jeudi 18 août 2016

Lemonies ou comment faire de la pâtisserie américaine



Internet c'est la plus belle invention du monde pour les amateurs de cuisine, on peut aujourd'hui trouver des recettes de partout sur la planète. Une des blogosphère les plus active est la blogosphère culinaire, c'est une mine de recettes, parmi lesquelles il faut séparer les joyaux du charbon. Le plus intéressant pour moi, c'est découvrir des recettes venues d'ailleurs, Asie, Amérique du Nord et Latine, Afrique, Océanie ; en théorie, plus aucune cuisine n'est impossible à atteindre, même celles qu'on n'a jamais goûtées auparavant ! 

Mais ce serait oublier les différences culturelles que de dire qu'elles seront toutes faciles à reproduire. A la difficulté à trouver certains ingrédients, s'ajoute une des plus récurrente : le fait que certains pays résistent encore et toujours au système métrique.

En Europe, nous avons tendance à calculer la masse de nos aliments en les pesant, ce qui rend la pâtisserie un peu fastidieuse pour les néophytes. Dans les pays qui n'utilisent pas le système métrique, comme les Etats-Unis, les mesures sont faites en volume, c'est beaucoup plus rapide, et moins impressionnant pour un débutant, de remplir une tasse de farine que de peser 125gr de farine.

Ce qui implique également des cultures pâtissières très différentes des deux côtés de l'Atlantique. De notre côté on a toujours l'impression que la pâtisserie se doit d'être d'une précision grammesque infaillible, que le moindre petit changement va faire rater toute l'opération. C'est effectivement le cas pour certaines réalisations techniques (Esme, si tu me lis, bisous), mais pour la plupart des "gâteaux de ménagères" (bienvenue dans les années 50) on peut allègrement opérer des substitutions, ou décider de baisser la dose de sucre ou de gras dans certaines recettes (surtout celles qui viennent de l'autre côté de l'Atlantique).

Si vous trouvez une recette que vous avez envie d'essayer, mais qu'elle est rédigée avec des "cups", deux solutions : convertir les "cups" en grammes et litres, ou s'acheter un set de "cups" à l'américaine.

Je vous propose une troisième alternative : créer une "cup" avec ce que vous avez dans vos placards. Ce qui va vous prendre 10 minutes environ, et vous serez parés pour toutes vos prochaines envies de pâtisseries US trouvées sur pinterest.


mercredi 17 août 2016

Saype, graffiti géant sur herbe



Saype est un jeune artiste jurassien (originaire du côté français, mais vivant et travaillant du côté suisse depuis plusieurs années). Il a commencé par le graffiti, puis fait des toiles, peint sur plexiglas, et son nouveau support, depuis un peu plus d'un an, c'est l'herbe. Il fait du graffiti sur herbe, avec de la peinture entièrement biodégradable, évidemment. Il a inauguré sa dernière oeuvre le 31 juillet, sur une pente de la Berneuse, au-dessus de Leysin. Elle y est encore visible pendant quelques jours, au gré de la météo, des bêtes qui la piétinent et des taupes. 


Pour y monter, se rendre à Leysin, prendre le télécabine de la Berneuse, et vous tombez dessus, pour la voir de plus près il est possible de descendre quelques centaines de mètres. Vous pouvez également y monter à pied, évidemment. Pour choisir votre jour, c'est simple : le plus vite possible avant que l'oeuvre ne disparaisse, la météo et l'état de l'oeuvre sont visibles sur cette webcam. Mais même avec quelques nuages, c'est tout à fait faisable, au pire, le restaurant et le bar-snack peuvent vous accueillir en attendant une accalmie.



Arrivée en haut
1h plus tard


Ce berger allongé dans l'herbe fait une superficie de 10'000 mètres carrés (ce qui équivaut à deux fois la place de la Riponne). C'est gigantesque. Je m'y suis rendue le 10 août, son oreille était un petit peu rongée, mais la peinture était toujours très en forme. Et le panorama est extraordinaire.


Je suis fascinée par le Land Art qui peut prendre toutes sortes de formes, dont celle-ci. La prouesse technique et l'intention de l'artiste me séduisent énormément ici. De manière purement esthétique, je ne suis pas passionnée par cette oeuvre précisément. Mais de la voir dans "son habitat naturel" est une très belle expérience et je suis ravie d'avoir fait le déplacement. 



Ce berger géant est allongé sur une pente qui est entourée de traces humaines, télésièges, mini-lacs artificiels, village abandonné, chemins tracés pour les randonneurs et les cyclistes, restaurant panoramique-tournant-qui-se-la-pète, mini-ménagerie pitoyable avec animaux mal en point. C'est la montagne pour les non-montagnards (dont je suis), la montagne paysage et fromage fondu. Le contraste entre le sujet et son emplacement provoque des dizaines de réflexions passionnantes et critiques. L'oeuvre touche donc son but !

La montagne, c'est souvent encore plus beau quand il y a des nuages. #cloudappreciationsociety

Merci copine pour cette chouette journée.


mardi 9 août 2016

Légumes rôtis au miso blanc



J'adore les légumes rôtis au four. La plupart des pommes de terre que j'achète finissent de cette manière, j'avais d'ailleurs déjà écrit un article sur la facilité de ce procédé et sa déliciosité (j'invente des mots si je veux). Puis je suis tombée sur pinterest sur cette sublime image du blog A Spicy Perspective, des légumes rôtis avec un glaçage au miso blanc, je devais essayer, j'ai évidemment changé un peu la recette (je ne peux pas m'en empêcher).

Source : A Spicy Perspective

Le résultat est extraordinairement bon. Un délice absolu, et pour une fois sur ce blog, c'est même végétalien et sans gluten. Enfin personnellement, ce qui m'importe est que c'est surtout très très très bon. C'est aussi une recette extrêmement facile à réaliser, même par des débutants. La plus grande difficulté est, je crois, de bien laver les légumes, à la portée de tous.

vendredi 5 août 2016

Falafels maison faciles


J'adore les pois chiches, ce n'est pas un secret, j'ai déjà écrit plusieurs articles à leur propos. Dans l'un d'eux j'explique combien il est facile et surtout bien meilleur de les cuire plutôt que de les acheter en boîte et je dis que "toutes les recettes de pois chiches commencent de la même façon : la cuisson". Oh combien j'avais tort.

Le secret que je viens d'apprendre grâce au merveilleux blog The Food Lab, c'est que pour faire des falafels qui soient croustillants dehors, mais moelleux dedans, et surtout hyper goûtus, c'est de les faire avec des pois-chiches crus !

Mais comment, pourquoi, combien ?
  • Une fois que le pois-chiche a trempé suffisamment, il n'absorbe plus d'eau à la cuisson, donc n'en a pas besoin pour cuire.
  • Cru et mixé il développe de l'amidon qui va faire "coller" les boulettes sans avoir besoin d'ajouter de liant (un liant ça colle, mais ça n'a pas de goût).

Voici la recette, testée et approuvée, et surtout hyper facile à réaliser, même si elle prend un peu de temps.

Ingrédients


  • 300 grammes de pois-chiches crus
  • 300 grammes d'herbes fraîches : persil, coriandre et menthe sont obligatoires, mais on peut ajouter de la ciboulette, de la livèche, du thym, du cerfeuil, de la verveine-citron, etc. 
  • une botte d'oignons nouveaux, les plus petits possible, n'utiliser que le blanc et vert très clair
  • 2 gousses d'ail frais
  • 1 cc de cumin
  • 1 cc de graines de coriandre
  • 1 cc de sel (il en faudra un peu plus à la fin de la cuisson)
  • de l'huile neutre pour frire


Ustensiles indispensables


  • un mixer puissant (non, un mixer plongeant n'est pas un mixer efficace, il ne sert qu'à mixer du liquides, ici il faut un mixer, un vrai)
  • une grande poêle à bords hauts
  • un grand saladier

jeudi 4 août 2016

Stranger Things




Mais le plus délicieux, ce n'est pas cette érudition cinéphile, car en soit elle n'apporterait pas grand chose, mais le fait que le rythme, les dialogues, les lumières, les décors, les acteurs, tout pousse à ressentir exactement la même terreur bleue volontaire et jouissive que l'on ne pouvait ressentir qu'à 8 ans en regardant un des films cités ci-dessus. Cette série rend hommage en utilisant les mêmes travers, en nous remettant dans la position du spectateur de VHS : toutes lumières éteintes, les pieds bien relevés car on ne sait plus vraiment ce qu'il y a sous le canapé qui pourrait nous attraper les pieds.