La réussite du mariage poulet-avocat n'est pas un mystère. C'est "sain" (le poulet est une viande blanche donc moins grasse que la viande rouge, l'avocat plein de très bonnes graisses et d'antioxydants, sels minéraux, vitamines, etc) et "diététiquement correct" (à condition de ne pas y ajouter 3 louches de mayonnaise industrielle). Sauf que moi ces arguments-là ne m'intéressent que si, en tout premier lieu, c'est BON. C'est la gourmandise qui me donne des envies et me procure du plaisir. Si elle n'est pas satisfaite, vous pouvez me mettre tout ce que vous voulez de sain et diététique dans l'assiette, je finirai ensuite par "craquer" pour autre chose. (Je mets des guillemets parce que je ne ressens pas de culpabilité, ce ne sont donc pas des craquages comme voudraient nous faire croire tous les régimes qui existent au monde.) (Oui, tous.)
J'ai de la chance, j'adore cuisiner et j'ai des notions en nutrition, j'arrive donc, quand j'ai le temps et l'envie de le faire, à manger sainement et de manière diététiquement équilibrée, mais surtout, je me régale. Un de mes mariage fétiche c'est justement le poulet-avocat. Je vais vous proposer une recette en deux volets, soit pour construire une salade, soit pour construire un sandwich, avec les mêmes ingrédients (sauf le pain) et la même manière de les traiter. Sachez encore que c'est une recette pour deux personnes qui permet tout à fait de faire une salade pour l'un et un sandwich pour l'autre, ce qui est bien pratique avec des appétits et/ou taux d'activité différents. Vous pouvez aussi faire pour une personne un sandwich le midi et une salade le soir. C'est aussi pratique à transporter pour le lendemain midi. Et il n'y a pas de saison pour cette recette ! Bref, vous n'avez aucune excuse pour ne pas la tester. Trêve de bla-bla, passons aux avocats.
Aux avocats, parce que le plus difficile dans cette recette, en Suisse, c'est de trouver de bons avocats. Le pire, je crois, sont ceux de la Coop, en emballage en plastique individuels qui sont "garantis à point" et qui ne le sont JA-MAIS. Mais l'autre géant orange ne fait pas mieux. Il m'arrive d'en perdre d'ailleurs parce que je les crois mûrs en les palpant et en les ouvrant ils sont durs comme de la pierre et donc immangeables (et je ne sais pas quoi faire avec de la chair d'avocat pas mûre que je soupçonne fortement d'être indigeste, si vous avez des précisions à ce sujet elles seront bienvenues).
Mais si vous avez une bonne source d'approvisionnement (pour moi un stand au marché), il y a un truc infaillible pour savoir si votre avocat est "à point", en soulevant
sa queue son bouchon le petit machin qui dépasse. Si c'est encore frais et que votre avocat est mou en le palpant, il est au top. Si c'est brun et sec, il a déjà commencé à brunir ou il n'a pas été conservé dans des bonnes conditions et ne sera jamais bon. (Si vous aimez ce genre de trucs et astuces culinaires, je les collectionne sur
mon board Food Hacks.)