lundi 27 juillet 2015

Le meilleur barbecue du monde


Tu prends 6 adultes, tous extrêmement gourmands, et tu leur dis : barbecue ? Aucune chance qu'un non soit prononcé. Dès qu'une date a été fixée, il y a répartition des tâches. 

Pour celui-ci, la bièrek (comme on l'appelle entre nous) se charge... des boissons, @semioculinaire et @gnobulix de la viande et moi des accompagnements. Je me suis dit que c'était l'occasion de vous partager quelques recettes de salades et accompagnements que j'ai perfectionnées au fil du temps, pour que vous aussi puissiez organiser le meilleur barbecue du monde.

La sélection de bières quand tu es reçu chez la bièrek. Un intrus s'est caché parmi les bières.

D'abord et avant tout, si votre barbecue est assez grand, rôtissez plein de trucs dessus : 
  • des légumes marinés avec du citron, de l'huile d'olive et des herbes, en brochettes
  • du poisson sur un lit de tranches de citron assez épaisses qui le protège et l'aromatise
  • des oignons et des pommes de terre emballés dans de l'aluminium cachés dans les braises
  • des fruits pour le dessert, c'est délicieux avec de l'ananas, des demi-agrumes, des poires, des abricots, etc.
Et évidemment... de la viande. Mais profitez pour choisir des morceaux un peu originaux, ou des marinades intéressantes, poulet marinée à la bière et au citron vert par exemple, c'est délicieux. Ici, Semioculinaire avait prévu une bavette marinée à l'érable (à tomber) et des ballottines de pintade forestières, mamma mia.


Ensuite, il ne faut pas rater l'occasion de profiter de mes pommes de terre confites au four ! Voici la recette complète la version du jour était simple : pomme de terre, ail en chemise et olives au citron confit et piment. L'avantage : peut aussi se manger tiède, ou froide. Un délice inratable, hyper facile et très rapide à préparer, il suffit de laver et couper les pommes de terre nouvelles en deux, garnir de gousses d'ail entières, d'olives, d'une bonne dose d'huile d'olive, de quelques herbettes qui aiment la cuisson (genre thym ou romarin) et hop au four à 120 degrés pour 1h30 de cuisson.


Les salades

jeudi 23 juillet 2015

Livraisons à domicile à Lausanne



Je suis la "dominant cook" (©Jeff Potter in Cooking for Geeks) chez moi. Mais parfois, je n'ai ni envie de cuisiner, ni envie de sortir, et si vous me connaissez un tout petit peu, me proposer de sauter un repas c'est risquer votre vie. La solution qui reste, quand le "non-dominant cook" de la maison n'a pas envie non plus de cuisiner, c'est de se faire livrer. La livraison à domicile, bien ancrée dans les habitudes de l'autre côté de l'Atlantique, a mis plus de temps à se faire une place dans notre vieille Europe, sauf dans quelques grandes villes où la diversité de l'offre permet des prix corrects. A Lausanne, il y a aujourd'hui des dizaines d'offres de livraison à domicile, en particulier pour les pizzas et la nourriture chinoise, mais la plupart proposent des services catastrophiques ou de la nourriture bas de gamme, en particulier concernant les ingrédients. Si quelques adresses sortent tout de même du lot, le constat global est loin d'être fabuleux. C'est souvent trop cher, ou, quand les prix correspondent à la qualité des ingrédients (ce qui est rare), le service est médiocre. Si quelqu'un souhaite se lancer dans la restauration comfort food de qualité, et offrir un service à la hauteur, il y a des places à prendre à Lausanne !

Je vous livre ici les services que j'utilise régulièrement. Vous remarquerez que je passe énormément d'adresses sous silence, simplement parce qu'il est hors de question de considérer Domino-Diabolo Pizza comme de la pizza, beurk, beurk, beurk, et que d'autres dans le genre ne méritent pas d'être cités. Rappel par exemple d'un très mauvais souvenir avec le Baz'art pour ne pas les citer (c'est con, leur pizza était sympa et leurs salades délicieuses).


dessin de tOad (sur twitter @tOadscroak son site sur internet)


Fratel e Napule

J'étais prête à jurer que la meilleure pizza de Lausanne était celles de Fratel e Napule jusqu'à il y a quelques mois, depuis la qualité est instable. Mais ça reste une des meilleure pizza de la région, leur pâte en particulier est fine et croustillante et les ingrédients sont de très bonne qualité. Malgré son inconstance actuelle, la concurrence est quasi inexistante au niveau de la qualité en livraison à domicile, et leurs prix sont tout à fait corrects. Sachez qu'on peut aussi prendre la pizza à emporter, ou manger sur place (rue de la Tour 4), il y a 8 places, mais c'est là où vous découvrirez à quel point leurs pizzas sont bonnes (et pas faites tant que ça pour voyager dans des boîtes en carton avant d'être englouties...).
En plus des pizza, ils font d'excellentes lasagnes, du poulet grillé, des salades fraîches avec d'excellents produits dedans et des anti pastis qui en jettent. Ils proposent aussi sodas, glaces Ben & Jerry's et un chouette tiramisu. Le service laisse à désirer par contre, la commande au téléphone n'est pas toujours aisée, la précision sur l'heure dite de réception de la pizza est, comment dire, Napolitaine, les pizzas arrivent parfois (disons une fois sur cinq) tièdasses, et il faut toujours payer cash.

Fratel e Napule, 021 312 00 22, pizzafratel.ch
Commande : au téléphone uniquement, n'hésitez pas à faire répéter votre commande...
Payement : cash à la livraison uniquement
Livraison gratuite (dès 18.50) à Lausanne (contours pas bien définis).
Ouvert tous les soirs.


Chinadomicile


Carte étendue, avec quelques spécialités originales, pour le reste, c'est la carte des "chinois" que l'on trouve partout, poulet, boeuf, porc, canard, crevettes et poissons, souvent avec les mêmes sauces, mais si on fouille un peu, il y a des choses intéressantes. Le site est facile à consulter même si pas très beau, l'inscription et la commande se font très facilement. Le gros avantage, c'est qu'on peut payer directement en ligne. La livraison est souvent plus rapide que prévu, dans des grandes caisses en sagex qui protègent bien la chaleur. Les quantités sont plutôt copieuses. Ce n'est pas de la grande gastronomie, mais ce qu'on attend d'un chinois qui livre à domicile, oubliez la finesse et le dépaysement, et profitez de l'aspect comfort food !

Chinadomicile, 021 616 16 26 (carte pdf), chinadomicile.ch
Commande : par téléphone ou directement en ligne
Payement : cash ou carte à la livraison, ou directement en ligne (ils acceptent paypal)
Livraison : 5,90 dans le grand Lausanne (le prix monte si vous êtes plus loin).
Ouvert tous les jours midi et soir (sauf samedi midi).


Rest@home


Rest@home n'est pas un restaurant, mais un service de livraison. C'est-à-dire qu'ils travaillent en collaboration avec des restaurateurs très différents, et qu'ils se chargent eux des commandes et de la livraison. Je ne connais pas les détails de leur organisation, mais je suppose que c'est eux qui fournissent les contenants de livraison, passent les commandes aux restaurants, passe les chercher et les livrer. Ils étaient parmi les premiers à Lausanne à proposer un service de paiement par carte.
Le grand intérêt est la diversité de l'offre, le fait que ce soit ouvert y compris le midi et la relative facilité d'utilisation du site ne gâchent rien. Sans compter que certains restaurants sont vraiment excellents et très originaux, j'ai commandé iranien plusieurs fois avec un énorme plaisir, il y a aussi plusieurs restaurants indiens et même la possibilité de commander des pâtisseries ! Un autre avantage, c'est la possibilité de commander en avance, vous pouvez donc prévoir par exemple une livraison pour une réunion tardive le soir dès le début d'après-midi, avec une précision au quart d'heure sur l'heure de livraison.
Le problème : des prix élevés, voire très élevés, en particulier sur les boissons. En plus, le service est souvent décevant, une fois sur quatre, en moyenne, il manque quelque chose ou il y a eu une inversion de plat, c'est probablement dû au fait que ce sont les restaurants qui préparent les commandes et des livreurs de rest@home qui les livrent, ça double les possibilités de confusion, ou d'oubli de boissons, etc. Mais si vous vous plaignez par mail, ils ont un bon service client qui vous proposera un bon gratuit sur votre prochaine commande, n'hésitez pas !
Malgré ces problèmes de prix et de service, je suis une cliente régulière grâce à la diversité de leur offre, je remarque toutefois qu'elle a tendance à baisser, et que d'autres proposent ENFIN la possibilité du paiement par carte, ils risquent donc de me perdre s'ils ne s'améliorent pas face à la compétition.

Rest@home, restathome.ch
Commande : en ligne
Payement : cash ou carte à la livraison
Livraison : gratuite (dès 30.-)
Ouvert tous les jours midi et soir, mais pas tous les restaurants ne sont ouverts à chaque fois, le site ne montre que les restaurants ouverts au moment de votre commande.




Si vous connaissez d'autres adresses que celles que je liste ci-dessus, que vous avez testées à plusieurs reprises et que vous trouvez fabuleuses, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires, cet article a pour ambition d'évoluer !

Et si vous tenez un service qui livre à domicile à Lausanne, n'hésitez pas à me contacter pour que je teste vos services, attention, je ne le ferai que si je peux le faire de manière anonyme et au minimum deux fois. Si vous êtes à la hauteur, j'en parlerai avec grand plaisir !


En bonus, un petit florilège de pizzas célèbres.

mercredi 15 juillet 2015

Il fait beaucoup trop chaud pour bloguer


Comme tu auras pu le remarquer, ce n'est pas l'inspiration qui me submerge en ce moment. C'est aussi un très léger manque de temps. Ahem. Alors je glisse quelques mots ici, juste pour te faire patienter. Parce qu'il se passe deux-trois trucs assez sympatiques dans ma vie. 

J'ai été nommée au Comité de l'association Lausanne à Table depuis avril, on a vécu un coup d'éclat monumental avec le Food Truck Festival et ses milliers de participants, et les événements pleuvent, et il y a de plus en plus de gens intéressés et qui nous suivent et nous parlent un peu partout, et ça prend un tout petit peu de temps, comme vous pouvez l'imaginez.
D'ailleurs, vous venez au Pique-nique du 1er août ? Et au Restaurant Day ? Et à La Grande Table des Lausannois (on a triplé l'offre, alors il reste quelques places) ? Et au Challenge Culinaire des Lausannois ?


Ensuite, j'ai été engagée par les Vins de Lausanne pour les soutenir dans leur création d'une nouvelle stratégie. Ils sont en pleine restructuration, il y a plusieurs siècles d'histoire à raconter, et plein de choix humains derrière des bouteilles magnifiques. Alors je potasse, je lis, je m'informe, j'écoute... et je déguste. On vient de mettre en place un compte instagram si tu as envie de suivre tout ça en images. Après des Caves ouvertes en ville avec près de 500 dégustateurs et une semaine mouvementée et fabuleuse au Festival de la Cité, on va continuer à partager les Vins de Lausanne avec les Lausannois.


Et puis il y a l'été, les terrasses, la canicule, le lac qui tend ses petits bras pour m'attraper et mon ventilateur avec qui je vis une relation fusionnelle. Bref, la vie.


En attendant que je me remette à bloguer un jour, je te propose un petit florilège gourmand et estival :


  • L'article le plus lu en ce moment sur ce blog c'est celui qui concerne les infusions à froid, je suis ravie, mes lecteurs s'hydratent avec classe !
  • Il faut bien se nourrir aussi, mon blender est mon meilleur ami, j'alterne soupes froides et smoothies, mais de temps en temps, un bon milk shake au vrai café !
  • L'été c'est la saison des tomates, des courgettes, des aubergines... et des merveilleux abricots valaisans, pourquoi pas en tarte.
  • C'est aussi la saison des barbecues, avec quelques amis, on a pour ambition bientôt de faire le "meilleur barbecue de l'univers", j'amènerai (entre autre recettes secrètes) cette recette de légumes confits au four que je fais très souvent, dès que je n'ai pas envie de cuisiner en fait, c'est tellement rapide et facile à faire.
  • Pour finir, cette chaleur est l'occasion idéale de se mettre aux rouleaux de printemps maison, les ingrédients sont un peu longs à récolter et à préparer, mais ensuite, on peut rouler devant un ventilo avec les mains dans l'eau froide. (Compliments garantis.)


samedi 27 juin 2015

Series 2015 : maigre récolte



L'automne dernier et ce printemps ont été parmi les saisons de séries les plus catastrophiques depuis le boom des séries. Le pourcentage d'annulation de nouveautés, parfois avant même la fin de leur première saison est gigantesque, et je me suis retrouvée tout à fait dépitée par le manque de choses intéressantes. Beaucoup trop de séries qui essaient d'utiliser des "ingrédients qui marchent" et se plantent lamentablement. Quels sont ces ingrédients ? Recréer une époque assez récente -à cause du succès de Mad Men-, parler d'une épidémie apocalyptique -à cause du succès de The Walking Dead-, des séries de super-héros -8 nouveautés entre 2014 et 2015, aucune ne vaillant la peine pour l'instant-, les séries médicales -est-il vraiment nécessaire que je vous précise pourquoi ?-, et on ne compte plus les remakes de films, suites de films en format série, spin off d'univers de films en série et même spin off de séries encore à l'écran en nouvelle série. La série Arrow par exemple, est couplée à la série The Flash, de nombreux épisodes partagnent les mêmes personnages et suivi narratif, et ils viennent d'accoucher de la série DC's Legends of tommorrow. Trop c'est trop, non, je ne verrai pas le remake en série de l'abomination qu'était déjà en film Rush Hour, non, je ne verrai pas Minority Report, ce film est parfait tel quel, laissez-le tranquille, non, je refuse de vous parler de 12 monkeys, remake du sublime film de Terry Gilliam qui a dû défoncer des postes de télévision à voir son univers massacré de la sorte. Bref, tout ça pour vous dire que la récolte a été maigre. 

J'avais donc envie de vous faire une liste de celles qui sortent vraiment du lot et qui méritent toute votre attention, non partagées par le reste des sorties qui ne méritent pas un coup d'oeil.



Hannibal


Oui, je sais, Hannibal n'est pas sortie en 2015, c'est sa troisième saison, mais si j'en parle ici comme de la découverte de l'année, c'est que cette troisième saison est le paroxysme des deux premières. La première saison d'Hannibal était déjà très esthétique et intéressante. Mais je trouvais qu'elle manquait un peu d'originalité dans son système narratif. A la deuxième saison, on comprenait que la première était nécessaire pour entrer dans les arcanes des relations inter-personnages, et ça commençait à gentiment partir en vrille, jusqu'au deux épisodes finaux à couper le souffle autant par leur rythme exaltant (malgré une grande utilisation du ralenti) que par leur beauté esthétique qui amenait presque vers des images surréalistes, voire abstraites, voire expressionnistes. Étonnant, fascinant, brillant et stimulant.


Puis a débuté la saison 3. Et là on tient simplement ce que j'ai vu de plus beau et de plus stimulant intellectuellement sur un écran depuis de nombreuses années. Je suis presque tentée, à la fin de chaque épisode, de le revoir entièrement en mettant sur pause à chaque cadre ou presque, pour comprendre comment cette beauté est construite, pour en saisir les ficelles. A voir absolument, à moins que vous ne supportiez la vue du sang. Pour ma part, depuis 3 ans, il a tendance à m'ouvrir l'appétit. Du coup, juste pour le plaisir, questions images culinaires de la série tout à la fin du billet pour ne pas compliquer sa lecture.

Si toutefois il fallait absolument trouver un défaut à cette série, je n'en vois qu'un seul : elle ne passe pas le test Bechdel.





Mr Robot


Seul le premier épisode a été diffusé pour l'instant, et pourtant, comme les autres critiques professionnels ou amateurs, je crie déjà au génie. Si toutes les séries avec un léger fond politique aux US ont des personnages de hackers depuis 2-3 ans, celle-ci en a fait son personnage principal, sur fond de critique sociale, politique et économique du système. Eliott est incarné à merveille par un acteur presque inconnu, la série est réalisé par le réalisateur de The Girl with the Dragon Tatoo et produite par un producteur de True Detective, rien n'est laissé au hasard (sauf Christian Slater qui en général fait foirer tous les projets de série dans lesquelles il est engagé). Seul bémol au rythme et au visuel impecable : un peu trop de clichés sur le "monde du hacking", les puristes vont grincer des dents. Moi, jusqu'ici, je marche à 100%.





Sense 8


Les Wachowskis, comme il convient dorénavant de les nommer, sont créateurs, scénaristes, producteurs et réalisateurs de plus de la moitié des épisodes de cette première saison (5 sont prévues si les retours sont bons, ce qui a l'air d'être le cas) de Sense8, à prononcer comme "sensate" (= perçu par les sens, ressenti). C'est l'histoire (à peine exposée dans cette première saison) de 8 personnes qui tout à coup se ressentent les unes les autres, elles arrivent à communiquer entre elles et sont liées émotionnellement. Ces personnes habitent dans 8 villes sur plusieurs continents différents (Londres, San Francisco, Berlin, Mumbai, Chicago, Mexico, Mombassa et Séoul), chacune a des talents particulier dont elle va pouvoir faire profiter les autres selon leurs besoins. Rien n'est expliqué dans les permiers épisodes, c'est au spectateur de comprendre par faisceaux d'indices, comme pour les protagonistes qui ne savent pas ce qui leur arrive.
La série a été tournée dans la plupart des villes, beaucoup de scènes extérieures sont très réalistes, le soucis du détail est impressionnant, on sent que les Wachowski aiment et ont beaucoup d'ambition pour ce projet qui a probablement coûté une fortune à produire. Le mélange entre le côté très actuel et réaliste et le côté science-fiction est très intéressant, d'autant qu'il importait aux Wachowski d'aborder des thématiques politiques tout en faisant de la SF, ce qu'ils disent être très rare dans les films de SF (ce qui n'est pas mon avis mais bon). Il y a donc plusieurs personnages gays, un personnage transgenre, une multiculturalité de bon aloi. Mais c'est probablement un peu trop réfléchi pour taper juste et les premières critiques hurlant aux montagnes de clichés qui sont effectivement loin d'être camouflés : le Kenyan jovial et souriant, la Corééenne sérieuse et combative, l'Indienne très religieuse, etc.
Malgré de nombreux et visibles petits défauts, j'avoue avoir été très agréablement surprise par le dispositif mis en place, le fait que les mêmes scènes soient jouées dans des locations différentes et montées en alternance est bluffant, et ça passe sans que l'on se pose de question. Les acteurs sont convainquant même s'ils incarnent des caricatures, mais peut-être était-il nécessaire de pousser le trait afin de bien faire la distinction entre les 8 personnages principaux (sans compter les secondaires). Et, évidemment, Wachowski oblige, au niveau des scènes d'action c'est très convainquant. A binge watcher sans trop se poser de question (sinon les défauts deviennent un peu trop apparents).



dimanche 21 juin 2015

Les épices : potion magique


Quand il m'arrive des petites faiblesses de santé, de celles qui durent moins de 3 jours (sinon il faut consulter un médecin) et qui ne sont pas très graves, du genre extinction de voix, refroidissement, légère fièvre, rhume, etc., mon premier réflexe, c'est d'ouvrir mon placard à épices. Avec le bon mélange d'épices, on arrive à aider notre corps à faire face de manière autant efficace qu'avec du bon vieux Néocitran (les problèmes d'estomac en moins). (Attention, encore une fois, je parle de trucs bénins, qui ne durent pas, et qui ne sont pas complexes avec plus de deux zones touchés par vos symptômes, sinon, il faut aller voir un médecin). 

Tout a commencé avec un remède de belle-mère (plutôt que grand-mère, chacun son truc), une "potion magique" comme elle appelait ça, composée de bâtons de cannelle, de clous de girofle, de thym et d'anis étoilé en infusion, avec du miel, et ça "soigne tout", enfin surtout les sinus bouchés et les maux de gorge. Je m'en suis moquée longtemps, et puis, au travers de la gastronomie, j'ai commencé à me rendre compte que cette potion "magique", n'avait rien de magique mais qu'elle combinait en fait les molécules nécessaires pour combattre ce genre d'infection ORL :

  • cannelle : antiseptique, antibiotique
  • girofle : anti-infectieux, antibactérien, antiviral
  • poivre : antibactérien, antiviral
  • thym : antiseptique, antispasmodique (calme la toux)
  • anis étoilé (dit aussi badiane) : antiseptique

A ces épices de bases de la "potion magique", j'ajoute souvent :

  • citronnelle : anti-inflammatoire, antiseptique, rubéfiante (= analgésique qui augmente de manière ciblée la circulation sanguine)
  • curcuma : anti-inflammatoire puissant, antiseptique, cicatrisant
  • gingembre : purifiant, tonique, digestif
  • macis (écorce externe de la noix de muscade) : antiastmathique
  • romarin : antiseptique, cicatrisant
  • sauge : antiseptique, antisudoral (et fonctionne aussi à merveille pour tous les "maux féminins": règles douloureuses, crampes d'ovulation, etc.)

Et évidemment :
  • citron : bactéricide, antiseptique, antiparasitaire, antalgique, analgésique
  • orange : vitamine C. (et goût...)
  • miel : antibactérien puissant (et sinon, sans miel, c'est vraiment dégeu, il faut le dire)

vendredi 19 juin 2015

Les nouveautés Instagram 2015



En décembre 2014, Instagram a dépassé le nombre d'utilisateurs actifs de twitter. Depuis, cette application innove pratiquement chaque mois avec des nouveautés. Que s'est-il passé en 2015 ?


Une nouvelle application externe : Layout


Après l'extraordinaire Hyperlapse, Instagram a lancé sa deuxième application externe qui permet cette fois-ci de faire des mosaïques. Pffff, encore une app de mosaïques pensez-vous tout haut ? Et bien oui, mais pas tout à fait. Comparée à d'autres applications qui permettent de faire des mosaïques d'images, c'est vraiment particulièrement bien fait au niveau de l'UX (expérience utilisateur), c'est à dire que c'est très très très pratique à utiliser, qu'on comprend en un clin d'oeil, que c'est très beau (minimaliste) et que l'intégration avec les autres applications (vos photos, instagram, etc.) est très bien faite. 

©blog d'instagram

J'ai rechigné au moins une demi-journée (pfff, encore une app de mosaïques, ça ne sert à rien) avant de l'adopter et de m'amuser avec à outrance, en particulier avec ses options de géométrie, car vous pouvez utiliser la même photo plusieurs fois, en la retournant.

Vous avez dit Shining ?

mercredi 17 juin 2015

Expo 2015 Milano - visite critique et épicée


Visiter une exposition universelle est toujours une expérience intéressante. Des milliers de personnes et des centaines de pays et d'entreprises ont collaboré ensemble pour créer un immense espace architectural voué à disparaitre quelques mois après sa confection et à accueillir plusieurs millions de visiteurs dans l'intervalle. C'est titanesque, complexe, excitant, effrayant, fascinant, problématique et enthousiasmant à la fois. Quand on décide de se frotter à cette volontaire utopie, on sait que l'on ne pourra pas tout voir ni tout comprendre, que l'on va être confronté à une grande foule et à de l'attente, qu'il y aura probablement des flous logistiques, des découvertes ébouriffantes, des déceptions amères et des frustrations inévitables.

Milano 2015 ne déroge pas à la règle. J'en suis sortie fascinée, déçue, excitée, ravie, fourbue, étonnée, non rassasiée et pleine d'interrogations. Sur cette simple base, je peux dire que cette Exposition Universelle de Milan 2015 a réussi son coup.

Comme je vous l'expliquais dans mon article expliquant les meilleures astuces pratiques pour voyager à l'Expo 2015 Milano, j'ai récemment passé deux jours sur le site de l'Expo. Une longue visite qui pourtant m'a parue très courte, j'y ai vu un grand nombre de pavillons, mais j'en ai raté un encore plus grand nombre. Cet article a pour ambition de vous donner une ambiance à laquelle vous attendre, et, parce que je ne peux m'en empêcher, il comporte un certain nombre de critiques, positives ou négatives, concernant certains pavillons ou l'exposition universelle en tant que telle.

Mais j'aimerais commencer ce billet en remerciant toute l'équipe du Sel des Alpes pour son invitation, son accueil chaleureux et pour l'opportunité de visiter cette expo avec un guide hors pair, Philippe Ligron. Impossible de visiter la totalité de l'exposition en une journée, il a donc fait un choix thématique : l'histoire des épices. Faire la route des épices des origines de la gastronomie dans le Pavillon Zero, à la Chine, la route de la soie, le Liban, la Turquie et enfin la gastronomie moderne avec un tel guide, historien de la gastronomie, c'est passionnant, j'ai adoré cette visite (à lire sur le blog du Sel des Alpes en détail), merci Philippe !


La route des épices de Philippe Ligron


Si vous allez visiter cette exposition, le choix thématique de Philippe est celui que je vous conseillerais : il est impossible de tout voir ! Il s'agit donc de sélectionner ce qui vous intéresse particulièrement. Est-ce le développement durable, la gastronomie d'un continent particulier, une thématique spécifique ou simplement l'architecture qui guidera vos pas ?

Quel que soit votre choix, le Pavillon Zéro, directement à l'entrée de l'Expo, ne doit pas être zappé. L'aménagement intérieur est majestueux, plusieurs salles thématiques nous emmènent à travers l'histoire de la nourriture humaine avec des mises en scène très spectaculaires. Petite astuce : tous les visiteurs y passent à leur arrivée à l'Expo, il est donc bondé entre 10h et 13h, et plutôt calme et vide dès 13h, visitez-le à la fin de votre journée, il sera tout aussi majestueux et beaucoup plus agréable à observer. Et cela vous permettra d'arriver plus vite aux Pavillons invisitables plus tard dans la journée car leurs files d'attente sont trop longues.


Après le Pavillon Zero, vous allez vous retrouver au Decumanus, la grande allée centrale ombragée (où vous aurez un bon wifi gratuit). Cette allée centrale est bordée sur ses deux côtés par des pavillons. Il y a 4 sortes constructions, les pavillons de pays, les pavillons thématiques (appelés "clusters"), les pavillons d'entreprises privées et, enfin, les constructions logistiques "eataly" où l'on peut manger, prendre un café, aller aux toilettes, où se trouvent les distributeurs d'eau, etc. (Les informations pratiques)

Decumanus
A chaque pilone du Decumanus, des banderoles explicatives des alentours, très bien faites.

Commençons d'ailleurs par le positif : la logistique est très au point, les toilettes sont très nombreuses et propres toute la journée selon mes observations, l'ombre est réfléchie un peu partout (sauf dans les pavillons du nord de l'Europe, mais peut-on leur en vouloir ?), les panneaux indicateurs sont très nombreux et très clairs. Les points de ravitaillement pour manger un vrai repas ou juste une collation sont très nombreux et très bien répartis (par contre, tout est très cher et je ne vois pas bien comment avec un salaire médian italien on peut survivre à 2 jours d'expo sans emmener un picnic). Les horaires d'ouverture de 10h à 23h permettent de prendre le temps de flâner. Il y a de nombreuses places assises un peu partout pour se reposer les pieds (on marche beaucoup), elles sont néanmoins prises d'assaut en fin de journée. Les plans distribués à l'entrée sont très clairs et permettent de se repérer sans hésitation. Vous m'avez compris, c'est confortable, propre, pratique, pas de soucis de ce côté-là.

Pavillon Azerbaijan.
Pavillon Angolais et Brésilien avec son filet
Pavillon du Vietnam

Comme il est impossible de tout visiter à moins d'y rester au moins quatre jours complets, il est indispensable de faire des choix. Certains pavillons sont très spectaculaires, mais aussi très visités. Le Japon par exemple fascine les foules, mais vous aurez souvent plus d'une heure de file d'attente à l'entrée, puis des files d'attente entre les expositions, compter 1h à 1h30 de visite, vous aurez donc utilisé près de 3h de votre journée. J'ai choisi pour ma part de multiplier les pavillons avec moins d'attente, avec néanmoins la frustration énorme de ne pas avoir visité le pavillon de l'Autriche (qui a recréé une ambiance forestière), celui des Émirats Arabes Unis (en forme de dune de sable), celui du Brésil (conçu comme un parcours sur un filet de corde qui surplombe un jardin), celui de la Thaïlande, et donc, celui du Japon à l'architecture en bois impressionnante.

vendredi 12 juin 2015

UnReal, la télé-réalité comme support à la fiction



Même quand j'avais la télé, je me suis très vite désintéressée de la télé-réalité, après avoir compris le principe avec 2-3 shows, au final je regardais encore parfois vaguement d'un oeil certaines émission ayant trait à la cuisine, mais depuis 4 ans, ça ne me manque pas, du tout, au contraire. Pendant ces trois ans, je n'ai pas pour autant abandonné le petit écran, mais pour me plonger exclusivement dans des séries, que je sélectionne, et que je choisis quand et comment regarder.

Mais un nouveau phénomène me rattrape, des séries s'amusent à utiliser le principe des émissions de télé-réalité comme base pour leurs scénarios de fiction. C'est souvent très intéressant, quel que soit le genre final choisi, car ça permet de jouer sur la critique de la fameuse "réalité" totalement fabriquée par les producteurs en allant jusqu'au bout de la fiction. Le cinéma a aussi joué à troubler ces codes entre réalité et fiction avec par exemple le fameux The Blair Witch Project. Mais seul le format série permet de jouer avec ces codes de la télé-réalité qui s'étend sur un temps plus long.


Siberia


La première que j'ai vue continue à me fasciner, c'est Siberia (je vous en parlais déjà à sa sortie). Seize candidats sont posés dans un territoire hostile en Sibérie, le meilleur survivant remportera une grosse somme d'argent. Voilà pour le pilote, où les codes du genre sont respectés (présentateur "aventurier" en kaki, équipe de tournage invisible, mini-interviews des candidats face caméra, etc.), et puis tout part en vrille. Je refuse de spoiler cette série qui a besoin de tous ses effets de surprise pour fonctionner au maximum, mais sachez que le genre est plus fantastique-épouvante qu'aventure au final. Ce qui est passionnant, c'est que petit à petit, les lignes de démarcation entre le jeu et la réalité se brouillent, les processus et les équipes de tournage sont de moins en moins invisibles, et les concurrents constamment partagés entre le fait de "jouer le jeu" ou une vraie terreur et réflexion sur leur survie. Et au final, quand le jeu s'estompe et que la survie prend le dessus, toute la mesquinerie humaine toujours poussée à son paroxysme dans la télé-réalité disparaît petit à petit pour amener à une entraide beaucoup plus saine, c'est très intéressant. (Attention toutefois, les fans, dont je suis, attendent toujours une deuxième saison, la fin de la première est très frustrante, mais ça vaut quand même la peine de voir (et revoir) cette série qui ne ressemble à aucune autre.) Quelqu'un a mis la totalité de la saison 1 (et donc unique à ce jour, mais je ne désespère pas) sur dailymotion, voici le premier épisode.