mercredi 15 octobre 2014

C'était mieux avant ? Mes artisans.

Micro, productrice, caméra, caméraman, journaliste, assistante caméra, réflecteur, tout pour se sentir seule naturelle.

La RTS a lancé une nouvelle émission qui s'intitule C'était mieux avant ? Leur premier épisode parlait du logement et de l'expo64 (j'ai adoré la séquence du week-end dans les années '60 par trois enfants d'aujourd'hui). Pour le troisième épisode, qui sera diffusé ce soir, ils ont décidé de parler de nourriture et m'ont invitée à déguster un menu des années 60, un menu des années 80 et un menu d'aujourd'hui, avec un critique gastronomique, Jean-Luc Ingold. C'était tout à fait passionnant. A chaque fois, une entrée, un plat, un dessert et une déco de table. Entre deux menus, on a refait le monde avec Jean-Luc au soleil dans le jardin, on s'est échangé nos recettes fétiches, nos bonnes adresses d'artisans, nos coups de gueule, une très jolie rencontre... ce qui est souvent le cas entre deux vrais gourmands ! Je vous décortiquerai les trois menus après la diffusion, pour ne pas dévoiler la surprise de la dégustation.

EDIT : voilà l'émission en entier et la séquence à laquelle j'ai participé.



Avant la séquence de dégustation, afin de me présenter aux téléspectateurs, ils m'ont demandé de les promener à Lausanne chez certains artisans du goût que j'aime. Je leur ai proposé plusieurs adresses, ils en ont choisi quatre que je tenais à vous présenter plus en détail car notre matinée de tournage va probablement se transformer en une petite minute d'antenne... (j'ai appris que deux d'entre eux ont sauté au montage d'ailleurs, snif).

Chez Laurène

On a commencé par Chez Laurène, épicière ambulante et connectée, comme elle se définit si bien. Je savais qu'en la proposant à l'équipe de C'était mieux avant ? ils allaient craquer pour elle. Elle se promène avec son charmant triporteur partout en Suisse Romande, à la rencontre des artisans qu'elle sélectionne et dont elle vend les produits, puis sur les marchés, à la rencontre des consommateurs. Elle crée un lien direct entre les uns et les autres. Pour ne rien gâcher, elle a aussi une boutique en ligne, attention, ses produits sont irrésistibles. En plus des produits d'artisans locaux, elle fabrique aussi une jolie gamme de confitures, de sirop et autres joyeusetés, toujours avec des produits locaux et de saison. Et puis elle déborde d'idées et de générosité. Si vous avez envie de suivre ses péripéties, elle est joliment active sur son blog et sur instagram.




Fricote

Prochain arrêt chez Fricote, une boutique gourmande à la Rue Marterey, on y trouve des ustensiles, de la déco, des magazines, des livres de cuisine et des produits gourmands, ceux de Chez Laurène côtoient les confitures et les épices d'Anne-Sophie Pic, oui, rien que ça. Marie, qui tient cette boutique, comme Laurène, font partie de ces entrepreneur(e)s qui ont lâché un job pépère pour réaliser leur rêve et créer le service de bouche qui leur manquait en tant que consommateurs/trices. J'ai toujours beaucoup d'admiration pour ces parcours de vie et comme la plupart du temps, l'envie de base est une envie de consommateur averti, le résultat est exceptionnel, cohérent, éthique, réfléchi et abouti.


Noz

Toujours à la Rue Marterey, en face, il y a Noz. Noz c'est MON chocolatier (je trouve ça hyper chic d'avoir un chocolatier, comme un boucher, un fromager et un glacier, beaucoup plus chic qu'un coiffeur, mais je dois être un peu folle je suppose). C'est @Invidiosa qui me l'a présenté et, la première fois que je l'ai rencontré en personne, il m'a fait goûter son Cigarinoz, un chocolat en forme de cigare, qu'il a aromatisé, pour reproduire la goût de fumée, avec un whisky single malt tourbé et du thé fumé (lapsang suchong). Un délice, mon chocolat favori, mais avec des saveurs si particulières qu'il ne plaît forcément pas à tout le monde. Et si c'était encore un gage de qualité ? Mais il ne fait pas que ça, ses truffes à l'anciennes (car roulées à la main) sont à se damner, ses griottes sont extraordinaires (et je n'aime pas ça normalement), sa ganache au cassis, sa pâte à tartiner tartinoz, ses orangettes, aaaaaaah.



Café des Artisans

On a terminé par un interview et par un burger au Café des Artisans. Le burger n'est pas à la carte régulière (qui change à chaque saison), mais ils en font régulièrement en proposition du jour. Et ce jour-là j'ai eu la très jolie surprise de la découvrir le Funambuline's Burger, la consécration. Ils y avaient glissé des légumes grillés, du caviar d'aubergine et de la viande d'agneau, délicieux. Il y a eu plus de 40 Funambuline's Burgers engloutis ce midi-là, j'étais fière comme un pou !
Au Café des Artisans, Amaya et Ignacio, qui sont frère et sœur, sont les maîtres des lieux. Même en plein coup de feu (et c'est toujours plein le midi et très très souvent le soir, pensez à réserver au 021 311 06 00) le service est souriant, aimable et patient. La carte est toujours peu fournie, mais les propositions du jour ne sont jamais les mêmes, et l'attention portée à tous les détails dénote d'une envie de faire plaisir à tous les niveaux sans jamais se prendre trop au sérieux. Des jolis vases chinés par Amaya toujours garnis de fleurs fraîches aux cocktails délirants toujours accompagnés de bonbons, des prospectus divers et variés concernant la vie culturelle lausannoise au café moulu minute (un des meilleur de la ville), de la jolie variété de bières et de limonades artisanales et locales à l'utilisation d'artistes locaux pour leurs cartes à chaque fois qu'ils en ont l'occasion, le Café des Artisans est généreux et pointu. Il est très vite devenu mon lieu préféré à Lausanne.


Voilà pour "mes" artisans du jour, j'espère que ça vous a donné envie d'aller leur rendre visite !
Je vous retrouve demain, après la diffusion de l'émission, pour vous détailler la séquence dégustation.

4 commentaires:

  1. Alors, on aime pas les commentaires pertinents ?

    Reste que l'huile des frites DOIT ETRE changée...

    C'est joli de faire blogueuse culinaire, mais l'hygiène, ca ne compte pas ??

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    1. Non, j'en ai juste marre que vous fassiez le même commentaire anonyme à chacun de mes billets. Votre fixette sur la couleur des frites me fatigue. Puis-je vous suggérer de baisser la saturation de votre écran ?

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  2. Ha, faut vraiment que je teste le Café des Artisans, et que j'aille faire un tour rue Marterey (je sens que ça va être ma perte...)

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  3. Et dire que j'ai jamais été chez Noz, snif !!

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