dimanche 12 décembre 2010

Le navet du mois - Hidalgo

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En voyant ce, euh, film, j'ai décidé de lancer cette nouvelle rubrique. C'est un must dans le genre navet, il a tout. Mais détaillons ce qui fait un bon navet :
(je me réjouis déjà qu'au fil des mois la définition se précise...)

- Un réalisateur qui réussit à faire mal jouer d'excellents acteurs (exemple de novembre : RED), là, Viggo Mortensen est constamment dans le pathos, dirigé comme un acteur de Santa Barbara doublé. (Bon, il réussit quand même l'exploit de continuer à être une bombe sexuelle.)

- Des "trucs de montage" super kitchs et utilisés de manière caricaturale : ralentis, zooms insistants sur regards soi-disant significatifs, montage parallèle qui loin de faire monter la tension réduit le suspense à néant, etc...

- Des images clichés, soit par leur traitement visuel (désaturation des couleurs dans le désert au moment où on croit que son cheval va mourir, mais finalement non, il ne meurt pas, faut pas déconner, c'est le héros, il faut qu'il gagne la course), soit par leur côté "vues mille fois" (toujours le regard significatif façon Santa Barbara, le troupeau de chevaux qui courent dans la prairie, le mirage dans le désert, ...).

- Des effets spéciaux spectaculaire... ment ratés (une tempête de sable absolument pas crédible, des sables mouvants tout moisis, ...).

- Des dialogues à s'étrangler de rire dans des moments construits pour être tragiques. ("Dans la vie, comme dans les histoires, le cow-boy s'en va dans le soleil couchant. Mais ce n'est plus le même cow-boy.", "Pourquoi je sens que tu me vois telle que je suis ?" "Pour faire plaisir à mon cheval ... " oui, oui, j'ai coupé la suite de la phrase, mais c'est bien ça ^^)

- Mais surtout, surtout, un scénario hyper prévisible, des personnages aussi profonds qu'un pédiluve et lisses qu'une tasse, du pathos dès que c'est possible, une structure narrative supportée mille fois, etc...




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Hidalgo réussit brillamment l'examen, c'est un pur navet. Le héros est beau et gagne à la fin alors que vraiment, pfiou, qu'est ce que c'est difficile et que vraiment on ne s'y attendait pas. Il "change" et devient "meilleur" grâce à son expérience. Il est bon, généreux, tolérant et parfait, à la fin il relâche même son cheval, c'est dire. TRO-MI-GNON. Du coup, les personnages féminins tombent toutes amoureuses de lui, mais n'ont pas pour autant de rôles significatifs, faut pas déconner. Les autres personnages sont de purs clichés, afin de ne surtout pas détourner l'attention du héros.

La production est énorme, les plans de grues ou depuis hélicos innombrables, les clichés culturels poussés à leur paroxysme (mais le héros n'est pas dupe, il respecte toutes les cultures, bien sûr, n'oubliez pas qu'il est parfait !), chaque plan ou presque comporte un genre d'erreur ou de cliché de mise en scène (ce qui ferait de ce film un exemple parfait à étudier dans les écoles de cinéma sur tout ce qu'il ne faut PAS faire), le rythme est d'un classissime à bâiller (alors que c'est sensé être un film d'action, viril), les maquillages et costumes sont caricaturaux.

Et attention, cerise sur le gâteau, à la fin, on apprend que c'est "basé sur une histoire vraie" et on nous parle des descendants de Hidalgo (le cheval donc) qui courent encore aujourd'hui dans les plaines de l'Idaho... Wahou non ?

Bref, Hidalgo mérite LARGEMENT d'ouvrir cette nouvelle rubrique dans ce blog. J'espère que vous apprécierez ! J'en ai profité pour y classer les navets précédents, c'est pas toujours évident de trancher, j'en vois finalement beaucoup des navets, mon côté maso probablement.

5 commentaires:

  1. Haha, pas le temps maintenant d'aller batifoler dans tes navets, mais ce film m'a fallu un des plus beaux fous rires solitaires (une autre forme de plaisir, somme toute...) que j'ai eu de ma vie. Tu as raison, c'est "profond comme un pédiluve" (je te la vole, celle-là)
    Viggo, décidément, tu es précieux !

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  2. Héhé, je SAVAIS que cette nouvelle rubrique te plairait :-)

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  3. J'ai presque envie de le regarder rien que pour voir ca!!! Dans le même genre, tu as le choc des titans, pas mal non plus si tu veux du cliché...

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  4. J'irai pas voir cette daube BIEN QUE j'adore,j'adule,je vénère Viggo,VIGGOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO,RÂÂÂÂÂÂ!!! Dans "A History of violence","les promesses de l'ombre","la Route" et bien-sûr Aragorn (gniiiiiiii!!!),ce type est parfait.

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  5. : même dans les daubes, Viggo garde son potentiel de mouillage de culotte industriel. Il est fort, très fort.

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