28/10/2016

Mes bureaux préférés


Je n'ai jamais aimé travailler dans un lieu studieux et silencieux. Les bibliothèques qui sont sensées être les temples du travail intellectuel sont beaucoup trop solennelles pour mon cerveau vagabond. Si tout est silencieux et propice, il n'y a pas d'effort à faire pour se concentrer, et je suis beaucoup moins efficace. A force de raconter ça, je me suis rendue compte que je ne suis pas la seule. Une de mes solutions favorite est de travailler dans des cafés. Les gens qui passent, les discussions aux tables d'à côté, les livraisons, tout ces micro-événements me forcent à créer une bulle dans laquelle ma concentration et mon efficacité sont au top. Comme en ce moment je cumule plusieurs jobs qui font que je suis sans-bureau-fixe et très souvent en vadrouille, avec une séance par ci, une séance par là, j'ai développé un réseau de café-bureaux dans lesquels j'adore travailler.

Mais d'abord, quelques principes de base pour ne pas se faire prendre en grippe par ceux qui tiennent un bistrot. Pourquoi ils n'aiment pas ça ? Imaginez un lieu superbe où à chaque table il y a un ordinateur ouvert et où personne ne se parle, vous avez envie d'y boire un verre vous ? Non.



1. Tu ne travailleras dans un café qu'aux heures creuses !


C'est à dire de 9h à 11h30 et de 14h30 à 18h. Sinon tu bloques une table qui pourrait rapporter bien plus d'argent à ceux qui tiennent le lieu que ton ration de une boisson par heure, et tu ne vas pas être le bienvenu longtemps. Et puis c'est un peu la moindre des choses. Si tu en as les moyens, n'hésites pas à réserver ta table pour midi, c'est une pause agréable, avant de reprendre le travail dès le café.


2. Tu consommeras au moins une boisson par heure


L'espresso pris à 9h ne peut pas être suivi de verres d'eaux jusqu'à 11h30, encore une fois, même si c'est l'heure creuse, tu profites du mobilier, des toilettes, de l'électricité, du wifi, de l'accueil, etc. La moindre des choses c'est de participer un peu. Et de laisser un pourboire, même petit, mais ça fait toujours plaisir.


3. Tu demanderas avant d'utiliser les prises


A la base, les prises dans les murs n'ont pas été mises là pour recharger ton ordi. C'est la moindre des choses de demander la permission. Pas à chaque fois que tu viens, mais au moins la première fois que tu travailles quelque part, ce n'est pas un dû.



Et après, des règles simples de clientèle bien élevée, tu dis bonjour, s'il-vous-plaît, merci. Tu ne dis pas "votre wifi c'est de la merde", encore une fois, rien ne les oblige à te le fournir. Si tu fais une séance avec des clients ou collègues, tu ne fais pas comme si c'était chez toi. Lave-toi derrière les oreilles et fini ta soupe.

Encore un détail : non, travailler dans un bistrot, ce n'est pas du coworking, pour ça il y a des espaces dédiés, en ce moment environ une dizaine à Lausanne. Pour plus d'infos à ce sujet, lisez @shalf.

Bon, et si on passait à ma sélection de café-bureau préférés à Lausanne? Dans l'ordre alphabétique. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires !

26/10/2016

Culture au Point




Si vous êtes un régulier de ce blog, vous connaissez ma passion dévorante pour les séries. Laurence Froidevaux a créé l'émission Culture au Point sur Espace 2 et a eu l'audace de m'y engager comme chroniqueuse série. L'émission est très chouette : chaque semaine, 6 objets culturels et 6 chroniqueurs qui s'affrontent en duo sur chaque objet. Ça parle de cinéma, littérature, théâtre, expositions, musique, opéra et donc séries.

J'avais un trac fou pour ma première émission diffusée vendredi dernier, en particulier parce que tous les chroniqueurs présents sont des habitués de l'exercice radio et des journalistes qui ont donc l'habitude des contraintes de format. Alors qu'ici je m'exprime comme bon me semble, et par écrit ou en image, jamais à l'oral. C'est l'opportunité pour moi d'un tout nouvel exercice et d'apprendre en faisant et je m'en réjouis grandement, d'autant que, miraculeusement, je ne me suis pas détestée. L'autre trac venait du fait qu'en plus de la chronique radio, on a tourné des capsules vidéo. Autant je ne suis pas habituée au micro et ça m'impressionne, autant je connais bien les caméras... et je les déteste. Mais celui qui réalise ça fait un montage tout à fait décapant et au final l'exercice est très amusant (merci Alexandre !).

Mes interventions sont pleines de défauts, de "euh...", d'hésitations, je me perds un peu, mais c'est en grande partie à mettre sur le compte du stress. Je sais mieux comment me préparer pour la prochaine fois (le 25 novembre, les chroniques séries seront probablement mensuelles). D'autant que Laurence, toute son équipe technique et ses chroniqueurs sont très sympathiques et bienveillants.

Bref, je fais de la radio.

Culture au Point c'est tous les vendredi midi et samedi midi sur Espace 2, et le dimanche à 14h sur La Première.


La première émission in extenso :




Les liens directs vers mes interventions :



Pour les prochaines, je ne vais pas faire un article de blog à chaque fois, mais je promets de partager les podcasts et capsules vidéos sur ma page facebook et ma page presse.

19/10/2016

L'Auberge de l'Abbaye de Montheron


L'Auberge de l'Abbaye de Montheron est un établissement au milieu de la forêt du Jorat qui a une histoire pluricentenaire, les curieux peuvent cliquer sur les photos ci-dessous pour en savoir plus. Pour ma part, j'avais découvert sa salle des fêtes attenante lors de la première élection de Mister Boutefas en 2015, mais je n'avais jamais eu l'occasion de manger à cette table qui commence à avoir une magnifique réputation. 


Elle a été reprise en 2011 et est animée par David Donneaud en salle et Rafael Rodriguez en cuisine, que j'avais eu le plaisir de rencontrer lors de l'opération A Table ! où ils avaient dressé une table sous le stand de Marinette, une maraichère qui est une de leurs fournisseurs. 


Ce n'est pas anodin, car c'est une des particularités du lieu : tous les ingrédients, dans les assiettes ou dans les verres sont locaux, et même hyper locaux. Beaucoup viennent carrément du Jorat, mais le plus éloigné (un fournisseur de vin) se situe à moins de 250 km de l'Auberge. Ingrédients locaux et de saison donc, sublimés par le très expressif Rafael.

Suite à une petite crise de communication que j'avais aidé à apaiser, sous forme de troc, Romano Hausenauer, responsable de Montheron et du Chalet-des-Enfants, m'avait proposé un repas pour deux à l'auberge, ce que j'ai accepté avec grand plaisir.

L'Auberge de l'Abbaye de Montheron est difficile d'accès en transports publics, mais le fait d'être perdue dans le Jorat (à proximité de Cugy) est un de ses charmes. David m'avait proposé de venir tôt afin de pouvoir passer un moment en cuisine, on ne s'en est pas privés. Il nous a accueilli avec un verre de blanc et on est passé en cuisine où Rafael et sa brigade (ils sont quatre) nous ont fait goûter diverses merveilles à la carte... ou pas encore.

17/10/2016

Tresse au chocolat la plus facile du monde


Il en va des jolies vidéos de recettes faciles de facebook comme de celles de pinterest : c'est souvent l'occasion d'un monumental et très photogénique ratage. Et puis parfois, il y a des perles qui sont aussi faciles à réaliser dans la vraie vie que dans le monde fantastique des cuisines surexposées des magazines culinaires. Dans ces cas-là, il faut partager la bonne parole, dont acte.

Il vous faut 4 ingrédients :
  • une pâte feuilletée (ou brisée, mais feuilletée c'est meilleur)
  • une plaque de chocolat à ton goût (une belle plaque à 200gr c'est top, mais un reste de plaque de chocolat de cuisine ça marche très bien aussi)
  • un oeuf
  • du sucre

Il faut aussi 2 ustensiles (une plaque à gâteau et un couteau) et un four, 5 minutes de travail et 20 minutes de patience. Et c'est inratable, pour de vrai-promis-juré-croix-de-bois-croix-de-fer.

On commence par allumer le four à 180 degrés (chaleur tournante, 200 degré en four classique), et à sortir tous les ingrédients. Le tressage dure quelques minutes, donc assurez-vous qu'il ne fait pas trop chaud dans votre cuisine, ou remettez votre tresse au frigo avant le four si besoin.

La suite se passe presque de commentaires, allons-y en photos.


06/10/2016

Rentrée des séries - automne 2016



Hey salut ! Je vous ai manqué ? Je n'ai jamais autant peu blogué que durant le mois de septembre, je sais bien que ça ne préoccupe que moi, mais ça m'a manqué. Et j'ai pleiiiiin de trucs sur le feu à vous raconter. Mais le plus urgent imminent important primordial de vie ou de mort, c'est évidemment la rentrée des séries.

Depuis quelques années, cette forme de narration visuelle a de plus en plus de succès, elle commence même à influencer le cinéma. De moins en moins de gens vont au cinéma, de plus en plus de gens regardent des séries. De plus en plus d'artistes reconnus du cinéma se tournent vers les séries pour raconter des histoires qu'il serait difficile de "caser" en 1h30. Au contraire, de plus en plus de séries ne veut pas dire de plus en plus d'histoires originales, et certaines tentent le pari, avec plus ou moins de brio, d'étendre un histoire d'1h30 en 1 saison de 10 épisodes, voire 5 saisons. C'est le cas avec une des séries les plus attendues de cette rentrée, dont je vous reparle ci-dessous.


Pour les autres, comme il y en a de plus en plus, je ne vois plus tout ce qui sort, ce serait impossible (à moins qu'un mécène ne souhaite me financer), mais je fais une sélection large de ce qui, à mon avis, a du potentiel. De cette sélection de pilotes, j'en élimine une partie dès le premier épisode, je ne vais pas vous faire perdre du temps avec celles-ci, de celles qui restent, j'en élimine encore après le 3e ou 4e épisode. Le dernier tri se fait à la fin de la 1ère saison, peu restent dans mon calendrier final, mais en général, si elles y sont, je les regarde jusqu'à la dernière saison, sauf exceptions.


Comme c'est la rentrée, je vais vous parler de ce que j'ai aimé ces derniers mois, et aussi des petites nouvelles dont je n'ai pas forcément vu la saison entière mais qui me paraissent intéressantes.


(Pfiou, ça se sent que ça me manquait de vous écrire hein, c'est beaucoup trop détaillé comme intro, passons au vif du sujet.)






The Night Of (mini série)

Si vous ne deviez voir qu'une série, de toutes celles que je vais citer dans cet article, ce serait celle-ci.
Naz se réveille dans une cuisine, au milieu de la nuit, après une soirée arrosée avec une inconnue. En remontant dans la chambre pour chercher ses habits pour partir, il se rend compte qu'elle a été poignardée de très nombreux coups de couteau. Il s'enfuit. La police l'arrête et le met en prison. Un avocat, plus habitué aux petits délits qu'aux procès pour meurtre, croit en son innocence et va le défendre.
C'est une série dont le scénario et le découpage visuel sont extrêmement précis, ce qui permet de mener le spectateur par le bout du nez : Naz est évidemment innocent, en êtes-vous sûrs, et s'il était coupable ? L'ambiance est très sombre, le traitement de l'image légèrement désaturé montre un monde cruel, injuste, une justice aveugle, inhumaine. Vraiment ? Et si deux individus qui font vraiment leur boulot permettaient de sauver un innocent ?
Cette série parle du système judiciaire américain et de ses failles, bien sûr, il parle aussi de racisme, de la drogue en prison, de la violence en prison, du système carcéral qui peut transformer un innocent en délinquant. Elle est surtout incroyable au niveau de son casting : John Turturro est parfait en avocat minable mais passionné, Riz Ahmed est une révélation indéniable, toute la tension de la série fonctionne grâce à la subtilité de son regard et à son amplitude émotionnelle. Bluffée et séduite je suis.


09/09/2016

Qui suivre sur Instagram ? Sélection pâtisserie



Il y a près d'un an, j'ai eu le plaisir de cohabiter quelques jours avec mon amie Esme et de manger ses pavlovas, brioches, tartes au citron, guimauves et autres merveilles dès le petit déjeuner pendant plus de 10 jours, c'était le paradis. Cette magnifique folle furieuse était chimiste, elle a tout lâché pour devenir pâtissière. Elle a tenu un établissement à Bordeaux pendant presque cinq ans, avant de s'envoler vers Montréal où elle est aujourd'hui pâtissière dans un restaurant. Elle me manque, mais nous sommes toujours en contact très régulier. C'est la personne qui saurait presque me convertir au sucre. Car je n'aime pas vraiment les desserts, ni les trucs sucrés, ou alors ils doivent être extraordinaires. Elle est exactement pareil : soit sublime soit rien. Mélangez ça à son passé de scientifique et à son cerveau tordu original et vous obtenez une fabuleuse pâtissière.

Je pourrais parler d'Esme pendant des heures, mais passons plutôt à sa sélection. Voici les comptes instagram de pâtisserie qu'elle m'a cités. Vous remarquerez qu'ils ont tous des styles très différents, certains font des vidéos et partagent des trucs et astuces, d'autres ne partagent que des photos autant travaillées que leurs présentations. La plupart d'entre eux se suivent mutuellement, ainsi en va-t-il aujourd'hui de l'inspiration en pâtisserie.

J'en ai ajouté deux... le compte d'Esme, évidemment, qui ne parle pas que de pâtisserie. Et son deuxième compte, Captain Sugarus, où elle partage trucs et astuces, recettes en vidéo, etc. Il s'accompagne d'un tumblr où vous trouverez les quantités et marches à suivre précises pour des recettes inratables (j'en ai testé plusieurs, je suis nulle en pâtisserie, ses recettes à elle, ça marche à tous les coups).

N'oubliez pas de protéger votre clavier contre la bave, nous déclinons toute responsabilité, cet article est déconseillé aux diabétiques, bon appétit !


@esmepim




@captainsugarus




@DavidhChow




@dinarakasko



@sergey.kulkin



31/08/2016

Qui suivre sur instagram ? Sélection origami !



Non, la cuisine, les séries, la broderie, le vernis à ongle, le cinéma, le tape art, mon mari ce n'est pas assez comme passions, il manquait l'origami, dont je vous ai très rarement parlé. J'avoue le pratiquer peu souvent, c'est comme la broderie, au bout d'un moment il faut trouver quoi en faire. Mais je me régale les yeux et le cerveau sur instagram avec des comptes spécialisés. Petite sélection parmi les milliers de comptes de professionnels de l'origami (oui, il y a des professionnels de l'origami).




Mon chouchou, peut-être parce qu'il est Suisse, peut-être parce qu'il fait des rhinocéros extraordinaires, peut-être parce que son travail sur le dépliage me fascine. C'est aussi un des moins connu, à découvrir sur instagram, ou dans un musée où il produit parfois des pièces grandeurs natures impressionnantes. C'est également un des rares artistes dont j'ai une oeuvre à la maison.


Compte d'une artiste parisienne, qui a également une boutique Etsy où je dirais non à aucun des objet (n'y allez jamais, ou alors après avoir mangé votre carte de crédit et oublié votre code). J'aime la douceur et la légèreté qui se dégage de ses images, ses mises en scène simples et amusantes, et comment elle voyage parfois avec ses pièces.


18/08/2016

Lemonies ou comment faire de la pâtisserie américaine



Internet c'est la plus belle invention du monde pour les amateurs de cuisine, on peut aujourd'hui trouver des recettes de partout sur la planète. Une des blogosphère les plus active est la blogosphère culinaire, c'est une mine de recettes, parmi lesquelles il faut séparer les joyaux du charbon. Le plus intéressant pour moi, c'est découvrir des recettes venues d'ailleurs, Asie, Amérique du Nord et Latine, Afrique, Océanie ; en théorie, plus aucune cuisine n'est impossible à atteindre, même celles qu'on n'a jamais goûtées auparavant ! 

Mais ce serait oublier les différences culturelles que de dire qu'elles seront toutes faciles à reproduire. A la difficulté à trouver certains ingrédients, s'ajoute une des plus récurrente : le fait que certains pays résistent encore et toujours au système métrique.

En Europe, nous avons tendance à calculer la masse de nos aliments en les pesant, ce qui rend la pâtisserie un peu fastidieuse pour les néophytes. Dans les pays qui n'utilisent pas le système métrique, comme les Etats-Unis, les mesures sont faites en volume, c'est beaucoup plus rapide, et moins impressionnant pour un débutant, de remplir une tasse de farine que de peser 125gr de farine.

Ce qui implique également des cultures pâtissières très différentes des deux côtés de l'Atlantique. De notre côté on a toujours l'impression que la pâtisserie se doit d'être d'une précision grammesque infaillible, que le moindre petit changement va faire rater toute l'opération. C'est effectivement le cas pour certaines réalisations techniques (Esme, si tu me lis, bisous), mais pour la plupart des "gâteaux de ménagères" (bienvenue dans les années 50) on peut allègrement opérer des substitutions, ou décider de baisser la dose de sucre ou de gras dans certaines recettes (surtout celles qui viennent de l'autre côté de l'Atlantique).

Si vous trouvez une recette que vous avez envie d'essayer, mais qu'elle est rédigée avec des "cups", deux solutions : convertir les "cups" en grammes et litres, ou s'acheter un set de "cups" à l'américaine.

Je vous propose une troisième alternative : créer une "cup" avec ce que vous avez dans vos placards. Ce qui va vous prendre 10 minutes environ, et vous serez parés pour toutes vos prochaines envies de pâtisseries US trouvées sur pinterest.


17/08/2016

Saype, graffiti géant sur herbe



Saype est un jeune artiste jurassien (originaire du côté français, mais vivant et travaillant du côté suisse depuis plusieurs années). Il a commencé par le graffiti, puis fait des toiles, peint sur plexiglas, et son nouveau support, depuis un peu plus d'un an, c'est l'herbe. Il fait du graffiti sur herbe, avec de la peinture entièrement biodégradable, évidemment. Il a inauguré sa dernière oeuvre le 31 juillet, sur une pente de la Berneuse, au-dessus de Leysin. Elle y est encore visible pendant quelques jours, au gré de la météo, des bêtes qui la piétinent et des taupes. 


Pour y monter, se rendre à Leysin, prendre le télécabine de la Berneuse, et vous tombez dessus, pour la voir de plus près il est possible de descendre quelques centaines de mètres. Vous pouvez également y monter à pied, évidemment. Pour choisir votre jour, c'est simple : le plus vite possible avant que l'oeuvre ne disparaisse, la météo et l'état de l'oeuvre sont visibles sur cette webcam. Mais même avec quelques nuages, c'est tout à fait faisable, au pire, le restaurant et le bar-snack peuvent vous accueillir en attendant une accalmie.



Arrivée en haut
1h plus tard


Ce berger allongé dans l'herbe fait une superficie de 10'000 mètres carrés (ce qui équivaut à deux fois la place de la Riponne). C'est gigantesque. Je m'y suis rendue le 10 août, son oreille était un petit peu rongée, mais la peinture était toujours très en forme. Et le panorama est extraordinaire.


Je suis fascinée par le Land Art qui peut prendre toutes sortes de formes, dont celle-ci. La prouesse technique et l'intention de l'artiste me séduisent énormément ici. De manière purement esthétique, je ne suis pas passionnée par cette oeuvre précisément. Mais de la voir dans "son habitat naturel" est une très belle expérience et je suis ravie d'avoir fait le déplacement. 



Ce berger géant est allongé sur une pente qui est entourée de traces humaines, télésièges, mini-lacs artificiels, village abandonné, chemins tracés pour les randonneurs et les cyclistes, restaurant panoramique-tournant-qui-se-la-pète, mini-ménagerie pitoyable avec animaux mal en point. C'est la montagne pour les non-montagnards (dont je suis), la montagne paysage et fromage fondu. Le contraste entre le sujet et son emplacement provoque des dizaines de réflexions passionnantes et critiques. L'oeuvre touche donc son but !

La montagne, c'est souvent encore plus beau quand il y a des nuages. #cloudappreciationsociety

Merci copine pour cette chouette journée.


09/08/2016

Légumes rôtis au miso



J'adore les légumes rôtis au four. La plupart des pommes de terre que j'achète finissent de cette manière, j'avais d'ailleurs déjà écrit un article sur la facilité de ce procédé et sa déliciosité (j'invente des mots si je veux). Puis je suis tombée sur pinterest sur cette sublime image du blog A Spicy Perspective, des légumes rôtis avec un glaçage au miso blanc, je devais essayer, j'ai évidemment changé un peu la recette (je ne peux pas m'en empêcher).

Source : A Spicy Perspective

Le résultat est extraordinairement bon. Un délice absolu, et pour une fois sur ce blog, c'est même végétalien et sans gluten. Enfin personnellement, ce qui m'importe est que c'est surtout très très très bon. C'est aussi une recette extrêmement facile à réaliser, même par des débutants. La plus grande difficulté est, je crois, de bien laver les légumes, à la portée de tous.