mercredi 22 mai 2013

4, 700, 20'000 et 1 page FB


Très chers,

Il y a peu, ce blog a soufflé ses quatre bougies. Quand j'ai commencé, toute seule dans mon petit coin, je n'aurais jamais pensé que j'allais écrire plus de 700 articles en 4 ans et que vous seriez entre 20'000 et 30'000 à venir me lire mensuellement. J'ai pris goût à venir vous raconter de tout, à voir évoluer ce lieu qui reflète la totale subjectivité de mes goûts.

Pour fêter cet anniversaire, j'ai créé une page FB, qui nous permettra de discuter plus simplement qu'avec des commentaires. J'en profite pour m'excuser auprès de ceux qui tentent parfois de m'en laisser un et qui sont bloqués par les absurdes captcha de Blogger, c'est indépendant de ma volonté et ma seule possibilité de ne pas faire de modération a priori, mais du coup, sur facebook, il n'y aura plus de problèmes.

On se voit là-bas ?


(J'ai le sentiment que j'oublie quelque chose.)


Ah oui : MERCI de me lire, vous me donnez envie de continuer à vous raconter pleins de trucs et de le faire bien.

mardi 21 mai 2013

The Great Gatsby


The Great Gatsby est un roman écrit par F. Scott Fitzgerald en 1925. Il a été adapté au cinéma en 1926, 1949, 1974 et donc, 2013. Je n’ai pas eu l’occasion de voir les versions de 1926 et de 1949, mais il paraît que celle de 1926 était exceptionnelle (muette et en noir blanc donc, vu la date), il n’en reste plus qu’une bande annonce malheureusement. Il a également été adapté en jeu vidéo, à l’opéra, en bd ou encore au théâtre. Tout ça pour dire que ce roman a marqué la culture US depuis des décennies, bientôt un siècle, et qu’un réalisateur qui s’attaque à ce genre de mythe sait qu’il risque des critiques abominables, automatiques dès que l’on s’attaque à un tel objet de l’imaginaire commun.

Baz Luhrmann s’était déjà frotté à ce genre de polémiques automatiques avec son adaptation de Romeo + Juliet, en 1996. Version qui avait déchaîné les passions et fait hurler au blasphème (Shakespeare étant un dieu, c’est bien connu), mais que, pour ma part, j’avais beaucoup aimée. On y voyait déjà un jeune (et lisse) Leonardo Di Caprio qui étonnait par sa faculté à déclamer des vers avec un naturel désarmant. 17 ans plus tard (je suis vieille), Baz l’Australien s’est probablement remis de la polémique, a réalisé deux autres films (Moulin Rouge et Australia) et se lance à nouveau dans l’aventure de l’adaptation de classique, avec le très américain Gatsby.

mardi 7 mai 2013

Lab-elle


Bien que n'ayant pas l'intention d'avoir d'enfants, j'ai deux neveux et une nièce (la super-héroïne ci-dessus), et depuis la naissance du premier, la construction de son identité m'a passionnée. Comment, enfant, devient-on un petit garçon ou une petite fille. Est-ce un processus uniquement fixé par des normes sociales ou quelque chose "d'interne" se passe-t-il également ? Ce genre de questions se pose en particulier à chaque occasion d'offrir un cadeau. Les étagères des magasins de jouets ou des librairies sont la plupart du temps abominablement connotés : garçon = (super) héros, guerrier, aventurier, en bleu ; fille = future maman-ménagère, s'occupant des autres, gentille, sage et créative, en rose.  

L'association lab-elle a lancé un label qui garanti que le livre que vous achetez est "attentif aux potentiels féminins". Ils en ont recensé plus de 300 qui offrent une large diversité de "rôles, activités et sentiments non cloisonnés par des stéréotypes" et permettent donc à leurs jeunes lecteurs de construire leur identité de manière plus sereine. 

Si ça vous intéresse, vous pouvez trouver ce label dans 23 librairies et dans 68 bibliothèques en Suisse romande. Si ça vous intéresse encore plus, vous pouvez vous inscrire (gratuitement ou non) au comité de soutien. Si vous n'êtes pas en Suisse, leur catalogue est en ligne.

Mais si je vous en parle aujourd'hui c'est pour une autre raison. Lab-elle vient de lancer la plateforme aussi.ch où j'ai passé quelques heures de lecture. Il est construit sous forme de questions-réponses telles que : "Mon mari n'a pas son permis de conduire, je conduis toujours et pourtant, à l'école, ma fille a dessiné son papa au volant et moi à côté ! Comment ça se fait ?" ou "Les programmes incitant les jeunes filles à suivre des filières scientifiques ont-ils échoués ? N'est-ce pas la preuve que les femmes ne souhaitent pas se diriger, même si on les y pousse, vers des carrières scientifiques ?" (les questions sont évidemment choisies pour choquer ou lancer la discussion). Il y en a des centaines, dont certaines que vous vous êtes tous posés, que vous soyez parents ou child free. Les questions peuvent être choisies au hasard, ou par thématiques (par exemple : publicité et marketing, jouets, sports, biologie, développement des compétences, etc.). Les réponses que j'ai lues m'ont paru extrèmement bien rédigées. Elles peuvent servir à répondre à un enfant mais également à développer une vraie reflexion et prise de conscience chez l'adulte et, pour ceux qui voudraient aller plus loin, propose une bibliographie intéressante.

Je vous invite à aller vous promener sur ces deux sites et à les diffuser autour de vous quand une question de genre se pose, aussi.ch en particulier permet d'éviter de reproduire soi-même des stéréotypes dont nous avons tous et toutes été impregnés dès notre plus jeune âge.

lundi 6 mai 2013

Plonk & Replonk au Salon du Livre

Banc d'essai du "Nouveau Roman" hélvétique ©Plonk&Replonk 

La semaine dernière a eu lieu le Salon du Livre. Un excellent cru ce salon 2013 où j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir certains stands de maisons d'édition ou librairies indépendantes. En particulier, évidemment, celui de HumuS et son très charmant jardin secret.


Mais j'avoue que si je me suis déplacée pour y aller, à ce salon 2013, c'est surtout pour l'exposition de Plonk & Replonk. J'ai vu celle de l'Adresse il y a quelques mois, je me réjouissais de découvrir Lapsus Mordicus qui promettait des délires littéraires.

dimanche 5 mai 2013

Vine


Début 2013, une nouvelle application permettant de faire de courtes vidéos est apparue sur l'App Store. Mon ami Hatman, toujours à la pointe quand il s'agit de détourner un outil pour le bienfait du lol, m'en a très rapidement parlé et depuis nous scrutons ce nouveau médium. Du coup, Hat' vous a pondu un petit billet, que voici :



Avec un concept aussi limité, des vidéos de 2 à 6 secondes, carrées et en boucle, sur iPhone, on aurait pu craindre que Vine soit juste une version filmée d’Instagram avec des gifs animés de bouffe. Heureusement, il n’en est rien. A la place il y a des ados américains qui n’ont pas envie d’aller à l’école. Mais pas que. Il y a aussi beaucoup de bébés, de chiens et de majorettes.

Mais pas seulement.
Il y a quand même des gens qui ont réussi à en tirer un meilleur parti. Eux :


Et ils sont tous américains. Car autant Vine a l’air de bien marcher aux USA (numéro un des téléchargements sur l’App Store US), autant il semble absent en Europe (sauf pour quelques Vines suédois qui apparaissent de temps en temps dans les vidéos populaires).

Il y a donc peu de Français, mais quand même : Boulet, AK, Kyan Khojandi et Bruno Muschio de la série Bref. Peut-être faudra-t-il que quelques célébrités s’en emparent pour que Vine décolle de ce côté-ci de l’Atlantique (et/ou que l’application sorte sur Android).

Hatman, sur Vine.






Si (comme moi) vous avez d'autres questions sur Vine, ou infos à partager, ou "viner" à conseiller, n'hésitez pas à les partager en commentaires.

Mon vine quant à lui reste minimal, mais j'explore ce qui s'y trouve avec bonheur. (Sur vine, on peut voir les likes de chacun, c'est un outil très pratique pour découvrir de nouveaux viners). Parmi mes favoris : la première pub, le remake en 6 secondes, la table toaster et le monstre marin. Et ne me demandez pas pourquoi, mais j'ai développé une fascination pour les #minimalvine.


PS : on trouve Hatman, raconteur d'histoires à plein temps, sur facebook et twitter.

jeudi 2 mai 2013

Midtown


Midtown n’est pas un quartier compact et cohérent comme l’est Chelsea. Midtown c’est plutôt une multitude de lieux qui se côtoient. Je ne vais donc pas vous proposer de balade, mais plutôt vous lister des lieux à voir/où manger, à vous de faire le tri… et de ne pas oublier de vous promener le nez en l’air. Dans ce quartier d’hyper centre, en quelques blocs, vous pourrez voir Times Square, Central Station, le Chrysler Bulding, le Rockefeller Center, le MoMA, le Carnegie Hall, Columbus Circle, l’ONU, la Cathédrale St Patrick et Bryant Park. Il s’agit plus de faire des choix drastiques sur ce que l’on accepte de ne pas voir plutôt que de trouver des choses à voir. Passons directement au cœur du programme :

lundi 22 avril 2013

Chelsea


Dans la précédente balade, je vous parlais du très proche Flatiron District en vous disant qu'il donnait l'impression d'être au centre de tout. Le charme de Chelsea est exactement inverse. Ici, on est à part, à côté, différent, unique. Ce caractère unique a dû être une des raisons qui en a fait le cœur artistique alternatif de la ville, au moment de la transformation du quartier, d'entrepôts à galeries d'art. J’imagine qu’un vrai New-Yorkais trouve aujourd’hui que le cœur artistique alternatif se situe plutôt à Dumbo ou dans un coin de Brooklyn dont je n’ai même jamais entendu parler. Mais personne, à part un habitant féru d’art et ayant les bons réseaux et le temps d’aller aux vernissages, ne pourrait prétendre à suivre l’actualité artistique d’une telle ville. Et c’est probablement ce qui la rend si fascinante. 

vendredi 19 avril 2013

Flatiron District


Le Flatiron District mais pas que, c'est comme ça que j'aurais dû intituler ce billet, parce que je vais mélanger des lieux de l'East Village, de Greenwich Village, du Flatiron District (l'honneur est sauf) et de Midtown. En gros, je vous parler d'un morceau de Manhattan entre la 6th Street (Nord de Greenwich et East Village) et la 33th Street (l'Empire State Building) et entre la 1st et la 5th Ave. Ce que j'aime bien dans ce coin, c'est être juste à côté de tout et toujours à quelques minutes de marche d'un autre quartier. (J'aurais même pu y glisser un peu de Little Italy ou de Chinatown, si vous êtes curieux de les découvrir, c'est tout à fait intégrable ici... en marchant un peu plus, il faut cette fois-ci descendre en-dessous des rues numérotées... vous sentez la peur qui monte ?)

jeudi 18 avril 2013

Financial District


Quand j’arrive à Manhattan, j’ai besoin de me rendre compte d’où je suis. Aussi bizarre que cela puisse être, pour moi, ça passe par devoir s’en éloigner. Oh, pas beaucoup, juste un peu, et la regarder, cette fameuse (presque) île, de loin. Le meilleur moyen c'est le Staten Island Ferry. C’est la raison qui me fait commencer par ce quartier du Financial District, on plonge la tête la première dans ce qu’on pense connaître sur cette ville grâce au cinéma et à la télévision, c’est magique.

Ce ferry est gratuit et va faire l'aller et retour entre la pointe Sud de Manhattan et la pointe Nord de Staten Island en environ 1h. Pour les détesteurs d'objets mouvants sur l'eau, sachez que ces ferry sont des bateaux aux moteurs très puissants et que, pour mon plus grand malheur, on ne sent pas du tout les mouvements sur l'eau. Ayez avec vous de quoi vous protéger du vent et du soleil et, surtout, un appareil photo prêt à dégainer !


lundi 15 avril 2013

Balades à New York


Après réflexion sur comment vous présenter mes coins favoris de New York, il me semble que la solution la moins pénible à lire / la plus pratique à utiliser est de faire un billet par "balade". C'est comme ça que je profite de cette ville, 1/2 journée par quartier, à articuler les unes avec les autres selon l'humeur, la météo et l'envie de marcher. Avec ce billet (où je viendrai linker les 6 billets suivants par quartier), ça fera 9 billets sur NY. (Désolée pour ceux qui s'en fichent, je m'arrange à chaque fois pour la teneur du billet soit compréhensible dans l'intro, afin de ne pas vous faire perdre votre temps. Je reviens aux billets cinéma et vernis très bientôt.)

vendredi 12 avril 2013

Amateurs d'art


Cette insulte absurde de Chandler à Ross (Référence à F.R.I.E.N.D.S., parce que TOUT est dans F.R.I.E.N.D.S.) fait un titre parfait pour l'article que j'avais envie de vous faire sur les musées et galeries à voir absolument à New York. Parce que justement, je suis amatrice, mais loin d'être connaisseuse, et je pense qu'au-delà des adresses presque obligatoires de cette capitale culturelle et artistique, il existe des centaines d'adresses moins connues, plus pointues, plus cachées. Ce sont parmi ces dernières que j'ai eu mes plus jolis frissons artistiques à NY. Mais commençons par le commencement : les musées ! Comme je vous le disais dans mon billet d'intro, les entrées des musées les plus connus sont chères, voire exhorbitantes. Mais les musées en question sont gigantesques, incroyablement riches en oeuvres d'une diversité qui ne peut laisser personne de marbre. Mais c'est institutionnel (oui, même le MoMA qui se permet des folies est particulièrement "normé" dans tout ce qu'il expose), la muséographie me fait parfois grincer des dents (je détaillerai) et surtout, c'est GIGANTESQUE. Oui, je me répète, mais quand on passe quelques jours dans une ville, on n'a pas envie d'être "bloqué" une journée entière au même endroit... avec plein d'autres touristes. En tout cas pas moi. Mais il me paraît inconcevable de ne pas voir certains lieux mythiques, dont certains musées new-yorkais font définitivement partie. Bref, à vous d'essayer de trouver un équilibre, financier et temporel, entre ce que vous voulez voir absolument et le reste de la ville.

Commençons par un peu d'insolite : les musées gratuits. Je vous laisse jeter un oeil à la liste et aux liens qu'elle contient, et je précise juste que les lieux suivants ont une excellente réputation : Guggenheim Museum Soho, National Museum of the American Indian, Fashion Intitute of Technology . Sachez que ces lieux sont surtout dédiés aux New-yorkais et qu'il vaut la peine de se renseigner sur les expos temporaires. Sous la liste des musées gratuits, vous trouvez une liste de musées payants mais gratuits à certaines occasions. Un conseil : fuyez ces dates-là, garantie d'enfer surpeuplée, un truc à finir en prison pour meurtre violent et multiple de touristes incultes.

Les musées institutionnels sont très nombreux à New York, parcourez cette liste, pour y découvrir si l'une ou l'autre de votre passion y est représentée. Je ne vais pour ma part que vous détailler les plus connus :


vendredi 5 avril 2013

New York pour ceux qui n'y ont jamais mis les pieds


Ce titre fait un peu "je suis une spécialiste du voyage et je vais tout vous expliquer", ce n'est pas le but. Mais j'aime cette ville, j'y suis allée plusieurs fois, en préparant à chaque fois mes voyages et je crois pouvoir donner quelques trucs et astuces à ceux qui vont y aller pour la première fois (toute toute première fois) (pardon). Ces billets seront subjectifs, non-exhaustifs, sujets à l'hystérie et à la mauvaise foi, probablement décousus, trop longs et avec trop d'images. Ils ressembleront donc à cette ville et aux raisons qui me font l'aimer autant. 

Tentons toutefois un semblant d'organisation. Je vais commencer, dans ce billet, par vous donner des infos simples pour préparer votre voyage et appréhender la géographie de cette ville, ses transports, ses tarifs, ... ce genre de détails qui sont souvent rébarbatifs dans les guides, mais qui facilitent le quotidien en voyage et permettent de se focaliser sur autre chose quand on a compris comment ça fonctionne.

Je ferai d'autres billets, je ne sais pas encore dans quel ordre, sur mes coups de cœur/les incontournables, les lieux d'art, où manger/boire, et surtout j'ambitionne d'écrire un billet en vous proposant des promenades par quartier. Mais avant ça, il faut que je trie et retouche quelques 750 photos, ça va être fun. 

samedi 23 mars 2013

Les amateurs de séries vont conquérir le monde


Il y a quelques jours, le créateur d'une de mes séries favorites EVER, Veronica Mars, a lancé un Kickstarter pour convaincre une major (ici la Warner Bros) de financer un long-métrage pour clôturer dignement cette série qui n'a eu que 3 saisons. Qu'est-ce qu'un Kickstarter ? Des spécialistes vous renseigneront mieux que moi, mais en quelques mots, il s'agit de se faire financer un projet (quel qu'il soit, quoique Kickstarter soit focalisé sur le côté artistique, avec des critères larges, il existe d'autres plateformes qui gèrent d'autres types de financement) par "le public". Exemple ici : si le projet réussissait à réunir 2 millions de dollars en 1 mois, le studio acceptait de lancer la production du long-métrage. En l'occurrence, nous sommes très nombreux à être vraiment fans de Veronica Mars, ce projet a mis quelques heures pour atteindre son but et est actuellement à plus de 3,7 mios. (Vous pouvez encore participer.) Je ne pense pas qu'il y ait de meilleur moyen de convaincre que les fans sont là, qu'ils attendent la diffusion avec impatience ET qu'ils se déplaceront au cinéma. J'ai fièrement mis 10$, ce qui ne change pas la face de la Terre mais me permet humblement de me sentir faire partie d'un projet. Le double but Kickstarter est clairement atteint.

Tout ça pour vous dire qu'il est grand temps de faire un petit point sur les séries que j'ai regardé ces dernières semaines, à part Veronica Mars (bah oui, je suis en train de revoir l'intégrale, évidemment), Utopia et House of Cards dont je viens de vous parler.


mardi 19 mars 2013

Utopia


Utopia est une mini-série anglaise dont le premier épisode a été diffusé le 15 janvier  sur Channel 4, dont je vous parlais ici. La première saison s'est achevée il y a peu, j'ai digéré et je crois être prête à vous en parler. Je crois. D'abord, comme l'explique très bien le blog le Monde des Séries, il s'agit d'une série particulièrement soignée qui cherche à nous bouleverser, émotionnellement, visuellement, moralement. J'ai vu les premiers épisodes simultanément à Black Mirror et cela avait une résonance étrange et logique. Dans les deux séries on se retrouve dans une position très inconfortable de voyeur et dans les deux séries, il est impossible de détourner les yeux. On nous teste, à quel degré de violence saurons-nous résister ? Mais en même temps, tout est esthétiquement si parfait, si beau, que la violence paraît finalement irréelle et donc non-problématique. Ou comment nous plonger dans un état d'admiration et de plaisir provoqué par la facture visuelle exceptionnelle et nous retourner mentalement grâce à une énigme dont les clés sont fournies au compte-goutte avec grand renfort de violence, physique et mentale, parfois à la limite du supportable. Une expérience qui retourne, c'est le moins que l'on puisse dire.

dimanche 17 mars 2013

House of Cards


House of Cards est LA nouvelle série dont tout le monde parle. Alors bon, quand je dis "tout le monde", je parle de ce côté de l'Atlantique de ceux qui suivent de près les nouveautés dans ce domaine. Mais j'ai pu découvrir que de l'autre côté par contre, c'est TOUT le monde. Les affiches géantes avec le nom de la série, le fabuleux Kevin Spacey et surtout la mention étonnante all episodes sont PAR-TOUT. (Un exemple ici avec la High Line à Chelsea parce que c'est mon coup de coeur du séjour, qu'on voit l'Empire State au fond et que je ne peux m'empêcher de frimer avec mes photos de NYC.) Cette série a fait grand bruit en sortant sur Netflix -diffuseur web et non une chaîne de télévision- parce qu'elle a sorti tous les épisodes de sa première saison en même temps que son premier épisode (vu sa construction, il y en aura au moins une deuxième, voire plus, je le lui souhaite). Je ne pense pas que ce soit déjà arrivé. D'abord à cause de l'historique idée du "pilote", c'est-à-dire le premier épisode dont l'audience calculée dès le lendemain matin détermine si la saison est mort-née, si elle a un espoir de finir sa première saison ou si les scénaristes peuvent prévoir une fin ouverte à une saison suivante. Je dis "historique" idée parce que c'est encore le cas pour certains shows façon sitcoms, mais pour les séries les plus intéressantes et ambitieuses au niveau scénaristique et artistique, elles sont déjà produites saison entière par saison entière. Il n'est pas rare d'ailleurs que deux versions de l'épisode final soit tournées, de sorte que lorsque la sentence de vie ou de mort est donnée par le diffuseur, on puisse finir en beauté ou au contraire faire un classique cliffhanger (c'était par exemple le cas pour Homeland) (ça permet aussi qu'il n'y ait aucune fuite dans la presse sur le finale tant attendu).


dimanche 10 mars 2013

Petit coup de gueule



Le FIFF, Festival International de Films de Fribourg, occupe une place à part dans mon coeur. J'y ai débuté ma "carrière de cinéphile" adolescente, j'y ai découvert des cinématographies multiples, lointaines, exubérantes, riches, percutantes, j'y ai compris combien il était important de multiplier les sources d'images et d'information pour ne pas s'enfermer dans une culture mainstream qui écrase tout sur son passage. J'y ai également débuté ma carrière professionnelle, j'y ai fait des rencontres inoubliables avec de grands cinéastes, avec des journalistes passionnés et d'autres artistes et personnalités passionnantes.

Depuis, j'ai quitté Fribourg, mais j'ai continué à me rendre au FIFF chaque fois que c'était possible. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas les deux dernières années. Cette année, pour ne pas laisser passer ce rendez-vous incontournable de la culture en Suisse Romande, je me suis dit que j'allais solliciter une accréditation. Et je suis un peu déçue. On m'a répondu que seuls "les journalistes qui travaillent pour des supports médiatiques" étaient susceptibles d'être accrédités. Tant pis, me suis-je dit en recevant ce mail, j'aurais essayé.

Et puis non, en fait, je ne suis pas déçue, je suis en colère. Pas pour moi, je conviens que mon blog n'est pas le plus orienté cinéma qui existe, que je ne suis "reconnue" d'aucune manière et que rédiger mes critiques pleines de mauvaise fois assumée ne fait pas forcément de moi quelqu'un "d'accréditable" (quoique peu de blogueurs en Suisse Romande ne parlent cinéma, j'en profite pour vous conseiller le MERVEILLEUX blog de Pascal Montjovent - Chronique d'une chef opérateur), il y a des tonnes de raisons pour me refuser une accréditation à moi. Mais pas celle-ci.

Cher FIFF, un blog est un "support médiatique". Il faut te réveiller. Tu es totalement à côté de la plaque en ce qui concerne ta communication en ligne. Tu as une page FB introuvable avec le moteur de recherche (elle est ici) ! Tu as un compte twitter, mais pour ainsi dire inexistant (edit : ils ont du en perdre les clés et sans avertissement sur leur compte précédents, ils sont passés sur un autre compte). Evidemment rien sur Instagram ou d'autres plateformes du genre. C'est le néant total. Et ça me met en colère, parce que je t'aime le FIFF, tu es utile, passionnant, généreux. Tu ne peux PAS rester dans une nullité numérique pareille. 

Hier après-midi, j'avais la chance de me balader à Madison Square, à Manhattan, où se tenait un marché. Un simple marché, avec des fermiers du coin. Tu sais ce qu'il y avait au milieu de ce marché ?


Je le répète : un marché fermier, ne viens pas me dire que ce sont des spécialistes de la communication. Toi c'est ton métier, tu ES un événement médiatique. Ton public fidèle depuis bientôt 30 ans (je sais, j'y étais au premier FIFF) est une richesse à valoriser et mérite de pouvoir dialoguer avec toi, sans parler de tes bénévoles incroyables et de tes invités.

Bref, je suis en colère et déçue, et j'ai peur que ça ne m'empêche de venir savourer la multiplicité des cinémas que tu célèbres cette année. Mais sans rancune, cher FIFF, si un jour ça t'intéresse de connaître les bouillonnantes idées que j'ai à te proposer, n'hésites pas, tu as mon mail.

PS : j'en profite pour te faire remarquer que le lien vers le blog "planète cinéma" où tu encourages les "jeunes de plus de 14 ans" à venir BLOGUER des critiques de cinéma, donne sur un lien FB et pas sur le lien du blog en question, ce serait utile de modifier ce détail (sans compter l'utilité de m'expliquer l'absurdité de pousser les jeunes à bloguer alors que tu ne valorises pas ce genre de supports).


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HS : promis, dès que je me suis reposée et que j'ai trié mes photos et mes adresses, je vous reparle de mon voyage à New-York qui a été la très joyeuse cause du manque d'articles ces derniers temps. Mais ce coup de gueule il fallait que je le poste. Pour patienter, tu peux aller voir les centaines de photos que j'ai publié sur Instagram.

lundi 25 février 2013

Dotting manucure mode l'emploi


Depuis quelques semaines, je vois fleurir des Vine un peu partout. (Pour ceux qui auraient raté ça, Vine est une application qui permet de faire très simplement des vidéos d'un maximum de 6 secondes). Il fallait que je teste, j'ai donc commis ce mode d'emploi accéléré. J'ai choisi une manucure à pois parce qu'il n'y a pas plus simple à réaliser.

vendredi 22 février 2013

La Villa sur la falaise


La Villa sur la falaise (Cati Baur, Fred Bernard, Hannah Berry, Isabel Kreitz, Gabrielle Piquet, Nate Powell, Davide Reviati, Sylvain Saulne, Kan Takahama, Jirô Taniguchi, édition Casterman écritures, 2012)

Pour fêter leur 10e anniversaire la collection Casterman écritures a publié cet ouvrage collectif où -à ma grande honte- je n'ai reconnu qu'un nom (Jirô Taniguchi dont j'ai déjà parlé à propos du Gourmet Solitaire et de Quartier Lointain). J'ai adoré l'idée de base, un auteur (ici Benoît Soral) a proposé un début de scénario, les 10 auteurs doivent l’interpréter à leur sauce en noir et blanc. La contrainte est la suivante : une violente tempête a coupé en deux une maison située en haut d'une falaise, les gravas de la moité détruite gisent sur la plage en contrebas et c'est rapidement devenue une attraction pour les curieux du coin et les touristes ; l'héritière de la maison qui n'ai pas revenue depuis des années vient constater les dégâts avec son fils, qui dort dans la voiture ; l'ancien voisin est toujours là...

jeudi 21 février 2013

Crève Saucisse


Crève Saucisse (Simon Hureau & Pascal Rabaté, Futuropolis, 2013)

Trois minutes ont dû s'écouler entre le moment où j'ai vu cette couverture et celui où je suis sortie de ma librairie avec Crève Saucisse sous le bras. J'adore répondre au libraire "non merci, pas de sac, c'est  pour consommer tout de suite". Et cette fois-ci ça collait parfaitement à l'esprit de cette histoire.

Didier, boucher, grand amateur de BD, marié et père d'un fils est le jovial, tendre et cruel héros de cette histoire de vengeance jouissive et délicieuse.

mercredi 20 février 2013

Silver Linings Playbook


Silver Linings Playbook (David O. Russell, usa, 2012)

Même s'il n'y avait pas eu tout ce ramdam autour de la sortie de Silver Linings Playbook, j'aurais été le voir, pour Jennifer Lawrence. Depuis le sublime Winter's Bone, elle fait partie des actrices et des acteurs dont je vois tous les films (comme Ben épouse-moi Whishaw depuis Bright Star, par exemple). Bon, pour l'instant c'est facile, sa carrière est encore jeune, même si déjà impressionnante. Si vous ne voyez pas encore de qui je parle, elle vous sera peut-être plus familière si je vous dit que c'est aussi l'héroïne de The Hunger Games ? Bref, quoi qu'il en soit, je voulais voir Jennifer Lawrence dans un autre registre, complètement différent, et j'ai été servie. Avec un fond de drame indéniable, Silver Linings Playbook est une comédie romantique tout ce qu'il y a de traditionnelle et ridicule.