vendredi 4 avril 2014

olloclip


Depuis plus de deux ans, malgré deux appareils photos à la maison, je fais toutes mes photos à l'iPhone. Pourquoi ? Parce qu'il est toujours dans ma poche. Cet objet me sert d'ordinateur, de walkman (je suis vieille), de centrale de jeu, d'appareil photo, et, très rarement, aussi de téléphone (je déteste le téléphone). Sauf qu'évidemment, malgré une qualité optique impressionnante pour un aussi petit machin, il laisse à désirer sur plein de choses : il est nul en basse luminosité, mais ça on ne peut pas faire grand chose (non, le flash n'est pas une option), il manque parfois d'ouverture de champ et parfois de précision pour les détails. Problèmes résolus désormais grâce à l'olloclip, mon nouveau joujou, que j'ai toujours au fond de mon sac.

Ce bidule que l'on pose sur l'objectif de l'iPhone comporte 4 objectifs : 2 macros (10x et 15x), un fish eye et un grand angle. Le tout est en métal, solide, bien protégé grâce aux caches à objectifs. (Celui que j'ai est la version 4-in-1 d'olloclip, les versions précédentes étaient apparemment beaucoup moins solides, en plastique et avec un objectif de moins.)


Pour les détails, sachez encore que le bidule arrive très très bien emballé. Il vient avec une petite poche de protection pour éviter les saletés (mais souple donc pas protectrice contre les chocs, mais le bidule est vraiment très solide, moi je le mets dans une poche latérale de mon sac sans crainte). Monté il ne prend pas beaucoup de place. Les objectifs fisheye et grand angle sont vissés par-dessus les objectifs macros, c'est très compact.

By Ludovic Péron [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Monté sur le téléphone, c'est évidemment un peu mastoque, mais ça tient bien et ça reste très pratique à manipuler. (Merci à Ludo pour les photos de la bête sur la bête). Comme on le comprend ici, ça fonctionne donc de manière mécanique, aucune application n'est nécessaire, ce sont juste des loupes (= objectifs) qui déforment le champ de l'objectif du téléphone.

By Ludovic Péron [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Je vous le montre ici monté sur mon téléphone, parce que c'est celui que j'ai dans la poche, et l'olloclip s'adapte à la pomme et pas au reste. Mais il existe aussi Photojojo (Android et Apple, avec un téléobjectif et un filtre polarisant, se fixe magnétiquement), ink361 (Android et Apple, se clipe, littéralement, sur le téléphone), et toutes sortes d'autres systèmes (souvent beaucoup moins chers) de "clip on lenses", google est votre ami. Si j'ai choisi olloclip c'est pour la solidité du bouzin, c'est plus qu'un accessoire gadget pour moi, je l'utilise vraiment très régulièrement. Je n'ai pas testé les autres, mais vu les tests utilisateurs de celui-ci, je savais qu'il resterait posé sur mon appareil solidement et que les objectifs étaient de très bonne qualité.

By Ludovic Péron [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Autre détail (mais ça compte pour moi) avant de passer aux tests, ils sont très bons sur les réseaux sociaux à fond, mettent en avant leurs utilisateurs sur leurs canaux visuels, réagissent rapidement quand on les cite, likent facilement des bonnes photos taguées #olloclip, etc. Bref, ils jouent le jeu, ils sont à l'écoute, présents et attentifs, et le ton est sympa. #hireme


Commençons par le grand angle et le fish eye. Pour les photos suivantes, j'ai tenter de vous montrer la photo originale prise par le téléphone sans objectif, la photo prise avec le grand angle, et la photo prise avec le fish eye, exactement au même endroit, en bougeant le moins possible l'appareil. 

normal
grand angle
fish eye

La différence d'ouverture d'angle est très flagrante ici, grâce aux lignes verticales des arbres. Vous voyez mon ombre sur la dernière photo, faites attention à vos doigts quand vous utilisez le fish eye, vérifiez bien qu'ils ne sont pas dans la photo ! (Je rappelle qu'on peut cliquer sur les photos pour les voir en grand et en diaporama.)

normal
grand angle
fish eye

C'est extrêmement pratique quand on se trouve confiné dans un petit lieu ou dans un coin (ici les vitraux de la nouvelle salle de la Pinte Besson). 

normal
fish eye (avec photobomb de coin d'écran)

Balade à Beaulieu,  photo prise au fish eye, je suis dans un coin entre deux barrières, que l'on voit dans les bords de l'image, on voit la foule,  la photo normal reprenait les trois personnages au centre de la photo et rien d'autre.
Instagram au fish eye

Le fish eye pose un problème évident de déformation de l'image. Pour corriger ces déformations, olloclip a aussi lancé une application (gratuite) avec quelques fonctionnalités de traitement d'image très pratiques, mais surtout la possibilité de cacher l'effet fisheye en un seul clic. (Que je n'ai pas utilisée pour ce billet afin de montrer les effets bruts des objectifs.) Mais les déformations ont aussi un avantage : elles déforment.

ne prêtez pas l'olloclip à vos amis

Le grand angle quant à lui ne déforme que très peu l'image, ce n'est visible que dans des lieux un peu confinés, et encore, il faut avoir l'oeil habitué. C'est celui que je préfère des quatre objectifs et que j'utilise le plus souvent.


Les iPhones ont une fonction panoramique à la prise de vue, la première des deux photos ci-dessus représente un panoramique normal. Pour la deuxième, je me suis avancée au niveau des premières chaises, et j'ai installé le grand angle, ce panoramique couvre environ 340-350 degrés. C'est très impressionnant pour les paysages et pour des lieux architecturaux intéressants (ici le Globe de la Science et de l'Innovation posé devant le CERN).



Passons aux objectifs macro. Il y en a deux, le 10x et le 15x. A mon avis (et pour mon utilisation), le 15x est inutile. A moins d'avoir un pied pour stabiliser et de faire vraiment de la macro "utile", mais dans ces cas-là, vaut mieux avoir un appareil un peu plus sérieux. Je trouve que c'est un objectif trop précis pour un appareil comme l'iPhone et je ne pense pas en avoir l'utilité. Par contre, le macro 10x m'éclate. A la base, c'est pour cet objectif-là que j'ai craqué pour l'olloclip. Je voulais prendre mes manucures et des détails de plats que je cuisine de manière plus rapprochée que ce qui est possible avec l'objectif de mon téléphone.

Sur le couple de photos ci-dessus j'essaie de vous donner une notion d'échelle, l'étoile en gros plan fait 7mm en longueur. On voit bien que sur un objet aussi précis, on arrive même à jouer avec la profondeur de champ, c'est vraiment très impressionnant.


Il faut essayer de prendre une pièce de monnaie en photo, dans un lieu sombre, avec un téléphone, pour comprendre l'intérêt de cette photo. (Je ne peux pas aider ceux qui ne comprennent pas l'intérêt de prendre une pièce de monnaie en photo, dans un lieu sombre, avec un téléphone, par contre. Ahem.)


Parce que normalement, voilà ce que ça donne si on veut prendre une photo de détail, on obtient tout, sauf le détail. Avec l'objectif macro par contre, je n'obtiens pas le verre... mais la gravure précise qui indique la hauteur du déci. L'entre deux reste compliqué. J'ai donc vite déchanté. Cet objectif macro permet de prendre des détails minuscules de manière étonnante, c'est magique... mais c'est trop petit pour que ce soit vraiment intéressant pour ce que je voulais en faire. 


Ce que l'on voit ici, c'est plus mes cuticules déshydratés et la non précision des points de ma manucure (mode d'emploi chez Pshiiit, qui est la principale raison qui fait que je ne blogue plus de manucure, elle explique tout et fait tout tellement mieux, bref, c'est la même que celle-là avec d'autres couleurs et j'ai ajouté des points aux intersections). La photo plus "large" reste plus avantageuse, pour la manucure c'est donc raté.


Quant à la nourriture, si on se lance dans le moléculaire, je pense que c'est intéressant. Sinon, c'est trop précis. Ci-dessous une sauce vinaigrette avant mélange. La "lumière jaune" c'est l'huile au fond de laquelle sont disposées des "billes" de jus de citron et de vinaigre balsamique. Magique comme je vous le disais, particulièrement inutile aussi pour illustrer une recette.


Mais finalement pas si inutile, quand on veut montrer un cristal de fleur de sel sur la croûte d'un gâteau au chocolat. Et du coup, je le teste sur plein de trucs que j'ai l'impression de voir pour la première fois. Si vous voulez voir d'autres exemples, cherchez #olloclip dans Instagram. Au final, je n'utilise pas du tout cet objectif macro comme je le pensais au départ, mais je l'adore et je l'utilise très souvent (faut me voir penchée sur un myosotis  pendant 10 minutes pour comprendre).


Passons à la douloureuse : le olloclip 4-in-1 il coûte 70 US$, plus les frais de port (environ 30 US$) et comme c'est envoyé par FedEx (pas d'autres options d'envoi en Suisse), ça passe obligatoirement à la douane suisse, ce qui vous coûtera environ 25 CHF de plus. Ce qui devient exorbitant (et que je n'avais pas du tout compris en commandant. Mais il y a une astuce, passer par Amazon où c'est 69,99 € (ce qui est certes plus cher que 70 US$), mais vous pouvez choisir comment ça vous est envoyé et vous avez une grande chance de passer entre les gouttes à la douane vu la petitesse du paquet.

Si je recommande ? Oui, sans hésitation... avec un bémol pour le prix. Mais ce que j'ai vu d'autre et de moins cher me paraît aussi moins solide.

Un autre test de Lokan, qui recommande avec enthousiasme lui aussi, sa vidéo et ses photos sont très chouettes, je vous recommande d'y faire un tour si vous hésitez encore !

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