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11/02/2025

Les meilleures séries 2023 - 2024


Le plein de séries pour tous les goûts avec pas moins de 30 propositions! 

J'avais promis cet article série en 2023... oups. Pour me faire pardonner, j'ai ajouté 2024, bien mélangé et voici the best of the best et des bonus de mes séries préférées, avec le subjectivité assumée que vous me connaissez.

En attendant l'année prochaine, si vous avez déjà tout vu (je ne vous crois pas), il y a ma page série, qui est une compilation gigantesque mais classée par thématique et ordre alphabétique. Promis, il y en aura au moins une (voire vingt) que vous n'avez pas vue!

Pour les séries sorties début 2023, c'est ici avec The Last of Us, Poker Face, Swarm, The Power, Grease: Rise of the Pink Ladies et 1923.

Et dernière info avant de commencer: je ne donne pas les plateformes sur lesquelles existent ces séries, d'abord parce que l'info est au bout du premier clic, ensuite parce que la guerre des plateformes m'énerve, enfin parce qu'il est facile de les trouver par d'autres moyens. Les torrents c'est la vie, arrrrrrr.

30/08/2023

Jeunesses!

 

La réalisatrice Céline Pernet et le réalisateur Daniel Wyss sortent la série documentaire Jeunesses! vendredi (4 épisodes de 45 minutes qui seront diffusés sur la RTS et dispo sur RTS play) et j'ai eu le plaisir de la voir en avant-première. Je vais faire court : NE LA RATEZ PAS. 

J'ai ri, j'ai été excédée, impressionnée, curieuse, outrée, j'ai pleuré à devoir mettre pause pour sortir un mouchoir. Et surtout, j'ai appris. On vit toutes et tous dans des bulles, entourés de gens qui nous ressemblent avec qui l'on se rassemble. C'est ce que racontent ces jeunes des campagnes vaudoises. Leur vision de la ville est aussi fausse et caricaturale que la vision que j'avais de ces jeunesses avant cette plongée dans leurs défis, craintes, réussites, projets, ambitions, joies, coups durs.

Les co-réalisateur-trice ont choisi 5 personnages, 2 filles et 3 garçons, 4 villages et la tête de la "Fédé", plaine et montagne, jeunes recrues ou dernière année avant de devoir quitter. Je n'arrive pas à imaginer le nombre de mois d'immersion qu'il a fallu à l'équipe de tournage pour réussir à capturer ces histoires intimes et sincères, avec les jeunes et leurs familles en particulier. Même si certains moments sont posés, on sent que la confiance est là et que les choses dites sont sincères, importantes. C'est une scène dans une cuisine avec un père et son fils qui m'a fait pleurer.

Si quelques passages obligés existent, ils ne sont que reflets des traditions que ces jeunes veulent célébrer et conserver. Mais je n'imaginais pas que cette série parlerait aussi de suicide, harcèlement, sexisme, racisme, LGBTIQA+phobies, deuil, alcoolisme ou encore politique.

J'ai l'impression d'avoir vu une porte s'ouvrir sur un monde, proche de chez moi mais hermétique, et d'avoir été invitée à le découvrir. Avec ses défauts et ses qualités, sans fards.

Cher Daniel, chère Céline, bravo, quel boulot de dingue, merci pour le voyage.


BANDE-ANNONCE JEUNESSES ! de Climage


07/04/2023

Séries début 2023 : Swarm, Power, 1923, Poker Face, The Last of Us, Rise of the Pink Ladies


Il y a trop de séries pour tout voir. Il faut passer beaucoup de temps à lire des critiques et annonces pour trouver sur quelles séries on va passer du temps. Et je le fais, et j'en vois des tonnes. Plein qui ne méritent pas que vous perdiez votre temps. Et quelqu'unes qui m'ont marquées et que je vous recommande. Ces derniers mois j'ai aimé : une tueuse en série, une détectrice de mensonges façon polar old school, des adolescentes qui produisent de l'électricité, un western, l'apocalypse avec des champignons et un revival de Grease.

13/12/2022

Mon best of séries 2022

Depuis quelques années, il m'est beaucoup plus difficile de faire un best of séries que cinéma. Peut-être parce qu'il est plus difficile de juger un corpus plus étendu, avec des arcs narratifs qui courent parfois sur de multiples saisons. Pour ne pas subir de panne de plume face à la montagne de contenu existant, je me suis mis un cadre : parler de premières saisons, sorties dans l'année. Et ne parler que de ce qui me plait, on n'a pas de temps à perdre avec le reste. Et même avec ce cadre imposé, c'est article est long. Très long. Mais imaginez qu'il m'a pris beaucoup plus de temps à écrire que vous à le lire.

Ce qui me ferait le plus plaisir, c'est que si vous voyez une série grâce à cette article, vous veniez m'en parler. Soit ici en commentaire, soit sur instagram ou mastodon. C'est ce qui me motive à continuer !

Et maintenant, plongeons la tête la première dans mes coups de coeurs 2022. Brace yourselves, il y en a de tous les genres, c'est parti pour mon top 10 des séries 2022.



The Bear 

Je vous en ai déjà parlé en détails ici. 6 mois plus tard, cette série reste mon coup de coeur et mon coup de poing pour 2022. Si c'était uniquement le côté culinaire, elle ne resterait pas aussi fortement dans mon esprit. Tout est bon dans The Bear. Mangez-en.
Toutes les personnes qui se sont laissées tenter depuis mon premier article m'ont remerciée depuis. Si vous ne devez en voir qu'une de cette liste, c'est celle-ci.

12/12/2022

Wednesday

 


Tout fan de La Famille Addams se réjouissait avec appréhension de la série Wednesday diffusée depuis quelques jours sur Netflix. On se réjouissait car cette univers est fabuleux, qu'on parle des vieilles séries ou des films des années 90 où le personnage de Wednesday sous les traits de Christina Ricci avait pris corps pour notre plus grand plaisir.

Avec appréhension car malgré le nom de Tim Burton qui augurait un magnifique visuel goth, et c'est le cas, ses dernières réalisations ne sont pas les meilleures, et je suis gentille.

Et bien nous avions raison. 

Cette série est visuellement parfaite. J'adore la veille école, la chambre des deux adolescentes si différentes, la forêt de nuit, la ville qui pourrait être celle de Edward Cissorhands quelques décennies plus tard. 

12/07/2022

The Bear


Après la première moitié du premier épisode, j'ai dû mettre sur pause. Pour reprendre ma respiration et boire de l'eau. Et me faire à l'idée que cette série me provoque les effets physiques et mentaux d'un stress de gros service. Le rythme, le décor, les acteurs aux dialogues éjectés trop vite et trop fort font monter mon rythme cardiaque et me replonge dans ces moments d'adrénaline à la concentration intense. Désagréable mais génial. Des pro et anciens pros trouvent que cette série est beaucoup trop bien faite et donc un trigger pour leur traumas de cuisine. 

Pour ma part, j'ai avalé cette première saison toute crue. Puis je l'ai immédiatement revue pour en apprécier la subtilité des ingrédients, des assaisonnements, des cuissons et du dressage. Je vais probablement la revoir, souvent.

07/01/2022

Best of cinéma-série 2021

 


Moi qui avais un abonnement ciné et y allais au moins 3 fois par mois il y a 3-4 ans, je n'ai vu qu'un seul film sur grand écran cette année (Dune). Ce qui ne m'empêche pas de voir plein de films et plein de séries.

Plutôt qu'un top 10 arbitraire où je ne saurais pas où placer certains trucs, je me suis dit que j'allais plutôt vous lister ce que j'ai préféré cette année (il y a aussi quelques trucs de fin 2020), de manière totalement subjective, évidemment, en me basant sur les émotions que ça m'a provoqué et/ou de combien de temps les images me sont restées en tête, ça vous va ? Allons-y.

(On m'a demandé comment je me souviens : je note tout ce que je vois sur imdb juste après les avoir vu, c'est donc assez facile de remonter dans mes notes, je ne vous présente ici que des films/séries que j'ai noté de 7 à 9 sur 10, pas de 10 cette année.)


08/10/2019

Big Mouth


C'est hilarant, vulgaire, probablement écrit par des cerveaux sous influences chimiques, décomplexé, très contemporain, absurde, mais réaliste au niveau des sentiments adolescents, crétin au possible,  féministe, bourré de références et attachant. C'est Big Mouth, et c'est ma nouvelle série d'animation préférée.


24/02/2019

Sex Education - Russia Doll - The Umbrella Academy



Autant j'ai trouvé la récolte de nouvelles séries 2018 pauvre, autant 2019 commence de manière époustouflante rien que chez Netflix. Trois séries formidables qui ont fait ma joie... en attendant Game of Thrones (avril).


Sex education (Netflix)


Sex education ce sont des ados qui parlent de sexe beaucoup mieux que la plupart des adultes. Si c'est la base de la série (la découverte de la sexualité par des ados), elle va plus loin et nous charme avec ses nombreux personnages originaux et qui se jouent des clichés habituels.

17/02/2019

The Umbrella Academy


Sur un fond de violon, une voix-off commence à nous raconter une histoire : un jour en 1989, 43 femmes dans le monde ont mis au monde des bébés, alors qu'elles n'étaient pas enceintes le matin-même. Un milliardaire excentrique a tenté de récupérer le plus de ces enfants possible. Il en a eu sept.

08/01/2019

Meilleures séries de 2018


Il fait gris, il fait froid, on a envie de cocooner sous une couette avec de la comfort food et des séries. C'est donc la saison parfaite pour un petit best of 2018, totalement subjectif.
Entre deux best of, je continue à regarder beaucoup trop de des séries, mais j'ai eu moins de temps pour bloguer. Du coup, je publie des micro-critiques sur un album facebook.

2018 était une année intéressante avec pas mal de nouveautés de formats ("dont vous êtes le héros", plateformes youtube et facebook, etc.), de grands noms de cinéma se sont frottés au genre (Julia Roberts, Penelope Cruz, Kevin Costner, Jim Carrey, Hugh Grant, Jean-Jacques Annaud, Wes Anderson, Michael Douglas, Ben Stiller, mais seuls ces deux derniers m'ont bluffée), c'était une année avec de diversité à l'écran, comme annoncé, mais ce n'était pas une très grande année de séries.
2019, risque d'être un peu plus pauvre à ce niveau-là, nous verrons bien, il m'est plus difficile cette fois de faire des pronostics, j'ai l'impression qu'il y a un moment important dans l'industrie, en particulier grâce aux mouvements #metoo et #TimesUp mais que ça va prendre du temps à être vu à l'écran et que 2019 risque d'être une année de transition qui se cherche un peu en attendant un renouveau.
Revenons à nos séries 2018, voici mon Best Of des séries 2018 : 

14/11/2018

Salt Fact Acid Heat la série



Cette série est issue d'un livre de recettes de Samin Nosrat, Irano-Californienne, ancienne cheffe devenue autrice. Comme son titre l'indique, la série comporte quatre épisodes : 

  • SALT nous emmène au Japon, où on découvre les nombreuses manières de saler différentes (sauce soja, miso, sel, algues), 
  • FAT (le 1er épisode) nous emmène en Italie, où on plonge avec volupté dans l'huile d'olive, le gras du cochon, le beurre et le parmesan, 
  • ACID parle du Mexique et de sa cuisine où les agrumes ont une place prépondérante, 
  • et pour HEAT, elle rentre chez elle, en Californie, et nous parle de cuisson au feu de bois, et finit par lier tout les éléments précédents.

18/06/2018

The Rain


Série post-apocalyptique, The Rain est la première série danoise a être diffusée (depuis mai 2018) mondialement par Netflix. La plateforme continue de se différencier en proposant des contenus produits ailleurs qu'aux USA à ses clients mondiaux, après la série allemande Dark, la série brésilienne 3%, la série anglaise The Crown, la série espagnole Casa de Papel, The Rain est la nouvelle excellente surprise de ces productions non américaines. (On ne parle pas de Marseille, on va se fâcher.)

La série commence par un père paniqué qui emmène ses deux adolescents dans un bunker pour éviter la pluie, qui va tuer tout le monde. Pourquoi la pluie tue on ne sait pas, comment elle tue non plus, on est tout autant démunis que les deux personnages principaux. Tenter de raconter quoique ce soit d'autre amène forcément à des spoilers, comme la plupart des images et bande-annonce trouvées en ligne, alors je vais m'arrêter là pour la description.


11/06/2018

Le Gourmet Solitaire - la série


Le Gourmet Solitaire est une série de mangas assez connue car dessinée par le fameux Jiro Taniguchi qui a un grand succès en France. Ce sont de courtes histoires d'un homme, vendeur dans l'import export qui parcourt le Japon à la rencontre de ses clients et profite de ses repas pour découvrir des restaurants. Chaque histoire est l'occasion de découvrir un lieu, mais aussi un ou plusieurs plats.

Ce qui est moins connu en Europe c'est que ce héros, Goro Inugashira, a en fait été créé par Masayuki Kusumi (ou Qusumi), scénariste de bd, mais aussi de télévision et cinéma. C'est donc naturellement que Le Gourmet Solitaire (Kodoku no Gurume) est devenu une série télé diffusée depuis 2012 par Tv Tokyo (la plupart des histoires se passent dans les villes autour de Tokyo). La septième saison va être diffusée prochainement.

Je n'avais vu que de courts extraits très mal sous-titrés en ligne et j'étais plus que dubitative. Comment rendre la poésie de Taniguchi en film ? Comment rendre la finesse de ses lignes en noir et blanc dans la vie réelle avec tous ses défauts ? C'était forcément bancal. J'avais tort.

Cette série peut paraître plein d'aspérités : lumière crue, décors bruts, homme d'affaire toujours dans le même costume un peu fatigué. Mais elles disparaissent dès qu'il a faim.

Les épisodes se déroulent selon un canevas identique : il sort de la gare dans une ville, il déambule en allant voir son·a client·e (parfois il en profite pour manger des pâtisseries), après le rendez-vous, en pleine réflexion sur la manière dont il s'est déroulé, il arrive à la terrible conclusion : il a faim.


Cette séquence de quatre images a lieu dans chaque épisode, comme s'il se retrouvait tout à coup particulièrement seul et perdu dans un lieu inconnu. Comme si le faim lui provoquait une angoisse existentielle, et c'est le cas : il va devoir faire un choix, choisir le restaurant de son repas de midi. (Et donc renoncer aux autres restaurants à découvrir dans cette ville, l'angoisse.)

Et c'est là que commence véritablement l'épisode : le choix du lieu, la découverte de l'intérieur du restaurant, la lecture du menu et le difficile choix, l'attente du plat, la découverte du plat, le moment où il goûte, le moment où il mange, voire dévore, le bonheur d'être rassasié par un plat, l'addition et les réflexions pré-digestion.

28/12/2017

Séries best of 2017



Il y a eu plusieurs années extraordinaires en nombre et qualité de nouvelles séries, 2017 n'en fait pas partie. J'ai été énormément déçue cette année par des séries que j'attendais avec impatience, j'ai abandonné des séries que je suivais depuis longtemps mais qui n'ont pas réussi à continuer à me séduire. Certains m'ont dit que je devenais trop exigeante : ils ont raison. Moi et tout le public qui regarde des séries, on a eu la chance incroyable de voir des productions fabuleuses ces dernières années, alors notre niveau d'exigence est monté de plusieurs crans. La profusion actuelle nous amène aussi à être très sélectifs avant même d'avoir vu un seul épisode. Dans cette ambiance de grande concurrence et de déception, j'ai tout de même eu de jolis coups de coeur cette année.

Avec un peu de chance, vous êtes en vacances, et vous vous demandez quoi regarder ces deux prochaines semaines, en attendant les séries de 2018. Voici mon best of de l'année, sans ordre particulier, il est subjectif, enthousiaste et éclectique, j'espère que vous y trouverez votre bonheur ! Je me réjouis aussi de lire combien vous n'êtes pas d'accord avec moi ici ou sur ma page facebook (si les commentaires bloquent).


The Handmaid's Tale


S'il ne fallait voir qu'une série cette année, ce serait celle-ci. Tirée d'un roman, cette dystopie placée dans une dictature religieuse où les femmes sont réduites à leurs rôles biologique est glaçante. Et malheureusement pertinente dans cette période politique américaine. La violence morale de cette histoire a repoussé a priori beaucoup de spectateurs (et surtout de spectatrices), mais c'est vraiment dommage, car cette série est sublime.

Visuellement très aboutie, des cadrages picturaux, des codes couleurs et lumières extrêmement soignés, une manière de filmer les visages et les silences d'une très grande poésie. Son casting est époustouflant, dans chaque rôle. L'histoire racontée l'est fabuleusement, un rythme impeccable en tension permanente malgré une apparente lenteur, un contraste en "la vie réelle" et la dystopie très bien mené et sans cliché. Une maîtrise à tous les niveaux.

Cette série mérite d'être vue, et revue. Elle mériterait d'être enseignée dans les écoles de cinéma pour sa réalisation exceptionnelle. Un chef d'oeuvre.

21/12/2017

Séries : que va-t-on regarder en 2018 ?



Je suis en train de plancher sur mon best of séries 2017, mais juste avant, j'avais envie de partager mes réflexion sur l'état du "marché". En 2017, il y a eu des pépites qui valent d'être vues et ne seront pas oubliées, mais j'avoue avoir trouvé l'année assez faible par rapport aux précédentes. Serait-ce parce que 2018 annonce quelques révolutions dans le domaine ?

Des révolutions en terme de contenu, on ne sait pas encore, même s'il y a déjà de grosses attentes à propos de certaines séries déjà agendées. Des révolutions en terme de diffusion par contre, c'est certain ! 

L'annonce a fait l'effet d'une bombe : Disney vient de racheter 20th Century Fox et tous ce qu'elle contient ! Bart Simpson devient un collègue de Mickey ! Mais ce que ça implique surtout pour les séries, c'est que Hulu, plateforme de streaming concurrente à Netflix, qui a produit du contenu original avec un succès foudroyant en 2017, appartient dorénavant au gigantesque et toujours plus grand conglomérat Disney. Sachant que Disney a annoncé il y a quelques mois son intention de lancer aussi sa propre plateforme de streaming et de création en 2018, et vu le gigantisme du catalogue Disney-Fox-Pixar-Lucas-ABC-Marvel-ESPN-Hulu-NEnJetezPlus, Netflix a du soucis à se faire. 


Par contre, on peut supposer que Netflix va continuer à sortir son épingle du jeu grâce à ses productions venant d'ailleurs qui, non seulement leur fait gagner du terrain dans les marchés d'autres continents, mais qui permettent aussi de faire rayonner du contenu non-US sur leur marché national et partout ailleurs où la plateforme est présente. On peut citer par exemple l'incroyable série brésilienne 3%, l'énorme succès de la série anglaise The Crown et l'intrigante série allemande Dark, qui on été appréciées par des publics du monde entier.

La surenchère d'annonce de budgets dédiés à la création de contenu (c'est-à-dire en majorité des nouvelles séries) est devenu cette année encore plus visible et suivie que les années précédentes. Les plateformes de streaming et quelques chaînes câblées qui sortent encore leur épingle du jeu (HBO en tête) on annoncé des chiffres en billions de dollars. Paramount lance d'ailleurs sa chaîne câblée Paramount Network en janvier 2018, avec déjà 3 séries originales de grande envergure annoncées.

Et ce n'est pas près de s'arrêter, car apple a annoncé qu'elle va également se lancer dans la production de contenu sous la bannière apple tv. La marque à la pomme a déjà commencé en faisant un gros flop en 2017 avec des productions raillées par les critiques (comme le dernier Planète des Singes). Mais en 2018, ce sera 1 billion qui sera investi en production de contenu original, en particulier dans des séries. Le premier projet qui a filtré aura dans ses rôles principaux et à la production Reese Witherspoon et Jennifer Aniston -qui n'avait plus accepté de rôles "télévisés" depuis Friends-, l'effet d'annonce va cartonner, mais la campagne marketing n'a pas encore commencé et la série n'a pas encore de titre. On peut s'attendre toutefois, vu que Reese Witherspoon est productrice exécutive, à une série où les rôles féminins seront particulièrement soignés, car c'est à cela qu'est entièrement dédiée sa compagnie de production Hello Sunshine.

Que verrons-nous en 2018 ?

18/09/2017

Emmys 2017 : rattrapage



Les Emmy Awards, récompenses du meilleur de la télévision US, ont été distribués cette nuit. Durant la cérémonie, il y a évidemment eu énormément de critiques envers Trump, mais ce n'est pas une surprise que "hollywood" est anti-trump. Ce qui était plus une surprise c'est les prix directement remis à ceux qui se sont le plus amusés à le critiquer cette année, comme Alec Baldwin de SNL qui l'incarne et le présentateur des Emmys, le merveilleux Stephen Colbert, a même réussi à avoir Melissa McCarthy Sean Spicer sur scène.




Mis à part quelques moments émouvants, la cérémonie en soi n'a pas grand intérêt. Mais les résultats des Emmy Awards sont chaque année une bonne manière de se rendre compte de l'état des lieux de la création audiovisuelle US et de faire un rattrapage de ce que vous auriez raté. 

Les séries de l'année (nommées ou encore en cours) sont très fortement marquées par le difficile climat politique. Le plus flagrant cette année c'est la diversité : moins de mâles blancs hétéros cisgenre, plus de diversité de genres, origines, couleurs de peau, âges, sexualités et même poids. Et ça fait du bien.

Voici les résultats commentés, je vous les fais en VO, uniquement les gagnant-e-s, par catégories (drame, comédie, série courte, variété, et je vous épargne la télé réalité).

16/07/2017

Séries à rattraper durant l'été 2017


Nous sommes joie et bonheur, dès demain matin (pour les pirates et demain soir pour les autres européens), il est à nouveau temps de s'écharper sur Game of Thrones, 7e et dernière saison de cette série épique, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais à part Game of Thrones, l'été, c'est aussi, enfin pour moi, la saison où je rattrape des séries que j'aurais ratées les mois précédents. Voici donc une sélection, totalement subjective et non exhaustive, de ce qui m'a captivé ces derniers mois.

Il y a quelques années, il était difficile de trouver des séries qui passaient le test Bechdel. Cette tendance est terminée. Il existe aujourd'hui de très nombreuses ET excellentes séries basées sur des personnages féminins, ou comportant plusieurs personnages féminins, importants, puissants, complexes, et, double-bonheur, pas toujours jeunes, minces et blancs. Si vous n'avez jamais vu Orange is the New Black et son casting chorale presque entièrement féminin, vous avez raté votre vie il est grand temps de la rattraper. Même GoT qui a été accusée de sexisme par certains lors de sa sortie, est reconnue de plus en plus clairement comme un récit sur le pouvoir des femmes. Même Doctor Who va devenir femelle en 2017 !

Ces récits au féminin (tant du côté de l'écriture et de la réalisation, que des personnages) ont été riches et d'une très grande diversité en 2017, pour mon plus grand bonheur. C'est donc une sélection très féminine que je vous fais ici. Je n'ai même pas fait exprès, c'est simplement ce qui m'a marqué. J'espère vous donner envie !






Dans un proche futur dystopique, où l'humanité est devenue pratiquement stérile, les USA sont devenus une dictature qui utilise ses ressources "fécondes" de la manière la plus atroce que l'on puisse imaginer. Je vous en ai déjà trop dit, une grande force de cette série est son récit qui se dévoile petit à petit.

Je vous préviens tout de suite : c'est lent, violent mentalement, brutal je dirais même, dérangeant, choquant, cauchemardesque.
Mais c'est aussi sublime visuellement, le scénario est brillant, surprenant, et le casting chorale est éblouissant, à la hauteur de la merveilleuse Elisabeth Moss qui incarne le personnage principal. (Peggy dans Mad Men, la fille du président dans The West Wing, elle a aussi joué dans la merveilleuse Top of the Lake, encore une série créé et réalisée par une femme avec des personnages féminins passionnants. Quelle carrière !)

Sous couvert d'un monde revenu au patriarcat le plus "pur", tout en montrant son horreur, cette série est un message égalitaire, puissant, réalisé avec un énorme talent. Que l'on voit cette série pour son message, pour ses qualités visuelles époustouflantes, pour le casting, pour la dystopie horrifiante, tout le monde va y trouver son compte. A voir absolument, accrochez-vous jusqu'au bout, ça se mérite, c'est somptueux, et ça ne vous laissera pas indemne.


GLOW est l'acronyme de "Gorgeous Ladies Of Wrestling", on est dans les années 80, les lutteurs masculins cartonnent à la tv, un producteur débutant et un réalisateur désabusé tentent de lancer la version féminine. Une communauté de looseuses (j'invente de mots si je veux) flamboyantes et pathétiques, incrédules mais aux abois, motivées sans y croire, se forme sous nos yeux pendant les dix épisodes de cette première saison.

Sous couvert de paillettes, lycra et merveilleuse bande son eighties, la série est plus sérieuse qu'il n'y parait. Elle étonne et séduit par la diversité des personnages et leur profondeur, souvent à l'inverse des stéréotypes glorifiés par leur nouvelle activité. Dubitative durant le pilote qui ne tient que sur les frêles épaule de Alison Brie (Trudy Campbell dans Mad Men, Annie Edison dans Community), je trouve que l'ensemble prend forme rapidement dès le deuxième épisode.

C'est drôle, punchy, populaire, ça donne envie de revoir Flashdance, frais, le casting est improbable et ça fonctionne à merveille, le rythme ne laisse aucun répit, les dialogues sont bien écrits. Tout est très bien écrit d'ailleurs, c'est la même équipe qui était à la base de Orange is the New Black, faites-leur confiance pour créer un personnage crédible en deux lignes de dialogue et un détail physique, et pour nous surprendre ensuite par sa densité.

Un petit bijou dont on a trop peu parlé.

(Glow, Liz Flahive & Carly Mensch, Netflix, 2017)






Changement total de registre avec I Love Dick, la nouvelle série de Jill Soloway, la fameuse créatrice des mythiques Transparent et Six Feet Under. C'est intello, très intello, d'apparence en tout cas, alors qu'au final l'héroïne parle de ses tripes et avec ses tripes.

Dans une communauté artistique paumée dans une petite ville au milieu d'un désert, Marfa, Texas, un couple arrive pour une résidence artistique. Tout part d'une obsession sexuelle pour Dick, aka Kevin Bacon. Tout tient sur les épaules de l'incroyable Kathryn Hahn qui sait apparemment tout jouer.

Durant ces 8 épisodes qui s'avalent frénétiquement, on ne sait pas vraiment où on va, mais on la suit. Elle (la série autant que son anti-héroïne) énerve, séduit, intrigue, dérange, bouscule, fait rire, est narcissique, pédante, de mauvaise foi. Surtout, elle s'exprime. Librement. Comme ça lui vient. Physiquement, intellectuellement, socialement, sexuellement. Le reste des personnages (et du casting) sont aussi hauts en couleurs, mais restent finalement très empêtrés dans les rôles qu'ils se sont attribués, alors que Chris se dégage de ses carcans un à un, pour finir par devenir autre, c'est-à-dire totalement elle-même sans les couches sociales qui l'enfermaient à son arrivée.

J'ai été subjugée, renversée, agacée, charmée, bouleversée, énervée, intriguée, déçue et séduite par ce nouveau personnage de Jill Soloway. J'ai l'impression que plus sa carrière avance, plus elle ose aussi se détacher de ce qu'elle pense que le public attend pour dire juste ce qu'elle a à dire.

Un portrait de femme qui ne plaira pas à tout le monde, et tant mieux. C'est à voir comme on lirait un roman où on découvre un personnage chapitre par chapitre. Et à revoir pour comprendre comment l'auteure, et l'actrice, ont réussit à nous mener là.

(I Love Dick, Jill Solloway & Sarah Gubbins, Amazon, 2017)


Encore faim ?




Dans les séries que j'ai adoré ce printemps : The Leftovers (je ne me remets pas de la fin de cette série magistrale, snif), American Gods (hallucinant, dans tous les sens du terme), Le Bureau des Légendes (saison 3, je me réjouis de voir la version US The Department), House of Cards (saison 5, #teamClaire), Master of None (saison 2, dont on a parlé dans Culture au Point) et Fargo (saison 3).

Et dans les séries que je dois moi rattraper et qui on l'air croustifondantes comme j'aime il y a Claws (encore une série avec plein de femmes, qui se font les ongles-mais-en-fait-c'est-plus-profond), The Mist (encore une adaptation de Stephen King mais qui a l'air beaucoup mieux que l'infâme The Dome),  et dans les séries que je DOIS voir, il y a Twin Peaks-le-retour-de-la-vengeance, dont j'ai bloqué au premier épisode, et Feud: Bette and Joan, que je n'ai pas eu le temps de terminer mais qui est merveilleuse.


J'en profite pour vous rappeler l'existance ma page sobrement et brillamment intitulée "séries", où en plus de la liste de toutes les séries que je recommande, il y a aussi toutes les critiques radio de Culture au Point de ces derniers mois. (Cette émission est la meilleure excuse que j'ai trouvé pour moins écrire sur les séries sur ce blog ET celle qui me permet de répondre à des gens : ah non, je ne peux pas ce soir, je dois finir une série, C'EST POUR LE TRAVAIL).

01/11/2016

Good Girls Revolt


En 1970, une majorité des employées féminines du magazine Newsweek ont porté plainte contre le magazine pour traitement inégal, elles estimaient être discriminées face à leurs collègues masculins. Cette histoire très médiatisée à l'époque avait également été racontée en détails dans un livre d'une des protagonistes. Ce livre a été adapté en série : Good Girls Revolt, sortie il y a quelques jours sur Amazon.



Oui, le lien avec Mad Men est évident, la série commence (en 1969) quand Mad Men se termine, c'est presque comme une suite qui assumerait dès le début que l'histoire est du point de vue de Peggy, ce que je maintiens pour la dernière saison de Mad Men d'ailleurs. On retrouve le côté fresque historique, casting choral, personnages torturés (mais moins complexes que dans sa série soeur), et grande attention aux détails de type habillement, décoration intérieur, voitures, etc.

Ce qu'on ne retrouve pas, c'est l'époustouflant traitement esthétique de Mad Men, ni son incroyable ambition. Mais tant mieux, elle paraîtra peut-être moins présomptueuse, intellectuelle et insurmontable à certains qui verront donc ces 10 épisodes de la première saison sans crainte.

26/10/2016

Culture au Point




Si vous êtes un régulier de ce blog, vous connaissez ma passion dévorante pour les séries. Laurence Froidevaux a créé l'émission Culture au Point sur Espace 2 et a eu l'audace de m'y engager comme chroniqueuse série. L'émission est très chouette : chaque semaine, 6 objets culturels et 6 chroniqueurs qui s'affrontent en duo sur chaque objet. Ça parle de cinéma, littérature, théâtre, expositions, musique, opéra et donc séries.

J'avais un trac fou pour ma première émission diffusée vendredi dernier, en particulier parce que tous les chroniqueurs présents sont des habitués de l'exercice radio et des journalistes qui ont donc l'habitude des contraintes de format. Alors qu'ici je m'exprime comme bon me semble, et par écrit ou en image, jamais à l'oral. C'est l'opportunité pour moi d'un tout nouvel exercice et d'apprendre en faisant et je m'en réjouis grandement, d'autant que, miraculeusement, je ne me suis pas détestée. L'autre trac venait du fait qu'en plus de la chronique radio, on a tourné des capsules vidéo. Autant je ne suis pas habituée au micro et ça m'impressionne, autant je connais bien les caméras... et je les déteste. Mais celui qui réalise ça fait un montage tout à fait décapant et au final l'exercice est très amusant (merci Alexandre !).

Mes interventions sont pleines de défauts, de "euh...", d'hésitations, je me perds un peu, mais c'est en grande partie à mettre sur le compte du stress. Je sais mieux comment me préparer pour la prochaine fois (le 25 novembre, les chroniques séries seront probablement mensuelles). D'autant que Laurence, toute son équipe technique et ses chroniqueurs sont très sympathiques et bienveillants.

Bref, je fais de la radio.

Culture au Point c'est tous les vendredi midi et samedi midi sur Espace 2, et le dimanche à 14h sur La Première.


La première émission in extenso :




Les liens directs vers mes interventions :



Pour les prochaines, je ne vais pas faire un article de blog à chaque fois, mais je promets de partager les podcasts et capsules vidéos sur ma page facebook et ma page presse.