08/03/2010

Wallander


Wallander - Sidetracked (Philip Martin - BBC, GB - Suède, 2008)

Wallander est flic, dans une ambiance de polar nordique, incarnée par mon très très très cher Kenneth Branagh -depuis la première fois que je l’ai vu, j’ai développé une jalousie folle pour Emma Thomson- et mis en images avec des lumières et décors naturels un peu glauques, très intenses. Tous ces éléments me passionnent et fonctionnent extrêmement bien ensemble. Quelques longueurs par contre. Mais je remets le couvert dès que je trouve l'épisode 2. Oui, parce que c'est une série en fait, dont je n’ai vu que le premier épisode, mais il dure plus d'1 heure 30 et est traité de manière cinématographique. Mais peut-être que les maniaques du rangement m'en voudront de le classer dans "films" et non dans "séries". Désolée pour ceux/lles que ça chatouille, mais finalement, avec des perles comme Mad Men et Wallander les frontières s'amenuisent. Toutefois je ne sais pas si je suis catastrophée pour l'avenir du grand écran ou réjouie de la qualité montante du petit ?

EDIT : arte a acheté la série. Yeepee. D'ailleurs je dois dire que je suis de plus en plus souvent devant arte depuis quelques mois, et sans me forcer. Leur programmation est vraiment impressionnante tant au niveau cinéma, tant pour la fiction que le documentaire d'ailleurs. Et là, une série et pas des moindre. Bravo !

Clerks


Clerks (Kevin Smith, usa, 1994)

Merci à Rose de m’avoir fait découvrir ce film dont je me suis régalée. Les dialogues entre les nombreux protagonistes sont hilarants et loufoques, mais régulièrement beaucoup plus profonds qu’il n’y paraît. Contrairement à Rose, je situerais ce film entre Smoke (Wayne Wang, usa, 1995) -écrit par Paul Auster- qui se passe également dans une épicerie-drugstore de quartier, et partage le côté peinture réaliste du quotidien, et Dogma (Kevin Smith, usa, 1999) -où Dieu est une très belle femme- pour le côté moins loufoque au fond qu’il n’y paraît au premier abord et pour les personnages de paumés magnifiques et qui est, accessoirement, mon premier coup de cœur pour Matt Damon. Films que je vous recommande vivement par ailleurs.

Dans Clerks et Dogma on retrouve un duo un peu particulier : Jay & Silent Bob… et j’ai appris –vive IMDB- que Silent Bob EST Kevin Smith, je n’en reviens pas !

Un détail encore, j'adore les films intemporels, et ici, à part l’absence de téléphones portables, ce film pourrait dater de 2005 ou de 1975. Il serait un piège parfait pour les étudiants en cinéma qui doivent définir l'époque et le lieu de réalisation d'un film "en aveugle" -c'est-à-dire à partir d'un extrait pris au milieu d'un film sans autre précision-, exercice qui m'a énormément amusé à l'uni.

IP5, l'île aux pachydermes

IP5, l'île aux pachydermes (Jean-Jacques Beineix, fr, 1992)

Dernier film avec Yves Montand où il est absolument bouleversant. Ses deux acolytes, paumés charmants, sont parfaits également. Ce road movie est un OVNI dont le synopsis n’a aucun intérêt mais dont la poésie est indéniable. Un des plus grands films de Beineix, pour ma part mon favori.

La lumière et les décors naturels magnifient la présence de Montand qui se dévoile de manière désarmante. Son corps vieillissant, en slip gris, marchant sur l’eau est extraordinairement émouvant.

Sherlock Holmes


Sherlock Holmes (Guy Richie, gb, 2009)

Pfffffff. 
M'enfin bon, Guy Richie quoi, quelle idée d'aller voir un film de Guy Richie ! Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même et oublier que j'ai vu cette daube. Ou plutôt non : ne PAS oublier afin de ne PAS me l'infliger à nouveau !

Un commentaire un peu plus concret ? 
Si vous aimez le personnage de Holmes : n'y allez pas. 
Si vous aimez un tant soit peu de subtilité dans un scenario : n'y allez pas. 
Si vous aimez les dialogues drôles et un rythme enlevé : non, pas non plus.

Evidemment consacré navet du mois !

I love you Philipp Morris


I love you Philipp Morris (Genn Ficarra & John Frequa, usa, 2009)

Une bande-annonce hyper alléchante qui me faisait attendre une comédie loufoque dédramatisant les coming out tardifs et un film qui m’a finalement déçu. Les deux acteurs principaux, Ewan McGregor et Jim Carrey, sont parfaits et quelques dialogues m’ont vraiment fait rire, mais le rythme enlevé du premier quart d’heure laisse vite la place à des longueurs -voire devient carrément chiant (!)- et le côté soi-disant « transgressif » à des clichés énormes qui me poussent à penser que la communauté gay pourrait être choquée voire même se sentir insultée et que ce serait compréhensible. Quant à la pirouette scénaristique à propos du SIDA –que ce soit une histoire vraie ou non n’empêche rien-, elle m’a vraiment posé problème. Je ne suis pas du tout contre parler de sujets graves sur un mode humoristique ou au 15e degré, mais là ce n’est pas le cas, c’est juste un genre d’alibi.

06/03/2010

Mavala VS Astor


Le problème, quand on a beaucoup de vernis, c'est qu'il arrive d'oublier que cette couleur là, en fait, je l'ai déjà, ou presque. Bon, passons sur le fait que dans mon über-snobisme je n'ai pas commandé le 505-particulière que toutes ont sur les ongles mais le Over the Taupe de O.P.I. qui est sa réplique exacte (pour 3 fois moins cher et de bien meilleure qualité)... mais qu'en fait You don't know Jacques c'est kif kif en juste un peu plus foncé... et que je l'ai en brillant et en mat. Oui, bon, passons j'avais dit.

En testant, ce Astor que j'avais trouvé vraiment intéressant, j'ai eu envie d'aller guigner d'autres teintes et je me suis offert ce mauve, intitulé Purple Dreams (216).



Très joli, quoiqu'un peu trop clair à mon goût, plus clair sur les ongles que dans la bouteille, mais j'aime bien le côté un peu métallique du truc. Par contre, métallique -légèrement- implique trace de pinceaux, légères certes, mais traces quand même et j'aime pô les traces.



Sauf qu'en fait c'est pas grave... parce que si j'ai envie de mauve... il me suffit de porter Glasgow de Mavala, qui est pratiquement similaire... en plus joli car il ne marque pas DU TOUT les coups de pinceau.


Je crois qu'il faut que j'aille consulter les vernis-oliques anonymes. Et encore, vous ne savez pas tout, là, mes petits doigts boudinés -n'est-ce pas sali- tapent ce post avec un vernis turquoise -que je vous présenterai probablement bientôt. Je crois que les vapeurs de vernis et de dissolvants ont définitivement atteints mon cerveau.

04/03/2010

Pièces importantes et effets personnels ... de Leanne Shapton



Pièces importantes et effets personnels de la collection Lenore Doolan et Harold Morris, comprenant livres, prêt-à-porter, Maison de vente Strachan & Quinn, 14 février 2009, 10h et 14h, heure de New York. (Leanne Shapton, usa, 2009)
Cet ouvrage étonnant raconte une histoire d’amour, de la rencontre à la rupture, sous la forme d’un catalogue d’une vente aux enchères –imaginaires- des objets du couple. Ustensiles de cuisine, vêtements, photos, lettres, cartes postales, cartons d’invitations, tickets et programmes de spectacles, mails, petits billets, chaussures, chapeaux, trousses de toilette, parapluies, livres, … chaque article ou lot est décrit en détails et ce sont ces détails qui racontent. Un récit qui prend une forme impressionniste, forcément, où chaque petite touche apporte de la couleur, du goût à la relation et nous la rend palpable, vivante, réelle.
Le procédé m’a énormément plu et touché, mais si je vous précise qu’elle est critique culinaire –métier faisant partie de mon top ten de job de rêve- qu’il est photographe –comme mon Homme donc- et voyage beaucoup et qu’ils n’habitent pas ensemble et qu’elle utilise des vernis O.P.I., vous comprendrez peut-être le fait que je vous avoue m’y être particulièrement retrouvée. C’est toujours agréable de s’identifier mais toujours troublant de s’y retrouver au point de devoir lâcher le livre parce que le questionnement posé sur soi est trop fort pour être ignoré.

Un grand moment de lecture où la forme et le fond s’interrogent et se complexifient l’une l’autre que je vous recommande vivement et je ne suis pas la seule. Il me semble amusant toutefois que certains critiques –l’ayant peut-être parcouru trop vite- ne se sont pas rendu compte que c’était un livre d’auteur, un livre concept certes, mais une fiction et non une vraie collection d’objets qu’un vrai couple aurait compilé lors après sa rupture. C’est dommage, car il me semble qu’ils sont ainsi passé à côté de la maestria du procédé narratif de Leanne Shapton, que je vais suivre avec beaucoup d’intérêt, comme d’autres.



Les losers d'Hollywood de Daniel Depp




Les loosers d’Hollywood (Daniel Depp, usa, 2009)

Débarrassons-nous de suite : oui, Daniel Depp est le demi-frère de l’autre Depp. Ça, c’est fait et ça n’a aucun intérêt par rapport au roman, à part peut-être le fait qu’on navigue dans les eaux troubles de l’industrie hollywoodienne et que la connaissance de ce milieu qu’a l’auteur est encore plus justifiée. Le héros est un ancien cascadeur devenu détective privé qui va démêler le chantage auquel est soumis un acteur bientôt bankable avec élégance et un sens de la répartie imparable.
Ce n’est pas le meilleur polar que j’aie lu mais le rythme est bon, le personnage principal donne envie de le retrouver, et malgré les autres personnages un peu caricaturaux et peu creusés, les dialogues savoureux donnent un goût de reviens-y.
Et c’est une bonne occasion de me pousser à faire ma sélection de romans à propos du cinéma. Bientôt.

Julie & Julia de Julie Powell



Julie & Julia, My Year of Cooking Dangerously (Julie Powell, usa, 2005)

Julia est une presque trentenaire new yorkaise heureuse en ménage et s’ennuyant au travail. Elle décide sur un coup de tête, suite à un compliment sur sa cuisine, de réaliser en un an toutes les recettes du fameux –aux zuèss- livre sur la cuisine française écrit par Julia Child et de raconter ce projet dans un blog. Ce blog est devenu un livre. Ce livre est devenu un film que je me réjouis de voir, mais je voulais lire ce livre avant.

J’ai dû m’accrocher à la lecture car j’avais décidé de continuer sur mes bonnes intentions de lire en V.O. et la langue de Julie est riche, même si familière, et des nombreuses descriptions de réalisations culinaires m’ont partiellement échapées. Mais malgré cette difficulté, j’ai pris un énorme plaisir à déguster l’humour corrosif de l’auteure, sa mauvaise foi récurrente assumée et son grand talent pour mélanger des anecdotes apparemment sans lien aucun. Le côté journal intime, qui n’est pas forcément mon truc en littérature, m’a rendu Julie extrêmement attachante et je n’ai qu’une envie : relire quelque chose de sa plume… ou devrait-on dire plus logiquement dans son cas, de son clavier.

Un extrait pour le plaisir... to blog or not to blog...


"On January 1, 1660, a young government worker in London started a diary. He wrote about going to church, where the preacher was saying something or other about circumcision, and about lunch afterward; he mentionned that his wife burned her hand while heating up turkey leftovers.
For the next time nine years this guy wrote
every single day. He withnessed the Great Fire of London and some disappointingly overdone roasts. He went to hundreds of plays, vowed to quit drinking then changed his mind. He ate a lot - no matter the precarious state of the union, a barrel of oysters was always appreciated - and worked a lot, and fondled whatever girls would deign to allow it. And he wrote about all of it - honestly, self-indugently. He was often entertaining, often mind-bogglingly boring, every now and then ablaze with life - the Sid Vicious of seventeenth-century diarists. And the, on May 31, 1669, he just stopped.
Some bloggers might say that Samuel Pepys was sort of proto-blogger, but we're not a terribly measured lot, so I don't know that I'd listen to us if I were you. Sure, Pepys obsessively chronicled his interior-decorating ups and downs ant the time he masturbated in the water taxi. Sure, he wrote in his pyjamas. But although he carefully saved his diary, volumes and volumes of it, for the rest of his life, he never showed it to a single soul. Today, when we blog about our weight-loss problems and our knitting and our opinion of the president's IQ level, we do it on the blithe assumption that someone give a shit - even though there's a guy stuck in Baghdad who blogs, and a Washington DC staff assistant who gets paid by Republican appointees for sex who blogs, and our own jottings must all be dredfully dull by comparision. Nowadays anyone with a crap laptop and Internet access can sound their barbaric yawp, whatever it may be. But the surprise is that for every personn who's got something to say, it seems there are at least a few people who are interested. some of them aren't even related.
What I think is that Sam Pepys wrote down all the details of his life for nine years because the very act of writing them down made them important, or at least singular. Overseeing the painters doing his upstairs room was rather dull, but writing about it made overseeing the painterns doing his upstairs rooms at least
seem interesting. Threatening to kill his wife's dog for pissing on the new rug might have made him feel a bit sheepish and mean, but write it down and you have a hilarious domestic anecdote for the centuries. Imagine if he'd had, say, a safely anonymous pamphlet cranked out on a press and passed around on the streets of London. Wouldn't he have enjoyed occasionally overhearing some fellow in a tavern recounting to general hilarity Pepys's own yarn about the king's spaniel shitting ont the royal barge?
There's a dangerous, confessional thrill to opening up your eminently fascinating life and brain to the world at large, ang the Internet makes it all so much faster and more breathless and exciting. But I wonder - would we still have Sam's jack-off stories, the records of his marital spats, if he'd been a blogger rather than a diarist? It's one thing to chronicle your sexual and social missteps to satisfy your private masochistic urges, but sharing them with the world at large? Surely there are some limits, aren't there?"


Ce livre a directement atterri dans ma sélection de romans culinaires, où l'on trouvera aussi, dès que j'ai le courage de m'y mettre, mes sélections de romans autour du monde du cinéma et de films autour de la cuisine. D'ailleurs, si vous en avez pour alimenter ma PAL, c'est volontiers !

02/03/2010

Spiced chocolate



Le quad Spiced Chocolate est le meilleur achat M.A.C. que j'ai fait, il comportait 4 fards, que j'utilise tous régulièrement, mais jusqu'ici, je n'avais utilisé Spiced Chocolate qu'en outer V ou en banane et je voulais le tenter en halo monochrome. C'est tout simple, rien d'autre que du Spiced Chocolate et j'aime beaucoup, ce fard est vraiment parfait et très flatteur, quelque soit la couleur de vos pupilles. J'espère que M.A.C. le rééditera !