27/06/2015

Series 2015 : maigre récolte



L'automne dernier et ce printemps ont été parmi les saisons de séries les plus catastrophiques depuis le boom des séries. Le pourcentage d'annulation de nouveautés, parfois avant même la fin de leur première saison est gigantesque, et je me suis retrouvée tout à fait dépitée par le manque de choses intéressantes. Beaucoup trop de séries qui essaient d'utiliser des "ingrédients qui marchent" et se plantent lamentablement. Quels sont ces ingrédients ? Recréer une époque assez récente -à cause du succès de Mad Men-, parler d'une épidémie apocalyptique -à cause du succès de The Walking Dead-, des séries de super-héros -8 nouveautés entre 2014 et 2015, aucune ne vaillant la peine pour l'instant-, les séries médicales -est-il vraiment nécessaire que je vous précise pourquoi ?-, et on ne compte plus les remakes de films, suites de films en format série, spin off d'univers de films en série et même spin off de séries encore à l'écran en nouvelle série. La série Arrow par exemple, est couplée à la série The Flash, de nombreux épisodes partagnent les mêmes personnages et suivi narratif, et ils viennent d'accoucher de la série DC's Legends of tommorrow. Trop c'est trop, non, je ne verrai pas le remake en série de l'abomination qu'était déjà en film Rush Hour, non, je ne verrai pas Minority Report, ce film est parfait tel quel, laissez-le tranquille, non, je refuse de vous parler de 12 monkeys, remake du sublime film de Terry Gilliam qui a dû défoncer des postes de télévision à voir son univers massacré de la sorte. Bref, tout ça pour vous dire que la récolte a été maigre. 

J'avais donc envie de vous faire une liste de celles qui sortent vraiment du lot et qui méritent toute votre attention, non partagées par le reste des sorties qui ne méritent pas un coup d'oeil.



Hannibal


Oui, je sais, Hannibal n'est pas sortie en 2015, c'est sa troisième saison, mais si j'en parle ici comme de la découverte de l'année, c'est que cette troisième saison est le paroxysme des deux premières. La première saison d'Hannibal était déjà très esthétique et intéressante. Mais je trouvais qu'elle manquait un peu d'originalité dans son système narratif. A la deuxième saison, on comprenait que la première était nécessaire pour entrer dans les arcanes des relations inter-personnages, et ça commençait à gentiment partir en vrille, jusqu'au deux épisodes finaux à couper le souffle autant par leur rythme exaltant (malgré une grande utilisation du ralenti) que par leur beauté esthétique qui amenait presque vers des images surréalistes, voire abstraites, voire expressionnistes. Étonnant, fascinant, brillant et stimulant.


Puis a débuté la saison 3. Et là on tient simplement ce que j'ai vu de plus beau et de plus stimulant intellectuellement sur un écran depuis de nombreuses années. Je suis presque tentée, à la fin de chaque épisode, de le revoir entièrement en mettant sur pause à chaque cadre ou presque, pour comprendre comment cette beauté est construite, pour en saisir les ficelles. A voir absolument, à moins que vous ne supportiez la vue du sang. Pour ma part, depuis 3 ans, il a tendance à m'ouvrir l'appétit. Du coup, juste pour le plaisir, questions images culinaires de la série tout à la fin du billet pour ne pas compliquer sa lecture.

Si toutefois il fallait absolument trouver un défaut à cette série, je n'en vois qu'un seul : elle ne passe pas le test Bechdel.





Mr Robot


Seul le premier épisode a été diffusé pour l'instant, et pourtant, comme les autres critiques professionnels ou amateurs, je crie déjà au génie. Si toutes les séries avec un léger fond politique aux US ont des personnages de hackers depuis 2-3 ans, celle-ci en a fait son personnage principal, sur fond de critique sociale, politique et économique du système. Eliott est incarné à merveille par un acteur presque inconnu, la série est réalisé par le réalisateur de The Girl with the Dragon Tatoo et produite par un producteur de True Detective, rien n'est laissé au hasard (sauf Christian Slater qui en général fait foirer tous les projets de série dans lesquelles il est engagé). Seul bémol au rythme et au visuel impecable : un peu trop de clichés sur le "monde du hacking", les puristes vont grincer des dents. Moi, jusqu'ici, je marche à 100%.





Sense 8


Les Wachowskis, comme il convient dorénavant de les nommer, sont créateurs, scénaristes, producteurs et réalisateurs de plus de la moitié des épisodes de cette première saison (5 sont prévues si les retours sont bons, ce qui a l'air d'être le cas) de Sense8, à prononcer comme "sensate" (= perçu par les sens, ressenti). C'est l'histoire (à peine exposée dans cette première saison) de 8 personnes qui tout à coup se ressentent les unes les autres, elles arrivent à communiquer entre elles et sont liées émotionnellement. Ces personnes habitent dans 8 villes sur plusieurs continents différents (Londres, San Francisco, Berlin, Mumbai, Chicago, Mexico, Mombassa et Séoul), chacune a des talents particulier dont elle va pouvoir faire profiter les autres selon leurs besoins. Rien n'est expliqué dans les permiers épisodes, c'est au spectateur de comprendre par faisceaux d'indices, comme pour les protagonistes qui ne savent pas ce qui leur arrive.
La série a été tournée dans la plupart des villes, beaucoup de scènes extérieures sont très réalistes, le soucis du détail est impressionnant, on sent que les Wachowski aiment et ont beaucoup d'ambition pour ce projet qui a probablement coûté une fortune à produire. Le mélange entre le côté très actuel et réaliste et le côté science-fiction est très intéressant, d'autant qu'il importait aux Wachowski d'aborder des thématiques politiques tout en faisant de la SF, ce qu'ils disent être très rare dans les films de SF (ce qui n'est pas mon avis mais bon). Il y a donc plusieurs personnages gays, un personnage transgenre, une multiculturalité de bon aloi. Mais c'est probablement un peu trop réfléchi pour taper juste et les premières critiques hurlant aux montagnes de clichés qui sont effectivement loin d'être camouflés : le Kenyan jovial et souriant, la Corééenne sérieuse et combative, l'Indienne très religieuse, etc.
Malgré de nombreux et visibles petits défauts, j'avoue avoir été très agréablement surprise par le dispositif mis en place, le fait que les mêmes scènes soient jouées dans des locations différentes et montées en alternance est bluffant, et ça passe sans que l'on se pose de question. Les acteurs sont convainquant même s'ils incarnent des caricatures, mais peut-être était-il nécessaire de pousser le trait afin de bien faire la distinction entre les 8 personnages principaux (sans compter les secondaires). Et, évidemment, Wachowski oblige, au niveau des scènes d'action c'est très convainquant. A binge watcher sans trop se poser de question (sinon les défauts deviennent un peu trop apparents).



21/06/2015

Les épices : potion magique


Quand il m'arrive des petites faiblesses de santé, de celles qui durent moins de 3 jours (sinon il faut consulter un médecin) et qui ne sont pas très graves, du genre extinction de voix, refroidissement, légère fièvre, rhume, etc., mon premier réflexe, c'est d'ouvrir mon placard à épices. Avec le bon mélange d'épices, on arrive à aider notre corps à faire face de manière autant efficace qu'avec du bon vieux Néocitran (les problèmes d'estomac en moins). (Attention, encore une fois, je parle de trucs bénins, qui ne durent pas, et qui ne sont pas complexes avec plus de deux zones touchés par vos symptômes, sinon, il faut aller voir un médecin). 

Tout a commencé avec un remède de belle-mère (plutôt que grand-mère, chacun son truc), une "potion magique" comme elle appelait ça, composée de bâtons de cannelle, de clous de girofle, de thym et d'anis étoilé en infusion, avec du miel, et ça "soigne tout", enfin surtout les sinus bouchés et les maux de gorge. Je m'en suis moquée longtemps, et puis, au travers de la gastronomie, j'ai commencé à me rendre compte que cette potion "magique", n'avait rien de magique mais qu'elle combinait en fait les molécules nécessaires pour combattre ce genre d'infection ORL :

  • cannelle : antiseptique, antibiotique
  • girofle : anti-infectieux, antibactérien, antiviral
  • poivre : antibactérien, antiviral
  • thym : antiseptique, antispasmodique (calme la toux)
  • anis étoilé (dit aussi badiane) : antiseptique

A ces épices de bases de la "potion magique", j'ajoute souvent :

  • citronnelle : anti-inflammatoire, antiseptique, rubéfiante (= analgésique qui augmente de manière ciblée la circulation sanguine)
  • curcuma : anti-inflammatoire puissant, antiseptique, cicatrisant
  • gingembre : purifiant, tonique, digestif
  • macis (écorce externe de la noix de muscade) : antiastmathique
  • romarin : antiseptique, cicatrisant
  • sauge : antiseptique, antisudoral (et fonctionne aussi à merveille pour tous les "maux féminins": règles douloureuses, crampes d'ovulation, etc.)

Et évidemment :
  • citron : bactéricide, antiseptique, antiparasitaire, antalgique, analgésique
  • orange : vitamine C. (et goût...)
  • miel : antibactérien puissant (et sinon, sans miel, c'est vraiment dégeu, il faut le dire)

19/06/2015

Les nouveautés Instagram 2015



En décembre 2014, Instagram a dépassé le nombre d'utilisateurs actifs de twitter. Depuis, cette application innove pratiquement chaque mois avec des nouveautés. Que s'est-il passé en 2015 ?


Une nouvelle application externe : Layout


Après l'extraordinaire Hyperlapse, Instagram a lancé sa deuxième application externe qui permet cette fois-ci de faire des mosaïques. Pffff, encore une app de mosaïques pensez-vous tout haut ? Et bien oui, mais pas tout à fait. Comparée à d'autres applications qui permettent de faire des mosaïques d'images, c'est vraiment particulièrement bien fait au niveau de l'UX (expérience utilisateur), c'est à dire que c'est très très très pratique à utiliser, qu'on comprend en un clin d'oeil, que c'est très beau (minimaliste) et que l'intégration avec les autres applications (vos photos, instagram, etc.) est très bien faite. 

©blog d'instagram

J'ai rechigné au moins une demi-journée (pfff, encore une app de mosaïques, ça ne sert à rien) avant de l'adopter et de m'amuser avec à outrance, en particulier avec ses options de géométrie, car vous pouvez utiliser la même photo plusieurs fois, en la retournant.

Vous avez dit Shining ?

17/06/2015

Expo 2015 Milano - visite critique et épicée


Visiter une exposition universelle est toujours une expérience intéressante. Des milliers de personnes et des centaines de pays et d'entreprises ont collaboré ensemble pour créer un immense espace architectural voué à disparaitre quelques mois après sa confection et à accueillir plusieurs millions de visiteurs dans l'intervalle. C'est titanesque, complexe, excitant, effrayant, fascinant, problématique et enthousiasmant à la fois. Quand on décide de se frotter à cette volontaire utopie, on sait que l'on ne pourra pas tout voir ni tout comprendre, que l'on va être confronté à une grande foule et à de l'attente, qu'il y aura probablement des flous logistiques, des découvertes ébouriffantes, des déceptions amères et des frustrations inévitables.

Milano 2015 ne déroge pas à la règle. J'en suis sortie fascinée, déçue, excitée, ravie, fourbue, étonnée, non rassasiée et pleine d'interrogations. Sur cette simple base, je peux dire que cette Exposition Universelle de Milan 2015 a réussi son coup.

Comme je vous l'expliquais dans mon article expliquant les meilleures astuces pratiques pour voyager à l'Expo 2015 Milano, j'ai récemment passé deux jours sur le site de l'Expo. Une longue visite qui pourtant m'a parue très courte, j'y ai vu un grand nombre de pavillons, mais j'en ai raté un encore plus grand nombre. Cet article a pour ambition de vous donner une ambiance à laquelle vous attendre, et, parce que je ne peux m'en empêcher, il comporte un certain nombre de critiques, positives ou négatives, concernant certains pavillons ou l'exposition universelle en tant que telle.

Edit : j'ai eu la chance de pouvoir retourner à l'Expo durant deux jours complets. Ce billet est édité en fonction de la totalité de ma visite.

Mais j'aimerais commencer ce billet en remerciant toute l'équipe du Sel des Alpes pour son invitation, son accueil chaleureux et pour l'opportunité de visiter cette expo avec un guide hors pair, Philippe Ligron. Impossible de visiter la totalité de l'exposition en une journée, il a donc fait un choix thématique: l'histoire des épices. Faire la route des épices des origines de la gastronomie dans le Pavillon Zero, à la Chine, la route de la soie, le Liban, la Turquie et enfin la gastronomie moderne avec un tel guide, historien de la gastronomie, c'est passionnant, j'ai adoré cette visite (à lire sur le blog du Sel des Alpes en détail), merci Philippe !


La route des épices de Philippe Ligron


Si vous allez visiter cette exposition, comme il est impossible de tout voir, il s'agit de sélectionner ce qui vous intéresse particulièrement. Est-ce le développement durable, la gastronomie d'un continent particulier, une thématique spécifique ou simplement l'architecture qui guidera vos pas ?

12/06/2015

UnReal, la télé-réalité comme support à la fiction



Même quand j'avais la télé, je me suis très vite désintéressée de la télé-réalité, après avoir compris le principe avec 2-3 shows, au final je regardais encore parfois vaguement d'un oeil certaines émission ayant trait à la cuisine, mais depuis 4 ans, ça ne me manque pas, du tout, au contraire. Je n'ai pas pour autant abandonné le petit écran, mais pour me plonger exclusivement dans des séries, que je sélectionne, et que je choisis quand et comment regarder.

Mais un nouveau phénomène me rattrape, des séries s'amusent à utiliser le principe des émissions de télé-réalité comme base pour leurs scénarios de fiction. C'est souvent très intéressant, quel que soit le genre final choisi, car ça permet de jouer sur la critique de la fameuse "réalité" totalement fabriquée par les producteurs en allant jusqu'au bout de la fiction. Le cinéma a aussi joué à troubler ces codes entre réalité et fiction avec par exemple le fameux The Blair Witch Project. Mais seul le format série permet de jouer avec ces codes de la télé-réalité qui s'étend sur un temps plus long.


Siberia


La première que j'ai vue continue à me fasciner, c'est Siberia (je vous en parlais déjà à sa sortie). Seize candidats sont posés dans un territoire hostile en Sibérie, le meilleur survivant remportera une grosse somme d'argent. Voilà pour le pilote, où les codes du genre sont respectés (présentateur "aventurier" en kaki, équipe de tournage invisible, mini-interviews des candidats face caméra, etc.), et puis tout part en vrille. Je refuse de spoiler cette série qui a besoin de tous ses effets de surprise pour fonctionner au maximum, mais sachez que le genre est plus fantastique-épouvante qu'aventure au final. Ce qui est passionnant, c'est que petit à petit, les lignes de démarcation entre le jeu et la réalité se brouillent, les processus et les équipes de tournage sont de moins en moins invisibles, et les concurrents constamment partagés entre le fait de "jouer le jeu" ou une vraie terreur et réflexion sur leur survie. Et au final, quand le jeu s'estompe et que la survie prend le dessus, toute la mesquinerie humaine toujours poussée à son paroxysme dans la télé-réalité disparaît petit à petit pour amener à une entraide beaucoup plus saine, c'est très intéressant. (Attention toutefois, les fans, dont je suis, attendent toujours une deuxième saison, la fin de la première est très frustrante, mais ça vaut quand même la peine de voir (et revoir) cette série qui ne ressemble à aucune autre.) Quelqu'un a mis la totalité de la saison 1 (et donc unique à ce jour, mais je ne désespère pas) sur dailymotion, voici le premier épisode.


09/06/2015

Le Cinéma Royal


Je vous ai déjà parlé du Cinéma Royal notamment lors d'un concours culinaire qui s'y était déroulé. Ce cinéma est très particulier, d'abord il est totalement indépendant des grands groupes, et les cinémas indépendants ne sont malheureusement plus très nombreux. Ensuite parce que sa programmation est géniale, un habile équilibre entre cinéma d'auteur, de genre et blockbusters, afin de satisfaire toute la clientèle du Nord vaudois. En plus de la programmation éclectique, de très nombreux événements y sont organisés, présence de réalisateurs lors d'avant-première, soirées thématiques avec buffet entre deux films, conférences, etc. Enfin, ce cinéma est géré par une association, celle des Amis du Royal. Ils travaillent d'arrache-pied pour que cette institution culturelle puisse continuer à rayonner dans la petite ville de Sainte-Croix, et ils ont besoin de votre aide !

Une campagne de crowdfunding vient d'être lancée, il s'agit de l'Opération Casino Royal !


L'association des Amis du Royal a besoin de CHF 6'000 pour financer 6 mois d'événements en tous genres au Cinéma Royal. La campagne a récolté plus de la moitié en quelques jours, je vous encourage vivement à y participer. Vous pourrez ainsi, pour la modique somme de CHF 50.-, par exemple, recevoir une invitation pour la soirée Casino Royal ainsi qu'une place de cinéma valable un an ! Ou, pour CHF 1'000 vous offrir une projection privée rien que pour vous, c'est pas la classe ultime ?



Merci d'avance de votre soutien, je rêve que cette campagne atteigne le double de sa prétention de base, afin que les Amis du Royal puisse souffler pendant 12 mois sans trop devoir s'inquiéter du lendemain et aient ainsi encore plus d'énergie et de temps à consacrer à ce merveilleux lieu !

Si vous n'aimez pas le concept de financement participatif, vous pouvez également les soutenir "à l'ancienne" en adhérant à l'association et en payant vos cotisations annuelles, ou simplement en faisant un don. Et n'oubliez pas de liker leur page facebook où ils vous informent régulièrement de leurs événements.

Ou encore mieux, ajoutez à votre soutien un visite en faisant votre choix dans le mirifique programme de films et d'événement du Cinéma Royal.

Longue vie au Cinéma Royal !

02/06/2015

Mad Men


C'est l'histoire d'un homme qui a perdu son identité. Il ne sait pas qui il est, alors il se fond dans un personnage et dans une époque. Marié à une femme superbe, on dit d'eux qu'ils ressemblent aux figurines en haut du gâteau de mariage tant leur image est parfaite. Père de famille pour l'aura de respectabilité, au début de la série, et directeur créatif dans une agence de publicité renommée de Madison Avenue pour l'assise sociale (Mad Men = les hommes de Madison, jeu de mot avec "mad" = fou et avec "Ad Men"= les hommes de publicité). Son côté mystérieux, taciturne, secret et ses envolées inspirées font merveille. Il fait le funambule entre ce personnage social, homme respectable et admiré de tous, et ce qu'il ressent au fond de lui, être un imposteur, qui ne se soulage qu'en séduisant des femmes aussi perdues que lui, une noirceur abyssale dans laquelle il a une peur gigantesque de sombrer à chaque instant. Et si c'est cette crainte qui le rendait aussi doué pour sentir son époque, cette fin des années 50 où la société occidentale, en particulier américaine, perd ses repères et ses certitudes, puis ces années 60 où la classe moyenne médusée observe la guerre du Vietnam, les assassinats de John Fitzergarld et Bobby Kennedy et celui de Martin Luther King, les revendications sociales des minorités (afroaméricains, femmes, ...), mais aussi le premier pas sur la lune ?


A chacune de ses dérives, Don Draper saisit à nouveau l'Amérique de plein fouet et revient avec un sens profond de comment lui parler. Ce dernier sourire, de cette dernière séquence, appuyé par un joli mickeymousing façon Eurêka, suivi de cette publicité si emblématique qui annonce les fulgurantes années 70, il est reparti pour un tour. Une nouvelle époque s'annonce, alors que pour nous, Mad Men s'arrête.



Mais si, au fond, Mad Men n'était pas l'histoire de Don Draper, il en est certes le fil conducteur, mais c'est lui qui évolue le moins, pareil à lui-même du début à la fin, son charme dévaste tout ce qu'il approche et sa grande finesse d'esprit lui permet de toujours se raccrocher aux branches. Et si les personnages importants dans Mad Men étaient plutôt Peggy, sa protégée, et Joan, son associée, et Betty, sa première épouse, et Sally, sa fille, et Megan, sa deuxième épouse, et Anna, celle qui l'aime en sachant qui il est, et même Trudy Campbell.

29/05/2015

Comment et pourquoi je blogue ?





On me pose la question de plus en plus régulièrement, j'avais envie de faire une petite mise au point*, un article du genre bilan-stat-faq-pourquoi-comment-qui-suis-je-oh-un-nombril. Je réponds à d'autres questions sur ma personne dans ma FAQ.

Pourquoi ?

Pourquoi j'ai commencé à bloguer ? Parce qu'après plusieurs années à bourlinguer, j'avais envie de me remettre à écrire. "Remettre" parce que j'écrivais énormément entre 15 et 20 ans, puis j'ai totalement arrêté. Et je me suis dit que tester sur un blog (que je n'ai communiqué à personne pendant plusieurs mois), régulièrement, sur n'importe quel sujet, ça m'aiderait en vue du gros travail d'écriture qui m'attendait à l'université. Ce qui a été très efficace, je n'ai plus de crainte de la page blanche. Je suis plus en verve à certains moments qu'à d'autres, mais je suis toujours capable de "pondre" quelque chose.

Pourquoi je continue à bloguer aujourd'hui ? Parce que c'est devenu une partie de moi, j'adore partager des astuces et bonnes adresses, raconter des histoires, construire une critique pour tenter de faire passer mon point de vue sur un sujet qui me passionne. Et j'adore ce que ce blog m'a apporté comme opportunités, contacts et nouvelle vision sur la vie depuis 6 ans (mon premier article date du 26 avril 2009). Cette identité "funambuline" créé au départ sur un forum (en 2004) est devenue une très grande part de moi-même. L'autre part n'est jamais exposée ici, et c'est très bien ainsi.


Ce blog reste et restera un hobby, je ne le monétiserai pas, je continuerai à refuser des articles sponsorisés, la publicité et de très nombreux produits à tester qui ne correspondent en rien à mes goûts, et à n'accepter que rarement des invitations "blogueurs" où j'ai trop souvent l'impression d'être prise pour une oie à gaver d'informations marketing non que je n'apprécie le foie gras car le marketing est mort. Enfin non, pas tout à fait, mais je le déteste, et ce n'est pas ce que je fais. Par contre, mon blog est devenu une carte de visite, un exemple de savoir-faire : oui, je sais écrire avec régularité, sur des sujets très divers ; oui, j'ai su générer, et je sais animer et entretenir une communauté de personnes intéressées aux mêmes sujets que ceux que j'ai envie d'aborder.

26/05/2015

Lausanne à Table 2015 et le Food Truck Festival


Entre juin et septembre 2014, je vous ai abondament parlé de Lausanne à Table, cette association qui organise des événements autour du goût à Lausanne. L'association créé en 2012 à l'occasion de "Lausanne Ville du Goût", s'est rebatisée en 2014 "Lausanne à Table", et s'est agrandie au printemps 2015. Son nouveau président est Philippe Ligron, qu'on ne présente plus, et j'ai l'honneur et le privilège de faire partie de son Comité. Plus d'une cinquantaine de nouveaux membres ont également rejoint cette association pour préparer l'édition 2015 et les suivantes.

Afin d'annoncer notre magnifique programme comprenant plusieurs dizaines d'événements gourmands tout l'été, nous avons mis au point un Food Truck Festival. Il aura lieu le 28 mai, de 11h à 21h, sur toute la place de la Riponne, avec 27 food trucks différents ! L'événement facebook comporte déjà près de 7'000 participants, l'attente du public et des médias est forte, on s'en réjouit. Si vous voulez en savoir plus, Le Temps et Fémina ont écrit de très beaux articles qui vont à la rencontre des participants.

J'en rajoute une couche pour préciser qu'à 13h30, sur les marches du Palais de Rumine, Philppe Ligron annoncera en première intersidérale-universelle-romande la globalité du programme de Lausanne à Table 2015, c'est également à ce moment-là que notre nouveau site tout beau tout chaud sortira du four sera mis en ligne. Pour les habitués, qui savent que certains événements sont sur réservations et que ces réservations partent parfois en quelques heures, sortez vos agendas : 
les réservations seront ouvertes le 1er juin à midi pile.





Sans trop vous en dire, gardons le suspense intact, je peux néanmoins vous dévoiler que certains classiques de la programmation seront au rendez-vous, comme le mirobolant Pique-Nique du 1er août. Et je peux vous promettre que les amateurs de chocolat, de tables étoilées, de balades, de terroir, d'artisans locaux, de brunch, et tous les gourmands seront comblés.

Certains événements commençant très rapidement après l'annonce du programme, je me permets donc de vous annoncer le premier d'entre eux : les Caves ouvertes en ville ! Sur le principe des caves ouvertes vaudoises qui ont eu lieu ce week-end, les Vins de Lausanne vous proposent de découvrir le Cartnotzet de la Ville de Lausanne, lieu insolite que beaucoup d'habitants ne connaissent pas, et toute leur gamme de vins.


Ces Caves ouvertes en ville auront lieu le vendredi 5 juin de 16h à 21h et le samedi 6 juin de 10h à 20h, l'entrée sera libre (le Carnotzet se trouve dans le passage entre la Place de la Palud et la Place de la Louve) et il sera possible d'acheter ces vins au détail. (Plus de détails sur l'événement facebook.)

Pour tous les autres événements de Lausanne à Table, je vous renvoie à notre nouveau site qui sera en ligne le 28 mai. Des flyers avec le programme complet et l'affiche Lausanne à Table 2015 seront également distribués lors du Food Truck Festival.


Si vous êtes blogueur ou journaliste et que vous souhaitez en savoir plus sur les événements de cette riche édition 2015 ou sur l'association Lausanne à Table, n'hésitez pas à me contacter ou à contacter Elise, notre délicieuse Secrétaire Générale.

24/05/2015

Voyager à l'Expo Milano 2015 depuis la Suisse Romande


Si vous êtes un peu curieux de goût et de gastronomie, vous avez certainement entendu parler de l'Exposition Universelle qui se tient depuis quelques semaines et jusqu'à la fin du mois d'octobre près de Milan, car elle a pour thème : "Feeding the Planet, Energy for life". Malheureusement, leur site web est catastrophiquement peu pratique, à part pour acheter des tickets. J'ai eu la chance d'y passer un jour à l'invitation du Sel des Alpes, un des sponsors principaux du Pavillon Suisse, et de prolonger ce séjour un deuxième jour pour bien appréhender les lieux. Je vais tenter dans cet article de vous donner quelques informations pratiques, et conseils de voyages et de visites de cette exposition exubérante à deux pas de la Suisse romande. Pour la visite en elle-même, ma critique complète sera dans un prochain article.



Voyager à l'Expo


Il est possible de se rendre à Milan en avion, en train et en voiture. (Certains de mes amis me diront qu'on peut aussi y aller en vélo, certes, mais concentrons-nous sur les non-barjots parmi nous voulez-vous ?) L'avion me paraît une solution absurde car elle prend plus de temps que le train au final à cause des transits et des attentes inhérentes aux voyages en avion. La voiture est une solution acceptable si vous êtes plusieurs, de très nombreux parkings sont à votre disposition autour de l'exposition et des navettes vous amèneront à l'entrée. Mais attention, toute la région de Milan et son agglomération sont un énorme bouchon entre 7h30 et 11h et à nouveau entre 16h et 19h30. C'est donc au péril de vous retrouver coincés trois heures dans les embouteillages, à l'aller et au retour, considérez-vous prévenus.

La solution qui me paraît la meilleure est celle du train. Avec un demi-tarif, il vous en coûtera CHF 51.- par trajet pour faire Lausanne-Rho Fiera en un peu plus de trois heures. Tous les trains de Suisse, depuis Genève, Lausanne, Berne, Zürich ou Lugano, passent dorénavant et pour toute la durée de l'Expo, par la gare de Rho Fiera, qui se situe à 200 mètres de l'entrée principale de l'Exposition. Ils ont même augmenté le nombre de trains jusqu'en octobre et proposent des billets dégriffés.