05/05/2010

Marcello, Marcello


Marcello, Marcello (Denis Rabaglia, suisse, 2008)

Dans un petit village italien, en 1956, un fils de pêcheur va transformer la vie de son village en se pliant à une tradition afin de conquérir la fille du maire. Le scénario n’est pas des plus original, mais il fonctionne parfaitement et les personnages multiples sont bien construits. Mais le plus agréable reste tout de même le visuel très « Cinéma Paradiso » ou « Il Postino » tant pour les décors et costumes que pour les lumières magnifiques. Un très joli film.

Dogma


Dogma (Kevin Smith, usa, 1999)

Tant qu'à être dans Kevin Smith (enfin pas dans Kevin Smith, mais Kevin, si tu m'entends, sache que tu as intégré ma liste des 10 célébrités avec qui c'est où ils veulent, quand ils veulent, et oui, je sais que ça peut paraître bizarre à certaines que ce type me paraisse irrésistible, mais c'est le cas) (c'était une longue parenthèse, reprenons), j'ai eu envie de revoir Dogma. 

Le pitch : deux anges déchus (Sodome et Gomorre c'était à cause d'eux, deux trois autres conneries aussi) trouvent le moyen de retourner au paradis en passant à travers une arche dans une église du New Jersey (patrie de Kevin Smith où se passent la plupart de ses films), Azraël et ses trois jeunes sbires hockeyeurs vont tout tenter pour les aider, car si les anges déchus réussissent à remonter au paradis, la paroles infaillible de Dieu sera remise en question et donc le monde cessera d'exister, la destruction du monde étant évidemment le but d'Azraël et de Cortex. Mais l'autre camp décide de charger une infirmière (qui travaille dans une clinique d'avortements) de la mission suprême de sauver le monde en empêchant ces deux anges déchus (qui, by the way, sont incarnés par Ben Stiller et pote Matt Damon) de rejoindre le ciel. Elle sera aidée dans sa mission par deux prophètes (Jay & Silent Bob) et par le treizième apôtre qui tente également de rétablir la vérité : Jésus était noir. Bon, je vais pas tout raconter hein, ça c'est juste la mise en place o_O Bref, du délire Smithien dans toute sa splendeur, du blasphème constant, des théories vaseuses hilarante, une ambiance groupe de potaches potes, un esprit "j'ai trop fumé quand j'ai écrit ce scénar" qui me fait hurler de rire. C'est évident que de nombreux esprits chagrins doivent trouver que ce film est une daube absolue, pour moi c'est un chef d'oeuvre d'absurdité comique. 

Ah, au fait, je vous ai dit que Dieu est une femme ?

Dragons

 Certaines scènes de vol dans Dragons sont très proches des scènes d'hélicoptère dans Avatar, avec la même idée des îles-cailloux-volantes et du zigzag entre elles (idée très fortement inspirée de Miyazaki...).

Dragons (Dean Debois & Chris Sanders, usa, 2010)

Découverte de la 3D avec mon neveu de 5 ans (et ma soeur). On a pris un grand plaisir à suivre l'histoire de ce petit garçon viking qui découvre que les dragons ne sont pas si méchants que ça et finit par changer complètement son village grâce à sa différence. L'histoire est cul-cul, je vous l'accorde, mais fonctionne très bien. Le visuel 3D est intéressant, quoi que je ne pense pas qu'on aurait perdu beaucoup en le voyant en 2D. C'est un excellent film à voir avec des enfants.

Je suis partagée quand à cette so-called révolution 3D. J'avais préféré découvrir Alice et Pandora en 2D (après 20 minutes de Avatar en 3D, j'ai préféré sortir pour cause de migraine naissante, ça demande vraiment énormément d'efforts visuels, pour les migraineux c'est un enfer !). La "magie" du cinéma est née aussi en partie grâce aux deux dimensions des images, le fait qu'une réalité filmée (ou photographiée) soit visuellement différente de celle que voit nos yeux. Certains commencent à s'équiper de tv en 3D, ça me paraît ridicule. A mon sens, certaines expériences visuelles en 3D seront véritablement intéressantes et pourront même parfois amener un plus... mais ça ne boulversera pas vraiment le cinéma. Certains veulent comparer cette avancée technique avec l'arrivée du son, de la couleur. Bullshit. Certains prédisaient aussi la mort des salles avec l'arrivée de la VHS... certes, les gens vont moins au cinéma, mais les salles sont toujours là, et l'expérience d'un film en salle est toujours complètement différente à celle d'un film chez soi. Ouf ! Et vous, la 3D ?

L'Itiniéraire d'un enfant gâté et Les Morfalous



Itinéraire d’un enfant gâté (Claude Lelouch, fr 1988)
Les Morfalous (Henri Verneuil, fr, 1984)
Un cycle Belmondo sur la TSR est l'occasion de redécouvrir des perles. L'itinéraire d'un enfant gâté de Lelouch est un de mes films culte et Belmondo servi par les dialogues d'Audiard et la réalisation de Verneuil font des Morfalous un classique à ne rater sous aucun prétexte !

03/05/2010

I Sea You de Catrice




Catrice est une marque allemande, soeur de Essence. Leur vernis ont changé de format et il y a des dizaines de nouvelles couleurs très originales. Après Jade is the new black et Vintage Mint, je continue ma collection de verts avec I sea you.


Catrice fait aussi toute une gamme de maquillage dont des fards à paupières, nombreux et bien pigmentés, qui sont de bonne qualité malgré un prix riquiqui (moins de CHF 5.- en Suisse).


01/05/2010

Eat Pray Love

METTRE LIEN JULIE ET JULIA + PAGE LITTERATURE CULINAIRE

Suite de ma bonne résolution "lire en VO" après Julie & Julia j'ai attaqué -et dévoré- Eat Pray Love de Elisabeth Gilbert, encore une jeune trentenaire, encore une new-yorkaise, encore un humour et une autodérision irrésistibles.

Sortant de plusieurs années de bataille juridique pour un divorce et d'une relation sentimentale destructrice, l'auteure décide de partir en voyage. Mais il y a un problème, dans son envie et son besoin de se remettre / sortir de sa dépression / réapprendre le plaisir de la vie / trouver un équilibre, elle hésite entre plusieurs destinations. Finalement, elle nous emmène 4 mois en Italie, où les plaisirs culinaires s'enchaînent et où l'apprentissage de l'italien devient une aventure amoureuse en soi. Puis elle enchaîne avec 4 mois en Inde, dans un ashram où elle tente de se réconcilier avec soi-même -partie qui m'inquiétait un peu, j'avais peur de béni-oui-oui ou de spiritualité béate con-con et cul-cul, il n'en est rien, rassurez-vous. Et enfin, elle termine son périple et retrouve l'équilibre durant ses 4 mois en Indonésie, à Bali.

Le ton est incisif, en particulier en ce qui la concerne personnellement, toujours drôle, parfois émouvant. Cette introspection honnête, et donc forcément complexe, est vraiment très touchante. Cette femme qui se sent à un tournant de sa vie, avec tous ces chemins possibles ouverts devant elle sans qu'elle n'arrive à en choisir un seul a fait mouche, évidemment.

Petits extraits pour vous donner un avant-goût de sa verve :

"Oh, but it wasn't all bad, those few years...
Because God never slams a door in your face without opening a box of Girl Scout cookies (or however the old adage goes), some of wonderful things did happen to me in the shadow of all that sorrow. For one thing, I finally started learning Italian. Also, I found an Indian Guru. Lastly, I was invited by an elderly medicine man to come and live with him in Indonesia.
"

"I am so surprised sometimes to notice that my sister is a wife and a mother, and I am not. Somehow I always thought it would be the opposite. I thought it would be me who would end up with a house full of muddy boots and hollering kids, while Catherine would be living by herself, a solo act, reading alone at night in her bed. We grew up into different adults than anyone might have foretold when we were children. It's better this way, though, I think. Againts all predictions, we've each created lies that tally with us. Her solidarity nature means she needs a family to keep her from loneliness; my gregarious nature means I will never have to worry about being alone, even when I am single."

"In the end, what I have come to believe about God is simple. It's like this - I used to have this really great dog. She came from the pound. She was a mixture of about ten different breeds, but seemed to have inherited the finest features of them all. She was brown. When people asked me, "What kind of dog is that?" I would always give the same answer: "She's a brown dog." Similarly, when the question is raised, "What kind of God do you believe in?" my answer is easy: "I believe in a magnificent God."

Je classe ce livre dans ma sélection de littérature culinaire, même si uniquement le tiers italien pourrait y prétendre, mais les description de certains plats sont tellement incroyables que les amateurs de bonne chère s'y retrouveront sans doute aucun. Un exemple :

"So Sofie and I have come to Pizzeria da Michele, and these pies we have just ordered - one for each of us - are making us lose our minds. I love my pizza so much, in fact, that I have come to believe in my delirium that my pizza may actually love me, in return. I am having a relationshinp with this pizza, almost an affair. Meanwhile, Sofie is practically in tears ovr hers, she's having a metaphysical crisis about it, she's begging me, "Why do they ever tother trying to make pizza in Stockholm? Why do we even bother eating food at all in Stockholm?"
Pizzeria da Michele is a small place with only two rooms and one nonstop oven. It's about a fifteen-minute walk from the train station in the rain; don't even worry about it, just go. You need to get there fairly early in the day because sometimes the run out of dough, which will break your heart. By 1:00 PM, the streets outside the pizzeria have beacome jammed with Neapolitans trying to get into the place, shoving for access like they're trying to get space on a lifeboat. There's not a menu. The have only two varieties of pizza here - regular and extra cheese. None of this New Age Southern California olives-and-sun-dried-tomate wannabe pizza twaddle. The dough, it takes me half my meal to figure out, tastes more like Indian naan than like any pizza dough I ever tried. It's soft and chewy and yielding, but incredibly thin. I always thought we only had two choices in our lives when it came to pizza crust - thin and crispy or thinck and doughy. How was I to have known there could be a crust in this world that was thin and doughy? Holy of holies! Thin, doughy, strong, gummy, yummy, chewy, salty pizza paradise. On top, there is a sweet tomato sauce that foams up all bubbly and creamy when it melts the fresh buffalo mozzarella, and the one sprig of basil in the middle of the whole deal somehow infuses the entire pizza wieht herbal radiance, muche the same way one shimmering movie star in the middle of a party brings a contact high of glamour to everyone around her. It's technically impossible to eat this thing, of course. You try to take a bite off your slice and the gummy crust folds, and the hot cheese runs away like topsoil in a landslide, makes a mess of you and your surondings, but just deal with it.
"

(Si vous n'avez pas le ventre qui gargouille et la bouche emplie de salive maintenant, je ne comprends pas !)

EDIT : j'ai oublié de préciser que ce livre est disponible en français avec la traduction littérale "Manger, prier, aimer".

30/04/2010

L’Heure magique (et) des étoiles


Grand flattage d'égo dans ce billet, vous être prévenues ! J'adore mon vernis "L'heure Magique", il m'a donné envie d'assortir mes tenues et c'est hyper facile : il est parfait avec un jeans. Pour le rendre encore plus visible, je n'ai pu m'empêcher d'y ajouter des petites étoiles au Deep Blue de Mavala avec les autocollants chablons de Essence.


C'est super facile à faire, relativement rapide aussi et je trouve -mais vous me contredirez sans doute- que ce n'est pas trop cul-cul. Quoique ça aurait probablement été plus sobre et plus heureux si je n'avais fait des motifs sur un seul ongle par main...



28/04/2010

Mes premiers Frankenpolish


A force d'entasser les bouteilles de vernis de multiples couleurs (j'en compte aujourd'hui 50, y compris ceux présentés ci-dessous), certains commencent à vieillir, à moins m'intéresser ou arrivent au bout. Ces fins de bouteilles ou ces bouteilles au 3/4 vides m'ont donné envie de créer mes propres couleurs.

D'abord avoir une bouteille vide -ou presque-, qu'il faut nettoyer. Le plus simple -façon de parler, migraineuses du dissolvant s'abstenir- c'est d'y mettre un peu de dissolvant et de secouer, fort et longtemps. Puis de vider (dans une bouteille ou un bocal vide, c'est parfait, évitez les canalisations !) et rebelote, jusqu'à ce que la bouteille soit nickel.


Ensuite, il vous faut une "tablette de mélange" -terme que j'invente à l'instant- un morceau de métal ou de plexiglas fait parfaitement l'affaire. Là vous choisissez les vernis que vous avez envie de mélanger, en mettant une goutte de chaque et en les mélangeant, vous verrez assez vite que ce n'est pas si simple que ça, certains vernis prennent nettement le dessus sur d'autres. Quand vous avez bien en tête votre mélange idéal, vous pouvez commencer à faire VOTRE vernis. Ensuite c'est au pif. Un peu de ça dans la bouteille vide, un peu de l'autre, un peu du troisième, quelques gouttes de diluant Mavala et on mélange bien (le mieux pour ça est d'avoir des billes en métal dans la bouteille de votre future nouveau vernis, comme celles qui sont dans les vernis Mavala). Au premier mélange, ne remplissez pas plus de la moitié de la bouteille, ce qui vous permettra de rectifier la couleur à votre goût.


Je vous présente ici deux vernis que j'ai "inventé".


J'ai ajouté Matte about you par-dessus
Le premier est une teinte entre rouge et bordeau que j'ai obtenu en mélangeant deux vernis rouge vif qui arrivaient au bout (Red Hot de Mavala et le très similaire mini-Bourgeois rouge) auxquels j'ai ajouté quelques gouttes de Onyx de Mavala afin de les foncer. Difficile de se tromper avec du rouge, je voulais tester la méthode de mélange et j'ai toujours trouvé que le Red Hot était le rouge presque parfait, je le voulais un peu plus foncé et voilà que j'ai maintenant mon "Rouge Premier" comme j'ai décidé de le nommer.



Le deuxième est un peu plus compliqué. C'est une teinte entre bleu et gris que j'ai décidé de nommer "Heure Magique", c'est ainsi qu'on appelle ce moment très particulier de la journée, juste avant la tombée de la nuit, où il n'y a aucune ombre. J'ai mélangé Groovy de Essence (turquoise) et deux gris différents, VIP Silver de Astor et Live Forever de Essence, petits à petits, pour arriver au résultat que j'espérais. J'en suis assez contente !

Il me reste deux bouteilles vides et je vous propose un petit CONCOURS : au vu de ma vernis-thèque (que vous pourrez consulter dans son intégralité ou presque en cliquant sur le mot clé vernis), j'aimerais que vous me donniez dans les commentaires :

une teinte et un nom qui lui correspond
(nom qui peut être drôle, poétique, descriptif, etc... mais surtout ORIGINAL)
Un jury composé de moi, mes goûts, mes envies, etc... choisira une gagnante, produira ce vernis... et vous l'enverra ! Considérons ça comme un cadeau de premier anniversaire !

Avant de l'envoyer toutefois, je le swatcherai ici même avec une recette approximative, que toutes puissent en profiter.

Comme délai pour vos participations (qui peuvent être multiples) je vous propose dimanche prochain (9 mai), ça vous laisse un peu de temps pour trouver quelque chose d'original. J'en profite également pour vous dire que je suis preneuse de toutes les bouteilles vides ou presque de Mavala... pour pouvoir réitérer l'expérience...

PS: Je suis vraiment désolée pour les photos, elles ont toutes été prises en fin de journée, genre coucher du soleil et la lumière était jaune, presque orange.

26/04/2010

Bébé blog deviendra-t-il grand ?



Un an que je raconte mes bêtises ici, je ne savais pas du tout, en ouvrant cet espace, à quoi il ressemblerait. Je ne sais pas du tout à quoi il ressemblera dans un an (ni dans quelques semaines d'ailleurs, car il risque de souffrir de quelques ralentissements jusqu'à cet automne, ou pas, car ce sont d'agréables moments que je passe à écrire ici, peut-être en aurai-je besoin).

Les vernis à ongles continuent à essaimer (à croire qu'ils se reproduisent la nuit dans leur boîte qui me paraissait énorme il y a à peine quelques semaines et qui me paraît bientôt trop petite), les fards MAC un peu moins, il devient difficile de trouver une couleur qui ne ressemble en rien à celles que j'ai déjà. Peut-être que d'autres lubies / découvertes s'ajouteront ?

Je continue à lire, impossible de m'endormir sans lire quelques pages, quelle que soit l'heure, mais certaines de mes lectures actuelles ne me donnent pas envie de les critiquer ici, pareil pour les films d'ailleurs, je suis donc passée de lectures/films du mois à des critiques individuelles. Les burger's places ne sont pas infinies à Lausanne, mon billet est donc de plus en plus complet. Je ne partirai pas en voyage dans les prochains mois, je ne commencerai pas quelque chose de nouveau.

Je ne sais donc pas vraiment, comme je l'écrivais en préambule, ce de quoi sera fait cet espace dans les semaines / mois qui viennent, mais j'espère y tirer autant de plaisir que j'en ai tiré cette année. Le fait de s'astreindre à écrire régulièrement, même concernant du vernis à ongles, est un exercice qui permet de se "dérouiller" les doigts et les neurones.

Je vous remercie de vernir visiter ce lieu et d'être chaque mois plus nombreux, c'est motivant... et étrange. Même si je suis une lectrice assidue de nombreux blogs très différents (dont mes coups de cœurs sont dans mes liens) je suis très intriguée et heureuse, au vu de la taille et de la diversité de la blogosphère francophone, que des centaines de personnes viennent me lire chaque semaine. Très intriguée car il ne me semble pas que ce blog ait plus d'intérêt que de nombreux autres, beaucoup plus pointus et pros. Heureuse car c'est très motivant, je ne m'attendais pas du tout à ce "petit succès" (à ma modeste échelle).

Il me semble que c'est le moment parfait pour écouter vos propositions ou suggestions -d'articles, de thèmes, de lectures, de maquillage, ...-, vos questions et/ou vos critiques (profitez, pas de censure de commentaires... hum), etc...

Dans le prochain billet, dans deux jours, je vous proposerai un concours un peu spécial qui durera une semaine, j'espère que ça vous intéressera !

PS : celle qui trouve l'origine de cette citation gagnera... euh... toute mon estime :-)

24/04/2010

La double vie de Vermeer


J'ai des goûts très classiques en peinture, éclectiques aussi, heureusement. Je me pâmait, durant toute mon enfance, devant les impressionniste, j'avais une énorme reproduction de Manet dans ma chambre, au grand désespoir de ma mère qui me trouvait beaucoup trop conventionnelle. Parmi les classiques, l'école hollandaise me fascine, Rembrant, De Hooch, Vermeer et leurs lumières presque matérielles me passionnent. Mais je n'y connais pas grand chose.

Dans ce roman, on pénètre dans les peintures, dans les techniques, les méthodes, les pigments, les châssis, les craquelures... et pour une bonne raison, l'auteur nous y raconte l'histoire d'un faussaire génial qui, au début du XXe siècle a "inventé" plusieurs "nouveaux" Vermeer (du XVIIe donc) adulés par les critiques institutionnels de l'époque.

Je ne ferai pas de meilleur résumé que la 4e de couv' que voilà :

"Voici l'incroyable et véridique histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1889, qui, éreinté par les critiques de son époque décida de se venger de manière grandiose : il réalisa plusieurs faux Vermeer dont certains furent considérés par la presse comme des chefs-d'oeuvre du maître de Delft. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie fut découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren fut acusé de haute trahison pour avoir vendu un Vermeer à ce maréchal du Reich nazi. S'ensuivit un procès mémorable, qui vit défiler responsables de musée, critiques d'art et experts de renom...
Croisant les biographies de Vermeer et de Van Meegeren, mais également celles de Proust et de Goering, Luigi Guarnieri signe un palpitant roman à l'ironie délicieuse, tout à la fois enquête policière et réflexion jubilatoire sur la relativité des oeuvres d'art et des jugements qu'elles suscitent, sur la folie, la passion du beau, et les infinies séduction du mensonge."


C'est peu de dire que ce roman tient largement toutes ces promesses ! C'est passionnant, plein de suspense, instructif, souvent drôle et très bien écrit (et traduit). Si le monde de l'art vous intéresse un tant soit peu, je parie que ce roman vous plaira ! Pour terminer de vous convaincre, ce roman est paru chez Babel où je n'ai JAMAIS été déçue par un roman !

Van Meegeren en train de peindre un nouveau "Vermeer" pour prouver qu'il est bien 
à l'origine des autres faux chefs d'oeuvres qu'ils dit avoir peint...

D'autres livres sont parus dernièrement sur l'histoire de Van Meegeren si ça vous intéresse de creuser cette histoire passionnante.