Mais comment ai-je pu ignorer cette série aussi longtemps ? est la première pensée qui m'est venue en tête durant le premier épisode. D'abord parce que le casting est totalement improbable, dans cette équipe vous aurez peut-être reconnus (de gauche à droite) :
- Martin Starr, l'extraordinaire Bill Haverchuck de Freaks & Geeks, qu'on peut retrouver aussi dans Silicon Valley dont la première saison est diffusée en ce moment (bof, je vous en parlerai si ça s'améliore), qui incarne un scénariste de hard sci-fi
- Ryan Hansen, l'éternel beau gosse à la mèche qui joue un acteur à qui l'on ne propose que des rôles d'éternel beau gosse à la mèche, les amateurs de Veronica Mars apprécieront
- la fabuleuse Lizzy Caplan qui a joué dans des dizaines d'autres séries, mais a particulièrement explosé l'automne dernière dans la géniale Masters of Sex, ici elle joue une stand up comedian qui n'arrive pas à percer
- Adam Scott qui cartonne en ce moment avec Parks and Recreation, mais dont je ne comprenais pas vraiment l'attrait jusqu'à ce que je tombe amoureuse de lui dans Party Down, rien que pour son humour à lui, cette série vaut d'être vue
- Ken Marino, aka Vinnie van Lowe dans Veronica Mars, qui joue le chef d'équipe, alcoolique repenti qui veut commencer une nouvelle vie, et qui est totalement à côté de la plaque plus ou moins tout le temps
- l'hilarante Jane Lynch, qui incarne aussi Sue Sylvester la coach diabolique de Glee
Mais cette série, Party Down, est pratiquement inconnue en Europe. Diffusée entre 2009 et 2010 sur Starz qui permet de dire "fuck" et de montrer des tétons et du poil à l'écran, totalement décalée et, donc, avec un casting de folie. J'ai dévoré les deux saisons en un rien de temps. Tous ces bras-cassés travaillent dans une compagnie qui fait du catering pour des fêtes privées, chaque épisode est donc l'occasion de les plonger dans une autre ambiance absurde, avec des apparitions improbables, petit florilège :
Mais les apparitions ne s'arrêtent pas à ce que l'on voit à l'écran, au scénario, aux côtés de Rob Thomas, on trouve Paul Rudd, et à la réalisation on retrouve Fred Savage (si tu te demandais ce qu'était devenu Kevin Arnold de The Wonder Years...). Bon, cessons le recyclage, c'est le job de Même Pas Mal.
Et finalement on s'en fout, ce dont on ne se fout pas c'est que c'est un des séries les plus drôles que j'aie vue. C'est décalé, trash, cynique, sombre, souvent graveleux, pas du tout politiquement correct et tout ça est brillamment écrit, interprété et monté avec un rythme très efficace.
Elle était donc vouée à disparaître, trop sombre. Tout ce que je reproche à Parks and Recreation est réussi ici : ce n'est pas lisse, il n'y a pas de bons sentiments qui gagent à la fin, ce sont tous des loosers flamboyants. Par contre, il n'y a pas non plus le même budget, ça se voit dans les décors, mais ça ajoute un charme particulier au côté looser. Il n'y a donc que deux saisons, de 10 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Et je viens de les voir deux fois d'affilée.
En ce moment, je regarde aussi et je vous recommande :
- Broad City (saison 1) : si vous croyiez que Girls et Sex and the City étaient trash et réalistes, vous allez changer d'avis
- Fargo (saison 1) : oui, comme le film, mais avec Dr Watson-Martin Freeman-épouse-moi dedans
- Inside no 9 (1 saison) : mini-série anglaise à voir absolument












