vendredi 17 juin 2011

The Killing (US)


The Killing est une série danoise adaptée par la télévision américaine. Elle se passe à Seattle et ses paysages gris et pluvieux lui donne une ambiance grise et glauque qui convient parfaitement à cette histoire particulièrement torturée. Une enquêtrice est sensée libérer sa place pour un nouvel enquêteur lorsqu'une sordide disparition avec soupçons de violences sexuelles et de meurtre se produit. Elle s'y engouffre à coeur perdu avec son nouveau partenaire.

Je ne veux rien dévoiler de l'histoire dont le suspense est très bien mené et que je me voudrais de vous détruire, mais sachez qu'elle mêle habilement politique, racisme et religion, violence (certaines images sont très crues, âmes sensibles s'abstenir). C'est une série policière étonnante dont je ne connais pas encore l'issue de la première saison au moment où je tape ces lignes (finale dimanche) et dont je me suis délectée de chaque épisode en m'étonnant d'y accrocher autant. Car ce n'est pas une série facile.


Comme je vous le disais plus haut, tout est gris et glauque. Je crois que l'héroïne, Sarah Linden incarnée Mireille Enos (vue dernièrement dans Big Love), décroche un seul sourire de toute la saison et porte des pulls immondes, son équipier ressemble à un junk. Il pleut dans chaque épisode (chaque épisode représentant un jour de l'enquête) et autant The Chicago Code m'a donné envie de découvrir Chicago, autant The Killing m'a fait me promettre de ne jamais mettre les pieds à Seattle ! L'enquête et ses détails sont sordides et les personnages secondaires, en particulier la famille de la victime, sont dans des souffrances abominables.


Alors pourquoi n'ai-je raté aucun épisode ? Parce que c'est réaliste, ce qui est d'une fraîcheur rare dans les séries, vous l'admettrez volontier, et que les aspects psychologiques des personnages, flics ou voyou, victime ou famille en deuil, sont explicités de manière fouillée et passionnante. La façon dont est dépeinte la mère de la victime dont la vie s'arrête brutalement et qui est incapable de surmonter les détails quotidiens est particulièrement brillante. Je ne me souviens pas d'avoir vu le deuil dépeint de cette manière-là auparavant.

Mais surtout, surtout parce que chaque cadre est absolument sublime, les lumières sont hyper léchées, rarement vu une telle qualité visuelle dans une série tv. J'ai regardé l'avant-dernier épisode deux fois d'affilée, c'est exceptionnel. Bref, c'est une série glauque mais brillante qui vous rafaîchira avec ses pluies grises pendant vos longues soirées caniculaires d'été, et elle passe sans doute aucun le test Bechdel.



EDIT : je n'aime pas cette bande annonce, je trouve qu'elle ne correspond pas du tout au rythme de la série, mais visuellement, vous allez tout de suite comprendre de quoi je parle...




10 commentaires:

  1. Je suis actuellement au quatrième épisode de la série... originale =) Parce que je vais en Suède au juillet (oui dans ma tête norvège-suède-finlande c'est kif), que j'aime l'ambiance qui se dégage des séries et romans policiers nordiques (Kingdom hospital est un bijou glauquesque du grand nord, même si j'avais regardé dévoré la série adaptée par Mister King) et que, pour moi, je préfère les séries originales non corrompue par les américains (oui dans ma tête américains = très vilains crétins)...

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  2. Ah, je voulais me lancer dans la version nordique, moi. Donc celle-là est bien aussi... cruel dilemme :-)

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  3. @ Gridou : en l'occurrence, pour les séries tv, contrairement au remake de films, insérer beaucoup plus d'argent dans les prods a amené de grands succès, Shameless, Being Human et The Killing en sont d'excellents exemples.

    @ Nekko : Comme pour les deux autres séries que je cite, j'ai commencé par télécharger un épisode "original" et un version "US" et à chaque fois craqué visuellement pour le diable capitaliste qui a les moyens de ses ambitions, mais je suis pas forcément fière de moi, mais je me régale.

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  4. Ah ben tu vois, j'ai largement préféré Shameless version anglaise, certaines séries n'ont pas besoin de grand budget, j'aime ceux qui savent se munir du nécessaire et pondre un truc tellement génial qu'au fond, ça ne demandait pas l'intervention du précieux dollar capitaliste =) Les anglais sont très forts pour cela je trouve. J'ai lu quelque part qu'il y aurait un remake de Misfits, je demande à voir... Ou pas =D
    Being Human, je ne l'ai pas vue par contre...
    Question de goût, bien évidemment.

    Captcha du jour : tesstes, vu le nom de mon blgo ça m'a fait sourire ;-)

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  5. Moi aussi j'aime ceux qui savent faire avec peu de budget... au cinéma. En série ça fait trop vitre très cheap et je me lasse visuellement...

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  6. Ahaha, personnellement, au cinéma ça m'emmerde =)))
    Comme quoi, le charme est dans la différence, même entre fans de séries ;-D

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  7. Après "games of thrones", je crois que j'attaquerais celle-là. Ça parait bien comme ambiance quand on est en plein été...

    L.L

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  8. @ L.L. : tu viendras me dire ce que tu en penses, mais n'abandonne pas au premier épisodes, ça prend du temps de rentrer dedans, elle est exigente cette série-là...

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  9. Bonjour,
    sur vos conseils, j'ai regardé la première saison. Verdict : un mélange entre Twin Peaks et Piège en Haute Mer (à cause de la pluie je pense).
    J'ai pas adoré, mais j'ai regardé jusqu'au bout, donc j'ai un peu trouvé ça bien quand même...
    J'espère que cet avis éclairé vous intéresse ;)
    Ciao

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  10. Oh oui qu'il m'intéresse ! Twin peaks et Piège en haute mer, pas mal !!!

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