09/01/2010

Synechdoche New York


Synechdoche New York (Charlie Kaufmann, usa, 2008)

Premier film réalisé par Charlie Kaufmann, le génial scénariste de Being John Malkovich, The Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Human Nature, Confession of a Dangerous Mind, Adaptation. Ce film est dérangeant et passionnant. Il ne laisse pas indifférent, on aime ou on déteste. J’aime. Enormément.

Ce film traite principalement du sentiment de solitude : « when you realise you are not special ». Malsain, brillant, torturé, fascinant, complexe, parfois confus mais toujours intéressant, étrange, poétique, surréaliste, absurde avec une ambiance de fin du monde désabusée, mélancolique, drôle. Bref : émouvant. Donc provoquant des émotions, des réflexions, des souvenirs, des envies, des inquiétudes, des sourires, de la surprise.

L'homme de sa vie


L’homme de sa vie (Zabou Breitman, 2006, fr)

Un film de femme sur un amour entre hommes qui réussit à être excitant et poétique à la fois. La réalisation est magistrale, étonnante : de la poésie, du surréalisme, un montage intriguant et fabuleux, un art du détail et du petit moment, des personnages étoffés et complexes, une esthétique du paysage qui s’intègre si bien et nous éclaire sur les questionnements des cœurs.

C’est la troisième fois que je le vois, à chaque fois, je suis surprise de l’aimer autant et du sentiment qu’il me procure. La réalisation me fait penser à "Les sentiments" de Noémie Lvovsky que j'avais énormément aimé également.

En plus de tout ça, ce film réussit à aborder l’homosexualité à travers l’amour sans jamais utiliser un alibi quelconque (moral, sociétal, tolérance, …)

Navets de décembre 2009


Twilight & New Moon (Catherine Hardwicke, 2008-2009, usa)

Explications : bloquée chez moi pour cause d’angine = mal de gorge = on s’ennuie = mal au cou = regardons un film de vampire = un peu de fièvre = choisissons Twilight. Logique imparable, isn’t it ?
Comme Nekkonezumi, j’ai adoré. Oui, adoré les clichés ENORMES et hilarants de la peau de diamant au soleil, des amateurs de base ball orageux, du végétarianisme vampiresque et du j’ai-très-envie-de-te-mordre-et-moi-de-baiser-mais-on-peut-pas-c’est-mal-mais-quand-même-on-le-fera-un-jour-c’est-sûr-comme-ça-on-peut-faire-encore-quelques-films. Je me suis vraiment super fendu la gueule.
Et d’ailleurs, j'ai décidé dans la foulée de voir le 2, j'avais toujours mal à la gorge et un peu de fièvre, j'avais le droit. Mais j'ai moins ri, sauf le moment en Italie qui est vraiment tordant, le reste du film est un chouïa moins grotesque, donc moins drôle. Quoique le paradigme vampire-peau-blanche-fluet-morbide-froid-je-me-retient-et-je-sais-que-ça-t'attire VS indien-loup-peau-matte-beaucoup-de-muscu-oeil-noir-feu-latent-je-suis-une-bête-et-je-sais-que-ça-t'attire soit vraiment risible.

A part ça, s'il-vous-plaît messieurs les cinéastes, un traitement desaturé de l'image peut être vraiment intéressant (genre Where the wild things are) mais PAS quand il est utilisé durant TOUT le film. Pitié !



2012 (Roland Emmerich, 2009, usa)

Pffff. J’ai vraiment vu des daubes ce mois-ci !!! Mais bon, c'est l'avantage d'un abonnement illimité au cinéma, je ne regrette pas d'avoir payé pour le voir sur grand écran... sur petit ça sera encore pire !
Revenons au film : 2012 n’est absolument pas crédible, mais était-ce le but ? Difficile à croire. Donc soit c’était sensé être un minimum crédible et alarmiste et alors c’est complètement raté. Soit c’était voulu et construit comme un remake de l’arche de Noé et là c’est également raté, mais on peut bien se marrer avec les rapprochements bible-2012. Ou alors, c’était juste une excuse pour tester de nouveaux logiciels d’effets spéciaux, et là, l’essai est plutôt réussi. A part les vaisseaux qui sont un peu trop SF (ce qui m’a beaucoup plu mais c’est incohérent avec le reste), les catastrophes elles-mêmes sont plutôt bien foutues et impressionnantes. J’ai été scotchée à mon fauteuil 2-3 fois avec les mains qui s'accrochent aux accoudoirs et qui font mal au moment où on les relâche parce qu'on s'en rend compte. Bref, sans intérêt aucun à part les effets spéciaux. Et si c’est pour ça, il faut le voir sur grand écran. Ou ne pas le voir du tout.



Marie-Antoinette (Sofia Coppola, 2006, usa)

Ma seule émotion face à cette bonbonnière géante a été l’ennui, mais est-ce une émotion ? Sinon, les images sont très soignées et magnifiques, les décors, costumes et maquillages sont somptueux. Mais contrairement à Avatar où quand on s'ennuie on peut s'absorber dans l'univers créé, ici tout sent la perfection, certes, mais pas suffisamment pour empêcher l'ennui.

Par contre, ce film a contribué à mon "mois thématique Spike Jonze", réalisateur de Where the wild things are, producteur de Syndecdoche New York et amant de l'actrice principale -Michelle Williams-, meilleur ami de Sofia Coppola. Si on ajoute à l'équation Michel Gondry -lié à Spike Jonze et à Charlie Kaufmann- et Wes Anderson -lié à Sofia Coppola-, on obtient un groupe qui a fait parmi les films américains les plus intéressants de la décennie qui vient de s'écouler !



Little Miss Sunshine


Little Miss Sushine (Jonhatan Dayton & Valerie Faris, 2006, usa)

Encore un petit bonheur qui met de bonne humeur. Chaque personnage est passionnant et tous les acteurs sont époustouflants. La fin est jouissive. C’était parfait pour commencer l’année en faisant le plein de tendresse et d’éclats de rire.

High Fidelity


High Fidelity (Stephen Frears, 2000, usa)

Un bijou dans le top 5 des films qui mettent de bonne humeur. Et une excuse pour voir l'homme dont je suis folle : Jack Black. Et une bonne manière de me réconcilier avec John Cusack après le cataclismiquement daubesque 2012.

Je recommande vivement la lecture du livre de Nick Hornby (et de la plupart des livres de Nick Hornby d'ailleurs), mais le film réussit à y rester fidèle dans l'esprit mais tout à fait adapté au médium cinéma. Une adaptation réussie en somme, ce qui est finalement assez rare (que l'on puisse aimer film et livre).

The Final Cut



The Final Cut (Omar Naïm, 2004, usa)

Dans un futur proche, il sera possible d'implanter une puce qui enregistre le son et l'image dans les individus qui le choisiront. A la fin de leur vie, un film pourra en être tiré. Robin Williams joue un personnage de monteur très demandé de ces "films-mémoires".

Je n’avais encore jamais vu cette merveille d'anticipation. J’adore ce genre de scénarios super ficelés mais pas complètement explicites où l’on est obligé de se creuser la tête pour envisager toutes les options. J’ai beaucoup apprécié les questionnement soulevés à propos d’éthique du montage et de cinéma.

Faut-il soulever que c'est la pub cachée pour un programme informatique la plus chère de l'histoire ?

Where the wild things are


Where the wild things are (Spike Jonze, 2009, usa)

Fantasque, poétique et mélancolique, sur la difficulté d’être un enfant, la solitude, l’incompréhension. Chaque « monstre » est comme un pan de personnalité de Max. L’univers est vraiment particulier, on adhère ou –j’imagine que- l’on peut rester complètement insensible. Les monstres sont joués par des acteurs en costume, seuls leurs visages ont été ajoutés en post-prof, ce qui donne à leurs présences une réalité palpable étonnante.

06/01/2010

Les yeux de ma soeur


J'ai profité de mon séjour chez ma soeur et son mari à noël pour proposer à ma -très belle- petite soeur de la maquiller. Je l'avais déjà maquillée pour leur mariage, mais à l'époque j'étais nettement moins intéressée et équipée.


Maquiller quelqu'un d'autre c'est particulier, j'adore ça, j'aimerais avoir l'occasion de le faire plus souvent. Pour maquiller quelqu'un qui n'a pas l'habitude de se maquiller il faut être très parcimonieuse. Là j'ai décidé que le teint ça lui ferait trop, j'ai juste mis quelques touches de correcteur sur les cernes, un peu de poudre sur le nez et un mini coup de blush.
Pour les yeux, mon but était de mettre en valeur leur couleur, de faire quelque chose de léger afin "qu'elle se reconnaisse" et surtout qu'elle se plaise. J'ai choisi un halo de Paradisco avec un outer V en Spiced Chocolate, un peu de Vanilla en Highlight et de Concrete dans les sourcils.

Le plus compliqué a été d'appliquer le mascara, le geste n'est pas du tout le même pour soi ou pour les autres. Pour les FAP c'est plus facile sur quelqu'un d'autre, vu qu'on peut appliquer sur paupières fermées évidemment, mais pour le mascara c'est pas évident de trouver la bonne position et la bonne ouverture d'oeil pour ne pas faire de taches, arriver à allonger les cils dans un bon mouvement, sans gêner l'oeil de l'autre afin que la paupière ne se referme pas par réflexe. J'ai regardé plusieurs vidéos pour voir comment font les maquilleurs pros, mais sur la plupart, on voit bien que les modèles aussi sont professionnels -ou très habitués du maquillage et donc avec l'oeil moins "impressionnable" par la brosse de mascara qui approche-.


Le verdict de ma soeur a été qu'elle trouvait ça bizarre, mais ensuite elle s'est habituée. Son mari a aimé (ou a été très poli ?). Mais j'ai surtout apprécié que notre père ne remarque rien avant qu'on ne lui fasse remarquer, ce qui signifiait que ce n'était pas "trop", ni "choquant" et que mon pari était réussi : mettre en valeur tout en naturel. Bon, il faut avouer que rien n'est plus facile que de "mettre en valeur" les yeux de ma soeur qui ont une couleur magnifique et une forme parfaite ! Il y a quelques années, quelqu'un a comparé son regard à Ornella Mutti jeune, je suis assez d'accord.

Est-ce que ça vous plaît ?
Avez-vous déjà maquillé quelqu'un d'autre ? Avez-vous aimé ça ?

02/01/2010

The Hitchhicker's Guide to the Galaxy


The Hitchhicker's Guide to the Galaxy (Garth Jenning, 2005, usa)

Le livre -les livres en fait c’est une saga en 5 tomes- m’avait beaucoup plu, les délires de Douglas Adams sont à hurler de rire et son imagination spatiale sans limites. Je m’attendais donc à un film drôle et délirant. Le casting est prometteur, le grand ami de Douglas Adams, Stephen Fry, est la voix-off, tout cela « sentait » très bon. Mais non. Quelques sourires certes, je comprends que ceux qui n’aient pas lu les livres se marrent parfois. Mais l’univers complexe et farfelu de Douglas Adams perd énormément dans cette adaptation. Je vous encourage vivement à la lecture du Guide par contre, un classique, pour ceux qui ne sauraient pas déjà que la réponse à l’Univers est 42.

Dans les délires de Douglas Adams et Stephen Fry, j'ai adoré la série "Last Chance to see" consacré à certains animaux en voie de disparition. A ne pas rater si vous avez l'occasion de les voir ou de les télécharger.

01/01/2010

Bonnes résolutions

(photo Andy Goldsworthy)

Bonne année à vous derrière votre écran !
Cette année va être très importante pour moi, importante mais dure et longue car synonyme de nombreux changements. Afin de l'affronter pleine de force et d'optimisme, j'ai décidé de prendre de bonnes résolutions. Mais pas ces bonnes résolutions du 1er janvier qui se ternissent le 2 et s'oublient le 15, non, de bonnes résolutions qui me correspondent vraiment et dont j'ai envie d'être fière, ces bonnes résolutions que je sais pouvoir tenir. En plus, si j'en parle autour de moi -et à vous-, ma fierté face aux autres va m'aider à les tenir -ou comment transformer un gros défaut en force-.

Ma première bonne résolution -qui est légèrement compromise pour l'instant, mais je compte bien y remédier d'ici la fin du mois- : ne PLUS JAMAIS utiliser de protection périodique jetable et passer à la coupe menstruelle. Plus d'informations ici. Les arguments qui m'ont convaincus sont nombreux, d'abord écologiques -plus de tampons dans les égouts- et économiques -une coupe est faite pour durer 10 ans, en 4 mois, elle est remboursée !-, mais également pour le côté pratique -en voyage par exemple- et sain pour la flore intime.

Ensuite, tenter d'assumer un peu plus haut et un peu plus fort mes convictions féministes, pleins d'idées se présentent pour faire avancer cette égalité à laquelle nous avons droit mais qui pose tant de problèmes au quotidien.

Il me semble que ces bonnes résolutions se combinent plutôt bien. Je pars donc combative pour cette année 2010, combative pour mon avenir, combative pour faire accepter mon rôle de femme volontairement sans enfant, combative pour mon bonheur personnel.

Adieu 2009, vive 2010 !

EDIT : bilan début mai : Diva Cup en place, bonne résolution réussie. Une autre bonne résolution que je n'avais pas exprimée ici est aussi en trian d'être menée à bien : lire en VO, j'en suis à 4 livres en anglais ou espagnol entre janvier et mai et je suis assez fière de ce résultat !