vendredi 1 février 2013

Doctor Who

EX-TER-MI-NATE, EX-TER-MIN-ATE

Depuis des lustres, tout le monde me disait qu'il fallait absolument que je voie Doctor Who, que ma vie de séries-addict ne pouvait être complète sans connaître cette série, et je rechignais totalement. D'abord parce que je trouve les séries anglaises super cheap, visuellement parlant. (J'ai changé totalement d'avis depuis que j'ai découvert Black Mirror et Utopia.) Malheureusement Doctor Who ne fais pas exception à la règle du cheap anglais. Cheap mais drôle, m'avait-on dit, alors j'ai tenté. Les premiers épisodes -de la "nouvelle" série, celle qui a recommencé en 2005, je n'ai pas regardé les épisodes historiques de 1963 à 1989, ce qui en fait la plus longue série SF existante, je sens que les puristes vont me massacrer- m'ont effrayés. Oui, c'est marrant, mais pour le reste c'est assez ridicule. Les décors, "costumes", maquillages, lumières, etc sont vraiment très très bof, voire carrément ridicules, et pas dans le sens drôle du terme. Mais la personnalité du Docteur m'a poussé à continuer.

Les policiers de l'Univers sont des rhinocéros. Je crois que c'est à leur première apparition
que j'ai cessé de lutter et accepté que j'étais une nouvelle fan du Docteur

A la fin de la première saison, j'étais profondément attachée au personnage, beaucoup moins au reste, vraiment trop cheap pour moi. Puis hop, un tour de passe-passe et le Docteur change de visage. J'étais prévenue et j'ai compris pourquoi c'était une série qui avait pu survivre : non seulement on peut changer d'acteur quand on veut, mais en plus les tours de passe-passe scénaristiques sont acceptés sans rechigner par les hordes de fans qui crient au génie.

Tu veux du cheap, en voici

Mais tout de même, sans me l'avouer, j'en étais déjà au milieu de la deuxième saison. Je pestais encore sur le côté cheap, sur les bons sentiments dégoulinants sur la gentillesse qui vire souvent à la cruchitude, sur les invraisemblances  sur les raccourcis gratuits qu'on sort comme un lapin d'un chapeau à la fin de l'épisode alors que le Docteur, brillant, y aurait pensé bien avant. Mais j'étais encore là et je continuais, saison après saison, à me laisser ensorceler par ce fichu charmeur.

Don't speek, let me think.

Puis a eu lieu un nouveau changement d'acteur principal et j'ai critiqué le choix du nouveau. Et là j'ai su que je faisais maintenant partie de la communauté des fans (sauf que les plus hystériques d'entre eux continuent à me faire peur). Les saisons 5 et 6 ne sont pas mes favorites, mais j'ai aimé que l'on soit plus sur une histoire au long court que sur des épisodes totalement séparés les uns des autres, et puis Melody Pond-River Song est un atout cynisme qui m'avait manqué dans les saisons précédentes.

Les compagnes du Docteur sont à la pointe, vernistiquement parlant

Au final, j'ai donc vu les 7 saisons sans pouvoir m'arrêter. Et je suis sous le charme de ce personnage si particulier. Heureusement, le côté cheap a été nettement amélioré dans les dernières saisons et certains effets spéciaux ne sont plus aussi désastreux, mais toujours comiques par leur manque de soucis de réalisme, ce qui est plutôt réussi.

On dirait Benjamin Button, non ?

Mais une des choses que j'ai le plus apprécié ce sont les références. D'abord j'ai enfin compris un grand nombre de références à Docteur Who un peu partout que je n'avais jamais comprises auparavant, les fans de cette série sont en général très pointus (et effrayants dans leur fanitude encyclopédique) et il y a des détails de cet univers dans pleins de séries, films, livres, bd, etc. (J'ai d'ailleurs enfin compris la tenue d'un des invités à mon mariage... ses Converse avec son costume je trouvais ça cool, je ne savais pas à quel point c'était pointu !) 

Coucou, je suis un hommage à Prometheus

Mais surtout, dans Doctor Who, le nombre de références à d'autres univers, films, séries, livres, de toutes sortes est ahurissant. Par contre, encore une fois, c'est très très inégal. Mais ça peut être particulièrement jouissif de reconnaître certaines d'entre elle. Et je comprends l'envie des connaisseurs du Docteur de glisser des allusions à ses détails dans leurs univers. J'ai parfois été vérifié qui était le premier, pour l'épisode hommage à Prometheus, par exemple, tout y est, le décor, le scénario.

Die Kylie, die! On voit bien l'abominable découpage sur fond vert non ?

Je suis toujours très dubitative sur les énormes disparités de qualité entre les épisodes. Mais même le très ridicule épisode Titanic permet d'assister à la mort de Kylie Minogue, je me dis que c'est moins grave, et que le prochain épisode sera meilleur. Je suis tout à fait déçue également par le dénouement avec Melody Pond-River Song. Je suppose que les plus aficionados de la série sont incollables sur quel scénariste-a-écrit-quel-épisode et pourrait donc me dire que machin est mieux que truc et qu'ils ont de quoi me l'expliquer sur la durée d'un doctorat. Je préfère qu'ils s'abstiennent, ils me foutent la trouille.

Mais oui, Docteur Who c'est bien et je vous recommande cette série.

Pour ceux qui ne savent toujours pas de quoi ça parle, c'est normal. En deux phrases, le Docteur voyage dans le temps et dans l'univers, qui règle des problèmes divers et variés. La série se compose donc d'épisodes avec des extra-terrestres, d'épisodes sur des planètes inconnues, d'épisodes à différentes périodes de l'histoire sur Terre.

Je laisse les fans se déchaîner dans les commentaires et je promets de protéger ceux qui n'aiment pas cette série de leur virulence.

10 commentaires:

  1. <3 moi j'aime le charme de la cheapitude, c'est une des rares séries où ça passe, ça fait partie du charme
    (et River me manque aussi)

    (don't blink)(c'est le nom d'un de mes vernis)(acheté uniquement à cause de la référence)(j'ai honte)(ou pas en fait)

    (ici on se refait tout Supernatural, pas mal aussi dans le genre références à gogo)

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    1. Le problème c'est que parfois c'est pas charmant, c'est juste moche. C'est pas une question de fric de faire de jolies lumières, c'est une question d'engager le bon technicien. Pour moi c'est juste synonyme de bâclé, comme pour les scénarios de certains épisodes.

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    2. Je vois ce que tu veux dire, mais je suis plus bon public que toi, parfois il me suffit de pas grand chose, même si certains épisodes ne sont franchements pas bons

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  2. Réponses
    1. ***************SPOILER ALERT*****************


      Oui, Melody Pond, la fille de Amy Pond, aka River Song.

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    2. Heiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin! (chut chut chut, j'en étais à ce moment où tu te rappelles les grandes lignes lues sur wikipedia sans te rappeler des détails et pas encore vu l'épisode en question)

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    3. Ben c'est pas un épisode hein, c'est toute la narration de la saison 6 et 7 donc bon.

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    4. Vivement enfin un peu de cul dans cette série, bordel. (comment ça: non?)

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  3. Ah et au chapitre références... As-tu noté qu'un des scénaristes récurrents/principaux est Steven Moffat, qui a aussi travaillé sur (tada) Couplings? (quelques grosses, grosses références à cette série, également)(notamment - je suppute mais bon - le si merveilleux "brilliant" du Dr-David-Tennant)

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  4. Je pense pareil que toi, la cheapitude de la série m'a embêtée au début mais au fur et à mesure on o ublie. Et puis je me suis attachée au personnage du docteur aussi : un être qui a des milliers d'années, qui a vu autant de monde, et qui pose une vraie réflexion sur la vie :) b ref j'adore !

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