samedi 30 octobre 2021

Butternut farcie aux légumes d'automne

 


Il y a quelques mois j'ai eu un coup de coeur littéraire pour Nagori. Il faut tout un (extraordinaire) livre à l'autrice et traductrice Ryōko Sekiguchi pour expliquer un mot japonais. Nostalgie de la saison qui s'éteint, goût de la dernière tomate de la saison. Lisez et offrez ce livre. Depuis que je connais et crois comprendre ce mot, moi qui ai toujours aimé la poésie de la nostalgie, je vois du Nagori partout.

Mais, par définition, à la fin trainante d'une saison, il y a simultanément le début précoce d'une autre. L'importance de la première mandarine, qui va fixer combien je vais en manger cet hiver-là. (Si elle est acidulée, juteuse et sucrée, je vais en acheter chaque semaine et me gaver d'agrumes. Si elle est décevante, sèche et trop amère, ce sera un hiver moins vitaminé. Vous aussi ?) Le Parc de Valency qui jaunit. Le plaisir de la première courge. Je me demande s'il y a un mot en japonais pour ce plaisir particulier qui va imprimer son empreinte émotionnelle sur toute la saison.

J'adore les courges. J'adore qu'elles soient si faciles à conserver sans encombrer mon frigo. J'adore qu'elles soient si nombreuses et différentes. Je trouve leurs formes et couleurs fascinantes. J'adore qu'elles soient sucrées et savoureuses à la fois. Mais je déteste les peler. Comme tout le monde non ? Du coup, 99% du temps, quand j'achète des courges, malgré leur diversité, je reste sur deux variétés : le potimarron, car sa peau est si fine qu'il suffit de le couper en cube et de le faire cuire, puis de le mixer, sans le peler, et hop, on a une parfaite soupe pour deux personnes. Et la butternut. J'adore sa forme. J'adore son goût. Mais surtout j'adore qu'il soit si facile de la trancher en deux. Qu'il soit possible de faire des "steaks" dans la partie du haut sans enlever la peau. Et qu'il soit possible de la rôtir entière sans enlever la peau, on mangera ensuite l'intérieur et le tour est joué.

Oui, je choisis mes ingrédients principalement par flemme. Non, je n'ai pas honte.

Tout ça pour vous dire que j'avais une très très très mignonne petite butternut. Ma première de l'année. J'avais envie de la choyer. Je l'ai coupée en deux, puis rôtie, puis farcie. Et c'était tellement délicieux qu'il faut que je partage cette recette avec vous. (Et que je la note quelque part pour me souvenir exactement ce que j'ai mis dedans pour la prochaine fois.)

Dernier commentaire avant la recette : si vous faites une dinde farcie, que ce soit pour Thanksgiving ou Noël, et que vous avec un ou une convive végétarien ou végan, cette recette aura beaucoup de succès et remplacera avantageusement votre volaille farcie.

mercredi 13 octobre 2021

Pickles de tomates vertes


C'est la toute fin de la saison des tomates. J'en ai laissé encore quelques unes pour tenter de les mûrir au pâle soleil d'octobre, avec un mini espoir d'avoir un petit trésor Nagori de tomate de novembre. (Nagori est un livre de l'autrice Ryôko Sekiguchi, car il lui faut tout un livre pour expliquer la beauté de ce concept de nostalgie de fin de saison, lisez-le, c'est un bijou).

Pour que ces rescapées aient un petit espoir, j'ai coupé les tomates vertes afin que les plantes donnent toute leur énergie restante aux déjà rougies. Mais du coup, que faire avec ces tomates vertes. Si j'avais des grandes tomates, j'aurais bien sûr tenté à nouveau les Beignets de Tomates Vertes, oui, oui, comme le film merveilleux. C'est tout à fait délicieux. (Recette comme dans le film.)

Mais comme j'ai des petites tomates, j'ai fait des pickles. Parce que c'est délicieux avec de la raclette. N'est-ce pas parfait alors que les envies de raclette montent aussi vite que la température descend ?