lundi 23 avril 2012

Un Cuento Chino


Un Cuento Chino (Sebastian Borensztein, Argentine, 2011)

Je ne rate jamais un film avec Ricardo Darin -et pas seulement parce qu'il parle à ma culotte-, ses choix de carrière sont brillants, il navigue entre avec les"block busters" argentins ou espagnols et les premiers films ou films plus intimistes (pour lesquels il accepte souvent de ramener à peau de chagrin son cachet). Celui-là mérite encore une fois de se déplacer au cinéma.

Après un prologue totalement WTF, on arrive (par un très intéressant traveling avant qui m'intrigue encore sur sa technique) dans la boutique de Darin, où il compte les vis qu'il vient de recevoir et il insulte à l'argentine son fournisseur car il en manque 6 dans son carton de 500. L'ambiance est posée, le type est psycho-rigide, farouche solitaire limite sociopathe et paniqué par le moindre écart du quotidien. C'est donc évidemment sur lui que va "tomber", presque littéralement (quoique moins littéralement qu'un autre élément du film qui tombe) un Chinois ne parlant pas un mot d'espagnol.




Rien ne va se passer comme l'avait prévu le personnage de Darin et il va sortir de ses gonds. Le Chinois  (très bien interprêté également) observe et subit sans comprendre, mais en faisant une confiance désarmante à Darin qui se sent par conséquent de plus en plus responsable de lui. Et forcément, sa vie va changer et il va s'ouvrir et s'adapter. On sait à quoi s'attendre au bout d'un quart d'heure de film, mais les scènes sont très drôles, les dialogues bien écrits, les cadres/décors/montages/lumières intéressants et on ne s'ennuie pas une seconde.


On se retrouve sincèrement attachés aux deux protagnonistes et avec l'envie que ça continue encore pour quelques péripéties alors que le film se termine. 
Allez voir cette fable improbable et rire devant les travers argentins (qui m'ont donné le mal du pays), vous passerez un excellent moment ! (Et pour une fois, la traduction des injures en sous-titres est plutôt bonne.)

1 commentaire:

  1. Cela fait plus d'une semaine que je me demande comment tourner mon commentaire.

    En préambule, je précise que je n'ai aucun lien avec la culture hispanophone en général et argentine en particulier. Je suis donc assez neutre sur le sujet et j'ai bien conscience d'être passé à côté de jurons "so Argentinian" comme m'a dit une collègue hispanophone (qui a trouvé qu'ils étaient un peu grossiers d'ailleurs^^)

    Je vais commencer par ce qui fâche, au bout d'une heure, j'ai trouvé un peu le temps long et me disais que cela manquait de rythme, alors que l'histoire est bonne (sans être hypra originale) et bien jouée. Mais cela se reprend vers la fin, ouf.

    En repensant au film j'ai plutôt un bon souvenir. C'est une fable bien entendue mais plus centrée sur le quincailler ronchon que son hôte chinois. Néanmoins ledit quincailler est bien étoffé et bien interprété et on prend plaisir à le voir se bagarrer avec ses fournisseurs de vis ou l'ambassade de Chine. On se désole aussi qu'il ne capte pas les appels du pied (enfin, on se comprend) répétés d'une visiteuse. Bref, c'est un joli mélange d'humour et de mélancolie avec une fin attendue mais bien amenée.

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