24/03/2010

Satin de Mavala = Thank you so muchness ! de O.P.I.



Satin est un rouge à l'aspect satiné-métallisé que je trouve vraiment beau. MAIS, contrairement aux Mavala à la texture crème, sa tenue laisse franchement à désirer. Donc Mavala ne parvient pas à modifier cet état de fait : pour tous les vernis, plus la texture est particulière, moins la tenue est bonne. Donc, au grand maximum au bout de 3 jours, ça commence à s'écailler, bon, ce n'est pas si grave, il suffit d'en rajouter une couche.

La texture particulière rend également l'application fastidieuse. Ce vernis, que je m'étais offert pour Noël -vous ne trouvez pas que ça fait très Noël cette couleur ?- était déjà pâteux. Et même en le fluidifiant à nouveau avec le produit ad hoc, l'application a été pénible. Mais je trouve que la couleur en vaut la peine... et je ne suis pas la seule vu que c'est une couleur pratiquement identique à Thank so muchness de O.P.I., dans sa collection Alice in Wonderland ... (dans les deux premières photos, tous les ongles portent Satin, dans les photos suivante, seul l'index porte Satin, les autres ongles portent TYSM!)



Thank you so muchness ! est un peu plus facile à appliquer. Mais pour le reste, tenue, éclat, brillance c'est same-same... et Mavala reste toujours 3 à 4 fois moins cher...

Niveau couleur, si on devait vraiment définir une différence, je dirais que le OPI tire plus sur le orangé, alors que le Mavala tire sur le bordeaux, mais c'est vraiment, vraiment, vraiment très léger comme différence.

Et sinon, petite information pratique:
Mavala = 5 ml
Mini O.P.I. = 3,75 ml

22/03/2010

Absolutely Alice


J'attends cette collection O.P.I. dédiée à Alice in Underland Wonderland  de Burton depuis des mois, presque avec autant d'impatience que j'attendais le film, mais sur la collection, j'attendais surtout Absolutely Alice et je ne suis pas déçue du tout. Il est sublime ! Etonnant peut-être, les abonnées au classissime doivent le trouver vraiment too much, voire d'un goût doûteux et il est TRES voyant. Moi j'adore. Mais je n'en étais pas sûre, et comme le Mad as a Hatter me tentait aussi, j'ai été très heureuse de trouver la collection de mini-vernis... pour le même prix qu'une grande bouteille. Et au final, les 4 teintes me plaisent beaucoup.

Une petite photo avec flash, qu'on se rende bien compte des reflets multiples.

On peut moduler l'effet. Ici, je le porte avec deux couches de top coat, pour unifier l'ongle et faire briller (si, si). Mais si on le porte sans top coat, il a un aspect métallisé vraiment intéressant aussi... quoique je doute fortement de sa tenue. Là, il a tenu nickel pendant 4 jours... c'était même un enfer à enlever -idem pour le Mad as a Hatter.

Une dernière petite photo pour bien se rendre compte de la différence de taille entre un OPI normal et un mini-OPI :


Pour finir, une petite photo -très moche- de mes pieds -qui sortent de l'hiver, soyez indulgents- sur lesquels je n'ai pas résisté à essayer Off with her red -quel excellent nom- et qui est la 3e couleur que je vous présente de cette collection. La 4e viendra dans le prochain billet.

20/03/2010

Double snobisme


Revenons à plus de futilité.

Le 505, ou Particulière est le vernis dont tout le monde parle et que tout le monde porte depuis des semaines. Comme si Chanel avait inventé le taupe, mais non, il y a des vernis taupe depuis longtemps. Chez O.P.I. le best seller You Don't Know Jacques (et non pas Jack, mais bien Jacques, comme Frère Jacques) et le Over the Taupe, mais aussi dans des petites marques. La collection de l'automne 2009 chez Essence s'appellait Creamylicious et comportait cette très jolie teinte Chocolate Shake... qui est 10 fois moins chère que le 505 et dont la tenue est meilleure.


N'est-il pas joli ? Moi j'aime beaucoup... depuis des mois, je n'ai pas attendu Chanel !
Par contre, j'assume ma moutonnerie pour tout ce qui concerne Alice aux Pays des merveilles et je n'ai pas hésité à m'offrir la mini collection O.P.I. qui lui est dédiée. Je montrerai les trois autres dans des prochains billets, mais voici déjà Mad as a Hatter, une couche, posée sur mon taupe Essence.

18/03/2010

Mon meilleur mauvais souvenir


C'était le 17 décembre 1999, on n'oublie pas la date de son 21e anniversaire. Vous vous souvenez vous ce que vous avez eu comme cadeau pour vos 21 ans ? Non ? Moi, j’ai eu des pirates. Je vous raconte.

Tôt le matin, environ 1h après le lever du soleil, après mon quart de nuit où j'avais eu la visite de dauphins, pour moi toute seule, avec la lune presque pleine qui se reflétait sur la mer et l’écume phosphorescente autour de ces torpilles qui jouaient autour de moi, j’avais décidé que c’était mon cadeau d'anniversaire. Je me trompais. Déjà plusieurs semaines qu'on vivait -avec mes trois équipiers- au rythme du soleil et de la mer, sur le beau Bilitis, catamaran Wharram, sur lequel j'avais embarqué à Marseille et qui nous amenait / que nous amenions à Tuléar, Madagascar. Nous avions passé le mythique Bab el Mandeb et fait escale dans le non moins mythique Port d'Aden pour réparer la casse due à cette Mer Rouge pas aussi paisible qu'on la raconte. Nous avions quitté Aden depuis quelques jours et nous galérions en tirant des bords au près -ce qui est über chiant en multicoque- avec l'impression de perdre chaque nuit ce qu'on avait gagné dans la journée. Le soleil s'était levé face à un paysage de la côte longeant le Yémen, qui ressemblait de manière très déprimante au paysage que nous avions vu la veille au coucher du soleil, du sable, des montagnes, aucune trace humaine à part le ruban de béton de cette route côtière déserte.

Tout à coup, une barque avance très vite vers nous -nous naviguions uniquement à la voile, eux au moteur- avec 9 hommes à bord. C’était en plein ramadan, de nombreux boutres et barques font l'aller et retour entre Yémen et Somalie pour vendre des chèvres contre des armes.

Nous connaissions le risque de croiser des pirates dans la zone. Nous nous étions mis d'accord pour collaborer un maximum. Notre bateau n'avait pas le look d'un bateau de croisière, nous avions perdu notre moteur et l'arrière avait été retapé à la va-vite, du linge séchait ici et là. Nous avions appris quelques mots d'arabe pour communiquer depuis la Tunisie, où l'on m'avait offert un Coran miniature. 

Les pirates nous ont ordonné d'affaler les voiles et nous les avons "accueilli" à bord, en tendant la main pour prendre leur amarre et aider trois d'entre eux à monter à bord, avec leur arme. Wilfried, le capitaine, était nerveux mais n'en a rien laissé paraître, il avait surtout très peur qu'il m'arrive quelque chose, moi, la seule femme à bord, après les histoires tragiquement mortelles que nous avaient racontées d'autres naviguants qui traversaient la Mer Rouge en sens inverse. Les trois pirates ont visité, nous leur avons tendus tous les dollars que nous avions à bord. Puis ils ont commencé à vouloir prendre d'autres choses, une radio, des jumelles, à démonter notre panneau solaire. Nous avons dû refuser, "khalas" (= ça suffit) a dit Wilfried à celui qu'il pensait être le chef -c'est lui qui avait la kalashnikov et qui avait l'air le plus âgé-.  

Ce n'est pas évident de s'opposer à trois jeunes -très jeunes- hommes dont on ne parle pas la langue, qui ont les yeux injectés de sang, l'air à la fois épuisé et apeuré, violents et drogués, dont l'un a une cicatrice boursouflée, qui traverse son torse de la clavicule gauche à la hanche droite, et qui sont armés. Mais sans cette radio, sans ces jumelles, sans notre panneau solaire, nous ne pouvions simplement plus naviguer. Les deux plus jeunes ne voulaient rien entendre, mais heureusement le "chef" a compris nos arguments et a fini par pointer ses collègues et armer, ça les a calmés, ça nous a aussi prouvé que son arme était chargée. 

Ils ont fini par partir en nous piquant quelques objets monnayables, mais aucun des objets indispensables à la navigation. Peut-être parce que nous leur avons rappelé que c'était ramadan -mois sensé être le plus vertueux- et que nous avions un Coran à bord, peut-être grâce à nos maigres connaissances d'arabe qui nous ont permis de leur dire que nous étions musulmans, peut-être parce que nous les avons invités à bord dans le calme, sans résistance. Je ne le saurai jamais. Mais je pense que nos réactions pacifiques ont été les bonnes. 

Ils se sont éloignés en direction de la côte, entre Aden et Al'Mukalla, lieu de notre prochaine escale où nous avons expliqué notre mésaventure, où les autorités ont été d'une grande aide et où les habitants se sont montrés choqués, très accueillants et nous ont beaucoup aidés. Nous avons même eu les honneurs de la presse locale qui s'est plainte des pirates somaliens et a accusé le gouvernement de laisser faire.

Cette attaque a duré quelques minutes qui nous ont parues des heures. Puis ils ont disparus à l'horizon et durant un instant, nous avons cru avoir rêvé. Après avoir préparé un thé, j'ai pris ma caméra (qu'ils n'avaient probablement pas vue sinon ils l'auraient embarquée) et filmé Wilfried qui raconte l'attaque qui venait de se produire. Sa voix est calme et posée, il décrit les événements avec précision, sans émotion. C'est en revoyant ces images que je me suis rendue compte que sa main droite, celle qui ne tient pas la barre, tremble pendant toute sa description et continue à trembler pendant les blagues un peu vaseuses qui concluent sa description avant de me souhaiter un joyeux anniversaire.

Dix ans plus tard, je me souviens de ces quelques minutes avec une précision photographique étonnante. Depuis plusieurs années je suis enragée contre ces gouvernements qui se montrent choqués aujourd’hui parce que les pirates somaliens sont puissants, extrêmement bien organisés et armés. Mais durant plusieurs décennies, malgré les alertes des gouvernements Yéménites et Omanais, entre autres, ils ont laissés faire. Ils ont laissé les pirates attaquer et plumer les "petits" bateaux qui passaient par là, en raflant au passant moteurs puissants, dollars et armes. Et maintenant qu'ils ont acquis une force de frappe qui permet d'attaquer des bâtiments plus importants on s'inquiète. C'est un peu tard. Quand on laisse prospérer des zones de non-droits où les populations locales sont soumises au bon vouloir de seigneurs de guerre, pourquoi s'étonner ensuite que ces zones se fortifient et viennent titiller le reste du monde ?


J'ai été taguée pour raconter quelques détils intimes, j'ai raconté les autres ici, mais j'ai gardé ce mauvais souvenir pour la fin. Je l'avais écrit quelques heures après l'attaque et j'avais envie de prendre le temps de l'écrire à nouveau. Et de comparer les deux versions. Elles sont très proches, si proches que s'en est presque flippant. Je ne risque pas de l'oublier ce 21e anniversaire.



EDIT : je découvre la nouvelle vie de Bilitis, bon vent à toi, cher compagnon  !

EDIT 2 : si vous souhaitez une image très fidèle des pirates que j'ai rencontré, physiquement et au niveau de leur armement, le film Capitain Phillips est tout à fait convainquant. Pas concernant l'attaque, évidemment, nous étions dans la zone 10 ans plus tôt et sur un petit bâteau à voile. Mais c'est probablement grâce à leurs milliers d'attaque sur des petits bâteaux comme le nôtres au fil des années que les pirates somaliens ont réussi à s'équiper et se professionnaliser ainsi.

16/03/2010

Striptease



Moi, taguée, ça veut donc dire que vraiment, en fait, donc, je suis blogueuse. Voilà , ça y est, en vrai. Bon, jusqu'ici il n'y a que moi que ça intéresse, mais ce tag-là  demande, comme mille autres d'ailleurs, de parler de soi, du coup, toi qui me lis, là, derrière ton écran, toi qui commence à en avoir marre de mon intro qui ne sert à rien, sache que le reste de ce post sera tout pareil pourri et que tu peux t'épargner la suite dès maintenant, sinon ne viens pas te plaindre après.

Donc, je disais, Nekkonezumi s'exhibe et me demande de faire pareil. Et moi, hop, boostée dans mon ego -moi, taguée, oh, MOI, vraiment, non, mais ça va intéresser personne, ah mais oui, quand même je pourrais raconter ça, c'est bien ça, ah oui et puis cette anecdote là , c'est pas mal non plus- je donne suite et je tiens tout de suite à prévenir que je vais dès à présent passer cette problématique question égotique à M'dame Jo et à Rose... ainsi qu'à tous ceux qui y trouveraient une question qu'ils auraient voulu qu'on leur pose parce que la réponse pourrait nous intéresser... ou nous faire marrer.


Un souvenir d'enfance
Sur cette photo {EDIT : que je ne retrouve plus, navrée}, j'ai 3 ans, mes parents, ma soeur et moi vivons au Tchad, au bord du fleuve du même nom, dans un petit village, depuis quelques mois. Mon père enseigne la construction de puits dans la région et ma mère a mis au point des cours de batik -servant d'excuse pour pouvoir donner également des cours d'éducation sexuelle. Beaucoup de "souvenirs" de cette année vécue en Afrique m'ont été racontés, comme le fait que je préférais manger la boule -une boule de millet entourée de sauce- chez la voisine plutôt que manger à la maison, ou mes mésaventures avec des scorpions.

Mais certains souvenirs sont plus profondément ancrés. Avec les enfants du village nous "jouions" à chasser des oiseaux à la catapulte. Certains garçons tiraient, d'autres filles et garçons amenaient du bois et préparaient le feu. Mon rôle était de plumer les oiseaux. Etonnant non ? Mais tout cela, on me l'a raconté, mes souvenirs par rapport à cette anecdote se cantonnent à des sensations, je n'ai plus d'images précises, mais des flashs, des odeurs, des couleurs, des sons. A chaque fois que j'ai eu l'occasion de retourner en Afrique, la couleur et la douceur de la latérite, l'odeur des plantes, en particulier à la tombée du jour, l'atténuation de la brûlure du soleil sous le couvert des arbres, toutes ces sensations me donnent une impression très forte et étonnante. En discutant avec d'autres personnes ayant un lien fort avec une partie ou l'autre du Continent africain, j'ai réussi petit à petit à mettre des mots dessus. J'ai l'impression que des racines re-poussent sous mes pieds et de m'ancrer enfin. Ce sentiment me donne de la force, de la tranquillité. Je me sens paisible, enfin. J'espère avoir l'occasion d'y retourner bientôt.


Un de mes défauts
La procrastination. Je suis une spécialiste pour trouver des trucs à faire qui me prennent un temps fou et qui sont fondamentalement inutiles... et pour repousser les choses que je devrais VRAIMENT faire. Spécialiste. Championne même. Et je ne suis pas sûre que ça s'arrange avec le temps. D'ailleurs là, tout de suite, rédiger ce billet me procure du plaisir et me prends du temps... mais bon c'est pas comme si je devais être en train de rédiger mon mémoire...


Un trait de caractère
Je suis confiante et naïve ET je suis bavarde. Et la compilation de ces deux m'a valut quelques moments que j'ai longuement regretté... parce que faire confiance rapidement... et raconter facilement... peut nous amener à raconter certaines choses qu'il vaudrait mieux taire face à certaines personnes à qui il ne faudrait JAMAIS rien confier...

Mais d'autre part, faire confiance de prime abord aux personnes que je rencontre me permet de vivre dans un monde beaucoup plus léger qu'une personne méfiante... et de garder les yeux grands ouverts face aux opportunités que la vie peut m'offrir, sans y voir malice. Et certaines de ces opportunités m'ont offert parmi les plus beaux souvenirs de ma vie.


Un signe particulier
Le conduit qui mène à mes tympans est plus rectiligne qu'il ne devrait. Ce qui est très pratique pour la plongée sous-marine. Mais pas DU TOUT pratique dans les lieux bruyants, parce que j'ai plus de mal à distinguer les sons les uns des autres. Au fur et à mesure du temps, je me suis rendu compte que j'ai développé une certaine faculté à lire sur les lèvres, donc j'arrive à discuter avec quelqu'un, même dans un bar bruyant... mais il suffit que cette personne camoufle sa bouche et je "n'entends" plus rien.


Une meilleure amie
J'ai eu plusieurs coup de foudre amicaux au fur et à mesure des années. Mais les coups de foudre, en amitié comme en amour, ont parfois tendance à se terminer comme ils ont commencé : de manière fulgurante. Mais avec elle, ma meilleure amie donc, ce ne sera pas le cas. On se connaît depuis l'école primaire, on ne se souvient plus trop quand. on est passée de copines à amies. On a toutes les deux d'autres amies, car l'exclusivité est également néfaste en amitié. Des périodes où l'on se voit plus, d'autres où l'on ne se voit presque pas. Il nous est régulièrement arrivé d'être éloignées géographiquement pour de longues périodes. Mais rien ne nous a éloignées. On est très différentes, à tous les niveaux. Mais on partage une amitié sincère. C'est quelqu'un dont j'admire beaucoup la liberté et la franchise.


Un film bonne mine
Bonne mine ? Poétique comme question. On peut penser à un film qui nous fait rougir, à un film qui nous fait rire, à un film qui nous laisse les yeux brillants.
Mais pour moi, la plus jolie bonne mine c'est celle que l'on a enfant, en vacances, quand il fait froid dehors, qu'on porte des collants multicolores en laine -qui grattent-, que la maison sent la tarte aux pommes qui cuit pour le quatre heures et qu'on regarde, encore et toujours, un classique de la programmation de Noël. Mon préféré dans cette catégorie : Mary Poppins qui me donne envie de chanter, de danser et de porter des bottines lacées.


Et le mauvais souvenir fera l'objet d'un billet à part, parce qu'il mérite un billet à lui tout seul.

14/03/2010

Cuivre pour yeux verts



Je vais encore vous répéter mon amour pour le quad Spiced Chocolate, mais cette fois-ci, avec les trois autres composantes du quad : Brash, un orange-cuivré SU-BLIME, Sweet Chestnut, un brun tirant sur le bordeaux et Nanogold, un doré très clair avec des reflets roses (qu'on ne distingue pas ici).


Dita m'avait donné envie de montrer la beauté de ce Brash, que j'ai ici adoucit avec Paradisco, seul ajout ne faisant pas partie de mon quad préféré.




Ces tons orangés-cuivrés sont particulièrement seyant avec des yeux verts, je trouve qu'ils font ressortir les miens. Il faut toutefois "couper" avec khôl et mascara foncés et bien présents entre l'oeil et la paupière, sous peine de se faire un oeil étrange.




En plus des explications du schéma, il faut donc ajouter un khôl brun, et une touche ombrée entre le coin interne et le sourcil. Et j'ajoute le retour de mon Exceptionnel de Chanel (vive les duty free) auquel je n'ai pas trouvé de remplaçant, malgré les très bonnes performances du Colossal de Gemey.


12/03/2010

Cours de cuisine iranienne

Pour son anniversaire, ma mère nous a demandé, à ma soeur et moi, un moment avec elle et ma soeur a eu l'excellente idée d'un cours de cuisine iranienne. Ma mère est arrivée au rendez-vous avec un liste de choses, absurdes ou vraiment utiles pour le cours, qu'elle devait absolument amener... mais aucune idée de la suite des événements. Après avoir vérifié qu'elle avait bien amené sa brosse à dent, une culotte, une boucle d'oreille, un tablier, un calepin, une bougie, un crayon, une bouteille de jus de canneberges et autres demandes loufoques, nous lui avons dévoilé le but de la soirée et elle était enchantée. C'était notre première sortie "entre filles" à 4... ma nièce Nell avait 2 mois à ce moment-là et était confortablement installée dans l'écharpe de ma soeur, mode kangourou.

Le cours était sympa, mais je crois que je n'aurais pas été à l'aise seule. De plus, comme les "élèves" étaient tous très différents -à tous les niveaux : culturel, linguistique, culinaire, ...- le côté "apprendre la cuisine" ne m'a pas apporté grand chose. Mais c'était convivial et le résultat, une entrée et un plat cuisinés conjointement, était intéressant. J'ai eu envie de partager ces recettes avec vous. D'abord une entrée composée d'une purée d'aubergines à la menthe et à la crème acidulée qui m'a surpris -je ne suis pas fan de menthe en temps normal- et enchantée et d'un riz au poulet et aux épines vinettes, qui ne m'a pas surpris mais qui était plutôt pas mal. Ce qui est étonnant, c'est qu'en Iran, on ne mange pas d'entrée puis de plat, mais plusieurs plats, chauds et froids sont disposés à table simultanément. C'était donc très "occidentalisé" comme manière de faire, ce qui était au goût de certains... mais pas au mien. Les deux recettes -trois en fait, parce que le riz et le poulet sont deux recettes à part entière- gagnent, à mon sens, à être servie simultanément.

Les recettes qui suivent sont pour 4 personnes... gourmandes.

Kachk o bademjan (aubergines à la crème acidulée)

Ingrédients : 500gr d'aubergine (au minimum 1 aubergine par personne), 1 oignon émincé, 4 gousses d'ail pressées, 1 pot de crème acidulée, 1 cs de menthe séchée (pas fraîche, séchée, ça change TOUT), 1cc de curcuma, huile, sel, poivre.

- Couper les aubergines en deux dans le sens de la longueur, huiler la chair et la peau et poser côté chair sur un plaque du four préchauffé à 225 degrés, laisser cuire 10 à 15 minutes.

- Faire dorer l'oignon dans un poelle avec de l'huile, puis ajouter l'ail et laisser dorer quelques minutes à feu très doux, puis ajouter la menthe séchée et le curcuma, bien mélanger, ajouter du sel. Eteindre le feu.

- Quand les aubergines sont cuites (on les recuira ensuite, il faut juste qu'elles soient molles sous le doigt), la chair doit se détacher facilement avec une cuillère. Hacher la chair obtenue au couteau, puis mélangez-la à la première préparation, rectifier l'assaisonnement avec sel et poivre, ajouter un peu d'eau (environ 1/2 verre), puis mettre à mijoter à feu très doux pendant au moins 10 à 15 minutes, voire 20. Quand l'aspect est une purée légère, éteindre le feu, ajouter la crème acidulée, bien mélanger.

Vous pouvez servir chaud ou froid. Pour la déco, sur la photo, on avait gardé une partie du mélange oignon-ail-menthe et une partie de la crème acidulée. Mais vous pouvez simplement y ajouter un peu de crème aigre, ou encore quelque pluches de menthe fraîche, ou encore simplement un petit filet d'huile d'olive. Et vu que c'est la mode des verrines, vous pouvez également faire des coupes individuelles, quoique je préfère l'option "gros plat" sur la table. J'ai tellement aimé cette recette que lorsque j'en ai refait, j'ai doublé les proportions pour en garder pour plus tard... il n'y en avait finalement plus.


Zerechk polo (riz aux épines vinettes)

Ingrédients : 400gr de riz Basmati (le meilleur étant celui du Pakistan apparemment), 1 poulet coupé en morceaux, 4 cs d'épines vinettes (on les trouve chez les marchands d'épices ou dans les épiceries orientales, à défaut, des canneberges séchées peuvent faire l'affaire aussi), 2 pommes de terre pelées et coupées en tranches 1/2 cm, 1 oignon, 50gr de beurre, safran, 1 cs sucre, huile, sel et poivre.

Bon, c'est la pire photo culinaire du monde et ça ne donne pas envie du tout, je vous l'accorde. Qui a déjà goûté du riz iranien sait que malgré cette abominable image, la recette qui suit met l'eau à la bouche. Je commence toutefois par une précision. Il y a LA recette du riz, qui est longue, très longue, mais qui vaut drôlement la peine, et une recette de poulet, qui est plutôt banale mais que je vous mets quand même.

Le riz

- A commencer en premier, bien en avance. D'abord, il faut le laver plusieurs fois, jusqu'à ce que l'eau soit translucide. Puis le faire tremper 1h au minimum dans de l'eau salée.

- Faire bouillir un grand volume d'eau dans une cocotte en fonte (ou une casserole à fond épais). Bien égoutter le riz, saler l'eau, puis plonger le riz dans l'eau bouillante. 30 sec plus tard, remuer une fois. Quand ça bout à nouveau, le riz devrait être transparent, égoutter le riz.

- Faire chauffer dans le même cocotte un peu d'huile d'olive. Tapisser le fond de la cocotte des tranches de pommes de terre. Ajouter le riz, laisser étuver environ 30 sec. Ajouter 1/2 verre d'eau et attendre la montée de la vapeur. Ajouter 1/2 verre du bouillon de poulet, baisser le feu et couvrir avec un couvercle couvert d'un torchon -qui permet d'isoler encore mieux. Laisser cuire 20 à 45 minutes (plus long c'est mieux c'est), si la vapeur monte du torchon, baisser le feu.

- Trier puis rincer les épines-vinette à l'eau FROIDE (sinon elles perdent du goût et des vitamines !), les sécher dans du papier absorbant. Faire fondre le beurre dans une petite casserole et y faire infuser à feu très doux les épines vinette et le sucre. On peut ajouter un peu de bouillon de poulet. On mélangera une petite partie du riz avec ce beurre aromatisé aux épines-vinette, puis on le déposera sur le riz blanc.

Une autre méthode, quand on ne fait pas de poulet au safran à côté, consiste à mettre du beurre + du safran + un peu de bouillon dans un bol, 30 sec au micro-onde et ensuite pareil, on mélange un peu de riz qui devient jaune vif, et on dépose ce riz jaune vif au somment de la pyramide de riz blanc.

Au fond de la casserole du riz, il devrait y avoir une croûte de riz, appelée tadiik, très croustillante, qui est servie à part, mais pour ma part, je n'ai jamais réussi à en obtenir une "vraie-comme-il-faut".

Poulet

- Pendant que le riz trempe ou cuit, on fait revenir les morceaux de poulet dans un faitout. Puis on réserve dans une cocotte. On fait revenir l'oignon, puis on l'ajoute au poulet. On ajoute ensuite du safran en poudre (ou des pistils écrasés pour qu'ils donnent toute leur saveur) et de l'eau à mi-hauteur, on assaisonne, et on laisse mijoter au  moins 1/2 heure (temps nécessaire au safran pour dégager tout son arôme). Ne pas hésiter à "piquer" du bouillon pour le riz et à ajouter de l'eau.

Pour la présentation, ici on avait mis une couche de riz, le poulet, puis à nouveau une couche de riz, puis le riz aux épines-vinette, mais au vu du résultat photographe, hum, je préférerais une pyramide de riz dans un beau plat, un autre plat avec le poulet et son bouillon, un autre plat avec la purée d'aubergine... et un dernier plat avec une petite salade fraîche du genre : cubes de tomate / cubes de concombre /menthe fraîche / huile / citron / sel.

Bon appétit !

Et profitons pour penser à l'Iran autrement que par les violences qui nous inquiètent depuis bientôt 1 an.



EDIT : les photos se sont malheureusement perdues dans les limbes du web, navrée.

10/03/2010

Groovy de Essence



Alors que tout le monde se jette sur du taupe, Chanel ou autres dupes, j'ai eu envie exactement de l'inverse, du turquoise pétant. Et j'ai trouvé mon bonheur dans la gamme Multidimension 3in1, Groovy -ou Blue Lagon pour la France. Cette gamme est vraiment d'excellente qualité et c'est les vernis les plus résistants que j'aie essayé, bien appliqués ils tiennent sans problème une semaine, voie plus. En fait, j'ai fini par l'enlever parce que j'avais envie de changer... il aurait pu durer encore.



Il y a un an, je crois que je n'aurais JAMAIS eu envie de porter du turquoise, là j'ai un peu douté de mon envie fulgurante, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à porter cette couleur hyper vive et joyeuse. Et vous, turquoise vous porteriez ? Ou ça vous paraît absolument moche ou à réserver au moins de 15 ans ?

08/03/2010

Did you hear about the Morgans?



Did you hear about the Morgans (Marc Lawrence, usa, 2009)

Et pour finir, la daube du mois. Un choix de merde un soir où tous les torrents que j’avais choisis précédemment ne marchaient pas. Aucun intérêt, sauf peut-être quelques sourires. On souffre pour Hugh Grant qui ne méritait pas un tel navet et de tels partenaires, mais qui du coup, par comparaison, passe pour un génie de la comédie. Bref, ça ne mérite même pas une photo.

Stranger than fiction


Stranger than Fiction (Marc Foster, usa, 2006) -honte sur celui qui a crée le titre français de "L'incroyable destin de Harold Crick"-

Harold est contrôleur des impôts, sa vie est réglée au mouvement de brosse à dent près. Un jour, il entend la voix off qui commente sa vie qui lui annonce une mort imminente. Et là, forcément, sa vie se dérègle.Le scénario est FA-BU-LEUX, aussi tordu qu’un délire de Charlie Kaufman. TOUS les acteurs sont impressionnants de justesse -rien de moins que Dustin HoffmanEmma Thomson -encore elle, tellement talentueuse, pfff, je la déteste !- et Maggie Gyllenhaal-, les décors légèrement surranés et très léchés apportent une touche d'irréalité parfaite pour le scénario, c’est fascinant. Je recommande vivement de voir et/ou de revoir ce film que j'ai classé de manière un peu capilotractée dans les films culinaires, à cause de la boulangerie de l'héroïne.