25/12/2010

Je suis web locavore



Les blogs culinaires sont légion, il y en a pour tous les goûts, de la mère de famille qui détaille ses menus de la semaine, au chef qui explique ses tours de mains en vidéo, du spécialiste pointu en cuisines exotiques, au plus terroir des grand-pères gâteau. A force de voir les mêmes recettes ou les mêmes modes, mes abonnements se sont réduits, de plus en plus, et j'avais envie de vous présenter les quelques blogs culinaires suisses que je continue à suivre avec assiduité.

Dans la cuisine des frangines et leur annexe militante locavore ras-la-fraise. Ces charmantes frangines partagent recettes parfaites toujours de saison, bonnes adresses, jolies photos et bien plus encore. (Quoique j'aimerais les voir plus assidues, mais ce n'est pas faute de le répéter à San ;-) ) Profitez-en pour lire le manifeste de ras-la-fraise, l'éthique de l'assiette expliquée clairement et facilement mérite toute votre attention.

Top slurp avec Estèbe s'auto-définit comme "miam, philo et glouglou", j'ajouterais que l'adorable Estèbe a une plume aussi délicieuse que ses recettes et que ses conseils vin anti-prétention ont réussi à convaincre jusqu'à mon caviste. Bref, de l'eau à la bouche et des abdos garantis à la lecture, ce blog est excellent pour la santé, lisez-en.

Sooishi est un bijou, les recettes sont originales et d'une grande subtilité, les illustrations délicates, les adresses précieuses. Indispensable.

Rosa's Yummy Yums est probablement le plus complexe, traditionnel, riche et complet de ceux que je vous présente ici, les textes et intros sont en anglais, mais les recettes sont traduites en français, pour les vrais aficionados ou pour ceux qui chercheraient des recettes originales, spécifiques ou classiques, avec garantie de réussite grâce aux nombreux conseils pratiques.

Avec Kitchen Hero on change radicalement de registre, ce sont des vidéos de recettes, des plus loufoques aux plus sublimes, je les ai découvert il y a à peine quelques semaines, je suis accro, n'hésitez pas à tout regarder et à fouiller leur site de fond en comble, les éclats de rire sont garantis.

Et pour finir, un pas tout à fait suisse... mais pas loin, alors passons le Doubs en douce et retrouvons le charmant Guillaume Long et son blog de cuisine en bd, attention, rend accro, je vous aurai prévenus.


Il en existe de nombreux autres, mais j'avais envie de vous faire part de mes coups de coeur, en espérant que ça vous plaise (et que je ne vexe personne). Bonne balade !

21/12/2010

Films culinaires

L'indispensable Festin de Babette

Pour faire écho à ma page sur la littérature culinaire (que je vais bientôt agrémenter d'une nouvelle auteure prolifique dont je me réjouis de vous parler), je lance la rubrique films culinaire ou cinéma slurp. N'hésitez pas à me faire part de films qui parlent de cuisine, d'ingrédients, de gastronomie, de restauration, etc... auxquels je n'aurai pas pensé, le but étant d'être exhaustif. J'ai toutefois écarté certains films qui, malgré leur titre à consonances culinaires n'aborde finalement pas du tout cette thématique. J'ai choisi de classer les films par ordre alphabétique du titre original (sauf pour les films asiatiques où j'ai opté pour le titre en anglais), la traduction en français suit entre parenthèses. Je n'ai pour l'instant pas ajouté de critiques de ces films, non seulement parce que je n'ai même pas vu certains (challenge accepted) mais également parce que je voulais commencer par vous livrer une liste que vous allez certainement enrichir de vos suggestions.

La liste de ces films et leurs critiques est donc une page (que vous pouvez trouver dans la colonne de droite) qui va évoluer et s'étoffer au fur et à mesure de mes visionnements/découvertes ou de vos suggestions. (Je vous signale également l'excellent Chef Simon qui tient un blog de cuisine rempli de conseils culinaires pratiques extrêmement précieux a déjà tenté une liste similaire.)


17/12/2010

Diamond Collection de Mavala

vernis

La collection de Noël de Mavala est sortie, 6 vernis à paillettes, un rose, un violet, un noir, un rouge, un doré et un argenté. Je n'ai craqué "que" sur 4 d'entre eux (hum), par contre, après les avoir testés, je ne vous les recommande pas tous et du coup, pour une fois, ce billet risque d'être utile !


15/12/2010

Apprendre à se maquiller sur le web, carnet d'adresse(s)

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Le web makupistique (oui, j'aime inventer des mots) est une jungle complexe, il y en a pour tous les goûts, du plus pro au plus grotesque, du plus extravagant au plus simple. On peut trouver des milliers de blogs ou chaînes YouTube proposant des inspirations, coups de main, descriptions de produits, etc... Mais certaines personnes tombent sur un blog et n'en bougent plus... et prennent tous les conseils de ce blog-là comme parole divine sans jamais aller voir ailleurs. J'avais donc envie de vous proposer quelques adresses où des VERITABLES make-up artists ou des amateurs vraiment doué(e)s vous montrent des techniques de manière didactique, afin que des plus débutantes aux plus passionnées des accros au maquillage parmi vous puissent améliorer leurs gammes.

Mon conseil c'est surtout de lire plusieurs blogs, avec des styles différents, des manière d'expliquer différentes, des yeux différents (ce qui permet de comprendre comment adapter une technique à votre regard... ou à celui de votre pote/soeur/collègue si on vous le demandait). C'est la multiplicité des points de vue et des lieux d'apprentissage qui vous permettront de trouver votre technique, votre style et d'avoir de l'inspiration. J'aurais pu mettre des centaines de liens, j'ai décidé de faire court mais diversifié.

Passons aux adresses :


12/12/2010

Le navet du mois - Hidalgo

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En voyant ce, euh, film, j'ai décidé de lancer cette nouvelle rubrique. C'est un must dans le genre navet, il a tout. Mais détaillons ce qui fait un bon navet :
(je me réjouis déjà qu'au fil des mois la définition se précise...)

- Un réalisateur qui réussit à faire mal jouer d'excellents acteurs (exemple de novembre : RED), là, Viggo Mortensen est constamment dans le pathos, dirigé comme un acteur de Santa Barbara doublé. (Bon, il réussit quand même l'exploit de continuer à être une bombe sexuelle.)

- Des "trucs de montage" super kitchs et utilisés de manière caricaturale : ralentis, zooms insistants sur regards soi-disant significatifs, montage parallèle qui loin de faire monter la tension réduit le suspense à néant, etc...

- Des images clichés, soit par leur traitement visuel (désaturation des couleurs dans le désert au moment où on croit que son cheval va mourir, mais finalement non, il ne meurt pas, faut pas déconner, c'est le héros, il faut qu'il gagne la course), soit par leur côté "vues mille fois" (toujours le regard significatif façon Santa Barbara, le troupeau de chevaux qui courent dans la prairie, le mirage dans le désert, ...).

- Des effets spéciaux spectaculaire... ment ratés (une tempête de sable absolument pas crédible, des sables mouvants tout moisis, ...).

- Des dialogues à s'étrangler de rire dans des moments construits pour être tragiques. ("Dans la vie, comme dans les histoires, le cow-boy s'en va dans le soleil couchant. Mais ce n'est plus le même cow-boy.", "Pourquoi je sens que tu me vois telle que je suis ?" "Pour faire plaisir à mon cheval ... " oui, oui, j'ai coupé la suite de la phrase, mais c'est bien ça ^^)

- Mais surtout, surtout, un scénario hyper prévisible, des personnages aussi profonds qu'un pédiluve et lisses qu'une tasse, du pathos dès que c'est possible, une structure narrative supportée mille fois, etc...


11/12/2010

Rester glamour à l’hopital

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Que ce soit bien clair, glamour c'est impossible, mais digne, avec quelques efforts et un peu de sens pratique, on peut y arriver. Déjà, se préparer psychologiquement au fait que TOUS vos liquides corporels vont être discutés, si ce n'est prélevés et analysés, on vous félicitera même comme un enfant qui fait sa première crotte dans son pot. Mais les mots pipi, caca, pets, etc... ne seront JAMAIS prononcés, parce que urines, selles, gaz c'est vachement plus mieux, voyez.

Si on rajoute à cela le fait qu'une partie ou une autre de votre anatomie a été abondamment tartinée d'orange vif ( "Euh, ça part comment ?" "A la douche." "Mais la je sors de la douche, j'ai savonné, mais rien n'est parti !" "Des douches, pas une douche."), que vous avez un teint et des cernes de cadavre et que les antibios donnent une odeur de charogne oubliée au soleil à votre transpiration, on a plus ou moins l'ampleur de la tâche. (Et je passe les douleurs, fatigues, nausées et autres joyeusetés qui, heureusement, elles, ne perturbent pas votre apparence, restons futiles si vous le voulez bien.)

29/11/2010

Bottle Rocket

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Bottle Rocket (Wes Anderson, usa, 1996)

Je croyais avoir tout vu de Wes Anderson, j'avais tort, il me restait son tout premier et complètement méconnu long-métrage. On sent qu'il n'avait pas les mêmes moyens à dispositions, mais les bases sont là, un rythme entre le loufoque et le mélancolique, ses deux acteurs fétiches, des costumes improbables tout à fait convainquant, de l'amour mais pas trop, des dialogues savoureux et étonnants. Bref, tout le charme de Wes Anderson qui se devine, mais pas aussi radicalement différent de tout que ses films suivants. Un premier film prometteur... mais c'est tellement facile à dire quand on connaît la suite de l'histoire...

Bref, fétichistes de Wes, foncez. Les autres, voyez déjà ce qu'il a fait plus tard.

500 Days of Summer

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500 days of Summer (Marc Webb, usa, 2009)

Comment ai-je pur rater ce petit bijou ? Merci à Armalite de me l'avoir signalé, je l'ai téléchargé aussitôt (ouuuuuh méchante pirate que je suis). Le film débute par la si connue mention graphique : "AUTHOR'S NOTE: The following is a work of fiction. Any resemblance to persons living or dead is purely coincidental."
Suivi de : "Especially you Jenny Beckman."
Et de : "Bitch."

Et voilà, j'étais déjà conquise. Mais quand la (sublime) voix-off prononce : "This is a story of boy meets girl, but you should know up front, this is not a love story" je me suis enfoncée un peu plus profondément dans mon canapé, certaine de ne pas bouger un cil durant l'heure et demi suivante, et j'avais raison. La structure du film avec ses nombreux flash back and forward est très réussie grâce aux intertitres chiffrés, jolie idée. Les moments dessinés, chantés et autre stylisation ne sont pas du tout pesants et correspondent très bien à une introspection comme celle que nous faisons dans l'esprit -et le coeur- de l'adorable Joseph Gordon-Levitt. Sachez encore que malgré l'apparent hyper-positivisme du titre de ce film, il est plus aigre-doux que sucré, d'où mon enthousiasme. Si, comme moi, vous étiez passés à côté, sautez dessus.

No et moi

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No et moi (Zabou Breitman, France, 2010)

Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire, la découvrir fait partie du charme, mais en deux mots il s'agit d'une rencontre entre une jeune ado surdouée et une jeune SDF. Thématique des invisibles si peu abordées au cinéma.

Zabou Breitman est une réalisatrice que j'avais adoré dans "L'Homme de sa vie", elle m'avait ému, tout en légèreté, elle a réitéré en réussissant à me faire verser une larme sur une des scène les plus joyeuse du film et j'ai adoré ça. Bernard Campan est un acteur subtil, délicat, puissant, il est parfait dans ce rôle. Marie-Julie Parmentier est une GRANDE actrice que je suis depuis des années dès que je peux la voir quelque part, elle réussit à être parfaitement crédible à chaque instant dans ce personnage complexe, émouvant et insupportable à la fois, fragile mais intouchable. Une grande performance !

Allez-y, ne le ratez pas, plongez-vous dedans sans a priori.

Seule minuscule petite critique sans importance, la BO m'a parue trop présente par moment, me "sortant" légèrement du film.

Le Nom des Gens

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Le Nom des gens (Michel Leclerc, France, 2010)

"Quand on commence à se méfier des canards, c'est le début de la fin !"
C'est par une scène un peu absurde et ce dialogue fabuleux que débute ce petit bijou. C'est un film qui parle de politique, de sexe, de racisme, d'amour, de famille, de mémoire et de bernaches huppées. C'est surtout un film jubilatoirement drôle ET intelligent, ce qui est assez rare pour être souligné. Sara Forestier est étonnante d'énergie et de fraîcheur (et à poil la moitié du temps, si ça peut en motiver quelques uns, tant mieux), Jacques Gamblin arrive à dégager une sexytude affolante malgré son rôle de soi-disant coincé. On les aime ces personnages, et on vibre avec eux, tout en étant incapables de s'identifier à aucun des deux. Je ne sais pas combien cette histoire écrite par Baya Kasmi est autobiographique et finalement peu m'importe, mais quand j'ai lu ce manifeste, j'y ai retrouvé l'esprit de son héroïne.

De nombreuses scènes mériteraient d'être décrites et commentées... mais elles perdraient de leur charme pour le spectateur, mais allez-y, savourez ces merveilleux dialogues, savourez le cadeau surprise (et son humour incroyable, si j'étais française, je saurai pour qui voter s'il se représentait !), savourez la soirée télé et les commentaires des invités, savourez les magnifiques tableaux du père, savourez les excellents dialogues, etc...

C'était un film merveilleux à voir après avoir vu la carte suisse verdir. Merci Nekkonezumi, j'hésitais à y aller, il aurait été dommage de rater cette petite perle !