lundi 11 novembre 2013

Vingt-six fois la Suisse



Vingt-six fois la Suisse est une série de documentaires tournés dans les années 70. Un documentaire par canton. J'en ai regardé un et j'ai été fascinée par la manière dont c'est filmé et raconté. De nombreux plans très contemplatifs, des interviews longues qui racontent plus que des faits, des scènes d'ambiance, un montage cinéma (par opposition à un reportage tv saccadé allant au plus efficace d'aujourd'hui). C'est très beau, c'est subjectif et complexe, c'est lent et intelligent. La narration est extrêmement bien écrite. Et j'y ai appris et compris des choses sur des identités particulières. Car, en Suisse, ce questionnement sur notre identité a toujours été au coeur même de cette identité. On se définit souvent d'abord comme appartenant à une ville, puis à un canton, avant de parler du pays. C'est cette multitude d'identités qui fait la richesse de la Suisse. Cette série suit cette idée, sous un format similaire en durée, chaque épisode est différent, chacun colle au canton qu'il raconte, seule constante : la très grande qualité visuelle et narrative.

Je vais détailler les épisodes ci-dessous. J'espère vous donner envie d'en voir certains, que vous soyez suisses ou non. Ces documents sont des morceaux d'Histoire pure dont la forme est brillante et éclairante sur les cultures et identités suisses !

Ces émissions sont longues (entre 45' et 1h15) et nombreuses (22 documentaires en tout, le Jura est encore bernois, et Appenzell RI/RE, Nidwal/Obwald et Bâle Ville/Campagne étant traités ensemble), n'hésitez pas à lancer les vidéos qui commencent toutes par une intro décrivant la forme de l'épisode. Et voici ma sélection des meilleures :
  • Valais : pour son momentum politique très particulier et ses rencontres magnifiques
  • Schwyz : pour découvrir une culture qu'on ne connait pas, dépaysant et passionnant
  • Vaud : exceptionnel par sa richesse littéraire et son portrait étonnant qui ne porte que sur la campagne
  • Grisons : l'épisode dont la forme m'a semblé la plus libre, la plus poétique, la plus passionnante, particulièrement attachée aux auteurs du cru, s'il ne fallait en voir qu'un, ce serait celui-ci !
  • Zürich : portrait complexe de ce canton dont on ne pense plus qu'à la ville, cet épisode fait l'inverse en nous plongeant d'abord dans sa campagne, formellement magnifique
  • Unterwald : canton légendaire formé de Nidwald et Obwald, il permet de se rendre compte à quel point ces deux demi-cantons qui se ressemblent à nos yeux sont parfaitement différents aux leurs
  • Berne : au lendemain d'une nouvelle votation dans la région du Jura Bernois, cet épisode est tout à fait passionnant et vient donner une perspective historique riche sur cette identité bernoise revendiquée.
  • Bâle : ville insolite, riche, politique, culturelle, revendicatrice, fière et pleine d'humour, on en tombe amoureux en même temps que le narrateur

Vous trouverez dans la suite de cet article tous les épisodes par ordre de diffusion (je n'ai pas trouvé de logique, ni temporelle, ni géographique, ni alphabétique). Sous chacun d'entre eux, j'ai rédigé une courte critique qui vous permettra de vous faire une idée de ce que vous pourrez y trouver. J'ai pris beaucoup de plaisir à les voir et à les commenter un par un pour vous... et j'espère que ces 25 heures passées au visionnement et à la rédaction de cet article vous auront donné envie d'en regarder, ne serait-ce qu'un seul !
LES EPISODES

Valais :

L'épisode du Valais est le premier que j'ai regardé, tourné entre 1978 et 1979, il montre un Canton riche en traditions, en histoire, en terre et des hommes et des femmes formés par la rudesse des pentes et du travail agricole. Il montre aussi un canton dont les politiques sont mis en doute, qui cherche à se moderniser sans perdre son âme et qui regrette déjà un partie de sa bétonnisation croissante. Plus d'une heure passionnante dont je garde une tendresse toute particulière pour le témoignage féminin exceptionnel qui clôt ce documentaire. 


Vaud :

Pour le canton de Vaud (1973), on nous présente une terre agricole, des forêts, des villages, des hommes qui parlent de leur terre avec une fierté orgueilleuse. Mais aussi des ouvriers de Ste-Croix l'horlogère qui se souviennent de leur premier salaire à quinze centimes... et de leurs patrons, des vignerons du Lavaux qui veulent protéger leurs terres de la spéculation immobilière. Une terre, des terroirs, une culture. "En quoi êtes-vous Vaudois ?" demande le journaliste, au paysan de Chardonnière de répondre "Et bien on a été pétri dans le même moule avec les Bernois, et ils pressaient fort sur le moule pour nous faire rentrer vous savez. Mais tout n'a pas été négatif, ils nous ont peut-être insufflé des qualités et lutté contre une indolence naturelle que le Vaudois serait peut-être tenté d'avoir."
Une richesse linguistique et des hommes au verbe, au déci de blanc et au rire facile. Mais pas une image de la ville, ni Lausanne, ni Yverdon, rien. Un Vaud que je connais peu, moi qui suis Lausannoise d'adoption et ne connaît pas les terres qui entourent la ville, et cette époque qui a pratiquement totalement disparu. Une chronique de la mort de la paysannerie annoncée, déclamée par Gilles et Gaston Cherpilloz.


Schwyz :

Celui de Schwyz est hallucinant, on passe des paysans dans les villages perdus qui se retrouvent avec leurs 9 enfants à table autour d'une soupe à des propriétaires terriens qui parlent un français châtié et vivent dans des maisons de maître meublées au fur et à mesures des campagnes des mercenaires dans les guerres étrangères. Un lieu étrange qui me donne l'impression d'être un autre pays en étant pourtant au coeur du mien, il faut que j'aille voir ça un jour de mes propres yeux !


Glaris :

Glaris m'a moins fasciné, quoiqu'il m'a appris des faits intéressants sur l'histoire industrielle suisse et les premières lois de protection des ouvriers, et bien sûr sur ce canton qui m'est totalement inconnu.


St Gall :

Avec l'épisode de St Gall (1970), on est dans la vie urbaine et son étonnante diversité, ses personnalités, ses richesses, l'histoire de sa fondation. On y parle de son église, mais aussi de son industrie textile qui a tant modifié la ville, de ses putzfrau qui aiment putzer mais pas (encore) faire de la politique -elles n'ont pas encore le droit de vote !-, de son industrie laitière rude et subventionnée, de son constant contraste entre passé et modernité. Particulier, voilà ce qu'est St Gall.


Grisons :

Les Grisons en 1970, est un territoire qui se raconte par ses auteurs. Un choix éditorial qui s'explique peut-être par cette phrase de Cla Biert : "faire un film sur les Grisons c'est peut-être aussi difficile que faire un film sur toute la Suisse, ou sur l'Europe". Les images d'ambiances, comme cette scène de négociation du prix d'une vache où l'on ne voit que la main de l'acheteur et celle du vendeur qui s'agitent en négociant jusqu'à se serrer, accompagnés par les mots de Caflish ou de Cla Biert c'est absolument magnifique. Quelle liberté de forme impossible de trouver aujourd'hui à la télévision, quel pied ! A voir absolument !


Fribourg :


Visite des différents districts de manière très scolaire, mais ça permet de mettre en avant le grand bon en avant fait par ce canton rural qui devient petit à petit industriel durant les années 70. Mise en lumière aussi des cultures de cette région qui aime ses secrets... et son église. En tant que Fribourgeoise, je n'ai pas appris grand chose, mais j'ai aimé voir ces images qui m'ont parues décrire de manière très juste ce que j'imaginais de cette terre il y a 40 ans.


Neuchâtel :

Visite un peu caricaturale de ce canton. La Chaux-de-Fond, sa neige et ses vacances horlogère, Neuchâtel, ses cercles politiques, ses cafés et sa culture. Ce canton, ses paysans, ses horlogers et ses pêcheurs. A part ça, l'identité de Neuchâtel peut-elle vraiment se résumer à sa (jolie) langue dont se moquent les autres Romands ? Moins inspiré que les autres, peut-être que les Neuchâtelois se laissent moins facilement saisir aussi.


Unterwald :

Unterwald, ce canton mythique du pacte légendaire de 1291 n'a jamais existé. Existent par contre Nidwald et Obwald, proches voisins qui cumulent (à l'époque) à eux deux 50'000 habitants mais qui se sentent très différents. Ce qui crée encore aujourd'hui ces deux demi-cantons. Pour mieux comprendre cette spécialité au coeur du pays, cet épisode s'attarde sur ce qui construit ces deux identités qui s'estiment si farouchement différentes. En nous parlant de leurs différences, on entre facilement dans l'intimité de leurs identités.


Genève :

L'épisode sur G'nève commence avec la voix d'un pasteur et le visage de Calvin qui observe les Bastions et ses G'nevois qui prient "aussi pour les étrangers et ceux d'une autre race" non sans tiquer. Puis l'on détaille, la Genève patricienne, la Genève internationale, la Genève agricole, la Genève Italienne et Espagnole mais aussi Suisse-Allemande (!), la Genève des saisonniers, la Genève prolétaire... avec de très très belles séquences de passage d'une thématique à une autre où l'on voit bien à quel point ces Genève se côtoient, mais ne se mélangent pas. Et on se promène, le CERN, Carouge, Bourg-de-Four, le Molard, le centre englouti architecturalement par les banques, les nouveaux quartiers d'immeubles en périphérie... Une visite guidée dans une Genève des années '70 où l'on parle déjà de grande densité de population, de crise du logement, où l'on parle encore de Rousseau et de "la responsabilité morale du banquier privé", une visite uniquement en intérieur quand on est dans les cercles privilégiés et internationaux, il ne faudrait pas se mélanger, une visite uniquement en extérieur quand on parle aux "vrais G'nevois". Mais au fond, cet épisode ne m'a donné que ça : l'impression de visiter, de survoler, d'avoir à faire à un inventaire qui manque d'approfondissement.


Thurgovie :

La caractéristique essentielle de la Thurgovie ? De ne présenter aucune caractéristique particulière. La grande qualité des Thurgoviens ? L'obéissance. Un coin de Suisse totalement inconnu pour la plupart d'entre nous. Cet épisode nous entrouvre une petite fenêtre sur sa réalité paysanne, industrielle, politique et tente de nous dresser le portrait du Thurgovien, aussi difficilement que les réponses des Thurgoviens interrogés sur leur identité.


Schaffhouse :


Entre Schaffhouse la carte postale des chutes du Rhin et Schaffhouse l'industrielle dont les ouvriers ont su se battre pour se faire respecter et ont même exporté leur lutte sociale, portrait intriguant d'une ville où les vieilles pierres mettent en valeur l'art contemporain et où tous les habitants mis en image vantent l'histoire de leur pays et leur identité avec une fierté non dissimulée. J'avoue toutefois m'être ennuyée, malgré Rosa Blum, seul auteur femme de la série (jusqu'ici en tout cas !)



Une peinture pastorale admirablement filmée dont les paysans nu pied qui n'oublient pas une touffe d'herbe font face aux touristes qui affluent pour photographier l'authenticité. La tradition est réelle nous dit-on, elle est aussi une manne financière à côté de l'industrie laitière et textile. "Que feriez-vous si la tradition mourrait ?" demande le journaliste, "Que feriez-vous si un de vos enfants mourrait ?" répond l'Appenzellois. On comprend que cette culture est forte et fière... et qu'on ne la comprendra jamais vraiment. Et puis l'on nous parle de sorcellerie, de naturopathie dont les clients viennent de toute l'Europe, des landsgemeinde uniquement masculines. Il faut attendre 1h04 pour entendre la voix d'une femme qui s'exprime contre le vote des femmes s'il fait disparaître la Landesgemeinde. Les années '70 ont rarement parues aussi lointaines... "Appenzell est le seul canton suisse où ne passe ni autoroute ni voie CFF".


Zoug :

Canton confetti traversé en 15 minutes en voiture, le plus riche de la Confédération, un des plus conservateur aussi. Calme, kitch, discrétion et baisse d'impôts. Encore un portrait qui nous apparait comme exotique mais qui est probablement proche de la manière dont le reste de la planète imagine les Suisses. Effet repoussoir (et bâillements) pour ma part.


Lucerne :

Contrairement aux autres épisodes, le voix-off omniprésente est grave et soporifique. Visiter les quatre coins du cantons ne suffit pas à en décrire l'identité, la ville de Lucerne arrive d'ailleurs très tardivement dans l'épisode et sa jeunesse revendicatrice est présentée de manière caricaturale. Décevant, comme l'impression que ceux qui ont fait ce reportage n'ont pas aimé le réaliser.


Soleure :

L'intro nous parle de la longue histoire de Soleure, la ville, et de ses habitants tranquilles et industrieux, avec quelques nobles et bourgeois qui tiennent à leur calme. Mais on bascule très vite dans le carnaval, soupape de défoulement, et on nous présente les autres visages de Soleure, amenés par le travail, toujours le travail, avec une jolie fête turque interrompue à 10h pile par les voisins suisses, comme il se doit. Joli épisode qui nous raconte une ville qu'on imagine autrement.


Argovie :

"Dénué de véritable centre, l'Argovie relie les points névralgiques du pays, c'est un canton de transit, de passage." C'est aussi un canton où les deux-tiers de la population travaillait à l'usine en 1974. Ce qui produit un épisode très différent des cartes postales alpines proposées pour d'autres. On nous montre des routes, des usines, des nouveaux centres de shopping rutilants, des cités dortoirs. Très connoté dans les années '70 et intéressant par ce biais même. Quant à l'identité de l'Argovien ? Elle est décrite comme tournée vers son histoire et industrieuse. Après l'introduction, quand on commencer à nous parler des villes, Aarau, Baden et Zofingen en particulier, les détails historiques que l'on apprend et les personnages que l'on rencontre sont extrêmement bien construits. Un épisode très bien conçu, dans un canton pourtant si difficile à définir, qui permet  de se faire une vraie image des années '70 en Suisse et des énormes bouleversements que cette décennie a impliqués.


Bâle :

"Habitants qui sont fiers mais toujours prêts à se moquer d'eux-même", c'est ainsi qu'on commence à présenter les Bâlois. On est aussi à l'époque où l'on parle de "formidable industrie chimique bâloise" sans s'inquiéter des effets nocifs qui seront découverts plus tard et qui permet aux habitants de Bâle de l'époque de détenir le record de revenu par tête d'habitant, à l'époque où l'on considère encore le Rhin comme le cordon ombilical de la Suisse. On voit aussi la Bâle politique, à majorité socialiste, avec des femmes élues en 1971 (alors que dans d'autres cantons elles n'ont pas encore le droit de vote !), avec sa jeunesse revendicatrice. Et l'on continue par la Bâle culturelle, du théâtre à l'opéra, de Tinguely (déjà !) et Picasso à l'art progressiste, des contestataires aux mécènes... le terreau de l'actuelle Art Basel. Episode où l'on sent le narrateur admiratif et curieux de cette ville qui tombe petit à petit sous le charme de ses habitants et nous entraine avec lui.


Uri :

Des routes, des tunnels, des paysages, des gens qui hurlent depuis les sommets des machins religieux, des routes à nouveau, un train dans la neige, oh, une entreprise... tout ça avec une voix off soporifique au possible qui a l'air de picorer des points de vue sans jamais toucher à l'identité profonde derrière la carte postale. C'est l'épisode le plus long de la série (1h36'), mais je n'ai pas compris pourquoi. Formellement étonnant par contre, par sa propension à pousser à l'observation grâce à de très longues et nombreuses scènes muettes, comme des saynettes qui seraient sensées nous montrer Uri plus que nous le raconter.


Tessin :

Présentation du Tessin façon carte postale folklorique. Quand on parle des évolutions économiques, agricoles et industrielles dans d'autres cantons, ici on nous parle d'histoire, de chansons et on oublie que ce canton est aussi en pleine mutation. Intéressant, mais beaucoup trop scolaire dans la forme.


Zürich :

Quand on pense à Zürich, on pense à la ville. En 1970, il y a encore une population paysanne de près de 5%, et cet épisode nous présente l'Oberland zürichois avant d'arriver en ville. Episode magnifiquement filmé avec des rencontres intéressantes. Comme le paysan qui raconte qu'il est gêné quand "un Zürichois" (= un citadin) vient lui proposer beaucoup d'argent pour sa ferme et qu'il ne va jamais la vendre. Il aime aller à Zürich pour aller voir des expositions, mais "la vie en appartement, ce n'est pas une vie normale". Et quand on demande à un auteur "qu'est ce qu'un vrai Zürichois ?" sa réponse est claire : "il n'existe pas !" Un de mes épisodes préférés, on sent qu'il n'a pas été facile à raconter et la forme finale n'en est que plus intéressante !


Berne :

On est à Berne, alors on prend le temps et on passe d'abord plus de 15 minutes avec un paysan de l'Emmental et son domaine, ou royaume. Son épouse nous explique qu'elle tient la maison (avec son apprentie !), il nous explique comment il traite ses employés, comment il traie lui-même ses 25 vaches, et surtout comment il fait partie du "parti paysan" (UDC) depuis sa création, sans surprise. On passe le quart d'heure suivant dans l'Oberland avec un paysan pauvre et ses nombreux enfants, leur unique douche hebdomadaire, leur heure de marche pour se rendre à l'école, leur église évangélique de l'Oberland où "tout ce qui n'est pas vertu est péché". Un détour par Thun, ses usines d'armement et ses ouvriers uniquement suisses, puis on arrive à la ville de Berne. Berne indépendante, historique, patricienne, cossue, corporatiste, mais c'est anecdotique et couvert en quelques toutes petites minutes à peine. On part ensuite directement dans le Jura qu'on évoque en passant par Bienne, ses chômeurs, son bilinguisme, ses jardins communaux, ses joueurs d'échec par correspondance (!), puis par Tavanne où on aime "ce qui est propre, ce qui est précis, ce qui est en ordre, c'est le tempérament jurassien !". Le canton du Jura ne se séparera de Berne que l'année suivante, le reportage datant de 1978, la discussion sur le "problème jurassien" est intéressante. Un épisode dense donc, où les personnages paraissent dicter la narration, mais dont on se retire avec cette impression d'un territoire morcelé qui pourtant se dit Bernois, farouchement... sauf les "séparatistes". Episode éclairant et surprenant. D'autant qu'on y évoque jamais le côté capitale de la Confédération et ce que ça implique pour la ville de Berne.


4 commentaires:

  1. Je ne savais pas du tout qu'ils diffusaient ces vieux reportages. Dès que j'aurais le temps, j'irais voir celui de Berne et celui de Neuchâtel !

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  2. Excellent documentaire sur la Suisse des années 1970, je me demande ce que serait le doc 40 ans après ?

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    1. Je ne pense pas que ce serait possible aujourd'hui. La télévision est beaucoup plus formatée et ne s'offre que peu de possibilités de création... avec une exception pour ce mois #LesSuisses, peut-être est-ce un signe qui nous laisserait entrevoir la possibilité de revoir un tour de Suisse par canton. J'en serais ravie (et cliente).

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