mardi 12 août 2014

Descente en cuisine

©RTS / Descente en cuisine : épisode Zürich

Descente en cuisine est une émission de la RTS qui a été diffusée durant l'été 2014, tous les vendredis. Le concept : un chef saute en parachute au-dessus d'une ville et se fait guider par la production vers un plat du terroir. Il a ensuite 24h pour réinventer cette recette à sa sauce, trouver les ingrédients nécessaires en rencontrant les artisans locaux, trouver un cuisine pour l'accueillir et cuisiner cette recette à quatre personnes qu'il aura invitées durant son parcours. 

Évidemment, j'ai regardé avec gourmandise et attention. Il est temps de décerner les bons... et moins bons points. D'abord, je tiens à féliciter la RTS pour son choix : des émissions culinaires il y en a des dizaines aujourd'hui, choisir d'aller visiter les régions est une excellente idée, le terroir culinaire suisse est très morcelé et il serait dommage de ne pas en profiter. Ne pas se cantonner à la Suisse Romande en allant visiter Bâle, Zürich et Locarno est très bienvenu également ! Donner la part belle aux produits locaux et aux artisans, qui prennent souvent plus des deux tiers du temps de chaque émission fait vraiment plaisir. La partie cuisine et dégustation en deviennent presque secondaires. Je suppose que ça ne doit pas plaire aux aficionados de télé-réalité-culinaire, et j'avoue que ça manque de savoir-faire et d'images de nourriture, mais ça fonctionne très bien au niveau du rythme des émissions qui se regardent sans temps morts. Bravo au(x) monteur(s) d'ailleurs, super boulot. Même éloge pour les équipes son et images, avec le tourbillonnant Benjamin et la bavarde et passionnée Florence Flarion, ça ne doit pas toujours être facile à suivre.

©RTS / descente en cuisine
épisode Fribourg : le très cinématographique bar Elvis et moi
avec le blogueur Claude-Olivier Marti

J'aime beaucoup également la diversité proposée dans les artisans et invités rencontrés à chaque étape. Il y a toujours un/e cuisinier/ère, celui/celle qui montre la recette traditionnelle, c'est la caution terroir et légitimité, et ce sont à chaque fois de belles adresses et de jolies rencontres. Il y a aussi un artisan du goût qui a parfois fourni l'un des produits utilisé. Puis deux figures locales, soit liées à la gastronomie également, soit pas du tout, des artistes, architectes, designers, personnalités culturelles. C'est varié et ça présente le portrait d'une ville, vu que l'ambition est celle-ci : le terroir urbain. (Par contre, ça se retourne parfois contre le concept, certaines personnalités ne supportant pas d'être un invité parmi dautres.)

Après la section recette du terroir, Benjamin et Florence vont visiter des artisans locaux, pour chaque émission, il y a deux ou trois séquences différentes , parfois plus, pour présenter des produits typiques et/ou simplement le marché local. A chaque émission, les adresses visitées sont linkées en bas à gauche, j'ai fait de jolies découvertes, même pour les terroirs que je connais le mieux (Fribourg et Lausanne), et ça m'a donné envie d'aller tester des adresses (en particulier à Bâle où les Urbans Farmers, les brasseurs de Unser Bier, Das Schiff et le restaurant Schützenhaus me donnent vraiment envie d'aller passer un week-end découverte). Si le but est de mettre en valeur la richesse du terroir suisse et l'inventivité de nos artisans, le pari est réussi. Il y aura probablement des grincheux qui regretteront que leur artisans favoris n'ait pas été choisi, mais je trouve que la diversité proposée dans chaque émission est intéressante et que certaines adresses sont vraiment originales, pour un format de 50 minutes, il aurait été difficile d'en montrer plus. (Je regrette néanmoins que certaines adresses non-gourmandes prennent parfois trop de temps sur le reste.)

@RTS / descente en cuisine
épisode Fribourg : la pisciculture avec Hubert Audriaz

Des bémols sur la forme. Le saut en parachute est totalement anecdotique, et si le trajet en voiture de Sarah Wiener (émission où une cuisinière se déplace dans diverses régions en Europe avec sa jolie voiture rouge et découvre, à chaque émission, un plat de terroir différent qu'elle va reproduire en allant à la rencontre d'artisans du goût locaux qu'elle convie ensuite à son festin, toute ressemblance... non rien) permet de découvrir le caractère de la région grâce aux paysages traversés, la vision aérienne de quelques secondes des villes n'amène vraiment rien. Le jeu avec le drone pas grand chose non plus d'ailleurs, si ce n'est des points de vue parfois plus larges sur la ville, mais c'est tout à fait anecdotique.

Tout ce que j'aime chez Sarah Wiener, sa sympathie, sa fraîcheur, sa sincère curiosité pour les produits, les plats, les artisans, les ingrédients et l'histoire régionale, ainsi que son talent et son imagination en cuisine, se retrouvent chez Benjamin Luzuy. En moins exhubérant et plus concentré sur sa mission (et les sports extrèmes... wtf) que sur les rencontres. Mais il fait plaisir à voir, à chaque fois qu'il goût quelque chose, on voit qu'il commence déjà à penser à sa recette. Ce que Benjamin n'a pas de Sarah, c'est que c'est elle qui construit l'émission et qu'elle se retrouve seule parachutée (hinhinhin) dans ces terroirs. Benjamin est parachuté lui de manière très littérale, et c'est pour retrouver Florence Flarion au sol, la "présentatrice" (entre guillemets parce que je ne comprends pas à quoi une "présentatrice" sert quand on n'est pas dans une émission de plateau, mais que je ne sais pas comment nommer autrement) qui a préparé le terrain. Elle est là pour faire parler et interroger les artisans, pour que l'on découvre rapidement un produit. Parfois trop rapidement, mais c'est sûrement un effet du montage, dommage, ça m'irrite plusieurs fois par épisodes. Le pire est que, quand elle s'arrête de parler, une voix-over prend le relais en nous martelant que Benjamin ne sait rien, que le DÉFI est de plus en plus dur, que l'heure tourne, etc. sous la forme d'une voix-over de télé réalité, l'écueil que ce format aurait justement pu éviter. Insupportable. Ces deux voix superposées que l'on dirait non concertées font beaucoup de mal au format.

© RTS / Descente en cuisine
épisode Fribourg : préparation de la fondue au vacherin au Café du Gothard par Charles-André Torche

Sans cette voix-over et le "on fait pour la télé alors on ment en faisant croire qu'on découvre tout", l'émission serait un cran au-dessus, d'autant que la qualité technique est là, ça pêche juste au niveau de la forme qui est trop voulue comme un hybride pour contenter tout le monde et qui au final risque de frustrer tout le monde. Parce que c'est évident que le terrain est préparé, balisé, organisé, que tout le monde est d'accord et prévenu, que chacun connaît son rôle à jouer. Et les spectateurs savent qu'une émission de télé ça se produit, ça se conçoit à l'avance. Tenter de nous faire croire le contraire est absurde... et c'est malheureusement le cas, à chaque émission. Jouer à "on ne se connaît pas", à "on n'est pas au courant", à "quelques jours avant le festival" alors que c'est tourné plusieurs mois plus tôt, "oh, vous ici, mais quelle coïncidence incroyable", c'est prendre les spectateurs pour des cons... et une des raisons pour lesquelles je ne regarde plus la télé.

Mais je pinaille parce que j'aime vraiment ça la non-fiction, et je trouve dommage que la forme voix-over/fausse transparence casse le côté spontané de l'émission. D'autant que certaines séquences prennent le contre pied : Recrosio qui se moque du dispositif, une fausse sortie gardée au montage avec le son "on la refait", deux dames qui papotent papet dans le métro lausannois, etc... si on avait plus de séquences comme ça et moins de "faisons semblant on est à la télé" on oublierait le côté dînette pour être dans une vraie cuisine sincère, et ce serait meilleur.

Mais passons au plat principal : les émissions. Je les ai mises ici dans l'ordre de diffusion, en entier, avec le lien vers chaque émission où vous pourrez trouver des séquences plus courtes, des makings off, les recettes de Benjamin et surtout les liens vers tous les artisans présentés dans l'émission.





C'est la première émission, la plus casse-gueule aussi, parce que je connais ce terroir et ces gens, et que je n'en aurais pas regardé plus s'ils s'étaient ratés sur celle-ci. Mais c'est réussi. La fondue aurait mérité un peu plus d'explications sur le fromage lui-même mais ça passe. Et c'est joli de faire passer Benjamin par la Maigrauge et ses soeurs, un peu cliché mais authentique. Et Hubert Audriaz et Slava Bykov, il fallait le faire, même si leurs papilles n'ont aucun intérêt, ils montrent une jolie image de cette Fribourg si conviviale, proche de la nature, avec des racines paysannes encore très présentes. L'idée d'inviter un blogueur culinaire, Claude-Olivier Marti (je vous recommande vivement son blog 1001 recettes d'ailleurs, ses recettes sont très intéressantes et ses photos magnifiques) m'a parue excellente (comment ça évidemment ?), c'est en rencontrant des curieux de la gastronomie qu'on comprend la passion pour un terroir, il joue très bien son rôle d'ailleurs.
La recette traditionnelle.




Zürich : l'émincé à la zürichoise


L'épisode zürichois est aussi un peu cliché, mais finalement pas si loin de la réalité. Transformer un plat typique avec viande et abats en plat végétarien était une bonne idée. Je regrette que l'on ait moins vu d'artisans locaux que dans les autres émissions, c'est une ville que je connais peu gastronomiquement parlant et j'aurais aimé en découvrir plus. On retient plus le côté branché, festif et alternatif de la ville que son potentiel gourmand, alors qu'au final, l'entrée servie est parmi les plus intéressantes de la série et que l'affineur qui parle des fromages du coin, seul moment "terroir" de l'émission, est vraiment passionnant.
La recette traditionnelle.



Je n'ai pas compris pourquoi dans une région d'une telle richesse maraichaire, bouchère, fromagère, vigneronne et j'en passe, la prod. décide d'aller chercher un plat que plus personne ne connait. Au final, on n'en parlera que très peu de ce tsarfion, on ne sait toujours pas très bien ce que c'est. Mais on découvre de superbes artisans (je veux goûter le whisky au seigle valaisan !) et des lieux originaux. Et Recrosio qui emmène Benjamin dans un bar glauque comme on s'attend à en trouver à Sion vaut son pesan de fausse monnaie.
La recette traditionnelle.


La richesse du terroir bâlois, l'orginialité de cette ville, sa personnalité unique, ses artisans historiques et modernes, un épisode d'une grande richesse qui m'a donné envie de me prévoir un week-end à la poursuite de Benjamin pour aller découvrir ces artisans du goût. Pasionnant.
La recette traditionnelle.


Agréable de se retrouver dans une région encore très différente, les profils rencontrés sont intéressants, mais j'ai eu l'impression que cette émission-là était artificielle. La répétition à chaque séquence de "la ville juste avant le Festival de Locarno" à cause de la diffusion le 1er août alors que ça a été tourné ce printemps m'a irritée, d'autant qu'il choisit justement des légumes de saison (= du printemps), ce qui fait perdre une bonne partie du charme du terroir de proximité, quel dommage ! La séquence avec le limonadier est tarabiscotée elle aussi (même si j'adore ses limonades). Dommage, on reste sur notre faim et j'ai l'impression que le terroir de la région n'a pas autant été mis en valeur qu'il aurait pu.
La recette traditionnelle.


Genève c'est l'étape "locale". La RTS y retrouve ses marques, le cuisinier aussi. Malgré sa feinte surprise pour le choix du défi (mot à prononcer avec une voix inquiétante, c'est apparemment obligatoire), cette saucisse traditionnelle genevoise dont La Guerre des Romands se moque si délicieusement était le choix évident. Ce qui est amusant, c'est que le côté local leur fait perdre leurs "fausses habitudes", ils se tutoient souvent, alors que la norme TV veut qu'on se vouvoie, ils sont beaucoup plus détendus et naturels. Et la diversité des artisans rencontrés et la personnalité des invités relèvent encore la saveur de l'épisode qui se regarde avec gourmandise.
La recette traditionnelle.


Les épisodes de Lausanne (15 août) et Neuchâtel (22 août) doivent encore être diffusées, je les ajouterai sous ce billet par la suite.

Je me réjouis d'avoir vos avis sur cette émission, peut-être me trouverez-vous un peu sévère et critique. Qu'est ce qui vous a plu ? Que vous a-t-il manqué ? Et pour ceux qui ne connaissent pas la Suisse, avez-vous appris des choses ?


En partant d'une tradition pas du tout urbaine, contrairement au but de l'émission, l'épisode part dans tous les sens. Neuchâtel est une ville multiple, généreuse, et les concepteurs de l'émission ont eu du mal à trouver un fil rouge. Le cuisinier ne s'est pas foulé sur la torée, qui ne mérite pas d'être modifiée de toute manière, mais sa curiosité et son enthousiasme pour le reste des produits de la région est agréable à observer. Il aurait probablement choisi le lac comme terroir plutôt que la forêt. On passe du crudivorisme au festin, du boucher au poissonier, du surf aux vélo tout terrain : brouillon. Heureusement que Neuchâtel et les Neuchâtelois sont généreux, ils ne permettent pas à l'émission d'appauvrir leur ville, mais c'est de justesse.
La recette traditionnelle.


Je regrette qu'à Lausanne, après Genève et sa longeole et Neuchâtel et sa torée, les créateurs de l'émission ait à nouveau choisi de la charcuterie, le bouteffas. On dirait que la Suisse Romande n'est faite que de charcuterie. Si on ajoute la recette valaisanne avec du porc, le cabri du Tessin et l'émincé zürichois, ces menus uniquement carnivores sont un peu réducteurs. Reste le saumon (pas de nos rivières) à la bâloise et la fondue... mais bon. Mais attendons l'épisode vaudois, vendredi prochain, pour juger l'ensemble.




Lausanne : le boutefas


L'émission commence par une avalanche de clichés (oh un quartier où il y a des jeunes ISSUS DE L'IMMIGRATION qui découvrent la vie saine en Suisse, envie de vomir ; oh une fausse séquence totalement inopinée et pas prévue), grrrrrr. Et puis je me réconcilie avec Benjamin avec une séquence vraiment imprévue avec deux petites vieilles dames qui parlent du boutefas. Ouf. On va ensuite à la Bavaria avec Peter Baermann, pas très original, mais le personnage est incontournable. Un arrêt câlin gratuit à la gare, si toutes les séquences étaient aussi spontanées, cette émission serait parfaite. 
Mais la voix off reprend, toujours écrite avec son ton "télé réalité". Essayons de faire abstraction, d'autant que les adresses sont bonnes et originales, la ferme Aebi près de La Sarraz, le marché de la Riponne pour le boutefas (où Florence Farion démontre ses talents humains avec les charcutiers), malheureusement on passe ensuite à un cours de danse (?) alors que j'aurais préféré une adresse gourmande... et en guise d'adresse gourmande, le Noir d'Ivoire, un resto concept, encore une occasion perdue de présenter une adresse et/ou un invité du terroir, frustration. Prochain invité Pascal Auberson, qui est peut-être un grand gourmand et un bon client médiatique, mais toujours pas un invité qui nous présenterait un bout de terroir (et qui n'a servi à rien dans cette émission). L'émission en est à 30 minutes (sur 52), on a découvert à peine deux adresses et deux personnage de la cuisine locale. Frustration.
Mais aaaaaah on passe aux moutons de la ville de Lausanne, avec ce cher Gérard Guex (que vous retrouverez au marché ProSpecieRara le 14 septembre d'ailleurs, lui, ses moutons et leur laine). Puis halte aux boucaniers pour le petit dèj (?) (ils sont décidément très fort en com' l'équipe du boucanniers, mais ils ne font pas de petit dèj hein, ne vous y trompez pas). On continue avec des ruches urbaines, sympa mais pas accessible pour les Lausannois, raté.
Enfin, on passe aux recettes, dans les cuisines de l'Ecole Hotelière, évidemment. Des écrevisses avec tempura de fleurs de courgette, petits légumes au thé matcha, rien de vaudois donc, à part les produits, ça fait très envie. Le discours des jugements de ces trois pros de la gastronomie (l'artiste étant en retard) est précis, l'analyse intéressante, c'est passionnant d'être à table avec eux. Pour le plat, un mille-feuille de chips de boutefas avec purée d'oignons doux, belle idée. Challenge réussit !
La recette traditionnelle.



Pour la série entière, je me répète en disant que je regrette les choix de base trop carnés des différentes émissions, le faux jeu façon télé-réalité qui n'amène rien et les séquences hors sujet qui font perdre du temps précieux. Mais globalement, j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder cette émission. J'espère que la RTS va continuer à mettre en avant notre si riche terroir romand et suisse. Bravo aux techniciens son et image qui ont réussi à nous faire de jolis moments spontanés, l'ambiance avait l'air d'être bonne sur le tournage, les séquences bien préparées alternant avec des séquences plus improvisées, c'est très agréable à regarder mais pas facile à faire, bien joué.
J'aime également le fait que pour chaque émission on nous donne les liens des lieux visités, la recette traditionnelle (dont je vous ai mis le lien pour chaque émission) et une carte (exemple avec celle de Lausanne), le côté interactif est très agréable.

J'ajoute que la Première a aussi fait sa descente en cuisine tout l'été, des émissions de 10 minutes qui présentent les recettes traditionnelles que l'émission télé va transformer. Et là on comprend tout le talent de Florence Farion, et sa tendance à meubler, ce qui est indispensable à la radio... mais pénible à la télé... et on comprend mieux aussi les commentaires de Florence qui décrivent tout, même ce que l'on voit à l'image.

Bilan : j'en veux encore, mais avec plus de terrroir, plus d'authenticité et moins d'effets de manche façon télé.

9 commentaires:

  1. Si tu ne l'as pas encore vue je te conseil l'excellente cuisine sauvage diffusée sur Arte (et je vais aller voir celle ci)

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  2. ça me fait rire car quand j'ai vu un bout de l'émission sur TV5 et qu'un boucher suisse fier de son morceau de viande bien riche a énoncé quelque chose comme : "le gras, c'est le support du goût" entre deux produits de terroir alléchants, j'ai directement pensé à toi mais je me suis dit qu'accourir ici pour te le dire hors contexte pouvait être mal interprété :D

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  3. Ça fait pas rêver cette émission sur Lausanne...

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    1. Non, ça ne fait pas rêver, dommage, il y aurait eu tant d'adresses fabuleuses à montrer. Ils auraient dû nous appeler ;-)

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  4. "Descente en cuisine" anticipe le M3: il est possible d'aller des Plaines-du-Loup au centre-ville en métro! :-)

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    1. D'ailleurs, dans l'émission sur Genève, il y avait aussi une aberration dans le style (une Mouette à emprunter pour passer de rive droite à rive gauche... alors qu'il était déjà à la rive gauche, mais bref)

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    2. Yep, le fake télé qui me gonfle...

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  5. Quel billet ! Bravo pour votre plume et gentil commentaire sur mon blog ! Ce fut un vrai plaisir de parler de cette superbe passion qu'est la gastronomie !

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