lundi 30 septembre 2019

Vote féministe - saison 3


Dans les épisodes précédents, en 2011, j'ai fait mon premier article "Vote féministe, mode d'emploi" où j'expliquais ma technique pour voter et savoir quels partis étaient au minimum un tout petit peu crédibles pour représenter (plus de) la moitié de la population. (Si vous n'êtes pas Suisse·sse, cet article explique également le système d'élections en Suisse de manière simple et rapide, allez y faire un tour, on vous attend ici.) 

En 2015, nouvelle élection nationale, j'ai à nouveau observé le pourcentage de femmes qui se présentaient au Conseil des États pour le canton de Vaud. À l'époque, sur 23 listes, seuls 5 partis arrivaient à la parité entre candidats et candidates, les Verts et le PS, leurs listes jeunes, et le PDC.

Une élection approche, il est temps de s'y intéresser à nouveau, en particulier dans cette année 2019, haute en luttes féministes. Les partis ont-il pris les leçons des manifestations géantes dans les rues ? J'ai envie de dire... mouais. Détaillons.

lundi 23 septembre 2019

Cultures du riz aux États-Unis

Riz sauvage, riz rouge" et riz californien.

Heddi, la femme qui écrit le merveilleux blog Cuisine Helvetica, ne se doutait probablement pas qu'en m'offrant un paquet de riz sauvage de son Minnesota d'origine, elle déclenche un tel article. L'origine de son riz m'a intriguée, j'ai été m'informer en ligne. Quelques semaines plus tard, je suis tombée sur une vidéo passionnante de Eater (ci-dessous) qui m'expliquait une autre culture du riz, qui m'a poussée à fouiller encore un peu. Et nous y voici, un condensé rapide qui illustre combien une plante peut être un marqueur historique et sociologique.

Donc, aux États-Unis, il y a une culture du riz, ou plutôt des cultures de riz. Ça peut paraitre étrange à qui n'imagine que burger et milkshakes, mais elles sont très développées et font parties intégrante de l'Histoire du pays.

La première culture du "riz" commence bien avant que les États-Unis n'existent, les tribus des Premières Nations consommaient une céréale qu'on appelle aujourd'hui "riz sauvage", qui n'est pas exactement de la même famille mais un proche cousin : Zizania Aquatica. Son grain est très long, noir, il peut se cuire de la même manière que du riz et est particulièrement savoureux. Une variété poussait à l'état sauvage dans la région des Grands Lacs, ainsi que dans certaines plaines marécageuses canadiennes, une autre plus au Sud dans les régions humides de ce qui constitue aujourd'hui la Floride et le Texas.

vendredi 13 septembre 2019

Mandorlata


Tout commence par des poivrons qui trainent dans le frigo après un barbecue annulé. Je ne suis pas une grande fan des poivrons, déjà parce que la plupart de ceux que l'on trouve ici sont des abominations écologiques qui viennent de serres géantes, ces "packs tricolores" me font l'effet de légumes en plastique. Mais là c'est la saison, j'avais 5 poivrons du marché, il fallait les cuisiner. Un appel sur instagram, une réponse de ce cher Denis dont les papilles sont érudites, et me voilà lancée à la recherche de la parfaite recette de la "mandorlata", ce sera celle d'Alba Pezone. (Quand il s'agit de tester une recette italienne, si Alba Pezone en a écrit une version, je choisirai toujours celle-ci par défaut.)

J'apprends donc que la mandorlata (pas le gâteau à la ricotta, l'autre), c'est un confit de poivron aux amandes et miel. Et dit comme ça, je ne suis pas sûre que c'est à mon goût, mais, encore une fois, je fais une confiance aveugle aux papilles de Denis et à celles d'Alba. J'en cuisine une première fois et je n'en reviens pas combien c'est délicieux. Si délicieux, que j'en ai refait tout l'été, dont une dernière version pour hier soir, lors de la première soirée Partage ton fromage. Devant l'enthousiasme appuyé et les nombreuses demandes de recettes, la voici !

Petite précision, cette recette peut se manger chaude, mais dévoile tous ses attraits après une nuit de repos au frigo, mangée à température ambiante. C'est irrésistible. J'ai par contre fait une entorse à la recette d'Alba Pezone : j'ai omis les raisins secs, parce que vraiment je suis pas fan. Si vous aimez ça, Denis me dit que les meilleurs sont les raisins de Corinthe pour cette recette.


Ingrédients


  • 4-6 poivrons (plutôt les rouges et jaunes, mais vous pouvez ajouter 1 vert pour la couleur)
  • 5 cs d'amandes (émondées pour la version fancy)
  • 1cs de miel (de votre choix, mais il faut qu'il soit aromatique !)
  • 3 cs de vinaigre balsamique
  • sel, huile d'olive
  • (si vous ajoutez des raisins secs : 2cs)


Ustensiles : une planche à découper, un couteau, une poêle, une spatule et c'est tout.
Durée : 40 minutes (et une nuit au frigo).



Recette de la mandorlata


  1. Laver, épépiner et couper les poivrons en lanières. (Si vous ne digérez pas la peau, vous pouvez les peler, ça donnera aussi un résultat plus esthétique, mais si vous avez la flemme, avec la peau ça va très bien).
  2. Grossièrement concasser les amandes, si certaines restent entières tout va bien.
  3. Dans une poêle à feu moyen, mettre un généreux filet d'huile d'olive et faire dorer les amandes. (Si vous utilisez des raisins secs, ajoutez-les à ce moment-là.)
  4. Quand les amandes sont joliment dorées et leur odeur devient irrésistible, ajouter les lanières de poivrons, saler et laisser confire à petit feu à couvert, pendant 20 à 30 minutes, sans ajouter d'eau. Les poivrons doivent être complètement fondants.


  5. Monter à feu moyen, retirer le couvercle, déglacer avec le vinaigre balsamique et ajouter le miel. Mélanger délicatement, jusqu'à ce que le sirop enrobe entièrement les poivrons.
  6. Réserver au frais et manger le lendemain : en salade, en tartine, en accompagnement, en condiment. PARTOUT. (Mais vous allez dire que je dis ça pour tout.)


Un dernier conseil : faites-en trop.
C'est très facile, rapide, et je vous promets que vous recevrez des compliments.
Bon appétit !



PS : désolée pour les photos, je ne pensais pas publier la recette ici et je n'ai jamais pris le temps d'en faire de jolies.