Si vous avez identifiées toutes les séries dont je parle dans mon titre : bravo, vous êtes aussi accros que moi. Si ce n'est pas le cas, je vais tenter de vous guider dans la jungle impitoyable des diffusions de ces derniers mois. Nous en étions restés à la rentrée de l'automne 2013, ça fait loin, ça va être un peu long, mais il y a du très très bon. Du coup on va classer par thème : ce qu'il fallait absolument voir ces derniers mois, les drôles, les dramatiques, les humaines... et le reste.
Si les 26 séries dont je vous parle ci-dessous ne vous suffisent pas, vous pouvez aussi consulter ma page sur les séries que je vous recommande. Dernière info pratique avant de plonger dans le grand bain, voici mon profil sur betaserie, vous pouvez y suivre au fur et à mesure ce que j'ai vu et comment j'ai noté les épisodes. Toutes les séries ci-dessous ont un lien direct vers betaserie, vous pouvez donc ajouter la série dans votre agenda en deux clics, on va faire comme ça dorénavant d'accord ?
Hop, plongeoir -> yeux de McConaughey.
True Detective (saison 1)
Je n'ai pas écrit sur cette série car tout le monde a écrit sur cette série, c'était partout, c'était mérité, c'était phénoménal, parmi ce que la télé a produit de meilleur de toute son histoire. A voir et à revoir pour saisir la beauté de la réalisation, du montage, des arcs narratifs. La différence entre la télévision et le cinéma n'est plus une question de qualité artistique, True Detective (comme Top of the Lake, Utopia ou Hannibal ci-dessous) en sont autant de témoignages. Les pronostics vont bon train sur le casting de la saison 2 qui se passera "dans une Californie que l'on ne voit jamais", je me réjouis.Fargo (saison 1)
Adapter un long-métrage en série, ça promettait d'être casse-gueule. Au final ce n'est pas l'adaptation du long-métrage des frères Coen, et tant mieux, c'est un hommage à son ambiance, et c'est très réussi. En grande partie grâce au casting fabuleux : Martin Freeman (en loser, lâche, mesquin, mais finalement attachant), Adam Goldberg (en homme de main cruel et tordu), Billy Bob Thornton (sublime psychopathe, performance à la hauteur de Javier Bardem dans No Country for Old Men, avec également une coupe de cheveux à ne pas reproduire chez vous) et Molly Solverson, l'inconnue du lot, qui est géniale en flic plus intelligente et capable que ce que son débile de chef ne veut bien croire. Vous mélangez tout ça, vous ajoutez beaucoup de neige, des diners pourris, des maisons sombres et pleines de lambris et vous avez 10 épisodes palpitants, dont le niveau de glauque atteint facilement l'échelle de Twin Peaks, et qui donnent envie d'en revoir 10 de plus. Le sourire final est un des plus délicieux et inattendu de la saison. Ne ratez pas cette gourmandise. La saison 2 se passera dans la même ambiance, mais avec d'autres personnages et un autre casting, comme pour True Detective, on se réjouit.
Hannibal (saison 2)
La première saison m'avait intriguée plus que fascinée, c'était déjà très beau, et les personnages étaient tous là, épaississant à chaque épisode. Permettant à cette saison 2 à couper le souffle de prendre son envol. Depuis Utopia, c'est ce que j'ai vu de plus beau, esthétiquement parlant. C'est glauque à souhait, mais ça, on s'y attendait rien qu'avec le titre. Les scènes culinaires sont extraordinaires, les mises en scènes des meurtres également, on finit par tout trouver beau. Et l'extrême beauté de la violence, liée à la lenteur du rythme remue forcément. D'autant que la réalisation n'hésite pas à multiplier les gros plans, parfois inattendus, et les ralentis glaçant pour mieux apprécier l'esthétique du sang. Cœurs sensibles s'abstenir ! J'ai pris un énorme plaisir à voir le déroulement de cette saison, même si, dès le premier épisode, la scène finale est dévoilée, et donc attendue et mise patiemment en place pendant toute la saison. Un bémol toutefois, l'extrême esthétisation se regarde parfois le nombril et il y a des séquences, à chaque épisode, ou la multiplication des plans, très très beaux mais inutiles, m'a sortie du rythme de la série, pour n'y voir plus que la construction graphique des plans. Contrairement à Utopia où l'esthétisme total nous ramène dans le cœur de l'enjeu dramatique, ici j'ai fini par voir la beauté du sang en perdant tout frisson. Mais c'est tellement beau que je reverrais ces deux saisons avec plaisir pour en saisit totalement les arcs narratifs. Vivement la saison 3, qui promet d'être très différente, j'ai encore faim.
















