11/11/2013

Vingt-six fois la Suisse



Vingt-six fois la Suisse est une série de documentaires tournés dans les années 70. Un documentaire par canton. J'en ai regardé un et j'ai été fascinée par la manière dont c'est filmé et raconté. De nombreux plans très contemplatifs, des interviews longues qui racontent plus que des faits, des scènes d'ambiance, un montage cinéma (par opposition à un reportage tv saccadé allant au plus efficace d'aujourd'hui). C'est très beau, c'est subjectif et complexe, c'est lent et intelligent. La narration est extrêmement bien écrite. Et j'y ai appris et compris des choses sur des identités particulières. Car, en Suisse, ce questionnement sur notre identité a toujours été au coeur même de cette identité. On se définit souvent d'abord comme appartenant à une ville, puis à un canton, avant de parler du pays. C'est cette multitude d'identités qui fait la richesse de la Suisse. Cette série suit cette idée, sous un format similaire en durée, chaque épisode est différent, chacun colle au canton qu'il raconte, seule constante : la très grande qualité visuelle et narrative.

Je vais détailler les épisodes ci-dessous. J'espère vous donner envie d'en voir certains, que vous soyez suisses ou non. Ces documents sont des morceaux d'Histoire pure dont la forme est brillante et éclairante sur les cultures et identités suisses !

Ces émissions sont longues (entre 45' et 1h15) et nombreuses (22 documentaires en tout, le Jura est encore bernois, et Appenzell RI/RE, Nidwal/Obwald et Bâle Ville/Campagne étant traités ensemble), n'hésitez pas à lancer les vidéos qui commencent toutes par une intro décrivant la forme de l'épisode. Et voici ma sélection des meilleures :
  • Valais : pour son momentum politique très particulier et ses rencontres magnifiques
  • Schwyz : pour découvrir une culture qu'on ne connait pas, dépaysant et passionnant
  • Vaud : exceptionnel par sa richesse littéraire et son portrait étonnant qui ne porte que sur la campagne
  • Grisons : l'épisode dont la forme m'a semblé la plus libre, la plus poétique, la plus passionnante, particulièrement attachée aux auteurs du cru, s'il ne fallait en voir qu'un, ce serait celui-ci !
  • Zürich : portrait complexe de ce canton dont on ne pense plus qu'à la ville, cet épisode fait l'inverse en nous plongeant d'abord dans sa campagne, formellement magnifique
  • Unterwald : canton légendaire formé de Nidwald et Obwald, il permet de se rendre compte à quel point ces deux demi-cantons qui se ressemblent à nos yeux sont parfaitement différents aux leurs
  • Berne : au lendemain d'une nouvelle votation dans la région du Jura Bernois, cet épisode est tout à fait passionnant et vient donner une perspective historique riche sur cette identité bernoise revendiquée.
  • Bâle : ville insolite, riche, politique, culturelle, revendicatrice, fière et pleine d'humour, on en tombe amoureux en même temps que le narrateur

Vous trouverez dans la suite de cet article tous les épisodes par ordre de diffusion (je n'ai pas trouvé de logique, ni temporelle, ni géographique, ni alphabétique). Sous chacun d'entre eux, j'ai rédigé une courte critique qui vous permettra de vous faire une idée de ce que vous pourrez y trouver. J'ai pris beaucoup de plaisir à les voir et à les commenter un par un pour vous... et j'espère que ces 25 heures passées au visionnement et à la rédaction de cet article vous auront donné envie d'en regarder, ne serait-ce qu'un seul !

08/11/2013

Les pois chiches sont nos amis


... il faut les aimer aussi. Mais c'est comme d'autres légumes/légumineuses, par exemple les lentilles ou le topinambour, ils ont mauvaise réputation. Il suffit d'avoir goûté un plat de lentilles "de cantine" où on ne perçoit qu'un vague goût terreux et aqueux pour être dégoûté à vie. Quant au topinambour, si l'on ne sait pas le cuisiner, c'est la fête aux maux d'estomac et aux gaz... de quoi en effrayer plus d'un. Pourtant, les pois chiches, les lentilles, les topinambour (et plein d'autres) sont délicieux... si l'on sait comment s'y prendre. Je vais vous donner ici des "trucs" pour améliorer la digestion des aliments qui peuvent causer ce genre de désagréments, et plusieurs recettes à base de pois chiche pour vous donner envie de vous y mettre, mais d'abord : pourquoi est-ce que j'aime autant le pois chiche ?

07/11/2013

Les Grandes Ondes (à l'Ouest)


Les Grandes Ondes (à l'Ouest) est une jolie comédie historique de Lionel Baier. Quoi ? Lionel Baier et comédie dans la même phrase ? Impossible. Et pourtant vrai, et c'est carrément réussi de ce côté-là !

Deux journalistes, un vieux grand reporter de terrain machiste et une jeune féministe ambitieuse, et un technicien à l'orée de la retraite sont envoyés au Portugal en avril 1974 par la SSR (Société Suisse Révolutionnaire de Radio, ancêtre de la RTS) pour couvrir les "oeuvres suisses". Sauf qu'en avril 1974, c'est en pleine Révolution des Oeillets où ils vont se retrouver embrigadés malgré eux avec leur jeune traducteur qui a appris le français en regardant des films de Pagnol.

05/11/2013

#taloz

Merci Martin pour le logo

Si vous êtes sur twitter, vous avez peut-être vu passer le mot #taloz. Il s'agit du hashtag dédié du Twitter Apéro de Lausanne. Ce regroupement de twitteurs à Lausanne a eu lieu pour la première fois en janvier 2010, nous allons donc bientôt fêter ses 4 ans ! Il était temps d'en parler.

Qui ?
Participe qui veut... à condition d'être sur twitter. 
Ce n'est pas une rencontre de copains ou un cercle fermé, le but du jeu est de boire l'apéro en mettant des visages, des voix et parfois des prénoms sur des mystérieux pseudos (en vrai, je ne suis pas un rhinocéros volant, par exemple). Toutes les personnes ayant participé au moins une fois à un #taloz sont listées ici (au nombre de 105 au moment où j'écris ces lignes). Chaque #taloz est différent grâce à cette grande diversité de participants.
Edit : il y a dorénavant un compte twitter : @_taloz dont les followings sont les personnes et lieux ayant participé au moins une fois à un #taloz.

Quoi ?
Boire l'apéro.
Et c'est tout.
On n'est pas là pour réseauter (quoi que ça se fait quand même malgré nous), on n'est pas là pour échanger des cartes de visite, on est là pour continuer ce que l'on fait sur twitter : échanger, partager, raconter des histoires, parfois drôles. On n'a pas de sponsors, pas de couverture médiatique et pas de gourou.

© @MrLafia aka "le 100e" :-)

Comment ?
D'ailleurs le #taloz n'appartient à personne ! Parmi les 6 premiers participants qui ont inventé le hashtag #taloz il y avait par exemple @MdameJo, @BonPourTonPoil (ou moi). 99 personnes nous ont donc rejoint depuis. Il n'y a jamais 100 personnes, mais en général entre 15 et 30 personnes durant la soirée. Et si j'organise régulièrement ces manifestations depuis quelques mois, vous êtes les bienvenus pour me suppléer !

Trois contraintes :
  • Trouver une date qui convienne à un joyeux nombre de participants, doodle est ton ami.
  • Trouver un lieu chaleureux qui accepte une réservation "de 18h à la fermeture pour entre 10 et 30 personnes", ce qui est un challenge intéressant.
  • Communiquer sur l'événement (twitter et groupes dédiés sur FB et G+)

Pour le reste, les #taloz ont lieu à la louche tous les 1,5 à 2 mois, depuis bientôt 4 ans, souvent dans des lieux différents (si possible au centre-ville, facile d'accès pour ceux qui viendraient de loin) où il y a suffisamment de place pour bouger un peu et pouvoir discuter avec tout le monde sans être bloqué à une table.

Quand ?
Pour être sûr de ne pas rater les #taloz suivants, il y a un groupe facebook (m'envoyer un MP pour que je vous y invite), une communauté google+ ... et surtout des rappels réguliers si vous suivez de près ou de loin quelques joyeux taloziens dans votre TL twitter.

Et comme on dit dans les milieux autorisés : viendez et RT nombreux !


Et pour ceux qui ont peur de prendre le train... il y a les #htagg à Genève et les tout neufs #timeNE à Neuchâtel ! Youhouhou, la romandie qui tweet et boit l'apéro va conquérir le monde !

02/11/2013

Soulac


Le bord de l'Océan Atlantique, hors saison, rien de tel pour s'aérer l'esprit. J'ai la chance d'avoir une tante qui a une très belle maison à Soulac-sur-Mer où je viens de passer quelques jours, il faisait un temps mitigé de fin octobre, avec du vent et donc aucun touriste, c'était magnifique, et je ne peux m'empêcher de vous montrer beaucoup trop de quelques photos de cette région que j'aime tant (j'y ai passé de très nombreuses vacances estivales quand j'étais enfant et ado, mais de l'autre côté de l'estuaire). Un billet tourisme et nombril donc, j'espère que vous ne m'en voudrez pas.


01/11/2013

La tarte aux pommes de ma mère (ou presque)


Je n'ai pas de nombreux souvenirs culinaires d'enfance, mais j'en ai tout de même quelques uns. Beaucoup sont liés à des moments particuliers (les picnics de nos vacances ou "courses d'école" où je n'avais pas de chips comme les copains, mais des légumes et fruits coupés en morceaux et des sandwichs faits maison à l'omelette, la honteeeeeee) (c'était bien meilleur) ou à une manière de faire typique que je ne retrouvais pas chez d'autres enfants quand j'étais invitée à manger (les repas pommes de terre en robe des champs et plateau de fromages). Mais certaines recettes restent. En particulier, la tarte aux pommes de ma mère. 

31/10/2013

Rest@Home


Rest@Home est un service de livraison à domicile un peu particulier. Il existe depuis fin 2012 et permet de commander une gamme très éclectique de plats grâce à leur système, car Rest@Home n'assure que le lien entre le restaurant et vous. Il passe la commande auprès du restaurateur, viens vous livrer et encaisser, mais ils ne cuisinent pas. Ce qui permet à des restaurant qui n'ont pas de service de livraison d'en bénéficier, et vous permet d'avoir une telle gamme à disposition.

Vous pouvez commander Chinois et Italien, comme dans bien d'autres endroits, mais aussi Indien, Japonais, Thaï, des mets typique de brasserie (Restaurant du Port de Pully) ou de rôtisserie (In Finé), des plats santé (Pois Chic, Luncheonette Café) et même des hot dogs ou des pâtisseries ; le midi et le soir, c'est donc également une excellente option pour ceux qui se verraient bloqué au bureau. Les restaurants changent régulièrement, j'y déjà mangé Iranien par exemple (un délice).

Je suis leur cliente depuis le début de l'année 2013 et j'ai déjà fait appel à leur service 8 fois, toujours avec satisfaction. Le gros avantage de Rest@Home c'est qu'il est possible de payer par carte, or souvent, quand je commande c'est à cause de plusieurs facteurs : j'ai la flemme de cuisiner et/ou rien dans mon frigo et/ou la flemme de faire des courses et/ou pas de cash sur moi. Je peux donc rester au chaud sous ma couette, faire mon choix sur le site, environ 1h plus tard (souvent plus rapidement que prévu) ils arrivent pour me livrer. 

L'autre avantage c'est évidemment la gamme de restaurants à choix, malheureusement il n'est pas encore possible de passer une commande simultanée dans deux restaurants différents, quel dommage, j'adorerais manger chinois pendant qu'il mange sa pizza, par exemple. Dans les inconvénients j'ajoute le temps de livraison (une heure donc et non la demi-heure qu'il vous faudrait pour une pizza Fratel e Napule -les meilleures pizzas de Lausanne- mais où il vous faudra payer en cash), les prix (qui sont parfois conformes à ce que pratiquent les restaurants sur place et mériteraient d'être meilleur marché à emporter) et les quelques oublis, de boisson en général, que j'ai constaté dans mes livraisons. Mais globalement, je suis une cliente satisfaite et ravie que ce service existe à Lausanne et alentours.

Si je choisi de vous en parler aujourd'hui, c'est que pour Halloween, vous sachant terrifiés de sortir de chez vous en cette nuit des morts, Rest@Home vous offre la livraison, ce qui me semble un excellent moyen de tester leurs services.


26/10/2013

Rentrée des séries bis


Cette rentrée 2013 s'étale cette année de septembre à novembre, je vous avais fait un premier descriptif des sorties, voici la suite, et surtout mon bilan après quelques épisodes de ce qu'il faut garder cette saison.

A tester :



Masters of Sex
Une des séries les plus attendue de cette rentrée. Dans la vaine historique que le public continue à plébiciter, Masters of Sex s'intéresse à l'Amérique très très puritaine de 1957 dans laquelle le Dr William Masters et son associée Virginia Johnson ont commencé leurs recherches sur la sexualité humaine. Tiré d'une histoire vraie, ce scénario fouillé permet des personnages fouillés et des réflexions historiques, humaines, sentimentales et sociologiques qui promettent d'être haut en couleur. Lizzy Caplan provoque une immédiate envie de soutien à son personnage, Michael Sheen est excellent et la foule de seconds rôles permet de penser que cette série pourrait nous offrir quelques saisons intéressantes (une deuxième saison vient d'être confirmée). Mon coup de coeur de cette rentrée. 


The Wrong Mans
Le lendemain d'une cuite apparemment mémorable (la première scène du réveil est fabuleuse), Sam se rend au travail et est témoin d'un accident de voiture. En reprenant ses esprits après que les secours ne soient partis, il entend un téléphone sonner, il décroche et depuis ce moment-là vont se succéder les péripéties où il est entrainé malgré lui. Humour cynique mais tendre à l'anglaise, réalisation visuelle extrêmement soignée, personnages attachants dans leurs maladresses, j'étais accro après 45 secondes, je le suis toujours après 3 épisodes. Un très jolie surprise de cette rentrée.


Log Horizon
Un manga, pourquoi pas ? Log Horizon raconte l'histoire de joueurs d'un MMORPG qui se retrouvent coincés dans leur jeu tout à coup. Ils ne savent pas ce qui s'est passé et doivent réapprendre à vivre avec les codes du jeu, petit à petit. Les épisodes sont très courts (20 minutes à peine avec une looooongue minute ridicule de générique en pseudo anglais tellement abominable que ça en devient hilarant et 2 minutes encore pire en générique de fin) et on apprend à chaque fois un ou plusieurs éléments qui nous permettent de mieux comprendre comment vivre "en vrai" dans un univers virtuel. Certaines réflexions sont intéressantes, mais c'est surtout très amusant. Je prends un plaisir coupable à regarder ce manga comme quand j'allumais la télé avant d'avoir fait mes devoirs. Mais il s'adresse bel et bien aux adultes (ou jeunes adultes) et mérite d'être reconnus pour son nombre importants de personnages/joueurs féminins, loin d'être accessoires. 


Hello Ladies
Sitcom (sans les rires) de HBO où un nerd qui se croit maître de la drague nous montre l'étendue du désastre, ses amis sont tous aussi loosers que lui... et tout aussi touchants. Ses tentatives pathétiques de séduction couplées à sa solitude me font rire de bon coeur, ça marche, je ne sais pas pour combien de temps, mais ça marche.

The Millers : deux parents divorce et emménage respectivement chez leur fils et leur fille, sur cette prémisse absurde, le rythme est très bon, les acteurs au niveau et les vannes s'enchaînent. Je pense que ça peut tenir le coup pendant un petit moment, mais ça reste une sitcom interchangeable.

Welcome to the Family : une fille, un garçon, deux pères qui se détestent et qui apprennent qu'ils vont devenir les grand-pères du même bébé. Etonnamment plus drôle que le pitch ne le laisse croire, j'ai ri de bon coeur mais je n'arrive pas à m'attacher à ces personnages.

Les immondes décors de "Once Upon a time in Wonderland"


A oublier :

  • Ironside : remake de Ironside diffusée entre 1967 et 1975 avec Raymond Burr en chaison roulante. Ici c'est un acteur noir, du coup ça change tout. Sauf que non. La série a déjà été annulée.
  • Once upon a time in Wonderland : vous aimez "Once Upon a Time", vous adorerez. Malheureusement, moi j'aime, vraiment, Alice au Pays des Merveilles, du coup ce ramassis d'idoties dans des décors miteux envahis de bons sentiments, ça ne va pas être possible.

Encore à venir :

  • Dracula (26 octobre) : je suis pratiquement persuadée que ce sera un navet vu les visuels disponibles, mais ça peut être amusant.
  • Crossbones (1er novembre) : une série dans l'univers des pirates, je ne peux pas rater ça !
  • Almost Human (5 novembre) : dans 35 ans, les policiers de la ville de Los Angeles seront couplés à des robots humanoïdes, le policier qui déteste les robots se retrouve en partenariat avec un robot qui éprouve des émotions... pile ou face, navet ou génie, j'attends avec impatience de découvrir cette série !
  • Ground Floor (15 novembre) : un jeune banquier couche avec une jeune femme qui se trouve travailler dans la même banque que lui. Je sens le truc bancal, mais voilà, ça sort cette année... et c'est la dernière, ça y est on a fait le tour, pfiou.


Pour les séries du précédent billet, voici mon avis après 2, 3 ou 4 épisodes.

Je garde :

  • Hostages : ennui au 2e et au 3e épisodes, j'étais prête à abandonner, malgré Toni Colette que j'adore et qui y met vraiment du sien, et soudain, au 4e épisode, un vrai regain d'intérêt. Je ne suis plus du tout sûre de ce qui m'attend et je m'en réjouis, le rythme devient plus précis, les personnages moins tête à claque et plus attachants, je la garde !
  • The Michael J Fox Show : rafraîchissant, plutôt bien joué, très cliché-sitcom mais qui assume, pour l'instant (4 épisodes), je me marre franchement et je suis toujours autant touchée par Michael J. Fox qui ne joue pas de sa maladie sans la cacher... et sans en faire un enjeu principal.
  • Mom : étonnamment, les vannes se succèdent et continuent à me faire rire et Allison Jeanney est incroyable dans ce rôle à l'opposé total de celui pour laquelle elle est connu dans The West Wing, quant à Anna Faris, elle est plutôt doué dans la vanne rythmée. Mais ça reste de la sitcom bien proprette et je doute de tenir sur la longueur.
J'ai abandonné :
  • The Blacklist : dès le 2e épisode, la systématique scénaristique est mise en place, et malgré quelques questions à résoudre au long terme (Pourquoi l'a-t-il choisi elle ? - entre nous soit dit dès le premier épisode je crois avoir deviné, mais je vais pas vous spoiler si vous ne l'avez pas encore, pensez juste à Dark Vador (oh pardon) - Pourquoi son mari lui ment et qui est-il vraiment ?) cette série va finalement être "à épisode". Dans chacun, un des très méchants de la liste noire va être éliminé, Elisabeth va risquer de mourir jusqu'à ce que le grand énigmatique la sauve. Et effectivement, il sauve, pas seulement Elisabeth, mais la série, grâce au talent de James Spader je pense pouvoir tenir encore quelques épisodes, mais ça reste poussif et décevant, beaucoup trop lisse. J'ai nettement préféré Hannibal à la saison dernière, beaucoup plus abouti scénaristiquement et visuellement.
  • Brooklyn Nine Nine : je trouve toujours aussi plat, aucune surprise, vaguement un sourire parfois, mais les personnages ne m'intéressent pas du tout.
  • The Crazy Ones : malgré Robin Williams, Sarah Michelle Gellar et quelque savoureux seconds rôles, je n'accroche vraiment pas. Le monde de la pub est plus intéressant dans Mad Men, le monde des affaires plus grinçant dans House of Lies, rien de nouveau ni d'original ici.
  • Trophy Wife : malgré un assez bon niveau et le fait que j'ai ri souvent et franchement, je n'arrive pas à m'intéresser aux déboires d'un homme et de ses trop femmes en banlieue chic.
  • Lucky 7 : la série qui me tentait tant n'a pas rencontré son public, elle a déjà été déprogrammée, abandon immédiat pour ne pas être trop déçue.
  • Sleepy Hollow : nope, nope, nope, impossible de supporter le 3e épisode, c'est vraiment trop mauvais. Abandon.
  • Marvel Agent's of Shield : dès le 2e épisode, je n'ai plus eu envie de voir la suite, la "trame" est en place, c'est pleiiiins de bons sentiments et d'un peu d'action, ce qui était attendu, mais ce n'est pas assez rythmé pour moi, et trop niais. J'ai persévéré avec le 3e épisode. Je n'en verrai pas 4 -> abandon.
Je n'ai pas regardé les deuxièmes épisodes de Dads ou de The Goldbergs.


Concernant les reprises, j'ai totalement oublié de vous parler de celle d'une de Bron/Broen (aka The Bridge, l'originale, aka un de mes séries favorites EVER, qui a débuté sa deuxième saison mi-septembre.


Bilan (sévère) de cette rentrée 2013


A garder dans les nouveautés :
  • Masters of Sex
  • The Wrong Mans
  • Log Horizon
  • Hostages
  • Hello Ladies
  • The Michael J Fox Show
  • Peaky Blinders (je vous en parle dans un prochain billet, mini-série anglaise de 6 épisodes)

A continuer dans les séries au long cours :
  • Bob's Burgers : je me répète, mais c'est CULTE.
  • Downton Abbey : malgré une baisse de régime en début de saison, la chorale des personnages continue de fonctionner pour mon plus grand plaisir.
  • Bron/Broen : j'aime toujours autant ces deux protagonistes, mais je suis moins fascinée que la première fois, cette série pourrait perdre de sa magie en tirant sur la corde.

Ce qui fait un total de : 5h par semaine, soit deux soirées séries, largement faisable !
J'ajoute cette remarque pour ceux qui s'étonne de ma capacité à voir autant de séries... la première des raisons est que je n'ai plus de télévision. Je choisis donc mes "programmes" et je sélectionne tout ce que je regarde et quand je veux le regarder. Gain de temps  et de "temps de cerveau disponible" incommensurable.


(Vous serez peut-être surpris de ne pas retrouver :
- Homeland : poussif dès le 2e épisode, cette saison est probablement celle de trop, mais j'aime tant ses personnages que je vais persévérer, au risque de la prendre en gripe.
- How I Met Your Mother / The Big Bang Theory / Parks and Recreation / Modern Family / New Girl  : les saisons passent et se ressemblent je regarde toujours les deux dernières avec plaisir, les trois premières simplement par habitude.)

25/10/2013

Au Bonheur des Ogres


Au Bonheur des ogres est d'abord un roman de Daniel Pennac. Le premier d'une série que ses fans appellent la saga Malaussène. Quoi que je dise sur cette saga, ce serait spoiler ce film, alors je vais commencer par parler de ce film à ceux qui n'ont jamais lu une ligne de Pennac. Au Bonheur des ogres, le film, a été réalisé par Nicolas Barry, qui avait fait auparavant le délicieux Les Enfants de Timpelbach (que je vous recommande vivement), une histoire chorale de gamins en folie. On retrouve cette idée de troupe ici avec la famille Malaussène, qui est tout à fait attendrissante et barrée. Le grand frère-soutien de famille, Benjamin Malaussène, va se retrouver mêlé à des attentats à la bombe malgré lui (c'est sa spécialité) dans le grand magasin où il travaille. Pour ne pas effrayer sa famille, chaque soir il va leur raconter sa version des faits qui implique une girafe, une course à vélo et toute une panoplie d'effets imaginaires qui font de lui un héros, qu'il n'est pas. C'est même l'anti-héros parfait.

C'est rythmé, drôle, attachant, les décors sont particulièrement soignés et l'histoire rocambolesque fonctionne.

24/10/2013

Gravity


Je pensais aller voir un film dans l'espace où la 3D allait servir à nous montrer bien tout partout combien c'est beau. Vu le casting Bullock-Clooney, je pensais que le réal n'allait pas résister à nous mettre au moins un petit flirt mignon. J'avais tort.

Gravity est un film d'épouvante. Epouvante dans le sens où il t'embarque, totalement, des premières minutes à la dernière, crescendo, en te faisant éprouver des sensations physiques de peur : palpitation, manque d'air, crispation musculaire. Si vous souffrez de troubles cardiaques et êtes bon public, n'allez pas voir ce film. Cet avertissement devrait être mis à l'entrée des cinémas.

Je ne vais donc être d'aucune originalité et abonder dans le concert généralisé global de louanges à propos de ce film : c'est vachement bien. Voilà. Super utile comme billet non ? En fait, j'ai deux-trois autres trucs à dire. Pour ceux qui ont vu ou pas le film, d'abord, puis il y aura une SPOILER ALERT à laquelle il faudra arrêter votre lecture si vous n'avez pas vu le film et revenir après l'avoir vu, deal ?

même choisir des photos pour illustrer le billet est un enfer, ce sera donc la dernière

Ce film provoque donc des troubles physiques délicieux, flippants, mais délicieux. Comme quand on est ado et qu'on regarde un film pour se faire peur. Les mêmes ressorts : un montage extrêmement précis et rythmé pour faire monter la sauce à chaque séquence flippante (c'est-à-dire toutes), des moments de respiration pour mieux surprendre, un montage sonore d'une efficacité à couper le souffle (littéralement) et des acteurs qui sont excellents pour montrer à quel point leurs personnages sont terrorisés (moi non plus je n'aimais pas trop Sandra Bullock, j'ai changé d'avis).

Alfonso Cuarón (le réalisateur donc) a toujours été très bon au niveau du rythme et de l'utilisation du son (Y tu mamá también, Children of Men), cette fois-ci il excelle. Et il le sait et il s'en amuse. Les premières phrases introductives du film évoquent le silence absolu qui règne dans l'espace par impossibilité de transmission du son, il en rajoute une couche dans les dialogues des premières minutes. Mais que se passe-t-il quand on est dans un silence absolu ? On entend le fonctionnement de notre propre corps. Tout le film est structuré et rythmé avec la respiration des acteurs. (Je ne serais pas étonnée qu'ils aient doublé certaines scènes en post production uniquement avec un concert de respirations.) La respiration et les battements de coeur, la plupart du temps inaudibles ou presque, juste là pour nous faire réagir physiquement, par réflexe, un peu plus fort. Ce qui est intéressant avec le son, c'est que souvent les gens ne le remarquent pas vraiment, ils se souviennent des images, des décors, de la musique, mais ne pensent pas au son, c'est là où Cuarón est bon : il nous fait marcher, crescendo, sans que l'on ne comprenne exactement comment il est possible que nous, dans ce fauteuil de cinéma confortable sur la planète Terre, puissions ressentir aussi bien un manque d'oxygène. 

Et évidemment, avec le son il y a des images qui ne sont pas mal non plus. On peut voir la Terre d'en haut, souvent, et on aurait envie de la contempler, d'avoir un moment pour tenter de comprendre au-dessus de quel continent on se situe, d'observer cette courbure avec ce lever de soleil, les formes des cotes et la couleur de l'eau, les étoiles et la voie lactée, va-t-on voir la lune ? C'est l'impression des premières minutes, c'est beau et on se réjouit de pouvoir regarder ça, on s'inquiète un peu aussi que le réalisateur profite de cette beauté pour la mettre en scène et nous mettre plein les yeux de "joli". Sauf que non, ici l'espace ne sert que de décor, il n'est PAS un personnage du film. Au contraire, on finit par oublier de le regarder. Il sert souvent de point de respiration entre deux crises d'angoisse. Et j'ai adoré ça, qu'on ne tente pas de nous jeter de la "qu'elle est belle notre planète bleue il faut la sauver" aux yeux. Le moment que j'ai trouvé le plus esthétique du film, l'image* que je vais probablement retenir longtemps, est une image où on ne voit pas l'espace du tout.

Le son, l'image, ok, mais qu'en est-il du scénario ?

Il est too much. Mais c'est assumé (je vous explique plus bas pourquoi) et à chaque moment où l'on commence à en vouloir à Cuarón, il rectifie d'une pirouette humoristique et en rajoute une couche supplémentaire. A chaque rebondissement, on se dit qu'il ne pourra pas aller plus loin, mais si, il y arrive, jusqu'aux dernières secondes. On en ressort physiquement sonné, pas par l'enchaînements des péripéties, mais par la montée en puissance des sensations physiques amenées par son montage sonore et visuel.

Et c'est là que la 3D entre en jeu. Grâce à elle, il arrive à nous provoquer encore plus de sensations, on comprend encore mieux l'apesanteur, elle en devient pénible mais fascinante, notre cerveau a du mal à analyser ce que voient nos yeux, à comprendre quel est le point de vue, où l'on se situe, quel est le sens et la vitesse du mouvement de caméra. Et évidemment, comme pour chaque vidéo que l'on peut voir de la sation ISS, on est fasciné par ce qui flotte. Ce qui fonctionne particulièrement bien en 3D. Elle sert donc le propos du film à merveille.

J'espère avoir réussi à vous convaincre, si c'était encore nécessaire, d'aller voir ce film. En 3D avec une salle bien équipée au niveau du son. Quand ce sera fait, et que vous aurez repris votre souffle, revenez lire la suite, ok ?