Descente en cuisine est une émission de la RTS qui a été diffusée durant l'été 2014, tous les vendredis. Le concept : un chef saute en parachute au-dessus d'une ville et se fait guider par la production vers un plat du terroir. Il a ensuite 24h pour réinventer cette recette à sa sauce, trouver les ingrédients nécessaires en rencontrant les artisans locaux, trouver un cuisine pour l'accueillir et cuisiner cette recette à quatre personnes qu'il aura invitées durant son parcours.
Évidemment, j'ai regardé avec gourmandise et attention. Il est temps de décerner les bons... et moins bons points. D'abord, je tiens à féliciter la RTS pour son choix : des émissions culinaires il y en a des dizaines aujourd'hui, choisir d'aller visiter les régions est une excellente idée, le terroir culinaire suisse est très morcelé et il serait dommage de ne pas en profiter. Ne pas se cantonner à la Suisse Romande en allant visiter Bâle, Zürich et Locarno est très bienvenu également ! Donner la part belle aux produits locaux et aux artisans, qui prennent souvent plus des deux tiers du temps de chaque émission fait vraiment plaisir. La partie cuisine et dégustation en deviennent presque secondaires. Je suppose que ça ne doit pas plaire aux aficionados de télé-réalité-culinaire, et j'avoue que ça manque de savoir-faire et d'images de nourriture, mais ça fonctionne très bien au niveau du rythme des émissions qui se regardent sans temps morts. Bravo au(x) monteur(s) d'ailleurs, super boulot. Même éloge pour les équipes son et images, avec le tourbillonnant Benjamin et la bavarde et passionnée Florence Flarion, ça ne doit pas toujours être facile à suivre.
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| ©RTS / descente en cuisine épisode Fribourg : le très cinématographique bar Elvis et moi avec le blogueur Claude-Olivier Marti |
J'aime beaucoup également la diversité proposée dans les artisans et invités rencontrés à chaque étape. Il y a toujours un/e cuisinier/ère, celui/celle qui montre la recette traditionnelle, c'est la caution terroir et légitimité, et ce sont à chaque fois de belles adresses et de jolies rencontres. Il y a aussi un artisan du goût qui a parfois fourni l'un des produits utilisé. Puis deux figures locales, soit liées à la gastronomie également, soit pas du tout, des artistes, architectes, designers, personnalités culturelles. C'est varié et ça présente le portrait d'une ville, vu que l'ambition est celle-ci : le terroir urbain. (Par contre, ça se retourne parfois contre le concept, certaines personnalités ne supportant pas d'être un invité parmi dautres.)

















