21/05/2014

L'Antica Trattoria


Les restaurants italiens sont légions, mais entre les pâles pizzerias où la pâte concurrence la semelle de chaussure que les 2 millimètres de garniture ne permettent pas de camoufler suffisamment, et la gastronomie italienne, il y a un monde. Pourtant en Suisse nous avons de la chance, notre proximité avec notre voisine du Sud nous permet une variété de produits et de savoir-faire correcte, même dans les mini-épiceries de quartier (les rayons des pâtes en France me donnent envie de m'ouvrir les poignets avec des cornettes). Bref, tout ça pour dire que l'Italie dans l'assiette, je l'aime tellement que je suis difficile, très difficile (qui a dit pénible ?). Pour la pizza, je n'ai qu'une adresse à Lausanne : Fratel E Napule. N'essayez même pas de me faire croire qu'il y a meilleur ailleurs : non.

Mais pour la pasta et le reste de la cuisine italienne, il y a plusieurs excellentes adresses, mes habituelles sont Gnutti la secrète, le Ristorante Saint Paul (où les serveurs sont aussi séduisants mais gras que leur magnifique huile d'olive), le Milan pour ses viandes, ses légumes, son ambiance et ses risottos (mais pas pour ses pâtes), et, depuis quelques jours, l'Antica Trattoria.


Il y a des restaurants comme ça, où tu n'entres jamais, tu ne sais pas trop pourquoi, la devanture ne t'attire pas. Il a fallu que Nicolas Noz (dont la chocolaterie -ma préférée de la ville, entre nous soit dit- est quelques mètres au-dessus dans cette si fameuse Rue De La Gourmandise Marterey) me conseille d'y aller pour que je découvre cet endroit. Dès la porte passée, j'ai été séduite, du bois partout, une ambiance chaleureuse et confortable, un coin épicerie, une cuisine ouverte, une lumière bien dosée, un niveau sonore maîtrisé et des serviettes en tissu (les barbus parmi mes amis savent pourquoi c'est important). J'ai tellement aimé ma première visite, que j'y suis retourné deux jours plus tard, et une troisième fois hier midi.

20/05/2014

Particules Fines


Tout Lausannois connaît Particules en Suspension, ce magasin à la déco décalée, qui permet de sauver n'importe quelle situation du genre "je sais pas quoi lui offrir". Depuis que la boutique a quadruplé de volume en déménageant à la Rue Etraz, je me demandais ce qu'ils allaient faire de leur local de la Rue Marterey, j'ai la réponse à ma question. Depuis samedi 17 mai, une nouvelle boutique gourmande existe à Lausanne : Particules Fines.


"Particules Fines" comme épicerie fine, n'est pas un lieu où on peut vernir "faire ses courses", c'est un lieu où on va aller pour se faire plaisir ou faire des cadeaux. On y trouve toute sorte de choses à manger ou pour cuisiner, du thé, du café, des alcools, des condiments, des pâtes, des sauces, des épices, de quoi décorer vos plats sucrés ou salés, mais surtout, comme pour sa grande sœur, des packagings magnifiques.

19/05/2014

La meilleure façon de faire lire un livre, c'est d'en parler.

La meilleure façon de faire lire un livre, c'est d'en parler. Ces quelques mots résument l'esprit de La Pause de Décapage que je découvre à l'instant, mais qui existe depuis 2005. Décapage est une revue littéraire dont j'avais beaucoup apprécié quelques exemplaires quand je lisais du papier des magazines. J'ignorais que La Pause se déclinait également en format web.

L'idée est simple et percutante, une case graphique répétée, un dialogue autour d'un bouquin, entre une personne qui l'a lu et qui essaie de donner envie de le lire à l'autre. Et ça marche, en tout cas sur moi. Pas de grand discours critique, pas de quatrième de couv' qui dévoilerait l'intrigue, même pas d'image de la couverture. Juste le titre, l'auteur, la maison d'édition, le prix... et le dialogue bd.

Exemple avec Souviens-moi d'Yves Pagès ...

En attente de l'aimable autorisation de La Pause de Décapage,
c'est tout petit exprès pour que vous alliez lire chez eux !

... ou avec leur dernière Pause en date, Le Reste de sa vie d'Isabelle Marnier ...

En attente de l'aimable autorisation de La Pause de Décapage, 
c'est tout petit exprès pour que vous alliez lire chez eux !

... deux ouvrages que je vais m'empresser d'aller acheter chez mon libraire. Ce format est magnifique, j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi !

Tables Uniques


Je vous le disais dans mon précédent article #LausanneàTable, on va distiller des informations sur le programme petit à petit. La première chose dont j'ai envie de vous parler, ce sont les Tables Uniques. Pourquoi ? Parce qu'il n'y aura que 56 places au total, sur tirage au sort, pour ces occasions uniques (le terme n'est pas choisi au hasard) de rencontrer des chefs passionnants.

L'idée est simple : une table, proche de la cuisine, de laquelle vous pourrez comprendre ce qui s'y passe, avoir un contact direct avec un chef d'exception et des dégustations de plusieurs plats qui font la renommée de ces derniers.

Les trois restaurants qui se prêtent au jeu cette année sont La Table d'Edgard du Lausanne Palace & Spa (Chefs Edgard Bovier et Antonin Guex), la Table d'hôtes Source des Saveurs (Chef Eric Godot, qui ouvrira ses portes le soir exclusivement pour nous) et le Restaurant d'Anne-Sophie Pic du Beau-Rivage Palace.

Il y aura sept dates (deux fois pour le Restaurant d'Anne-Sophie Pic, deux fois pour la Table d'hôtes Source des Saveurs, et deux fois à la Table d'Edgard et une fois à la Brasserie du Grand-Chêne) de mi-juin à fin septembre où les chanceux parmi vous auront le privilège d'apprécier ces cuisines gastronomiques pour des tarifs tout à fait raisonnables (entre CHF 85 et 120.- par personne).

Afin qu'il n'y ait pas de passe-droits, les inscriptions pour ces différentes tables seront prises en compte du 11 juin à midi jusqu'au 25 juin à midi, parmi toutes les inscriptions, les 52 places (vous pouvez réserver deux places, une pour vous et une pour la personne qui vous accompagnera) seront tirées au sort et les résultats annoncés le 25 juin. Pour mettre toutes les chances de votre côté, n'oubliez pas la date du 11 juin où sera également dévoilé l'entier du programme !

Le cadeau bonus du jour, c'est que la première table, aura lieu le 19 juin, à la Table d'Edgard... et vous pouvez commencer à réserver dès maintenant ! Il suffit d'envoyer un mail à atable@lausanne.ch  avec vos coordonnées et celles de la personne qui vous accompagnera (nom, prénom, mail, téléphone) et vous aurez la chance de vivre ce moment exceptionnel avec deux autres chanceux. (Le prix est de CHF 120.-/personne.) Edit : le tirage au sort va avoir lieu, plus d'une cinquantaine de participation en trois jours, quel succès, merci à tous !)

Je ne vais pas assister à l'une de ces Tables Uniques, mais j'espère que ceux qui y goûteront nous raconterons !


PS : Je vous rappelle que nous sommes présents sur Instagram et twitter, où il y aura certaines informations en avant-première... et sur facebook aussi, évidemment.

15/05/2014

Lausanne à Table


Lausanne est une ville dont la gourmandise n'est plus à prouver. La ville elle-même organise depuis 2012 toutes sortes d'événements sous le nom "Lausanne Ville du Goût". Cette année, la ville du goût c'est Moutier, mais Lausanne n'a pas l'intention de laisser tomber ses événements culinaires et se transforme pour l'occasion en "Lausanne à Table". Sur le même principe qu'en 2012 et 2013, des événements gourmands auront lieu tout l'été (de juin à septembre) partout dans la ville et au-delà.

Les années précédentes, je vous avais parlé du grand pique-nique du 1er août sur l'Esplanade de Montbenon, des tables-longues qui avaient été installées au Flon et du Restaurant Day. C'est ainsi qu'Elise, responsable de Lausanne A Table pour la Ville de Lausanne, m'a contactée. Et j'ai le grand plaisir de vous annoncer que, cette année, je suis la food reporter officielle de Lausanne à Table.


Je vais donc couvrir la plupart des événements, sur mon blog parfois, mais aussi et surtout sur la page de Lausanne à Table. Pour annoncer mon rôle officiellement, je me suis prêtée à l'interview (et au chapeau en chantilly...) des Toqués du Goût. J'aime beaucoup cette rubrique que j'ai lue avec attention les années précédentes, si ça vous tente de voir les autres interview, voici ceux de 2012 et de 2013. Quant à mes billets à propos de #LausanneàTable, vous les retrouverez facilement sur ma page Lausanne à Table.

Qu'est ce que ce sera Lausanne à Table 2014 ? Et bien je n'ai pas encore le droit de vous en parler...
Le programme complet sera dévoilé le 11 juin et les inscriptions ouvertes en même temps (à vos agendas, certains événements risquent d'être complets le jour-même si on se fie à ce qui s'est passé les années précédentes).

Entre temps, nous allons distiller des informations sur facebooktwitter et instagram. On se réjouit que vous nous suiviez et n'hésitez pas à interagir avec nous avec le hashtag #LausanneàTable !

J'en profite pour ajouter qu'en plus de food reporter, je vais également m'occuper des contacts avec les blogueurs gourmands qui seraient intéressés à l'un ou l'autre des événements. J'ai dans ma besace quelques adresses, mais si je ne vous ai pas contacté d'ici la fin de la semaine, et que vous avez envie de faire partie du pool de blogueurs qui vont couvrir les différentes événements sur leurs blogs ou sur les réseaux sociaux, n'hésitez pas à m'envoyer un mail à funambuline@gmail.com et je me ferai un plaisir de vous renseigner, voir de vous inviter à certains événements.

Vous soupçonnez certainement que certains événements auront lieu à nouveau, comme le fameux pique-nique du 1er août (s'il fait beau) et le Restaurant Day (le 17 août). Pour le Restaurant Day, si vous avez envie de participer en tant que "restaurant", vous pouvez vous inscrire en envoyant un mail à atable@lausanne.ch.

Un aperçu de ce que nous avons pu déguster en 2013 (même que ma robe à pois apparaît dans la vidéo) :



11/05/2014

Party Down


Mais comment ai-je pu ignorer cette série aussi longtemps ? est la première pensée qui m'est venue en tête durant le premier épisode. D'abord parce que le casting est totalement improbable, dans cette équipe vous aurez peut-être reconnus (de gauche à droite) :
  • Martin Starr, l'extraordinaire Bill Haverchuck de Freaks & Geeks, qu'on peut retrouver aussi dans Silicon Valley dont la première saison est diffusée en ce moment (bof, je vous en parlerai si ça s'améliore), qui incarne un scénariste de hard sci-fi
  • Ryan Hansen, l'éternel beau gosse à la mèche qui joue un acteur à qui l'on ne propose que des rôles d'éternel beau gosse à la mèche, les amateurs de Veronica Mars apprécieront
  • la fabuleuse Lizzy Caplan qui a joué dans des dizaines d'autres séries, mais a particulièrement explosé l'automne dernière dans la géniale Masters of Sex, ici elle joue une stand up comedian qui n'arrive pas à percer
  • Adam Scott qui cartonne en ce moment avec Parks and Recreation, mais dont je ne comprenais pas vraiment l'attrait jusqu'à ce que je tombe amoureuse de lui dans Party Down, rien que pour son humour à lui, cette série vaut d'être vue
  • Ken Marino, aka Vinnie van Lowe dans Veronica Mars, qui joue le chef d'équipe,  alcoolique repenti qui veut commencer une nouvelle vie, et qui est totalement à côté de la plaque plus ou moins tout le temps
  • l'hilarante Jane Lynch, qui incarne aussi Sue Sylvester la coach diabolique de Glee

Mais cette série, Party Down, est pratiquement inconnue en Europe. Diffusée entre 2009 et 2010 sur Starz qui permet de dire "fuck" et de montrer des tétons et du poil à l'écran, totalement décalée et, donc, avec un casting de folie. J'ai dévoré les deux saisons en un rien de temps. Tous ces bras-cassés travaillent dans une compagnie qui fait du catering pour des fêtes privées, chaque épisode est donc l'occasion de les plonger dans une autre ambiance absurde, avec des apparitions improbables, petit florilège :


Mais les apparitions ne s'arrêtent pas à ce que l'on voit à l'écran, au scénario, aux côtés de Rob Thomas, on trouve Paul Rudd, et à la réalisation on retrouve Fred Savage (si tu te demandais ce qu'était devenu Kevin Arnold de The Wonder Years...). Bon, cessons le recyclage, c'est le job de Même Pas Mal.

Et finalement on s'en fout, ce dont on ne se fout pas c'est que c'est un des séries les plus drôles que j'aie vue. C'est décalé, trash, cynique, sombre, souvent graveleux, pas du tout politiquement correct et tout ça est brillamment écrit, interprété et monté avec un rythme très efficace. 


Elle était donc vouée à disparaître, trop sombre. Tout ce que je reproche à Parks and Recreation est réussi ici : ce n'est pas lisse, il n'y a pas de bons sentiments qui gagent à la fin, ce sont tous des loosers flamboyants. Par contre, il n'y a pas non plus le même budget, ça se voit dans les décors, mais ça ajoute un charme particulier au côté looser. Il n'y a donc que deux saisons, de 10 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Et je viens de les voir deux fois d'affilée. 




En ce moment, je regarde aussi et je vous recommande :
  • Broad City (saison 1) : si vous croyiez que Girls et Sex and the City étaient trash et réalistes, vous allez changer d'avis
  • Fargo (saison 1) : oui, comme le film, mais avec Dr Watson-Martin Freeman-épouse-moi dedans
  • Inside no 9 (1 saison) : mini-série anglaise à voir absolument

08/05/2014

Instagram : interroger les usages pour en faire un outil professionnel


Hier matin, j'étais invitée à la Haute Ecole de gestion de Genève à faire un cours-atelier avec les étudiants de Bachelor en information documentaire. Un cours-atelier sur Instagram, pour apprendre à interroger l'outil et en retirer des guidelines pour une utilisation professionnelle.

Pour préparer ce cours, j'ai créé un support en ligne, dont je suis très fière, avec Strikingly, très chouette outil facile à utiliser pour faire des choses graphiquement acceptables très rapidement (mon premier site que je fais toute seule comme une grande, blogger c'est tricher).

Durant l'atelier, j'ai demandé aux étudiants de créer des comptes (fictifs) Instagram et de me décrire guidelines, contenu, photos de profil et #hashtags. Ils ont créé quatre comptes de manière très imaginative, en allant rechercher systématiquement sur Instagram pour voir ce qui existait déjà. Les quatre rendus étaient très intéressants, j'étais très fière, c'était la preuve pour moi que mon cours a été utile ! Et je les remercie pour leur chaleureuse participation, ainsi que leur Professeure et leur prof assistant qui m'ont invité et ont participé à ce cours, j'ai pris beaucoup de plaisir !


Ce cours-atelier de 3 heures est donc disponible et adaptable, si d'autres écoles ou entreprises voudraient en faire profiter leurs étudiants ou employés. Vous savez où me trouvez !

Maintenant, plus d'excuses, après Pinterest et Instagram, il faut vraiment que je me lance dans ces billets à propos de Twitter !

03/05/2014

Comment vivre sans télé


Il y a deux ans et demi, j'ai déménagé, dans une boîte à chaussure un appartement ridiculement trop petit minuscule d'une taille ridicule relative. Je n'ai plus de salon à proprement parler, et du coup, on s'est débarrassé de la télé. Là, normalement, Joey dirait : "mais vers quoi vos meubles sont tournés ?" (oui, il y a un épisode de Friends constant dans ma tête), mais comme on a pas de salon, le problème est réglé.

Sauf que j'étais une droguée de la télé. Je pensais que ça allait être dur de ne plus en avoir. Alors qu'en fait, pas du tout. La seule différence avec avant, c'est que quand j'ai envie de me vider le cerveau, je dois tout de même faire l'effort de choisir ce que je veux regarder, plutôt que de juste allumer la boîte et taper sur la télécommande. L'autre différence, c'est que comme je choisis ce que je veux regarder, je ne zappe plus... ce qui ne m'empêche pas d'avoir un deuxième écran à portée de main, on ne se refait pas.

La compétence de choisir ce que je veux voir est quelque chose de nouveau pour moi. Avant je me laissais guider par les programmes tv et les sorties ciné. Aujourd'hui, si pour le grand écran, que je continue à fréquenter assidûment, je me laisse encore guider par les sorties, parce que je n'ai pas trop le choix, ce que je regarde chez moi, sur mon ordinateur, n'est plus régenté par personne d'autre que moi.

Où est ce que je trouve ce que j'ai envie de regarder ? 

02/05/2014

La Table de Mary


Mon père et sa compagne aiment la Table de Mary depuis avant que ça s'appelle la Table de Mary. Comme ils lisent mon blog, ils ont décidé de nous y inviter pour nous la faire découvrir... et pour que je fasse un article (même dans les soirées de famille faut bosser maintenant, on est pas sorti). Ils connaissent mes goûts, ils savaient donc que ça allait me plaire. C'est toujours difficile quand on nous décrit quelque chose de manière exceptionnelle, que ce soit un film, un livre ou un restaurant, les attentes sont ensuite tellement hautes que le risque d'être déçu augmente d'autant. Aucune déception à la Table de Mary, les promesses sont tenues.

C'est à quelques minutes en voiture d'Yverdon, la piétonne que je suis n'aurais pu s'y rendre sans accompagnant automobiliste. Le restaurant, vitré sur tout un côté surplombe le lac avec une vue magnifique sur le Jura, la terrasse est très agréable également.


La carte est magnifique, courte et de saison. Evidemment, tout fait envie, absolument tout. Comme on était en mission blog, on n'a pas choisi de se laisser faire, ce que je vous conseille, un menu unique pour la table "en fonction de la bonne humeur de la cheffe et de votre budget".



01/05/2014

Angélique Noire


Je me parfume Guerlain. Depuis des années. Ceux qui se parfument Guerlain comprendront.

J'ai découvert la marque de manière un peu particulière, un homme m'a offert l'Heure Bleue en me disant "c'est ton parfum, celui qui t'ira le mieux." Cet homme c'était Jean-Paul Guerlain, nous étions à Mayotte, je le côtoyais régulièrement, à part ce parfum, il m'a aussi ramené régulièrement du Vacherin Fribourgeois et du Gruyère, il a "empuanti" (sic) tout le compartiment première classe de l'avion entre Paris et Saint-Denis de la Réunion (12h de vol) plusieurs fois pour ma gourmandise. Je me souviens aussi de son jardin magnifique, de sa frustration de n'avoir jamais réussi à trouver une manière d'emprisonner l'odeur sublime mais trop fragile du frangipanier (mon arbre préféré), de son obsession pour sa cuisinière légèrement bancale qui ne permettait pas des oeufs cocotte parfaitement symétriques. Des souvenirs par touches expressionnistes d'un personnage qui m'a marqué.

Et pour l'Heure Bleue, évidemment, il avait raison, c'est mon parfum. Il m'enveloppe, me rassure, me réjouit à chaque fois que je le porte, depuis 15 ans. Quand j'ai découvert le blog du Critique du Parfum (dont je vous ai déjà parlé), j'attendais avec appréhension sa critique de l'Heure Bleue. Et si mon nez n'avait pas repéré un défaut, une faiblesse ? Et si son article allait me la pointer du doigt et m'empêcher de ne plus la sentir ensuite ? Puis est arrivé sa description :
"Qu'est-ce qu'un parfum?

Si le concept devait être expliqué à un néophyte, L'Heure Bleue serait l'exemple parfait. Une senteur qui interpelle, qui captive, qui marque la mémoire d'une empreinte douce-amère. Baume vanillé, poudré, épicé par l'oeillet et nappé d'encaustique, l'abstraction de L'Heure Bleue ne laisse place qu'à l'émotion.

Comme un jour qui finit. Comme un souvenir, désormais précieux."

Cette validation de mes sens par un critique qui me fascine a eu un effet puissant. J'étais rassurée, évidemment, mais surtout je me suis autorisée depuis à faire confiance à mon odorat et à mon palais.