lundi 23 mai 2011

Leçon de #LTnavet avec Wolfhound


Une de mes activités favorites sur twitter c'est le #LTnavet,  c'est-à-dire commenter un film, que j'estime être un potentiel navet mythique (selon cette définition) qui passe à la TV à ce moment-là (d'où LT = live tweet). Comme les personnes qui me lisent ici et celles qui me lisent sur twitter ne sont pas les mêmes, à quelques exceptions près (pardon pour elles de vous faire subir ça deux fois...), je me suis dit que ça vous amuserait peut-être. Ce billet va donc être un peu étrange, parce que vous allez devoir le lire en partie de bas en haut... à la manière d'une TL (= timeline).

Je vous présente donc Wolfhound (Nikolay Lebadev, Russie, 2007), une super production russe, légèrement fantastique. Comment je sais qu'un film va être un navet à l'avance ? Plusieurs indices... mais quand je lis un "plot resume" d'IMDB de cette sorte :

He was doomed to die, but managed to survive, and now his mission is to revenge for the annihilation of his tribe. He is the great warrior who calls himself Volkodav, and is the last man from the tribe of Serie Psi (Grey Hounds). After escaping certain death, Volkodaw (accompanied by Neletuchaya Mysh) is on a mission to kill Ludoed who is responsible to what happened to Serie Psi.

et qu'en plus l'affiche ressemble à :


Je n'ai plus aucun doute face au potentiel du navet quand il y a en plus des références à des films "cultes" sensées convaincre d'acheter de voir :


Et ce film a tenu toutes ses promesses, c'est une merveille dans le genre. A partir de la fin de ce paragraphe, je vous laisse aller tout en bas de ce billet, afin de suivre de #LTnavet dans son ordre d'apparence, de bas en haut, un genre de minute par minute des absurdités narratives, des clichés visuels et/ou techniques et de critiques et commentaires plus ou moins éclairés et/ou particulièrement de mauvaise foi.

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Voilà, vous êtes de retour du LT, sinon, petit padawan (oui, moi aussi j'ai le droit de faire des références), tu n'as pas suivi mes instructions et tu redescends, allez, allez. Voilà, cette fois-ci, vous avez tous lu ce #LTnavet et j'espère vous avoir donné envie de me suivre dans cet exercice (et à certain(e)s réticent(e)s à twitter de s'y intéresser de plus près). Critiquer un navet est très amusant et devient carrément jouissif quand on s'y met à plusieurs ! Ces soirées tv, chacun sur son canapé chez soi, mais à délirer à plusieurs sur la même chose m'amusent énormément.

Et sachez que je ne suis prolixe qu'avec les navets, quand je vois un film, je ne pipe mot, sauf s'il est trop mauvais...

A bientôt pour un prochain navet !

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Il FAUT que vous voyez ce film.  est le navet utlime (comme son sous-titre le supposais "le guerrier ultime").
"Wolfhound, tu as contredit la prophétie, tu t'es forgé ton propre destin." Et la chauve-souris s'en va dans le soleil couchant. 
Et hop, un flou Hamilton pour la "presque fin" (je soupçonne le sursaut de dernière minute). 
"Regardez, les portes célestes se sont ouvertes." Je mens pas, texto. Référence visuelle à Moïse en plus. wahou. 
Mandieu que c'est mauvais. Epiquement mauvais. Mythiquement mauvais. Hop, résurrection du héros. 
La caméra qui tourne autour de la scène en plongé extrême c'est interdit les gars. IN-TER-DIT. 
"Donnez-moi de la chaleur, plus de chaleur." Et hop, il reste un fond de poussière magique. 
Oh, un hommage à Star Wars, manquait plus que ça. 
Mais genre depuis 8 minutes. C'est encore pire qu'un happy end (qui viendra sûrement après). 
La musique à suspense monte, le méchant est mort (je crois), les effets spéciaux (nazes) sont impressionnants. Ça sent la fin. 
Mais du coup elle (la BO) est particulièrement adaptée au film. Tout est cohérent. 
Oh, une pâle copie de Enya, il manquait plus que ça, rarement entendu une BO aussi nulle. 
"cette chanson raconte son histoire" hop, re-flashback incompréhensible très désaturé et regards dans le vide. Un genre de refrain en somme.
Ouais, alors la fumée toute pourrie qui avale les gens, même Loisel a fait mieux dans Peter Pan.   
Le soutien-gorge rembourré sous la robe de bure genre Moyen-Âge c'est... euh... conceptuel. 
La Russie ça le fait comme décor moyen-âgeux/fantasy, pas besoin d'aller jusqu'en Nouvelle Zélande. Que Peter Jackson le sache. 
N'empêche, les costumes sont géniaux (à part les perruques). En particulier les armures improbables.  
Je vous annonce, solennellement, que le navet russe à gros budget est aussi jouissif que le navet hollywoodien. Bravo les gars. 
Mais si à chaque fois que le héros est blessé son accolyte aveugle/médium le soigne, on en finira JAMAIS, c'est trop facile. 
Comme le film est incompréhensible, toutes les 10' il y a un petits résumé sous forme de flashback. Du jamais vu. 
"Morana la mort" *musique à suspense*, voilà, on a trouvé la méchante ultime, je me réjouis.  
Le plus frappant dans les films d'action/aventure/fantasy ces 10 dernières années c'est la désaturation. POURQUOI ?
"En l'absence de ton père qui est mon oncle, je décide..." euh, comment te dire mon gars... 
Je rectifie encore pour les trucages, on dirait The Holy Grail, mais toujours pas lol. 
5' de film, le héros (et sa chauve-souris domestique) a déjà rencontré son héroïne (faible et gémissante). On pourrait faire un court non ?
Un film de 2007 dont certains trucages ressemblent à L'Histoire sans fin, c'est mauvais signe. 
Les cris de chute doublés c'est toujours particulièrement savoureux.
mouahahaha et perruques mal ajustées, ça va être épique 

ça commence bien, dialogues miteux, décors sublimes  

2 commentaires:

  1. Oulah, quelle agressivité ! C'est la deuxième critique de toi que je lis (je peux te tutoyer, oui ?) et... bon bref on s'en fout. Comme toi j'étais ultra-sceptique au départ même si je me contrefous des affiches qui ne sont que l'incarnation marketing d'un film. J'étais curieux de voir à quel point pouvait être mauvais un plagiat russe de Conan le Barbare. (Ben oui, le plot que tu cites, c'est juste la storytline du film qui a fait connaître Schwartzie). Et j'avoue que oui, dans toute la première partie du film, j'ai émis un nombre de "oulah" assez important. Pourtant, en parallèle, j'ai vu se mettre en place un univers sobre et cru complètement étranger à Hollywood qui évoquent le cinéma britannique, des plans paysages et des lenteurs décalées qui fleurent bon la Scandinavie et des séquences triviales et humaines qui m'évoquent les films chinois et japonais. Eh ben ouais, la Russie est au milieu de tout ça, donc ça fait sens. Et j'ai fini sur une bonne impression, même si pour cela il faut, oui, aimer la fantasy (les contes, quoi), adoucir son esprit critique, l'asianiser, sauf que dans ton cas, ça ressemble plus à une acidité hypernerveuse. je me demande bien quel genre de film tu aimes, (ou tu aimais à l'époque, le billet ne datant pas d'hier.) Voilà voilà.

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    1. Le but du billet est donc de live twitter un film. Qui, en l'occurrence, est un abominable navet.

      Si tu veux lire d'autres critiques, positives ou négatives, le tag "films" est fait pour ça.

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