jeudi 13 février 2014

Kulechov, Matthew McConaughey et le Hot Kinescope

La fameuse scène des escaliers du Cuirassé Potemkine

Ce qu'il y a de plus spécifique à l'art cinématographique ? Le montage.

Je suis tombée sur une mine d'or de courtes (moins d'un quart d'heure) vidéos qui expliquent l'histoire du montage, je ne peux résister à vous en faire profiter. 

De la naissance du montage et de la continuité

La théorisation du montage par les Russes


Ces vidéos prennent évidemment des raccourcis, il serait impossible de raconter 3 décennies de l'Histoire du cinéma sans le faire, mais elles racontent très intelligemment, avec d'excellents exemples et des faits exacts la naissance de ce qui fait le cinéma ce qu'il est aujourd'hui. Ces connaissances de base devraient être enseignées à l'école obligatoire pour comprendre le monde, de plus en plus filmé, qui nous entoure.

Si vous voulez aller plus loin, FilmmakersIQ propose un cours sur l'histoire du montage de la vidéo au digital, absolument passionnant.


En voici la première partie, où l'on comprend que l'enjeu du montage a donné lieu à des événements politiques et économiques majeurs et qu'on devrait tous connaître cette partie de notre Histoire (je me répète ?), en espérant qu'elle vous donne envie de voir la suite :


(Désolée pour les non-anglophones, ces vidéos ne sont disponibles qu'avec des sous-titres en anglais.)

Plus d'un siècle de théories et expérimentations du montage, pour en arriver à un plan-séquence de 6 minutes, à couper le souffle, dans le quatrième épisode de la série True Detective, à couper le souffle (je me répète ?). Et si ces plan-séquences nous impressionnent tant aujourd'hui, c'est que la narration au cinéma se fait principalement à travers le montage. Quand un plan n'est pas coupé pendant aussi longtemps, au-delà de la prouesse technique extraordinaire de tous les corps de métier impliqués, c'est aussi d'une grande puissance rythmique. Remarquez le fond sonore régulier, presque comme un battement de coeur, qui ajoute à l'impact émotionnel. A couper le souffle je vous le disais.


Si vous ne deviez garder que deux séries cette saison, ce serait True Detective et The Spoils of Babylon, qui font exactement l'inverse l'une de l'autre. La première est artistiquement ce qu'on a vu de mieux depuis longtemps (à mon sens, elle est rythmiquement meilleure que Breaking Bad, c'est dire), la deuxième se moque de tous les travers, tics et aberrations du cinéma et des séries, ce qui demande une connaissance et une maestria indéniables.

1 commentaire:

  1. http://quelleheureestilatokyo.blogspot.be/2014/02/lesprit-de-guillermo-del-toro-le-corps.html
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