11/05/2014

Party Down


Mais comment ai-je pu ignorer cette série aussi longtemps ? est la première pensée qui m'est venue en tête durant le premier épisode. D'abord parce que le casting est totalement improbable, dans cette équipe vous aurez peut-être reconnus (de gauche à droite) :
  • Martin Starr, l'extraordinaire Bill Haverchuck de Freaks & Geeks, qu'on peut retrouver aussi dans Silicon Valley dont la première saison est diffusée en ce moment (bof, je vous en parlerai si ça s'améliore), qui incarne un scénariste de hard sci-fi
  • Ryan Hansen, l'éternel beau gosse à la mèche qui joue un acteur à qui l'on ne propose que des rôles d'éternel beau gosse à la mèche, les amateurs de Veronica Mars apprécieront
  • la fabuleuse Lizzy Caplan qui a joué dans des dizaines d'autres séries, mais a particulièrement explosé l'automne dernière dans la géniale Masters of Sex, ici elle joue une stand up comedian qui n'arrive pas à percer
  • Adam Scott qui cartonne en ce moment avec Parks and Recreation, mais dont je ne comprenais pas vraiment l'attrait jusqu'à ce que je tombe amoureuse de lui dans Party Down, rien que pour son humour à lui, cette série vaut d'être vue
  • Ken Marino, aka Vinnie van Lowe dans Veronica Mars, qui joue le chef d'équipe,  alcoolique repenti qui veut commencer une nouvelle vie, et qui est totalement à côté de la plaque plus ou moins tout le temps
  • l'hilarante Jane Lynch, qui incarne aussi Sue Sylvester la coach diabolique de Glee

Mais cette série, Party Down, est pratiquement inconnue en Europe. Diffusée entre 2009 et 2010 sur Starz qui permet de dire "fuck" et de montrer des tétons et du poil à l'écran, totalement décalée et, donc, avec un casting de folie. J'ai dévoré les deux saisons en un rien de temps. Tous ces bras-cassés travaillent dans une compagnie qui fait du catering pour des fêtes privées, chaque épisode est donc l'occasion de les plonger dans une autre ambiance absurde, avec des apparitions improbables, petit florilège :


Mais les apparitions ne s'arrêtent pas à ce que l'on voit à l'écran, au scénario, aux côtés de Rob Thomas, on trouve Paul Rudd, et à la réalisation on retrouve Fred Savage (si tu te demandais ce qu'était devenu Kevin Arnold de The Wonder Years...). Bon, cessons le recyclage, c'est le job de Même Pas Mal.

Et finalement on s'en fout, ce dont on ne se fout pas c'est que c'est un des séries les plus drôles que j'aie vue. C'est décalé, trash, cynique, sombre, souvent graveleux, pas du tout politiquement correct et tout ça est brillamment écrit, interprété et monté avec un rythme très efficace. 


Elle était donc vouée à disparaître, trop sombre. Tout ce que je reproche à Parks and Recreation est réussi ici : ce n'est pas lisse, il n'y a pas de bons sentiments qui gagent à la fin, ce sont tous des loosers flamboyants. Par contre, il n'y a pas non plus le même budget, ça se voit dans les décors, mais ça ajoute un charme particulier au côté looser. Il n'y a donc que deux saisons, de 10 épisodes d'une vingtaine de minutes chacun. Et je viens de les voir deux fois d'affilée. 




En ce moment, je regarde aussi et je vous recommande :
  • Broad City (saison 1) : si vous croyiez que Girls et Sex and the City étaient trash et réalistes, vous allez changer d'avis
  • Fargo (saison 1) : oui, comme le film, mais avec Dr Watson-Martin Freeman-épouse-moi dedans
  • Inside no 9 (1 saison) : mini-série anglaise à voir absolument

08/05/2014

Instagram : interroger les usages pour en faire un outil professionnel


Hier matin, j'étais invitée à la Haute Ecole de gestion de Genève à faire un cours-atelier avec les étudiants de Bachelor en information documentaire. Un cours-atelier sur Instagram, pour apprendre à interroger l'outil et en retirer des guidelines pour une utilisation professionnelle.

Pour préparer ce cours, j'ai créé un support en ligne, dont je suis très fière, avec Strikingly, très chouette outil facile à utiliser pour faire des choses graphiquement acceptables très rapidement (mon premier site que je fais toute seule comme une grande, blogger c'est tricher).

Durant l'atelier, j'ai demandé aux étudiants de créer des comptes (fictifs) Instagram et de me décrire guidelines, contenu, photos de profil et #hashtags. Ils ont créé quatre comptes de manière très imaginative, en allant rechercher systématiquement sur Instagram pour voir ce qui existait déjà. Les quatre rendus étaient très intéressants, j'étais très fière, c'était la preuve pour moi que mon cours a été utile ! Et je les remercie pour leur chaleureuse participation, ainsi que leur Professeure et leur prof assistant qui m'ont invité et ont participé à ce cours, j'ai pris beaucoup de plaisir !


Ce cours-atelier de 3 heures est donc disponible et adaptable, si d'autres écoles ou entreprises voudraient en faire profiter leurs étudiants ou employés. Vous savez où me trouvez !

Maintenant, plus d'excuses, après Pinterest et Instagram, il faut vraiment que je me lance dans ces billets à propos de Twitter !

03/05/2014

Comment vivre sans télé


Il y a deux ans et demi, j'ai déménagé, dans une boîte à chaussure un appartement ridiculement trop petit minuscule d'une taille ridicule relative. Je n'ai plus de salon à proprement parler, et du coup, on s'est débarrassé de la télé. Là, normalement, Joey dirait : "mais vers quoi vos meubles sont tournés ?" (oui, il y a un épisode de Friends constant dans ma tête), mais comme on a pas de salon, le problème est réglé.

Sauf que j'étais une droguée de la télé. Je pensais que ça allait être dur de ne plus en avoir. Alors qu'en fait, pas du tout. La seule différence avec avant, c'est que quand j'ai envie de me vider le cerveau, je dois tout de même faire l'effort de choisir ce que je veux regarder, plutôt que de juste allumer la boîte et taper sur la télécommande. L'autre différence, c'est que comme je choisis ce que je veux regarder, je ne zappe plus... ce qui ne m'empêche pas d'avoir un deuxième écran à portée de main, on ne se refait pas.

La compétence de choisir ce que je veux voir est quelque chose de nouveau pour moi. Avant je me laissais guider par les programmes tv et les sorties ciné. Aujourd'hui, si pour le grand écran, que je continue à fréquenter assidûment, je me laisse encore guider par les sorties, parce que je n'ai pas trop le choix, ce que je regarde chez moi, sur mon ordinateur, n'est plus régenté par personne d'autre que moi.

Où est ce que je trouve ce que j'ai envie de regarder ? 

02/05/2014

La Table de Mary


Mon père et sa compagne aiment la Table de Mary depuis avant que ça s'appelle la Table de Mary. Comme ils lisent mon blog, ils ont décidé de nous y inviter pour nous la faire découvrir... et pour que je fasse un article (même dans les soirées de famille faut bosser maintenant, on est pas sorti). Ils connaissent mes goûts, ils savaient donc que ça allait me plaire. C'est toujours difficile quand on nous décrit quelque chose de manière exceptionnelle, que ce soit un film, un livre ou un restaurant, les attentes sont ensuite tellement hautes que le risque d'être déçu augmente d'autant. Aucune déception à la Table de Mary, les promesses sont tenues.

C'est à quelques minutes en voiture d'Yverdon, la piétonne que je suis n'aurais pu s'y rendre sans accompagnant automobiliste. Le restaurant, vitré sur tout un côté surplombe le lac avec une vue magnifique sur le Jura, la terrasse est très agréable également.


La carte est magnifique, courte et de saison. Evidemment, tout fait envie, absolument tout. Comme on était en mission blog, on n'a pas choisi de se laisser faire, ce que je vous conseille, un menu unique pour la table "en fonction de la bonne humeur de la cheffe et de votre budget".



01/05/2014

Angélique Noire


Je me parfume Guerlain. Depuis des années. Ceux qui se parfument Guerlain comprendront.

J'ai découvert la marque de manière un peu particulière, un homme m'a offert l'Heure Bleue en me disant "c'est ton parfum, celui qui t'ira le mieux." Cet homme c'était Jean-Paul Guerlain, nous étions à Mayotte, je le côtoyais régulièrement, à part ce parfum, il m'a aussi ramené régulièrement du Vacherin Fribourgeois et du Gruyère, il a "empuanti" (sic) tout le compartiment première classe de l'avion entre Paris et Saint-Denis de la Réunion (12h de vol) plusieurs fois pour ma gourmandise. Je me souviens aussi de son jardin magnifique, de sa frustration de n'avoir jamais réussi à trouver une manière d'emprisonner l'odeur sublime mais trop fragile du frangipanier (mon arbre préféré), de son obsession pour sa cuisinière légèrement bancale qui ne permettait pas des oeufs cocotte parfaitement symétriques. Des souvenirs par touches expressionnistes d'un personnage qui m'a marqué.

Et pour l'Heure Bleue, évidemment, il avait raison, c'est mon parfum. Il m'enveloppe, me rassure, me réjouit à chaque fois que je le porte, depuis 15 ans. Quand j'ai découvert le blog du Critique du Parfum (dont je vous ai déjà parlé), j'attendais avec appréhension sa critique de l'Heure Bleue. Et si mon nez n'avait pas repéré un défaut, une faiblesse ? Et si son article allait me la pointer du doigt et m'empêcher de ne plus la sentir ensuite ? Puis est arrivé sa description :
"Qu'est-ce qu'un parfum?

Si le concept devait être expliqué à un néophyte, L'Heure Bleue serait l'exemple parfait. Une senteur qui interpelle, qui captive, qui marque la mémoire d'une empreinte douce-amère. Baume vanillé, poudré, épicé par l'oeillet et nappé d'encaustique, l'abstraction de L'Heure Bleue ne laisse place qu'à l'émotion.

Comme un jour qui finit. Comme un souvenir, désormais précieux."

Cette validation de mes sens par un critique qui me fascine a eu un effet puissant. J'étais rassurée, évidemment, mais surtout je me suis autorisée depuis à faire confiance à mon odorat et à mon palais.

24/04/2014

Qui y a-t-il dans #MyTopTenBooks ?

9 piles extraites du storify #MyTopTenBooks


Je vous ai déjà parlé de #MyTopTenBooks, initiative lancée le 5 avril par Marie Musy, libraire à Oron, reprise le 7 avril sur twitter avec le tag consacré. J'ai compilé toutes les piles de livres taguées avec #MyTopTenBooks dans un storify. Mais ces infos paraissaient bien inutiles uniquement compilées ainsi. C'est alors qu'entrent en piste Martin Grandjean et Yannick Rochat, compères habituels de Pegasus Data, que j'ai harcelés jusqu'à ce qu'ils craquent qui étaient aussi motivés et curieux que moi d'exploiter ces données.

Comment avons-nous procédé ? En prenant comme bases le storify et la page facebook de la Librairie du Midi, du 5 au 15 avril (y compris), nous avons enregistré les auteurs un par un dans un fichier, avec le nom/pseudo du lecteur. Quand ce travail passionnant a été terminé, Martin a nettoyé les données, et Yannick les as triturées (il est mathématicien, ne m'en demandez pas plus et allez lire son billet).
Martin vous parle des liens entre les auteurs, Yannick s'intéresse de plus près aux liens entres les lecteurs et leurs auteurs favoris. Tout ceci étant couvert par les pros qu'ils sont, je me suis dit qu'il fallait sortir du cadre, et j'ai ajouté des composantes genrées, géographiques, historiques et ... de genre. 

Mais d'abord, quelques résultats obtenus, en vrac, parce que ces chiffres me paraissent intéressants :
  • Entre le 5 et le 15 avril, en comptabilisant toutes les piles sur Instagram, twitter et la page facebook de la librairie du midi, nous arrivons à 896 auteurs différents pour 156 piles.
  • Avec beaucoup de lecteurs qui n'ont pas su se décider pour 10 ouvrages, la moyenne est de 9,68 livres par pile.
  • 54 auteurs sont cités 3 fois
  • 26 auteurs sont cités 4 fois
  • 17 auteurs sont cités 5 fois
  • 12 auteurs sont cités 6 fois
  • 7 auteurs sont cités 7 fois
  • 10 auteurs sont cités 8 fois
  • Les 6 auteurs les plus cités sont : Saint-Exupéry (15 mentions), Orwell (13 mentions), Camus (12 mentions), Céline (12 fois), Tolstoi (9 fois) et Boris Vian (9 fois).
  • Ce qui nous fait un total de 125 auteurs qui sont cités au moins 3 fois
  • L'ouvrage "sans auteur" cité le plus souvent est La Bible (4 mentions).
  • Sur tous les lecteurs référencés, aucun ne partage plus de 3 auteurs en commun.

Je vais m'intéresser pour ma part aux 125 auteurs cités au moins 3 fois. Pour chaque auteur, j'ai déterminé son genre, sa nationalité, son siècle et son genre littéraire. C'est ce dont j'ai envie de vous parler, mais ce ne sont que des pistes de lectures que je vous propose. Si quelqu'un voulait interroger le corpus plus globalement ou de manière plus précise, je continue à mettre le storify à jour régulièrement, et nous vous donnons volontiers accès aux données que nous avons compilées.

22/04/2014

Dulce de leche


Le dulce de leche est à l'Argentine ce que le caramel au beurre salé est à la Bretagne. Proximité géographie oblige, le second est plus connu en Europe que le premier. Pourtant le dulce de leche est tellement plus facile à faire, inratable je dirais même. Vous le connaissez peut-être sous son appellation francisée de confiture de lait. Mais moi je l'ai découvert au Venezuela, alors ça restera dulce de leche (prononcer "doulsé dé létché" s'il-vous-plaît).

Pour faire du dulce de leche, 3 possibilités, le première, celle des puristes, faire cuire du lait et du sucre pendant des heures sans jamais arrêter de remuer. Pénible. La deuxième, faire cuire un mélange de lait concentré sucré et de lait concentré non sucré pendant 50 minutes sans jamais arrêter de remuer. Toujours aussi pénible. Choisissons la dernière.

Prendre une boîte de lait concentré sucré.
La faire cuire à petits bouillons dans une casserole pleine d'eau pendant 3h*.
Et voilà.


17/04/2014

Poulet et avocat, salade ou sandwich ?


La réussite du mariage poulet-avocat n'est pas un mystère. C'est "sain" (le poulet est une viande blanche donc moins grasse que la viande rouge, l'avocat plein de très bonnes graisses et d'antioxydants, sels minéraux, vitamines, etc) et "diététiquement correct" (à condition de ne pas y ajouter 3 louches de mayonnaise industrielle). Sauf que moi ces arguments-là ne m'intéressent que si, en tout premier lieu, c'est BON. C'est la gourmandise qui me donne des envies et me procure du plaisir. Si elle n'est pas satisfaite, vous pouvez me mettre tout ce que vous voulez de sain et diététique dans l'assiette, je finirai ensuite par "craquer" pour autre chose. (Je mets des guillemets parce que je ne ressens pas de culpabilité, ce ne sont donc pas des craquages comme voudraient nous faire croire tous les régimes qui existent au monde.) (Oui, tous.)

J'ai de la chance, j'adore cuisiner et j'ai des notions en nutrition, j'arrive donc, quand j'ai le temps et l'envie de le faire, à manger sainement et de manière diététiquement équilibrée, mais surtout, je me régale. Un de mes mariage fétiche c'est justement le poulet-avocat. Je vais vous proposer une recette en deux volets, soit pour construire une salade, soit pour construire un sandwich, avec les mêmes ingrédients (sauf le pain) et la même manière de les traiter. Sachez encore que c'est une recette pour deux personnes qui permet tout à fait de faire une salade pour l'un et un sandwich pour l'autre, ce qui est bien pratique avec des appétits et/ou taux d'activité différents. Vous pouvez aussi faire pour une personne un sandwich le midi et une salade le soir. C'est aussi pratique à transporter pour le lendemain midi. Et il n'y a pas de saison pour cette recette ! Bref, vous n'avez aucune excuse pour ne pas la tester. Trêve de bla-bla, passons aux avocats.

Aux avocats, parce que le plus difficile dans cette recette, en Suisse, c'est de trouver de bons avocats. Le pire, je crois, sont ceux de la Coop, en emballage en plastique individuels qui sont "garantis à point" et qui ne le sont JA-MAIS. Mais l'autre géant orange ne fait pas mieux. Il m'arrive d'en perdre d'ailleurs parce que je les crois mûrs en les palpant et en les ouvrant ils sont durs comme de la pierre et donc immangeables (et je ne sais pas quoi faire avec de la chair d'avocat pas mûre que je soupçonne fortement d'être indigeste, si vous avez des précisions à ce sujet elles seront bienvenues).


Mais si vous avez une bonne source d'approvisionnement (pour moi un stand au marché), il y a un truc infaillible pour savoir si votre avocat est "à point", en soulevant sa queue son bouchon le petit machin qui dépasse. Si c'est encore frais et que votre avocat est mou en le palpant, il est au top. Si c'est brun et sec, il a déjà commencé à brunir ou il n'a pas été conservé dans des bonnes conditions et ne sera jamais bon. (Si vous aimez ce genre de trucs et astuces culinaires, je les collectionne sur mon board Food Hacks.)

07/04/2014

My Top Ten Books


La Librairie du Midi à Oron a lancé une jolie initiative sur facebook, l'idée est simple, faire une pile de 10 livres de poches et publier la photo de la pile sur la page de la librairie. Initiative relayée ici par l'excellente Magali Philip qui s'est aussi prêtée au jeu.

Edit : depuis, ce très cher et influent @Munsterma a hacké l'idée en la proposant sur twitter, le tag #MyTopTenBooks est né et ça va à toute vitesse, c'est magique. Du coup j'en ai fait un storify où vous pouvez découvrir toutes les listes taguées #MyTopTenBooks, on attend la vôtre avec impatience.

Edit : vu l'engouement, nous avons fait une analyse des données obtenues en compilant les listes des lecteurs des 10 premiers jours après l'apparition de #MyTopTenBooks



Voici ma pile :
  • Le Choeur des femmes de Martin Winckler : pourquoi ? Parce que.
  • Rayuela de Julio Cortazar : le livre de ma vie. (Marelle en français)
  • Mimosa de Vincent Gessler : parce qu'on oublie souvent à quel point on a des auteurs suisses exceptionnels, ce récit ne ressemble à rien de ce que j'ai lu. Encore Vincent, encore ! (De Vincent, j'ai adoré Mimosa, mais aussi Cygnis.)
  • Le Cuisinier de Martin Suter : encore un auteur suisse, qui nous parle de gourmandise, de tentations, d'épices et d'érotisme. A mettre sur toutes les tables (de nuit).
  • La vagabonde des mers d'Ella Maillard : et oui, encore une auteure suisse, celui-là n'est pas son premier livre, mais il raconte ses premiers voyages, son amour de la voile, sa liberté d'esprit naissante qui n'a fait que grandir, une grande dame, une belle plume, une aventurière, un modèle, une héroïne.
  • Bizarre ! Bizarre ! de Roald Dahl : je ne sais pas combien de fois j'ai lu ce recueil de nouvelles grinçantes depuis mon adolescence, et je ne sais pas combien de fois je les relirai encore.
  • L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde : quand une héroïne peut passer de livre en livre pour régler les problèmes des personnages de roman en tentant de ne pas se faire remarquer par leurs lecteurs, j'en redemande, heureusement, ce n'est que le premier d'une série. Absurde, adictif, jouissif, farfelu.
  • L'Abyssin de Jean-Christophe Rufin : sa plume élégante et voyageuse m'embarque dès les premières phrases à chacun de ses romans, c'est ce voyage-là que j'ai préféré.
  • Meurtres au potager du Roy de Michèle Barrière : polar culinaire historique, et l'auteure sait de quoi elle parle, autant pour l'Histoire que pour l'histoire de la cuisine, je dévore tout d'elle depuis que je l'ai découverte avec ce livre.
  • Motel Blues de Bill Bryson : quand l'auteur, parti jeune adulte vivre au Royaume-Uni, revient deux décennies plus tard dans son Middle West natal et le parcourt avec la veille Buick familiale, il nous offre un regard unique sur cette Amérique que l'on ne connait pas. Son humour ne gâche pas le voyage.

J'ai fait ce top 10 vite, très vite, pour ne pas trop y penser. Rien qu'en écrivant ces courtes descriptions, je regrette déjà de ne pas y avoir glissé d'autres auteurs, d'autres nationalités, d'autres thématiques. Mais je crois qu'il me ressemble, et je suis fière d'y avoir glissé deux femmes (c'est moche non ?), de la littérature latino, anglaise, américaine, suisse, de la littérature de voyage, de la littérature culinaire, des tonnes d'héroïnes (pour sauver la face).

Vous jouez avec nous ? Il suffit de poster votre photo ici ou de poster la photo de votre pile avec le tag #MyTopTenBooks sur twitter, Instagram ou ailleurs.




PS : Si dans ma liste vous aimez la littérature culinaire, j'en ai fait une sélection plus longue, vos suggestions sont les bienvenues !

PS 2 : En fait cet exercice est une torture, 1h après sa publication j'ai commencé à avoir des auteurs et des titres qui me hurlaient contre et me rappelaient combien ils comptaient pour moi, si je devais en refaire une aujourd'hui, elle serait à plus de 60% différente, je n'y oublierais plus "Les Travailleurs de la mer" de Victor Hugo, j'y ajouterais du Asimov ou Robin Hobb, du Supervielle ou du Baudelaire, du Daeninckx ou du Paasilina, du John Fante ou du Charles Bukowski. Bref, une torture. Il ne faut pas trop réfléchir et se dire que c'est l'humeur d'un moment et l'état visuel de nos bibliothèques qui provoque un portrait instantané et forcément incomplet de nos choix littéraires.

06/04/2014

Croissants à l'ail des ours


Vous avez mis votre ail des ours en bocal*, et vous vous demandez quoi faire d'autre que des burgers, des omelettes, des salades, des tartines au fromage frais ? Pourquoi pas des croissants ?

Pour 8 croissants
  • 1 pâte feuilletée ronde déjà abaissée
  • 1/3 de bouquet d'ail des ours haché (ou une grosse cuillère à soupe bombée de votre bocal)
  • 3 cuillères à soupe de fromage en petits morceaux (brie, chèvre frais, feta, mozzarella, reblochon, vacherin fribourgeois ou mont d'or, selon vos goûts, vous pouvez même mélanger plusieurs fromages et terminer ainsi vos restes, seule contrainte : il faut que ce soit un ou des fromages crémeux, vous pouvez aussi ajouter un peu de parmesan, pecorino ou même gruyère râpé)
  • 1 oeuf
  • poivre
  • 1 cuillère à café de sucre