29/11/2022

Mon best of cinéma 2022


Quand je commence ces classements annuels, je vais regarder comment j'ai noté sur imdb dans l'année, et je ressors tout ce que j'ai noté à 7/10 ou plus. Les bonnes années cinéma, il y a tellement que c'est 8/10 ou plus. D'autres années c'est exhaustif. La récolte 2022 est très faible en quantité. Je suis tout à fait certaine de la première place de ce classement. Le genre de film que je vais revoir régulièrement toute ma vie. La suite est moins indélébile. 

Mais je me rends compte que mes critères et mes goûts changent. Si j'ai parlé régulièrement du Test Bechdel, je suis de plus en plus sensible à la représentation à l'écran de manière globale, ce qui m'a apporté un bénéfice nouveau auquel je ne m'attendais pas : je m'ennuie profondément devant des films de mecs (HSBC. Définition : homme straight blanc cisgenre). Comprenez faits par des HSBC, pour des HSBC, qu'avec des HSBC et éventuellement une femme en mode Schtroumpfette, avec des ressorts narratifs qu'on a déjà vu des milliers de fois dans le cinéma classique de HSBC. Vraiment, je m'ennuie. Montrez-moi une affiche avec 4 HSBC, et bam, je baille, pas envie de regarder, déjà vu. J'ai l'impression d'avoir passé plus de 35 ans de ma vie à regarder des films de HSBC avec quelques exceptions. Depuis quelques années, après beaucoup d'efforts pour diversifier mes piles à lire/regarder, maintenant c'est devenu un réflexe, et les films HSBC sont devenu l'exception. Ce qui me met en joie car la diversité des histoires et des points de vue est beaucoup plus intéressante dans ce que je regarde depuis que j'ai fait ce changement.

Tout ça pour dire que si, dans cette liste (de films sortis fin 2021 ou en 2022), il manque des blockbusters ou des chefs d'oeuvre que vous auriez adoré, merci de les mettre en commentaires car j'ai toujours envie de découvrir de nouvelles choses. Mais si ces films sont à base de mecs blancs qui font des trucs de mecs blancs (même si c'est dans un train japonais, quel gigantesque navet ce Bullet Train) sachez que ça risque de m'ennuyer profondément.

Je commence ce classement par mon top 5. Puis j'ajoute quelques films où j'ai pris beaucoup de plaisir, et deux-trois petits bonbons non indispensables mais qui peuvent remplir des soirées feel-good. J'espère que ça vous inspirera !


Everything Everywhere All at Once @A24


Everything Everywhere All at Once de Dan Kwan et Daniel Scheinert (2022)

Ce film est impossible à raconter. Essayons. C'est une famille qui a un petit commerce et un problème avec sa fiche d'imposition. Pour régler ce problème, la mère, EXTRAORDINAIRE Michelle Yeoh, et le père, Ke Huy Quan (qui était le nerd dans les Goonies et le petit garçon dans Indiana Jones), se rendent au service des impôts. C'est le PIRE pitch qui peut exister pour ce film. Mais c'est comme ça qu'il commence. Et après, ça part en vrille, en spirale, ça disjoncte, ça hallucine. Le plus simple est un inventaires de ce qu'on y trouve : des figures de combats au nunchaku mais avec un mini chien en laisse, des cailloux avec des yeux, beaucoup de googly eyes d'ailleurs, un plug anal qui est en fait un portail spatio-temporel, des arts martiaux, des mondes parallèles, un donut, une relation mère-fille aussi complexe que le film, de l'humour, un open-space champ de bataille, des doigts-saucisses, et surtout, surtout, des dizaines de versions de Michelle Yeoh. 

Elle n'a jamais été aussi parfaite depuis Crouching Tiger, Hidden Dragon. Cette femme est un trésor. Ce film est un trésor. 

Hilarant. Profond. Brillant. Stupide. Incompréhensible mais profond. Séduisant mais cheap. Bordélique mais extrêmement bien construit. Une merveille à regarder incrédule en s'autorisant des explosions de joie devant tant de tout, partout, en même temps. Certaines personnes vont croire que j'en fais trop, que je survends : vous avez tort. Mais qui sait, peut-être que ce film sera trop foutraque pour vous. Pour moi c'est un 10/10.

L'image qui ouvre cet article est un de mes fonds d'écran depuis environ 15 minutes après la fin du film, le temps de reprendre mon souffle. 




Prey ©20th Century Studios


Prey de Dan Trachtenberg (2022)

J'ai vu Predator quand il a été diffusé à la télé quelques mois après sa sortie au ciné. J'étais gamine, je me souviens vaguement du morphisme de la "bestiole" dans la nature, mais j'ai l'impression que je m'étais surtout ennuyée. Je n'ai jamais vraiment croché sur la suite de la franchise, j'ai vu le 2 un soir de désert programmesque de la télé, sans grand souvenir. Jamais vu les suivants. Jamais eu envie. Mais des gens dont je respecte beaucoup les avis ciné commençaient à dire partout que Prey était vraiment bien, je me suis laissée tenter. Quelle claque !

C'est en fait un prequel, qui se passe plusieurs siècles avant Schwarzie dans la jungle. On est en territoire Comanche, qui commence à être rétréci par les soldats colons anglais d'un côté et les trappeurs français de l'autre. Naru, jeune femme qui préfère la chasse aux activités du village, veut montrer à son frère qu'elle est aussi douée que lui et tombe sur cette créature. Toute la suite du film, comme pour les précédents de la franchise, consistera à la suivre jusqu'à ce qu'elle mette au point la stratégie qui lui permettra de protéger (ou non...) son peuple et son territoire. 

Soyons clair, ce film a un gros avantages sur les précédents. Déjà, les effets spéciaux on gagné plus de 30 ans de perfectionnement et de puissance informatique. Ensuite, on s'attend à de la pure force brute et à des gros guns de Schwarzie. Mais de Naru, on ne sait pas à quoi s'attendre, à part qu'on sait qu'elle est intelligente, qu'elle connaît son terrain, et qu'elle est une excellente chasseuse. Le suspense est à son comble, j'ai arrêté de respirer durant plusieurs séquences. Le travail du son y est probablement pour beaucoup car toute l'ambiance de la nature la rend vivante et très présente, elle peut être inquiétante et devenir un piège mortel, ou rassurante comme un abri, du camouflage. Et cette immersion sonore nous aide à être avec Naru, au plus près d'elle et de ses instincts, de terreur, de chasseuse, de pisteuses, mais aussi de ses réflexes et de son analyse du terrain.

Mais tous les départements sont bons dans ce film : le son, le casting, les images, les couleurs, le montage. Si vous avez envie d'un film d'action au suspense soutenu et aux scènes d'action sublimes, c'est Prey qu'il vous faut ! (Si vous avez envie de tenter le coup, il existe une version en Comanche, les puristes disent que c'est la mieux.)



Good Luck to You, Leo Grande ©Genesis Pictures


Good Luck to You, Leo Grande de Sophie Hyde (2022)

Emma Thompson incarne une prof qui vient d'arriver à la retraite, qui s'offre un prostitué pour tester des trucs car sa vie sexuelle jusqu'ici a été profondément ennuyeuse. Avec un tel pitch, je m'attendais à une petite comédie romantique sympathique. Vu que c'est Emma Thompson le scénario devait être bien sinon elle aurait refusé, je me suis laissée tenter. Et je suis tombée amoureuse. Pas des deux acteurs (quoi que, Daryl McCormack qui incarne Leo Grande fait très très bien son travail), mais de la réalisation. Un film entier dans une chambre d'hôtel, même Sofia Coppola qui avait les fesses de Scarlett Johansson et le flegme de Bill Murray n'a pas osé. Et pourtant ça marche. En gigantesque partie grâce au discours super positif sur les corps, l'âge, le sexe et tout le reste, et aux dialogues ciselés. Laissez-vous faire, ce sont des professionnels. Ce sera jouissif !

Pour les précédents, je vous ai mis une image, car moins vous voyez du film, plus vous y plongez vierge de toute sensation, mieux c'est. Pour celui-ci, la bande annonce s'impose car je sais combien le pitch n'est pas si sexy. Et pourtant.





Marcel the Shell with Shoes on ©A24


Marcel the Shell with Shoes on de Dean Fleischer-Camp (2022)

J'ai eu la flemme de voir ce film pendant des mois. Ça m'avait l'air d'être un essai super intello mais en animation. J'avais complètement tort. Ce n'est pas de l'animation, c'est filmé. Et le personnage principal, Marcel, le coquillage qui a des chaussures, et un personnage réel. Enfin, aussi réel qu'un coquillage qui a des chaussures peut être réel. C'est-à-dire beaucoup plus à la fin qu'au début du film. Marcel donc, habite dans un airbnb avec sa grand-mère. Un jour un réalisateur vient y loger quelques jours, découvre Marcel et décide de faire un documentaire sur lui, car Marcel a une très jolie et positive vision de la vie. Que l'on découvre pendant ce film. OFNI à la mignonnitude non niaise qui ne peut que faire du bien post 2020.

Un extrait juste pour le plaisir. Et parce que ce film est beaucoup plus mieux que ce qu'il n'y paraît au départ. Essayez. (Et après vous voudrez coller des googly eyes sur des coquillages, on y revient aux googly eyes, si vous voulez me faire un cadeau, offrez-moi des googly eyes.)






Nope ©Universal Pictures


Nope de Jordan Peele (2022)

Jordan Peele est devenu LE réalisateur de films d'épouvante. Après l'incroyable Get Out (qui reste son meilleur à ce jour) et le glaçant Us, cette fois-ci il nous propose, toujours dans l'épouvante, un western. Si j'ai choisi cette image d'illustration d'un des rares moments du film où on ne se situe pas dans la poussière du ranch à chevaux des frangins-frangines Haywood, c'est parce que la soeur, incarnée par l'explosive Keke Palmer, y raconte comment sa famille travaille pour le cinéma depuis ses débuts. Elle cite même une très jolie anecdote sur le fameux cheval de Muybridge que toute personne qui a étudié le cinéma connaît. Le réalisateur nous annonce donc un film de cinéphile. Mais au-delà des multiples clins d'oeil, c'est surtout un film sur le regard. Qu'est ce qu'on voit ou croit voir ? Qu'est-ce qu'on devine ? Est-ce qu'on peut croire ce que l'on voit ? Comment notre regard conditionne-t-il la réalité ? Et comme tout film sur le regard, la bande-son est exceptionnelle.

Bon, dit comme ça, on dirait un film super intello. Mais comme d'habitude avec Jordan Peele, on ne s'ennuie pas. C'est drôle. On frissonne et sursaute. Et on rit. Comme toujours aussi, il vaut mieux voir ce film sans jamais avoir vu d'extrait au préalable. Et en discuter ensuite uniquement avec des gens qui l'ont vu. (Mais moi, ce grand chapeau dans le ciel me fait hurler de rire. C'est dit.)



The Northman ©Focus Features


The Northman de Robert Eggers (2022)

Je commence cet article en vous disant que j'en ai marre des films de HSBC et je vous mets celui-là sur la liste. Est-ce incohérent ? Peut-être, mais c'est sublime. (Et les personnages de femmes sont top). Je n'ai pas l'impression d'avoir déjà vu un film viking à ce niveau. Quand la série Vikings est sortie on était tous comme des fous parce que c'était incroyable de voir enfin ce niveau de réalisation. Mais c'était de la télé, chaîne câblée, qui n'avait pas les moyens de faire exactement ce qu'elle voulait. Ici, ce film a les moyens. Et c'est sublime. L'histoire ? Franchement je m'en fous, une histoire de vengeance et d'égo, du déjà vu. Mais c'est tellement beau et bien réalisé que ça vaut quand même la peine de voir, et peut-être même revoir ce film. (Rien qu'en revoyant un extrait j'ai eu envie de m'y replonger.) 

Si vous aimez les mers grises et tempétueuses, si vous aimez les batailles où le sang est la seule tache de couleur car tout est gris trempé de pluie et de boue, si vous aimez les ambiances au coin du feu et les abdos d'Alexander Skarsgård, vous allez aimer ce film.




Shang-Chi and the Legends of the Ten Rings de Destin Daniel Creton (2022)

Je n'en ai rien, mais alors vraiment rien à carrer de Marvel-DC. Rien. Je tente de temps en temps et je m'ennuie sec. A de très très rares exceptions près. Black Panther en était une, j'ai adoré. En série, j'ai beaucoup aimé Ms Marvel, je vous en reparle dans mon best of séries 2022. Et puis il y a Shang-Chi. Quel pied ce truc !

Déjà, il y a le très beau et drôle Simu Liu (que je connaissais de l'hilarante série Kim's Convenience) et la merveilleuse Awkwafina en duo principal. Ensuite c'est hilarant. Enfin les scènes de combats sont ridicules, formidables et remplies d'arts martiaux plutôt que de super pouvoirs et ça les rend particulièrement jouissives. Entre la scène (ci-dessus) dans un bus à San Francisco avec gros hommage à Speed, une scène sur des échafaudages-bambous à Hong Kong et le combat final complètement halluciné avec un super dragon, c'est l'éclate. Mais clairement, si ce qu'il y avait entre ces combats n'était pas aussi drôle, très beau, absurde et tout simplement fun, j'aurais oublié ce film aussi vite que je l'avais vu. Sauf que je l'ai revu deux fois depuis. Et je prends toujours autant de plaisir. Aaaaaaah la courses poursuites dans la forêt de bambous, aaaaah le chien sans tête, aaaaaah le fait qu'il ait une amitié homme femme sans tentative de romantiser le bouzin. 

On dirait que pour que Marvel-DC sorte de son carcan chiant-déjà-vu-mille-fois il faut apparemment des protagonistes racisés. Soit. Je ne perdrai plus de temps avec le reste. Youpie. Et vive Shang-Chi.



Boiling Point ©Ascendent Films


Boiling Point de Philip Barantini (2021)

Contrairement aux films d'actions où ce que j'aime c'est l'humour, dans les films culinaires, ce que j'aime c'est l'action. J'exagère un peu pour le bon mot mais ce n'est pas si loin. J'aime voir les gestes justes, voir le stress qui monte. Ce film est un plan séquence, lors d'un service du soir, dans un restaurant londonien. C'est déjà exceptionnel au niveau technique de cinéma. Ce l'est d'autant plus que la logique en cuisine et en salle est respectée. De l'ambiance aux découpes, du jargon aux hiérarchies, c'est une plongée tête la première dans une casserole d'eau bouillante. Magistral. Stressant. Impressionnant.

Ce film tiendrait le haut de mon classement... si la série The Bear, qui fait le même exercice mais en mieux n'était pas sortie cet été. Je vous en reparle dans mon article sur les séries. Mais si vous aimez la cuisine et le cinéma, la restauration et la technique, voyez Boiling Point, qui porte terriblement bien son nom.



Portrait de la Jeune Fille en Feu ©Céline Sciamma


Portrait de la Jeune Fille en Feu de Céline Sciamma (2019)

Ce film est classé ici car il est de 2019, mais je ne l'avais pas vu avant cette année. Et il est ce que j'ai vu de mieux cette année. (Avec Everything Everywhere All at Once.) Encore une fois, tant d'éloges, une réputation de film intello, j'ai eu la flemme. Et puis j'ai enfin pris le temps. Et je n'ai pas décollé les yeux de l'écran. 

Quelle réalisation extraordinaire ! Ces paysages, ces visages, ces lumières, ces décors, ces cadrages. Quel casting et quelles puissances dans toutes les prestations à l'écran. Comme un film peut-il être aussi réaliste et parfois fantasmagorique à la fois ? Comme une telle douceur peut-être être dans le même film qu'autant de passion et de souffrance ?

Quelles interprétations dingues ! Des deux actrices principales bien sûr, la peintre qui vient faire le portrait et la presque captive qui se dévoile, mais aussi des personnages secondaires. Quelle subtilité. Quelle force. Quelle beauté. Quelle intensité.

Du très très très très grand cinéma. Un classique. Un chef d'oeuvre. 10/10.



She Said de Maria Schrader (2022)

J'ai vu ce film après avoir écrit ce billet best of 2022, mais je ne pouvais pas ne pas l'ajouter. Voici ma critique complète.


Des gourmandises en bonus


Turning Red de Domee Shi (2022)

Meiling, 13 ans, qui vit à Toronto au début des années 2000 n'ose pas dire à ses parents qu'elle est fan d'un groupe de boysband car à part ça elle est la parfaite fille sino-canadienne : des bonnes notes, elle aide ses parents dans le temple dont ils s'occupent, elle fait le ménage, parfaite. Mais quand arrive la puberté, à chaque sentiment fort elle commence à se transformer en panda roux géant. Comment va-t-elle concilier son envie d'être parfaite pour ses parents, sa passion pour son groupe préféré qu'elle partage avec ces copines et cet encombrant panda qui apparaît à chaque fois qu'elle est stressée ?

C'est TRO-MI-GNON. Si on m'avait dit ado qu'un jour Disney traiterait de la puberté je ne l'aurais pas cru. J'ai adoré Meiling et ses copines. La musique (écrite par Billie Eilish et son frère Finneas) m'est restée beaucoup trop longtemps en tête, il faut que j'arrête cette phrase avant qu'elle revienne s'y loger, vite, regardez ce bonbon, aaaaah trop tard. 

You're never not on my mind, oh my, oh my.


 

Encanto de Jared Bush, Byron Howard et Charise Castro Smith (2021) 

Pareil, si on m'avait dit que Disney allait faire un film sur une famille magique colombienne, je ne l'aurais pas cru. J'ai pris beaucoup de plaisir. C'est beau, entrainant, respectueux de la culture et un très joli moment à passer qui explique au passage que les secrets familiaux risquent de faire s'effondrer leur équilibre. Comme ça, juste en passant. Mais ne parlons pas de Bruno.



Fire Island de Andrew Ahn (2022)

Un groupe de potes se rend sur Fire Island, la mythique île de l'État de New York qui habite une gigantesque communauté gay chaque année. Et l'un d'entre eux va tomber amoureux. Et C'EST VRAIMENT TRÈS TRÈS CHOU. Et j'ai pleuré comme devant une comédie romantique des années 90 quand j'étais ado. Et j'adore ça. Et j'en veux encore plein. Et c'est délicieux que ce ne soit pas deux gamins blancs hérétos riches, mais des hommes gay asiatiques pour changer. Bref, un joli bonbon feel good, super touchant, et une jolie rencontre comme on veut en voir plein sur grand écran.

Dans le même genre (comédie romantique gay new york) en 2022, vous avez aussi Bros, qui est sympa mais un peu en dessous et UnCoupled en format série avec Neil Patrick Harris, un peu longuet mais choupi.


Meet cute de Alex Lehman (2022) 

Largement dispensable mais dans la veine des films où un premier rendez-vous est répété à l'infini, comme Groundhog day (1993) que tout le monde connait ou Palm Springs (2020) qui part en vrille, cette comédie romantique se permet une noirceur et un discours sur la santé mental inédit. J'ai été prise en surprise pas une sincère émotion que je n'attendais ni de ce format, ni de ces deux acteurs (Kaley Cuoco et Pete Davidson). Si vous cherchez une comédie romantique non niaise, laissez-vous tenter.
TW : dépression, pensées suicidaires


5 commentaires:

  1. Je note Meet cute et Marcel le coquillage. Everything était beaucoup trop foutraque pour moi, ouaip, et j'ai bien aimé les deux Disney (Encanto davantage que l'autre, alors que j'aurais juré l'inverse) mais sans plus - je crois que je suis maintenant un peu trop vieille dans ma tête pour ce genre de divertissement.

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  2. Ta liste ne correspondra pas à la mienne.... parce que je n'ai pas vu les 2/3 des films, et je n'aurai pas l'occasion de rattraper ça en décembre (mais du coup ça me fait plein d'idées). J'ai beaucoup aimé "Everything..." mais j'ai eu du mal avec quelques longueurs (par contrer pleurer de rire au cinéma, ça c'est fait). Après avoir vu " The Northman", je lui avais mis un 3/5 mais le film n'est jamais sorti de mon esprit, ce qui veut dire qu'il mérite plus - il rejoindra certainement mon top 5. "Boiling Point", j'ai été déçue, j'ai préféré "The Bear". Quant à "C'mon c'mon" que je te proposais par Instagram, je voulais rajouter que oui, c'est un film à propos d'un homme blanc, mais c'est aussi toute une réflexion en filigrane sur la charge mentale des mères.
    Quant au "Portrait", je suis totalement d'accord avec toi, c'est juste superbe, et pourtant je ne suis pas très films français (as-tu vu "Les Olympiades" ?).

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    1. Je regarderai C'mon c'mon grâce à toi, et j'ajoute Les Olympiades à ma liste, merci !

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  3. Je note, je note...Car à part "Portrait de la jeune fille en feu", je n'ai rien vu. C'est ça d'habiter dans une ville qui ne diffuse que des VF, à part dans le petit ciné indépendant (ce qui est génial, hein! mais quand tu veux voir un gros film, tant pis pour toi). Quelques coup de cœur vus cette année en vrac: -"Fire of Love", un docu sur des volcanologues vu par hasard pour occuper le temps dans un petit ciné indépendant de Barcelone. Je les connaissais pas, je ne suis pas passionnée de volcans, mais j'ai kiffé. "Lamb", un film fantastique très très étrange (faut être ouvert d'esprit...) en Islande (<3) avec Noomi Rapace. "Rien à foutre", mi-portrait de la désillusion des jeunes (pas dans le jugement, mais dans l'empathie), mi-critique de l'aviation low cost. Franchement intéressant. "Coupez!", c'est sanglant, drôle, absurde et avec un travail de montage de malade. J'ai adoré même si j'aime pas Romain Duris. "Hive", classique, mais très touchant de voir des femmes qui s'émancipent par la cuisine et la commercialisation de leur travail. Sinon, un film japonais, pas une sortie récente, mais qui m'a beaucoup touché: "Une affaire de famille".

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    1. "Fire of love" <3 <3 <3 (ce sera dans mon top 3 des documentaires, c'est certain !)

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