mercredi 21 septembre 2011

Medianeras


Medianeras (Gustavo Taretto, Argentine, 2011)

Après l'Almodovar (dont je vous ai parlé hier), j'espérais fortement que le troisième film de mon dimanche marathon cinéma (je parle du premier film demain) serait meilleur. J'étais de mauvais poil et prête à être intraitable, voire même à sortir de la salle s'il passait en mode guimauve. Mais dès la séquence d'ouverture, je savais que je ne partirais pas.


(Désolée pour les non-hispanophones, je ne l'ai pas trouvé de version sous-titrée de cette magnifique scène d'ouverture, laissez-vous tenter tout de même, ça vaut le coup d'oeil.) (Et d'ailleurs, cet accent argentin n'est-il pas le plus sexy que vous n'ayez jamais entendu ?)

Le film s'ouvre sur des images de Buenos Aires et la voix d'un homme qui commente sa ville et son fouillis permanent en la comparant au bordel déprimant qu'est sa vie personnelle. Humour argentin et geek au rendez-vous, tout pour me séduire. Le héros, donc, est web designer et sociophobe en rémission, il vit dans un minuscule appartement comme il y en a tant à Buenos Aires, encombré d'un nombre d'objets crétins magnifiques. L'héroïne vit dans un tout aussi petit appartement, en face de chez le héros (vous comprenez pourquoi je craignais la guimauve), mais ils ne se croisent jamais. Elle est architecte sans contrat et en attendant réalise le design de vitrines, dont elle ramène les mannequins chez elle pour se sentir moins seule. Ils sortent -évidemment- de relations difficiles. Voilà pour le décor et l'ambiance et la partie "court automne" du film.

On traverse ensuite les turbulences d'un trop long hiver où ils passent de rendez-vous fail en plans culs ratés. J'ai pensé à 500 days of Summer à de nombreuses reprises, le charme et l'humour des protagonistes qui s'auto-observent avec acidité, les moments "dessins" où la ville reprend ses droits (aaah que j'aime cette ville improbable !), l'utilisation de la musique, etc. Mais à l'ENORME différence près que ce n'est pas angélique, ni hollywoodien, et que c'est moins guimauve... même si ça fini bien.


Dès le début, on suppose qu'ils termineront ensemble et ça ne manque pas, mais, incroyable, sans une once d'indigestion de mielleux. J'ai souri, ri, été émue. Je suis retombée amoureuse de cette ville incroyable. Mais, surtout, je me suis rendue compte que j'étais incapable d'être objective, trop d'éléments qui me parlent directement (Buenos Aires et son planétarium, des moments très lol de tchat qui vous améliorent une journée pourrie, le sociophobe en rémission, la réaclimatation à la vie seule, le nombre d'écrans constamment allumés dans l'appart du mec, et j'en passe des plus intimes...).

Je vous recommande vivement ce très joli film qui a eu le pouvoir de me faire sourire pendant plusieurs jours à chaque fois que j'y ai repensé. Et non, ce n'est pas une comédie romantique pour midinette, il y a même des sabres lasers et des stormtroopers... et Darth Vader qui livre une pizza (truestory). Bref, un film qui donne envie de tomber amoureuse ça tombe bien.


PS : Dari, no sé si la viste, pero supongo que podes entender porque a mí me gusto tanto... aunque supongo que otra vez me vas a decir que no es una peli argentina por no sé que razón oscura... Dale, decime que te pareció!




EDIT : Dans mon enthousiasme total pour le fond j'ai complètement oublié de vous préciser à quel point la forme est sublime. Des cadres magnifiques mais sans chichis, des lumières qui se font oublier (preuve d'un excellent chef op en général), un montage rythmé avec parfois beaucoup d'originalité, des acteurs fabuleux (surtout lui, mais je soupçonne ma culotte de ne pas être innocente dans ce "surtout lui") et cette ville (j'ai dit que je l'aime déjà ?) filmée comme jamais je ne l'avais vue, vous en voyez une partie, de ce talent visuel et rythmique, dans la scène d'ouverture, un très beau moment de cinéma que j'ai envie de retourner voir d'ailleurs.


EDIT 2 : Malgré le manque cruel de cette dernière séquence youtube sur youtube (hum) je tiens tout de même à signaler la fanpage FB où leurs idées de marketing viral sont très amusantes et le site web (entièrement bilingue espagnol-anglais) où il y a de sublimes photos de ville, amateurs d'architecture ou de photos, vous devriez être comblés.

7 commentaires:

  1. Argh, j'avais déjà trop de trucs à voir en ce moment, tu fais chier ^^

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  2. Mais non, pas sorti et pas sûr que ça sorte ni en Belgique ni en France, tu es sauvée.

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  3. Quoi, en plus je vais devoir revenir en Suisse???? :D

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  4. Apparemment certains en sont capables... *sourire scotché*

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  5. Hola Mujer!

    Aunque no vi la peli (se estrena en un par de semanas) creo entender muy bien el porque te gusto tanto… y de alguna manera me pone feliz que tengas buenos recuerdos de BA.

    El origen de la peli es un muy buen cortometraje del mismo director y también titulado Medianeras (lo busqué pero ya no esta en ningún lugar disponible). El inicio del corto es exactamente el mismo que el “Medianeras film clip”, palabra por palabra. Cuando vea la peli te contare que me pareció.

    Esperas de mi una “razón oscura”, asi que para no defraudarte puedo decirte que mas que una película “argentina” es una película “porteña”… :-)

    Besos… desde tu bien recordada BA!

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  6. @ Dari: te accordas que me contaste de una mujer que te habia dicho que una pellicula tiene que provocar ganas de reir, llorar o enamorarse ? Esta logro los tres...

    (PS: par entrar une comentario, vas a "Nom/URL" no tienes que llenar URL aunque ya tienes uno con Elsa...)

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