certains épisodes sont reconnus comme des chefs d’œuvre, par exemple The Fly (saison 3) où deux personnages sont enfermés dans un laboratoire clandestin avec une mouche et où le taux de folie qui grimpe constamment provoque presque un essoufflement physique chez le spectateur tant la tension devient insupportable. Rien qu’en vous écrivant ces lignes, je n’ai qu’une envie, c’est de replonger. Cette série met dans le même état d’addiction que le produit dont elle parle.
Pour en revenir au côté visuel, le Nouveau-Mexique n’est pas une région très exploitée cinématographiquement, encore moins au niveau des séries, et les créateurs de Breaking Bad l’exploitent admirablement. Ils sont aussi doués pour dépeindre les situations familiales de banlieues cossues (qui pourraient avoir lieu n’importe où aux Etats-Unis) que les étranges paysages désertiques qui permettent aux malfrats locaux de jouir de gigantesques espaces de no man’s land. Les zones industrielles immenses mais désertes de piétons sont autant utilisées que les particularités architecturales et climatiques (une panne d’air conditionné devient vite dramatiques, les cactus servent autant de symboles d’hostilité et de danger que de repères et/ou gags visuels, le sable désertique est omniprésent et la proximité avec un passage de frontière très couru par les clandestins latinos n’est pas oublié). 

Totalement politiquement incorrect et avec un rythme très souvent à contre-courant des séries d’actions policières qui foisonnent actuellement, j’ai du mal à comprendre que Breaking Bad en soit déjà à sa 4e saison, mais j’en suis ravie. Pour ceux qui auraient besoin d’encore un argument pour se lancer, vous aimiez Malcolm et son fabuleux père ? Et bien c’est le héros de Breaking Bad, qui gagne pour l’instant chaque année, depuis le début de la série, le prix de meilleur acteur de série dramatique, et c’est largement merité.

PS : je viens de voir les deux premiers épisodes, ça monte encore en puissance par rapport à la saison précédente, mais où s'arrêteront-ils ?

EDIT : excellente analyse de la modification des dominantes de couleurs dans l'évolution de cette saison 4 ici.

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Futurama (saison 6)
"Créée par Matt Groening, créateur des célèbres Simpsons, Futurama met en scène un jeune homme, Fry, qui se voit au réveillon de l'an 2000 transporté en l'an 3000. Il va alors devoir apprendre à vivre au XXXIe siècle ! Cette série, véritablement géniale et originale s'arrêtera cependant en 2003, mais repris finalement en 2008 sur une autre chaîne."

Je vous ai déjà parlé de Futurama lors de sa reprise, l’été dernier. La saison 6 a recommencé il y a quelques semaines avec la même force. J’attends mes 20 minutes de Matt Groening avec impatience chaque semaine et si vous ne connaissez pas encore, je vous encourage vivement à découvrir la saison 6 in extenso (qui a donc commencé l’été dernier et continue cet été, je ne comprends rien à leur système de diffusion et de numérotation, mais bref) qui peut tout à fait être vue indépendamment des 5 précédentes. N’oubliez pas, d’observer, à chaque générique, la mention sous le titre…

Exemples :

 Et le prochain qui me parle d’animation sans avoir vu Futurama risque de subir des conséquences fâcheuses, vous voilà prévenus, surtout toi, là-bas.

5 commentaires:

  1. Personnellement, je préfère Futurama aux Simpsons, si si, et j'assume en plus :P

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  2. Bon, j'avais pas croché à Breaking Bad mais je vais m'y remettre.

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  3. Bon, je dois démarrer Breaking Bad depuis deux mois... ça devient vraiment urgentissime ! (car maintenant je bave)
    Je suis aussi vierge de Futurama. Bref, je suis un boulet.

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  4. Je suis une fana de cette série, mais j'ai été un peu déçue de la dernière saison. Je suis contente que la fin soit annoncée et qu'on ne fasse pas durer la série 15 ans, elle perdrait sa saveur.

    Bryan Cranston est exceptionnel.

    (par contre je dois avouer que je n'ai pas trouvé l'épisode de la mouche si réussi :x J'ai bien saisi la symbolique, tout ça, mais.. je ne sais pas, j'ai été assez hermétique -fatigue peut-être ?)

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