dimanche 17 février 2019

The Umbrella Academy


Sur un fond de violon, une voix-off commence à nous raconter une histoire : un jour en 1989, 43 femmes dans le monde ont mis au monde des bébés, alors qu'elles n'étaient pas enceintes le matin-même. Un milliardaire excentrique a tenté de récupérer le plus de ces enfants possible. Il en a eu sept.



Puis la voix-off s'éteint, et les images commencent à nous présenter les protagonistes, Luther, Numéro 1, sur la lune, ...


... Diego, Numéro 2, qui vient de sauver une famille en lançant des couteaux, Allison, Numéro 3, star de cinéma, Klaus, Numéro 4, qui sort d'une cure de désintox. 

Puis, chacun reçoit la nouvelle : leur père vient de mourir. 
On revient sur la violoniste, Vanya, Numéro 7 (Ellen Page).


Où sont Numéro 5 et Numéro 6 ? 
Qui sont ces personnes et qu'ont-elles de spécial ? 
Pourquoi cette ambiance est aussi étrange ? 

The Umbrella Academy a commencé depuis 12 minutes, tout en douceur, en nous en mettant plein la vue, et déjà, avant le premier véritable dialogue, avant de comprendre de quoi il va s'agir, on sait qu'on va binge watcher toute la saison aussitôt. (10 épisodes entre 45' et 1h)


C'est très beau, et intriguant. Les touches de fantastique arrivent progressivement, une par une, sans jamais être expliquées. (Ce qui est parfait, on a encore plus envie de tout savoir.)


Les décors sont somptueux. Tout le reste de la production aussi soignée, des costumes aux accessoires, des cadrages aux lumières, tout est pensé pour nous plonger dans cet univers particulier.


Est-un Wes Anderson sombre ou un Tim Burton pour ado ?
Est-ce une série de super-héros ou un drame familial fantastique ?
Est-ce une série d'action ou une série psychologique ?
Un peu de tout ça à la fois.


Et la musique, quel brio ! Durant ce premier épisode -dont sont tirées toutes les images ci-dessus, mais j'aurais pu en tirer autant de chacun des épisodes suivants- il y a une scène de bataille fabuleuse, dans une boutique de donuts, avec en fond musical génial, dans le deuxième épisode, une autres scène de bataille dans un grand magasin avec "Can't stop my now"... que je trouve beaucoup mieux utilisée que dans Bohemian Rhapsody. Vous pouvez me jeter des cailloux.

J'ai regardé ces scènes trois fois d'affilée tellement elle est formidable, ces décors, ce rythme, ces acteurs, cet humour, quel talent. 


J'ajoute la formidable scène avec la chanson "I Think We're Alone Now" parfaitement jouissive, un clin d'oeil à tant d'autres jolies choses (The Breakfast Club, Wes Anderson à nouveau, ...), ou la superbe scène du braquage où on apprend toutes leurs spécificités en pleine scène d'action, qui n'oublie pas d'être drôle et soutenue par une autre chanson pop enivrante.

Edit : les chansons emlématiques (sans spoilers) sur cette playlist youtube.


Regardez The Umbrella Academy (sur Netflix), c'est FOR-MI-DABLE.
Vivement la saison 2.


PS : On m'a posé la question, il n'y a ni sexe apparent, ni nudité, la violence est clairement posée comme fantastique et la vulgarité verbale pratiquement inexistante, vous pouvez voir ça avec vos ados sans problèmes.

2 commentaires:

  1. Alors j'adore la série, mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur le qualificatif tout public: y'a quand même plusieurs scènes de torture réalistes et assez gore...

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    1. Il y en a une en particulier, sanglante je te l'accorde.
      Mais comme je trouve le ton humoristique, il me semble que c'est gérable.
      Ou peut-être je suis trop insensibilisée.

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