Les restaurants italiens sont légions, mais entre les pâles pizzerias où la pâte concurrence la semelle de chaussure que les 2 millimètres de garniture ne permettent pas de camoufler suffisamment, et la gastronomie italienne, il y a un monde. Pourtant en Suisse nous avons de la chance, notre proximité avec notre voisine du Sud nous permet une variété de produits et de savoir-faire correcte, même dans les mini-épiceries de quartier (les rayons des pâtes en France me donnent envie de m'ouvrir les poignets avec des cornettes). Bref, tout ça pour dire que l'Italie dans l'assiette, je l'aime tellement que je suis difficile, très difficile (qui a dit pénible ?). Pour la pizza, je n'ai qu'une adresse à Lausanne : Fratel E Napule. N'essayez même pas de me faire croire qu'il y a meilleur ailleurs : non.
Mais pour la pasta et le reste de la cuisine italienne, il y a plusieurs excellentes adresses, mes habituelles sont Gnutti la secrète, le Ristorante Saint Paul (où les serveurs sont aussi séduisants mais gras que leur magnifique huile d'olive), le Milan pour ses viandes, ses légumes, son ambiance et ses risottos (mais pas pour ses pâtes), et, depuis quelques jours, l'Antica Trattoria.
Il y a des restaurants comme ça, où tu n'entres jamais, tu ne sais pas trop pourquoi, la devanture ne t'attire pas. Il a fallu que Nicolas Noz (dont la chocolaterie -ma préférée de la ville, entre nous soit dit- est quelques mètres au-dessus dans cette si fameuse Rue De La Gourmandise Marterey) me conseille d'y aller pour que je découvre cet endroit. Dès la porte passée, j'ai été séduite, du bois partout, une ambiance chaleureuse et confortable, un coin épicerie, une cuisine ouverte, une lumière bien dosée, un niveau sonore maîtrisé et des serviettes en tissu (les barbus parmi mes amis savent pourquoi c'est important). J'ai tellement aimé ma première visite, que j'y suis retourné deux jours plus tard, et une troisième fois hier midi.













