samedi 9 janvier 2010

Navets de décembre 2009


Twilight & New Moon (Catherine Hardwicke, 2008-2009, usa)

Explications : bloquée chez moi pour cause d’angine = mal de gorge = on s’ennuie = mal au cou = regardons un film de vampire = un peu de fièvre = choisissons Twilight. Logique imparable, isn’t it ?
Comme Nekkonezumi, j’ai adoré. Oui, adoré les clichés ENORMES et hilarants de la peau de diamant au soleil, des amateurs de base ball orageux, du végétarianisme vampiresque et du j’ai-très-envie-de-te-mordre-et-moi-de-baiser-mais-on-peut-pas-c’est-mal-mais-quand-même-on-le-fera-un-jour-c’est-sûr-comme-ça-on-peut-faire-encore-quelques-films. Je me suis vraiment super fendu la gueule.
Et d’ailleurs, j'ai décidé dans la foulée de voir le 2, j'avais toujours mal à la gorge et un peu de fièvre, j'avais le droit. Mais j'ai moins ri, sauf le moment en Italie qui est vraiment tordant, le reste du film est un chouïa moins grotesque, donc moins drôle. Quoique le paradigme vampire-peau-blanche-fluet-morbide-froid-je-me-retient-et-je-sais-que-ça-t'attire VS indien-loup-peau-matte-beaucoup-de-muscu-oeil-noir-feu-latent-je-suis-une-bête-et-je-sais-que-ça-t'attire soit vraiment risible.

A part ça, s'il-vous-plaît messieurs les cinéastes, un traitement desaturé de l'image peut être vraiment intéressant (genre Where the wild things are) mais PAS quand il est utilisé durant TOUT le film. Pitié !



2012 (Roland Emmerich, 2009, usa)

Pffff. J’ai vraiment vu des daubes ce mois-ci !!! Mais bon, c'est l'avantage d'un abonnement illimité au cinéma, je ne regrette pas d'avoir payé pour le voir sur grand écran... sur petit ça sera encore pire !
Revenons au film : 2012 n’est absolument pas crédible, mais était-ce le but ? Difficile à croire. Donc soit c’était sensé être un minimum crédible et alarmiste et alors c’est complètement raté. Soit c’était voulu et construit comme un remake de l’arche de Noé et là c’est également raté, mais on peut bien se marrer avec les rapprochements bible-2012. Ou alors, c’était juste une excuse pour tester de nouveaux logiciels d’effets spéciaux, et là, l’essai est plutôt réussi. A part les vaisseaux qui sont un peu trop SF (ce qui m’a beaucoup plu mais c’est incohérent avec le reste), les catastrophes elles-mêmes sont plutôt bien foutues et impressionnantes. J’ai été scotchée à mon fauteuil 2-3 fois avec les mains qui s'accrochent aux accoudoirs et qui font mal au moment où on les relâche parce qu'on s'en rend compte. Bref, sans intérêt aucun à part les effets spéciaux. Et si c’est pour ça, il faut le voir sur grand écran. Ou ne pas le voir du tout.



Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006, usa)

Ma seule émotion face à cette bonbonnière géante a été l’ennui, mais est-ce une émotion ? Sinon, les images sont très soignées et magnifiques, les décors, costumes et maquillages sont somptueux. Mais contrairement à Avatar où quand on s'ennuie on peut s'absorber dans l'univers créé, ici tout sent la perfection, certes, mais pas suffisamment pour empêcher l'ennui.

Par contre, ce film a contribué à mon "mois thématique Spike Jonze", réalisateur de Where the wild things are, producteur de Syndecdoche New York et amant de l'actrice principale -Michelle Williams-, meilleur ami de Sofia Coppola. Si on ajoute à l'équation Michel Gondry -lié à Spike Jonze et à Charlie Kaufmann- et Wes Anderson -lié à Sofia Coppola-, on obtient un groupe qui a fait parmi les films américains les plus intéressants de la décennie qui vient de s'écouler !



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