vendredi 8 août 2014

Binge Watching


Dans mon article précédent, je vous parlais des sorties séries de l'été 2014, mais malgré leur plus grand nombre que les années précédentes, pour certains spectateurs parmi mes lecteurs, ce n'est pas encore assez. C'est aussi que les type de consommation de séries changent, avant on regardait ce que les chaînes de télé nous proposaient, au rythme qu'elles définissaient. Aujourd'hui on regarde ce qu'on veut, partout dans le monde, au rythme que l'on désire, vu que les séries restent disponibles après leur diffusion et que certains canaux du type Netflix diffusent des saisons entières d'un coup. La pratique du binge watching est née. (L'expression est adaptée de "binge drinking" = boire beaucoup et très vite, là c'est pareil, mais avec les yeux et sans risque, à part le manque de sommeil.) (Ecrit la fille qui a dormi 4h cette nuit parce que la saison 4 de The Killing est impossible à arrêter.)

Certaines séries de type feuilleton se prêtent au binge watching alors que d'autres pas du tout. C'est une question de rythme de narration. Quand c'étaient les chaînes TV qui décidaient de la diffusion et que toutes les séries étaient diffusées au rythme d'un épisode par semaine, chaque épisode avait une construction interne, dans chaque épisode il était nécessaire d'avoir un récapitulatif des points importants, soit avant soit pendant l'épisode, pour que tout le monde puisse suivre. Ces séries très fortement découpées où les épisodes sont presque indépendants et où l'histoire globale n'a que peu d'intérêt (pensez à CSI -Les Experts- ou à Columbo par exemple), ne se prêtent pas au binge watching. 


Mais aujourd'hui les meilleures séries sont construites comme un tout cohérent, une longue narration de plusieurs heures, où le découpage entre les épisodes a moindre importance. Le but est de garder un rythme agréable tout au long de la saison. Il y a de plus en plus de séries à saisons courtes et puissantes, tournées comme des (très) longs métrages. Et c'est un bonheur total à binge watcher (verbe du premier groupe).

Un exemple récent : The Killing. Série US inspirée d'une série danoise, la première saison de The Killing a été diffusée en 2011 par AMC. La série se passe à Seattle, on suit deux policiers atypiques qui enquêtent sur le meurtre d'une adolescente. L'ambiance est sombre, grise, pluvieuse, intense... sublime. Gros succès, AMC relance donc la série pour deux saisons supplémentaires, toujours diffusées de manière sérielle, mais écrites comme un bloc. Malheureusement le succès baisse. La saison 3 termine de manière abrupte et trop rapide, on reste sur notre faim, mais AMC a effacé la série de sa grille. Netflix rentre dans le jeu et reprend la production pour une ultime saison de 6 épisodes, mis en ligne le 2 août 2014, qui permettent de clore cette saga avec l'élégance qu'elle méritait. Cette saison est beaucoup plus pêchue rythmiquement, encore plus torturée. Les images et la bande son sont toujours aussi belles, et les deux acteurs principaux rivalisent d'intensité pour ce film d'un peu plus de 5h à dévorer d'un coup pour saisir toute sa puissance.

Il y a plusieurs types de binge watching : le rattrapage d'une série entière que l'on avait ratée, le revisionnage d'une série entière que l'on avait aimée, le visionnage d'une saison entière qui vient de sortir (type Netflix), le rattrapage d'une saison ratée et les mini-séries. Ce que je vous propose ici, indépendamment des types de séries (origine, durée, date de diffusion), c'est une séparation thématique afin que vous trouviez de quoi plonger dans une ambiance/un sujet qui vous plait pendant une ou plusieurs saisons.

Héroïnes

Séries de tous les genres où les héroïnes sont complexes, puissantes, intelligentes et surtout, au cœur de la narration.


Mildred Pierce (mini-série) : adaptée d'un long métrage, la mini-série Mildred Pierce est un exemple parfait des nouvelles possibilités narratives qu'offrent les séries et que ne pourra jamais offrir le cinéma. La sublime Kate Winslet incarne une mère célibataire pendant les années 30 aux Etats-Unis, une femme qui n'a de cesse de prouver son indépendance. Une gourmandise de cinq heures à voir absolument. Ma critique.


Top of the Lake (mini-série) : réalisée par Jane Campion, cette série raconte une enquête trouble et sombre dont les multiples personnages sont tous brillamment interprétés, en particulier par Elisabeth Moss et Holly Hunter. Ma critique.


Hit & Miss (mini-série) : Chloë Sevigny incarne un(e) tueur à gage. C'est dur, brutal, complexe, très beau, choquant et ça laisse des traces. Pour les amateurs de noir. Ma critique.


The Good Wife (4 saisons pour l'instant) : une femme trompée reste aux côtés de son mari malgré sa chute et recommence sa carrière d'avocate arrêtée pendant 13 ans pour être femme au foyer. Alicia passe d'épouse modèle à avocate passionnée par sa carrière. Les saisons s'enchaînent sans jamais simplifier les tourments du personnage principal. C'est très américain, trop maquillé-coiffé-décoré-joué, mais cette saga à l'ancienne aux multiples personnages se dévore avec appétit car c'est très bien écrit  et rythmé, malgré les clichés. Une Ally McBeal non irritante.


Orphan Black (2 saisons pour l'instant) : une paumée apprend dans le pilote qu'elle est un clone et qu'elle n'est pas la seule. Toutes les héroïnes sont interprétées par l'extraordinaire Tatiana Maslany qui joue un certain nombre (ne pas spoiler...) de rôles avec une aisance impressionnante. Si la trame n'est pas toujours aussi brillante que les effets spéciaux et l'aspect visuel, elle reste agréable à suivre et tient suffisamment en haleine pour avoir envie d'enchaîner les épisodes. Ma critique.


Puberty Blues (2 saisons pour l'instant) : série australienne qui suit deux adolescentes au début des années 60. Très loin des bluettes adolescentes habituelles, cette période (de vie et historique) est montrée avec toute la noirceur qu'elle peut comporter, parfois glaçant, toujours très bien écrit et rythmé. Ma critique.



Veronica Mars (3 saisons et un film) : est-il encore nécessaire de présenter cette détective adolescente aussi brillante que désobéissante, aussi drôle que déterminée, aussi forte que jolie ? Le bonus ? On peut revoir cette série avec plaisir, plusieurs fois. Ma critique du film.



Happy Valley (mini-série) : voir section Shérif fais-moi peur !
The Chicago Code (1 saison) : voir section Shérif fais-moi peur !
Veep (3 saisons pour l'instant) : voir section Politique et vieilles dentelles
Broad City (1 saison pour l'instant) : voir section LOL en boîte




LOL en boîte

Il y a peu de sitcoms qui se prêtent au binge watching, la plupart des séries sont écrites de manière feuilletonesque et c'est vite ennuyeux à regarder en grande quantité, mais quelques séries sont digestibles et font du bien aux zygomatiques.


Louie (4 saisons pour l'instant) : ce qui paraît être une sitcom transposée d'un stand up est finalement beaucoup plus fine et profonde, c'est autant grinçant que drôle, et il est impossible de ne pas s'attacher à ce personnage qui réussit à parler de toutes les thématiques, mêmes les moins politiquement correctes, avec une grande intelligence. 


Arrested Developpment (4 saisons en tout) : l'adjectif le plus précis pour décrire cette série n'en est pas un : WTF. La saga familiales de bras cassés dont chaque personnage est plus problématique que l'autre est absolument hilarante, si l'on aime l'humour absurde. Si vous cherchez une satyre sociale, passez votre chemin. Attention : si les trois premières saisons sont à se tordre de rire, la dernière saison, tournée plusieurs années après et diffusée sur Netflix, a déçu les fans (dont moi) mais a le mérite de clore les arcs narratifs. Ma critique de la saison 4.


Community (5 saisons pour l'instant ) : imagine une soirée pluvieuse et déprimante, pourquoi pas un dimanche soir de fin de vacances, où tu n'as qu'une envie : oublier ce qui va se passer le lendemain matin. C'est l'occasion rêvée pour entammer Community qui va réveiller le nerd en toi (si c'est encore nécessaire) quand tu vas t'attacher, immanquablement, à Abed. Ces personnages sont tous des loosers, c'est souvent surjoué, mais c'est ce qui fait le charme de cette sitcom. Les épisodes thématiques sont très nombreux, un bonheur pour les cinéphiles. Ma série doudou, qu'on peut voir, et revoir, et revoir. (Une sixième saison va être diffusée sur Internet, je le dis pour les fans inquiets. L'objectif #6seasonandamovie sera atteint, j'en suis sûre.)


Moone Boy (2 saisons) : Martin a 9 ans, son ami imaginaire est trentenaire et persuasif, la vie de Martin est donc légèrement compliquée dans ce Belfast des années 80. Gourmandise à l'humour rafraichissant qui donne envie de retomber en enfance (ce qui m'arrive très rarement). Ma critique de la saison 1.


The Spoils of Babylon (mini-série) : parodie de méga-saga-familiale-historique au réalisateur persuadé de son génie et imbuvable, où les faux raccords sont un recours comique de base et où les références cinématographiques se comptent par dizaines à chaque séquence. Bonheur total. Ma critique.


Party Down (2 saisons) : loufoque, absurde, débile, toujours too much, mais beaucoup plus subtile qu'il n'y paraît. Party Down a été mon coup de coeur du printemps. Je n'en ai fais qu'une bouchée. (Pour les amateurs, je vous recommande Burning Love pour le dessert, c'est pire.) Ma critique.


Freaks & Geeks (1 saison) : devenue ma teen série favorite, ne l'aurait probablement pas été quand j'étais ado. Elle se situe dans les années 80 et suit deux petits groupes de non-star de leur high school de petite ville sans attrait. Très bien écrite, la chorale de personnages fonctionne à merveille, une feel good série que j'estime culte. Ma critique.


Broad City (1 saison pour l'instant) : un mix entre sex and the city et girls, mais avec des filles dont j'ai vraiment envie d'être la copine, qui sont paresseuses, non ambitieuses, souvent ridicules, et surtout drôles, vivantes, intelligentes et libres. Les deux héroïnes sont également créatrices et scénaristes de la série, ça fait du bien partout. Ma critique.



Parks and Recreation (6 saisons pour l'instant ) : voir section Politique et vieilles dentelles




SFFF (science fiction-fantastique-fantasy)


Firefly (1 saison) : encore une série trop vite arrêtée et devenue mythique auprès de ses fans. A bord de Serenity, dont l'équipage (d'anti-héros) vit de transports de cargaisons plus ou moins louches de planètes en planètes, vit également une Compagne (un genre d'escort de luxe qui choisit ses clients) et un frère et une soeur recherché par les autorités. Le mélange entre espace et western rend le ton de cette série tout à fait original et les trames narratives de Joss Whedon forment un univers dans lequel on se plongerait bien pour de nombreuses saisons supplémentaires. Le plus gros défaut de cette série est qu'elle n'a pas été prolongée (à part par un film et des comics).


Doctor Who (on ne compte plus les saisons) : Oui, la série existe depuis 1963, c'est la plus longue série tv existante, mais non, tu n'as pas besoin de tout rattraper depuis 1963. Ce que je te recommande, ce sont les nouveaux Doctor Who qui commencent en 2005, respectivement le 9e, 10e et 11e Doctor, pour préparer l'arrivée du 12e en décembre 2014. Oui, ça paraît cheap et absurde au début. Mais ça fait partie intégrante du charme de la série. Et oui, c'est absolument indispensable à ta culture générale. Ma critique.


Pushing Daisies (2 saisons) : cette série ne ressemble à aucune autre. Visuellement déjà c'est une bonbonnière constante, comme si on était dans Charlie et la Chocolaterie. Ce qui est totalement constrasté avec la tristesse du postulat de base. Ned, depuis son enfance, est confronté à la mort de manière très particulière : il peut ressuciter les morts en les touchant, mais s'il les laisse vivre plus d'une minute, une autre personne meurt à la place. Si par contre il les touche une deuxième fois, ils meurent à nouveau. Bonbonnière morbide donc, à laquelle il faut ajouter des dialogues hilarants, des aventures loufoques et une tendresse à faire soupirer n'importe quel coeur endurci. Parmi les meilleurs séries de tous les temps.


Siberia (1 saison) : ce qui paraît être le mockumentary d'une télé-réalité façon Survivor devient une série à suspens sans que le spectateur ne comprenne ce qui lui arrive. Tout à fait surprenante et originale, tout ce qui paraît absurdement cliché lors des premiers épisodes n'est pas ce qu'il paraît. Si aimez être surpris, vous allez adorer. Ma critique.


Fringe (5 saisons) : John Noble en scientifique perdu qui passe son temps à manger des choses étranges et un de mes personnage préféré de ces dernières années, et la chimie entre Anna Torv et Joshua Jackson fait merveille comme nouveau couple "X-files". Etonnant de se rendre compte que chaque saison a un rythme et une ambiance différents. Jusqu'à la fin de la saison 3, c'est une série fabuleuse. Les deux dernières saisons sont malheureusement de moins bonne facture scénaristique, mais les trois premières valent tellement la peine qu'il serait dommage de s'en priver. Ma critique des deux premières saisons.


Orphan Black (2 saisons pour l'instant) : voir section Héroïnes
In The Flesh ( 2 saisons) : voir section 5 o'clock tea




Shérif fais-moi peur !


Section réservée aux amateurs de polars et de séries juridiques.


The Killing (4 saisons) : adaptée d'une série danoise, l'ambiance grise et pluvieuse de The Killing prend place à Seattle. Le couple de policiers qui enquêtent deviennent les témoins du plus glauque de la ville, ils n'en sortiront pas indemnes. Parmi mes portraits de flics favoris, les deux héros sont particulièrement bien écrits et interprêtés. Un régal que je reverrai probablement bientôt. Ma critique de la saison 1.


True Detective (1 saison pour l'instant) : une série peut-elle devenir culte en une seule saison ? Oui. Cette histoire de flics râpeux et louches mais déterminés à trouver leur coupable est magnifiquement écrite, jouée, filmée, montée et mise en musique. A voir et à revoir pour se rendre compte de la somme de talents nécessaires à la production de cette merveille. Ma critique


Hannibal (2 saisons pour l'instant) : la première saison était très réussie, la deuxième saison est sublime. Hannibal se dévoile petit à petit, à chaque épisode. Entre temps, on a tout loisir d'observer les compositions visuelles extraordinaires. Âmes et yeux sensibles au sang et à la violence abstenez-vous, amateurs d'esthétisme pur, régalez-vous. Ma critique.


The Chicago Code (1 saison) : une femme est nommé à la tête de la police de Chicago, son but : éradiquer la corruption dans le système policier et judiciaire de la ville, son atout : un détective incorruptible qui la suivrait au bout du monde, tout ce qu'il y a de plus irlandais. Peinture d'une ville au rythme enlevé, j'aurais volontier vu quelques saisons de plus. Ma critique.


Happy Valley (mini-série) : sortie ce printemps, cette mini-série policière qui se passe dans un bled du Nord du Royaume-Uni n'est pas très joyeuse. Une femme policier et sa sœur vivent ensemble, lors d'une enquête banale, le passé va les rattraper. A réserver aux amateurs de polars qui eux vont adorer l'intensité du scénario très réaliste.


The Sopranos (6 saisons) : si vous n'avez pas encore vu cette série, n'hésitez plus. Oui, elle a un peu vieilli, mais pas vraiment en fait, elle reste étonnament au goût du jour dans sa construction non feuilletonesque. Tout a été dit sur cette série, je ne m'étalle pas plus : il FAUT la voir. Ma critique.


The Wire (5 saisons) : considérée par les spécialistes des séries comme une des meilleures séries de tous les temps, elle se prête tout à fait au binge watching comme si elle avait été écrite pour cette pratique (alors que ce n'est pas du tout le cas). L'univers de la police de Baltimore est glauque, grisâtre, déprimant, à tel point que certains l'ont trouvé sublime. Si elle est culte pour beaucoup, je n'irai pas jusque là, même si son talent narratif est indéniable. C'est presque une question de culture générale que de la voir (et c'est très loin d'être désagréable de se cultiver avec une telle perle narrative).


Top of the Lake (mini-série) : voir section Héroïnes
The Good Wife (4 saisons pour l'instant) : voir section Héroïnes




Politique et vieilles dentelles

Les séries sur la politique US se multiplient et me régalent.

The West Wing (7 saisons) : s'il ne fallait voir qu'une seule série de cette thématique, ce serait celle-ci. La chorale des personnages qui entourent POTUS (si vous ne savez pas de qui il s'agit, vous DEVEZ voir cette série) à la Maison Blanche est impressionnante. La série est très très très bavarde. Une séquence type est constituée de deux personnages qui marchent dans les couloirs de la Maison Blanche en parlant très vite et qui sont interrompus constamment par d'autres personnages. Décrit ainsi, ça pourrait être rebutant... ce sont pourtant des séquences passionnantes où l'intelligence de dialogue n'a d'égal que l'élégance de la mise en images et du rythme ciselé de chaque scène. Aaron Sorkin, son créateur et producteur exécutif et scénariste principal, est un homme à suivre dans tout ce qu'il fait. Dans mon top ten des meilleures séries de tous les temps, sans doute aucun, à voir absolument.


House of Cards (2 saisons pour l'instant) : la dernière en date, la plus cinématographique également. Kevin Spacey s'adresse directement au spectateur et le prend en otage avec plaisir pour chacune des saisons. Diffusées d'une bloc sur Netflix, elles sont écrites pour le binge watching pour notre plus grand plaisir. Une réussite à tous les niveaux, s'il fallait encore prouver que les modes de consommations des spectateurs changent, elle peut servir de preuve à elle toute seule. Ma critique de la saison 1.


Parks and Recreation (6 saisons pour l'instant) : loin d'être un chef d'oeuvre ou de prétendre l'être, Parks and Rec (pour les intimes) propose pourtant parmi les personnages les plus originaux et absurdes avec des rôles aussi importants. Ron Swanson, par exemple, est un caricature absolue et cette série réussi à le rendre attachant. Si la politique locale américaine est moquée, le côté gentillet et plein de bons sentiments empêche les grincements. Un des dernières sitcom au format très rigide que je continue à regarder avec plaisir. Ma critique.


Alpha House (1 saison pour l'instant) : c'est du grand guignol au Sénat, mais moins crétin qu'il n'y paraît. Quatre sénateurs partagent un maison à Washington DC pour s'éviter les frais imposants de la capitale. Ce ne sont pas des stars politiques, pas même dans leur parti, ni même dans leur région. Ils sont maladroits, pas très honnêtes et plutôt paresseux. C'est bien écrit et joliment joué, en particulier par John Goodman qui est toujours aussi délicieux quoi qu'il fasse. Sympathique. (Et accessoirement la première série estampillée Amazon, sortie d'un bloc.)


Veep (3 saisons pour l'instant) : Selina Mayer est Vice-Présidente des Etats-Unis et veut devenir Présidente à la place du Président (qu'on ne voit jamais). Une caricature totale du politicien qui n'a qu'un métier : être politicien, et qu'une ambition : monter en grade. Sous couvert de comédie, quelques répliques peuvent être de violentes critiques politiques camouflées. Le rythme n'est pas toujours au top, ça tourne un peu en rond, mais c'est plaisant et vraiment drôle.



5 o'clok tea

Nos amis british sont les meilleurs pour les mini-séries, mais pas que. Florilège à consommer avec des scones et des sandwich au concombre.

Downton Abbey (4 saisons pour l'instant) : les premières notes de musique du générique replongent tous les fans de Downton un siècle en arrière. La chorale de personnages aussi intéressants qu'ils viennent de la noblesse ou qu'ils soient serviteurs, aussi complexes qu'ils soient féminins ou masculins, rend cette série passionnante. Le fait que tous les détails visuels, de la moindre coiffure à la moindre théière soit soigné ne gâche rien. Mais les amateurs de rythme trépidant risquent de s'y ennuyer ferme. Moi je me délecte de chaque saillie de la grande-tante et de chaque oeillade désaprobatrice du major d'homme. Un classique. Ma critique.


Utopia (2 saisons pour l'instant) : au moment où j'écris ces mots, j'attends fébrilement la diffusion du 6e et dernier épisode de la 2e saison pour enfin me lancer dans un marathon. La première saison a propulsé Utopia dans mes séries favorites avant même la fin du premier épisode. L'esthétisme extrème aux couleurs saturées, mélangé à des ruptures de rythme à couper le souffle, à une intrigue très bien ficelée et à des dialogues percutant m'ont séduit sans que je puisse lutter. Seule option : la revoir, et la revoir encore pour apprécier tous les détails. Encore. Ma critique de la saison 1.


In The Flesh (2 saisons) : ceux qui croyaient que les britaniques ne savaient faire que des séries comiques ou des mini-séries dramatiques vont être surpris avec cette série de zombies. Ou pas surpris du tout, car si elle parle de zombies, on se situe après l'invasion, quand tout est plus ou moins rentré dans l'ordre, et que l'on a trouvé un traitement pour que les zombies reprennent presque forme humaine et puisse réintégrer la société. C'est donc une mini-série dramatique d'ambiance typiquement britannique, mais avec des zombies. Grinçant, déroutant et très bien écrit, se dévore en une soirée.


Sherlock (3 saisons pour l'instant) : 9 épisodes pour cette série qui m'a ennuyée au départ, je la trouvais trop facécieuse pour être profonde. Je me trompais. Comme pour Doctor Who. L'effet Steven Moffat qui prend tout son charme dans la répétition et l'approfondissment. Dorénavant, si je vais mal, je peux me plonger dans 13h30 de Sherlock. Et ça va mieux. Idéal en binge watching, atrocement frustrant à suivre épisode par épisode, profitez.


The Fear (mini-série) : une série d'ambiance comme les anglais savent si bien les faire, ici ont est à Brighton, le chef de la mafia locale a des comportements inquiétants, et on se laisse prendre dans cette angoisse palpable pendant un peu plus de 3h avec le personnage principal. Incarné par l'hypnotisant Peter Mullan dont je vois dorénavant TOUT ce qu'il fait (depuis The Fear et Top of the Lake.) Ma critique.


Hit & Miss (mini-série) : voir section Héroïnes
Happy Valley (mini-série) : voir section Héroïnes


King of the North

Les séries nordiques qui s'exportent sont souvent des perles d'écriture qui se dévorent sans compter.

Bron/Broen (2 saisons) : beaucoup copiée (il y a eu The Bridge entre le Mexique et les US, puis The Tunnel pour l'Eurostar, un autre The Bridge en cours entre les US et le Canada...), mais jamais égalée, cette série Dano-Suédoise est une merveille tant à l'écriture que visuelle. Son rythme ne faillit pas, ses acteurs sont merveilleux, sa deuxième saison aussi forte que la première. Foncez ! Ma critique de la saison 1.


Real Humans (2 saisons) : uchronie où des hubot (= robots à la forme humaines) vivent aux côtés des humains, ils s'occupent des tâches les plus ingrates que personne ne veut plus faire (soins aux aînés, travail en usine, voirie). Ont-ils des émotions ? Les émotions que les humains ressentent pour eux sont-elles réelles ? Qui sont ces hubots qui pètent un câble (pardon) ? Très joliment mis en image, cette série troublante est très réussie, même si son rythme n'est pas toujours à la hauteur, c'est un plaisir d'enchaîner les épisodes. Ma critique de la saison 1.


Vikings (2 saisons pour l'instant) : la chaîne History a surpris avec cette série particulièrement belle, au rythme palpitant, aux personnages envoûtants, qui n'a pas peur du sang. On suit un chef de guerre, le beau Ragnar, sa famille, son clan, ses expéditions vers les terres anglaises. Cette série n'est pas d'origine nordique, mais elle se passe en grande partie dans cette région. Depuis cette série, aux histoire de pirates je préfère les vikings. Ma critique de la saison 1.


The Killing (4 saisons) : voir section Shérif fais-moi peur ! Si je l'ai mise ici également, c'est qu'elle constitue le remake d'une série danoise : Forbrydelsen.



J'ai également fais un classement thématique dans ma page série, si vous n'avez toujours pas trouvé votre bonheur. Si vous avez des choses à me conseiller à voir absolument qui n'y figurent pas, n'hésitez pas !

Conseillés par vous dans ma to-binge-watch list de rattrapage en ce moment :


14 commentaires:

  1. Mais comment, t'as pas Honourable Woman, actuellement sur BBC Two? - Vais-je pouvoir attendre jeudi pour le prochain épisode, that's the question ;-)

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    1. Dans l'article sur les sorties de l'été 2014 ;-)

      http://funambuline.blogspot.ch/2014/07/les-series-de-lete-2014.html

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  2. En série, je picore bien plus que je ne me gave donc j'ai une pile à voir qui va me prendre jusqu'en 2043 si plus rien n'est diffusé d'ici là.
    Pas de "Six Feet Under" (qui est ma série préférée, si je devais en choisir une) ni ici ni sur ta page séries, j'imagine que ce n'est pas un oubli ?

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    1. Six Feet Under a un problème principal en ce qui me concerne : je n'ai pas supporté de la voir épisode par épisode et j'ai abanndoné pendant la saison 1... et regardé quelques épisodes au fur et à mesure quand je les croisais à la tv. Et je connais donc la fin.

      Mais tu as raison, elle fait partie de ma to-binge-watch-list, je vais l'ajouter.

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  3. Tiens en minisérie lol j'ai étonnamment apprécié Suburgatory (malheureusement la 3ieme saison est la dernière)

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  4. Je confirme pour Borgen, c'est hautement addictif. Du côté UK, un bon drama historique, the Mill. Saison 2 actuellement en diffusion...

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  5. Ah The Wire c'est ma série préférée. Découverte par hasard un jour d'ennui la magie a opéré en 2 minutes... Je crois que j'ai vu les 5 saisons en moins de deux semaines, une vraie drogue!!

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  6. Juste une remarque :
    " Ces séries très fortement découpées par épisodes où l'histoire globale n'a que peu d'intérêt (pensez à CSI -Les Experts- ou à Columbo par exemple), bref, ces séries de type feuilleton, ne se prêtent pas au binge watching."
    Ce sont JUSTEMENT PAS des séries de type feuilleton (qui suppose une histoire qui se suit d'épisodes en épisodes) mais des épisodes indépendants. Le côté feuilleton a été ramené sur le devant de la scène par des créateurs comme Frost (Hill Street Blues qui a révolutionné les codes de la série policière), Kelley (The Practice poar exemple, même s'il y avait des germes dans Picket Fences) ou Abrams (Alias, Lost, Fringe et toutes les séries qui suivent où il est producteur -Person of Interest, , etc.-)

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  7. et House of Cards, qu'en penses-tu ? J'hésite à me lancer dans la 2ème saison, j'attends le week-end adéquat
    Sweet dreams

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    1. House of Cards est listée ci-dessus...

      Sinon, tu peux aller voir ma page série où toutes les séries que je recommande sont listées par genre et par ordre alphabétique.

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  8. Manque assurément Corneleone. Cette série italienne qui raconte en six épisodes de 2h20 l'histoire de Toto Riia boss des boss de cosa Nostra relègue "Les soprano" à un divertissement américain. Et pourtant j'ai adoré "Les Soprano"

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