dimanche 30 août 2015

Spaghetti artichaut et chèvre frais



En mélangeant le processus de la recette des Spaghetti ail-citron à se faire épouser par Scarlett Johansson et celle de la salade artichaut-chèvre, j'ai fait un test, comme je fais souvent, avec mes fonds de placards. Parfois c'est désastreux, souvent c'est bon, ce test-là par contre passe immédiatement dans les recettes à garder, partager et surtout refaire tellement l'équilibre entre les saveurs m'a séduite. Trève de bla-bla, la recette.


Ingrédients (pour 2 personnes)

  • spaghetti (selon votre appétit) (la marque De Cecco est ma favorite)
  • 1/2 citron
  • 2 échalottes
  • 2 gousses d'ail
  • 1 bocal de coeur d'artichauts confits
  • 100g de chèvre frais bien crémeux (le Chavroux est parfait pour cette recette)
  • une noisette de beurre + huile d'olive
  • sel, poivre, sucre (1cs), piment d'Espelette

  1. Commencer par mettre une grande casserole d'eau à bouillir.
  2. Emincer échalottes et ail (dégermé).
  3. Découper en petits cubes les coeurs d'artichauts.
  4. Faire fondre du beurre dans un poêle avec un peu d'huile d'olive à feu moyen.
  5. Y faire revenir les échalotte et l'ail, dès que tout est translucide, ajouter les cubes d'artichauts et les épices et baisser à feu très doux.
  6. Quand la casserole d'eau bout, ajouter du gros sel marin, y plonger les spaghettis et mettre un timer comme suit :
    • Si pâtes suisses : 1 minute de moins que sur le paquet
    • Si pâtes françaises : 2 minutes de moins que sur le paquet
    • Si pâtes italiennes : le temps écrit sur le paquet
    1. Presser le demi-citron et ajouter le jus à vos artichauts.
    2. Malaxer le chèvre frais avec une fourchette.
    3. Ajouter de l'eau de cuisson des pâtes dans la poêle au fur et à mesure. C'est ce qui va créer la sauce et la lier en même temps grâce à l'amidon des pâtes.
    4. Avant d'égoutter, garder un peu d'eau de cuisson des pâtes à part pour rectifier la sauce si besoin.
    5. Egoutter vos pâtes.
    6. Mettre le chèvre frais dans la sauce et le faire fondre grossièrement en mélangeant quelques secondes.
    7. Ajouter les pâtes dans votre poêle et bien mélanger. Si trop sec, ajouter un peu d'eau de cuisson.
    8. TADAAAAAM.

    Le résultat de la recette n'a aucun intérêt visuel.
    Alors voici une gravure d'artichaut.
    (via wikimedia commons)

    L'acidité du citron se marie très bien avec le sucré des pâtes, il faut néanmoins l'équilibrer avec un peu de sucre, qui va aider à caraméliser ail, échalotte et artichaut. La légère amertume de l'artichaut, la fraicheur et le crémeux du chèvre frais, la pointe de piment pour réveiller un peu tout ça, en font un plat particulièrement satisfaisant. Et c'est hyper simple, une typique recette de fonds de placard et comfort food de gourmet à la fois. Vous m'en direz des nouvelles !

    vendredi 28 août 2015

    La fin du format carré obligatoire sur instagram !



    Comme je ne cesse de vous le répéter, Instagram est en mutation constante. L'enjeu ? Consolider sa position phare parmi les médias sociaux. La petite app connue à ses débuts comme celle qui permettait de partager très facilement des images carrées au look intéressant grâce à ses filtres n'est plus. C'est aujourd'hui un monstre à plus de 300 millions d'utilisateurs actifs qui connait une croissance exponentielle. Environ 2 à 3 fois par année, Instagram annonce des modifications importantes pour ses utilisateurs. Depuis l'été dernier on a vu arriver : des outils d'édition d'images, une modification complète du système de recherche comprenant, entre autres nouveautés, des tags en emojis, deux nouvelles applications externes permettant de faire des mozaïques et des timelapse, sans oublier un nouveau design de l'app.

    Si les filtres sont de moins en moins utilisés depuis l'existence des outils d'édition, il restait le traditionnel format carré qui était la signature de l'app du début et qui a été copié par de nombreuses autres plateformes depuis (en particulier Snapchat). Depuis hier soir, c'en est fini de l'obligation du carré dans Instagram ! Et oui, c'est une révolution (pour instagram) !

    jeudi 20 août 2015

    Onlypult : la publication multicomptes sur instagram enfin possible


    J'ai en gestion normale 3 comptes instagram, auxquels s'ajoutent régulièrement des comptes temporaires. Or sur instagram, le seul moyen jusqu'ici, c'était de se déloguer-reloguer à chaque fois. Ce qui est en soit peu pratique, mais qui en plus faire "perdre la mémoire" des tags à chaque opération, ce qui est un peu pénible.

    L'autre problème, de taille, est qu'il était impossible de publier une image depuis une plateforme web, uniquement depuis un smartphone ou une tablette (à part sur certaines applications que je ne trouvais pas très au point).

    Et soudain, le graal des gestionnaires de comptes multiples instagram est arrivé, j'ai nommé Onlypult.

    Grâce à cette application, vous pourrez : 
    • Publier des images depuis le web
    • Programmer des publications
    • Pulier sur plusieurs comptes
    • Créer des calendriers de publication
    • Consulter des statistiques précises des comportements de vos followers
    • Mettre en place une surveillance de comptes concurrents

    Non, ce n'est pas gratuit, mais l'abonnement le moins cher revient à 100$ par an (ou 12$ par mois pour la gestion de 3 comptes, 20$ par mois pour la gestion de 7 comptes et 39$ par mois pour la gestion de 20 comptes en équipe).


    La manipulation pour publier et/ou programmer est très simple, il suffit d'uploader une image.


    De définir ensuite le format.


    Puis de choisir, ou non, un filtre.


    Au moment de sélectionner votre légende, vous pourrez même avoir accès à des listes de tags populaires (ce que je ne recommande jamais, certes vous aurez plus de likes sur vos photos taguées ainsi, mais ces likes seront artificiels, ce ne seront pas des vraies interactions entre humains, les #tagforlikes et autres abomination du genre ne vous rendent pas plus populaires, ils fonctionnent juste pour votre ego, pas pour votre image).


    Ce qui est intéressant par contre, c'est la possibilité de créer des listes de vos tags habituels, afin de ne plus avoir à les retaper à chaque fois.





    Après le commentaire sous votre image, c'est là que vous déciderez du jour et de l'heure de publication de votre image.

    Vous pouvez même décider de faire des images "temporaires" qui disparaiteront après une durée préalablement déterminée.

    Et voilà, votre image est programmée pour publication.

    J'ai découvert l'outil et payé un an d'inscription en moins de 5 minutes.



    Seul bémol : cette plateforme permet des publications, mais pas des interactions, il conviendra tout de même de continuer à vous loguer/déloguer/reloguer à vos comptes pour ces fonctions-là, mais vous pouvez aussi les accomplir sur la plateforme web sans besoin de le faire systématiquement sur votre smartphone ou tablette.

    samedi 15 août 2015

    Que faire avec des betteraves ?


    Autant ma préférence va encore et toujours au trio de tête twitter, pinterest, instagram, autant parfois facebook permet des trucs inouï... surtout quand tu parles à la gourmandise de tes potes. Je m'amuse beaucoup, façon ancien forum marmiton, à poser des questions du genre : j'ai acheté par erreur trop de betteraves rouges, quelles sont vos recettes préférées ? (Marche aussi avec n'importe quel ingrédient, dès qu'on a une photo jolie ou ridicule ou une obsession très particulière.)

    Ce que je n'ai pas encore résolu pour mon envie de baguette type vietnamienne parfaite pour báhn mì à Lausanne, je l'ai définitivement résolu pour mon manque d'inspiration pour mes betteraves, à tel point que de trop de betteraves, je suis passée à pas assez de betteraves pour tout tester.

    Comme le contenu facebook disparaît dans les limbes, je me suis dit qu'il serait utile de noter ici toutes les recettes et idées partagées pour utiliser des betteraves. Mais avant de se lancer dans des recette, un conseil pour ceux qui ne sont pas familier de ce légume : attention, ça tâche et c'est juteux, tablier obligatoire !


    Le Répertoire des saveurs de Nikki Segnit (merciiii Esme chérie qui me l'a offert) nous dit de la betterave :
    "Un légume un peu improbable : dense, franchement sucré, qui a besoin de cuire deux heures, avec plus qu'un soupçon de cabane de jardin dans sa saveur et la sale manie de saigner partout et sur tout. Jusqu'à présent, ni la variété jaune ni la psychédélique betterave de Chiggia - blanche veinée de rose - n'ont menacé la suprématie de la betterave traditionnelle, cramoisie comme les joues d'une poupée russe. Le secret du succès de la betterave provient de son étrange combinaison de saveurs de sucre et de terre, qui renforce les ingrédients principalement aigres ou salés, voire les deux, tel le fromage de chèvre."
    Et là, de nous citer tous les accords qui conviennent à la betterave... pendant plus de 3 pages. Les principaux : anchois, aneth, chocolat, cresson, cumin, foie, fromage de chèvre, hareng salé, noix, coco, oeufs, oignons, orange, pomme, pomme de terre, porc, raifort, saumon. Et moi, quand je vois raifort-saumon, pomme-noix, chocolat-coco, porc-cumin, orange-chèvre, je sais que je vais devoir tester tout ça avec de la betterave.

    Voici donc une liste de recettes, par catégories. Si vous en avez d'autres sublimes, magnifiques, parfaites, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires (ou sur ma page facebook si les commentaires ne passent pas, ça arrive parfois avec blogger, je ne peux rien faire, désolée).

    jeudi 13 août 2015

    Expo Milano - Genève a du culot !


    Si vous viviez sur une autre planète ces derniers mois, il y a une donc une Exposition Universelle, en ce moment, à Milan. J'ai eu la chance d'y passer quatre jours, en deux visites. Lors de ma précédente visite, j'ai publié deux articles que j'ai entièrement mis à jour. On me demande souvent des conseils sur cette Expo, ces articles sont là pour ça, sinon, à quoi ça sert que fufu elle se décarcasse :



    Lors de cette deuxième visite, j'étais l'invitée de la Ville de Genève, pour l'inauguration de l'exposition conjointe de Zürich, Bâle et Genève au Pavillon Suisse. C'était l'occasion de découvrir plus en détails ce qui s'est tramé derrière ce Pavillon Suisse durant ces deux dernières années, et c'était passionnant. J'espère d'ailleurs y retourner à la fin de l'Expo afin de couvrir une conférence (et d'en profiter pour voir le 14 pavillons qui manquent encore à mon palmarès).

    L'arrivée au Pavillon Suisse avec des "restes" du 1er août qui rendent le tout plus convivial.
    La tour des pommes, bientôt vide.

    Pour vous faire une idée, dans cette Exposition Universelle où beaucoup se plaignent du manque de contenu (effectivement, on est souvent cantonné à une carte postale d'office du tourisme sans lien aucun avec la thématique sensée servir de fil rouge à l'Exposition), le Pavillon Suisse a fait le choix inverse, risqué, d'une "coquille vide" remplie de contenu qui évoluerait au fur et à mesure de l'Exposition.

    En plus des expositions, le pavillon comporte également une buvette-snack, des espaces d'ateliers (l'atelier chocolat a beaucoup de succès), une scène, autour du pavillon, un restaurant au premier étage et, à son sommet, un espace "vip" qui permet de faire des conférences et de recevoir des personnalités pour faire avancer les sujets de l'alimentation et du développement durable. (L'information autour de ces événements est malheureusement peu transmise au public et assez complexe à dénicher, mais des choses assez passionnantes s'y passent.)

    mercredi 12 août 2015

    Restaurant Day et Bugermania


    Mes articles sont souvent trop longs, parce que j'attends d'avoir du contenu pertinent et complet, mais du coup je rate souvent l'opportunité d'un "petit article" comme ça en passant, et c'est dommage, changeons. Un article qui va donc parler aux gourmands lausannois.


    La carte complète

    Restaurant Day


    Dimanche 16 août, à Lausanne et partout dans le monde, c'est le Restaurant Day. Le concept a été inventé en Finlande en 2011, l'idée est que 3 jours par année, des gens s'inventent restaurateurs éphémères. Depuis 2011, l'événement a grandi et s'est étendu un peu partout jusqu'à atteindre 43 pays et plusieurs centaines de villes.

    A Lausanne, depuis 2013, l'association Lausanne à Table promeut le Restaurant Day d'août et aide les restaurateurs d'un jour à se faire connaître. En 2013, il y avait 16 restaurants inscrits, en 2014 22 restaurants et dimanche il y en aura 26. Certains sont sur réservations, d'autres ouverts à tous, vous les trouvez tous sur la carte et la liste Lausanne à Table. Pour les infos de dernières minutes, notamment en cas de mauvais temps, je vous conseille aussi de vous inscrire à l'événement facebook.

    Pour ma part je vais faire partie des bénévoles de Lausanne à Table qui vont faire le tour de tous les restaurants (enfin, on va essayer) afin d'avoir une chouette trace de cette journée. Je devrais donc manger (ou au moins photographier) des jumelles en cuisine, des pancakes dans un jardin, des montagnes de brochettes, un bahn mi, une pizza façon Beyrouth, des gens du paléolithique, des bretelles et des moustaches saison 3, des pâtisseries vertes et une tarte flambée. Même pas peur. A suivre sur le compte instagram de Lausanne à Table.




    Le Dzodzet chez Inglewood, mon préféré, pas seulement parce que je suis une Dzodzette, mais parce que quand on écrase un peu le burger pour le manger, le jaune d'oeuf explose et se répand délicieusement sur tous les autres ingrédients, c'est totalement décadent. Et si vous vous posiez la question : la salade et les frites sont très correctes, la bière est délicieuse.

    Burgermania


    Il y a un an, j'ai arrêté de mettre à jour ma page Burgermania. Depuis, on ne cesse de me demander pourquoi, et bien c'est simple : quand je l'ai commencée, c'était par frustration, il n'y avait que très peu de burgers potables à Lausanne. Depuis, il y a eu la révolution Holy Cow en 2011 qui a réveillé plein de vocations à faire pareil. On ne compte plus les burgers sur les cartes, de la cabane au bord du lac au Palace. Ma frustration burgeresque a donc totalement disparu (et s'est transposée sur le báhn mì et les gyozas) et nombreux sont les blogueurs gourmands de la région qui en parlent aujourd'hui (ce n'était pas le cas en 2011). Mais on continue à me contacter à ce propos... et les choses continuent à bouger à Lausanne. Un petit point s'impose. 

    D'abord, le roi Holy Cow est déchu, depuis que les fondateurs historiques ont revendu (pour ouvrir les Blackbird Coffee & Breakfast Club et Blackbird Social Club) la qualité a chuté de manière vertigineuse. Le Zoo Burger était devenu roi incontesté de la savane de Lausanne en faisant le parcours inverse, d'une qualité instable avec de nombreux défauts à son ouverture, c'est devenu une valeur sûre qui maîtrise ses recettes et dont l'accueil est toujours au top aujourd'hui. Mais un prétendant au trône vient de s'installer il y a quelques jours, il s'agit du solide Inglewood que je connaissais à Genève et qui, dès son ouverture, a prouvé qu'ils sont capables de rester au top de la qualité et de l'accueil même en plein rush (attention, en août ils sont fermés dimanche et lundi, et ils ne prennent pas de réservations). Dans la course au burger, je ne parle même pas des nombreux food trucks, de qualité inégale, qui s'amusent sur le thème. (Ma préférence dans le domaine va sans conteste à The Green Van & Co.) Bref, vous l'aurez compris, le burger est bankable dans la région.

    (Est-ce pour cette raison qu'il commence à me fatiguer ? Suis-je une sale snob ? Probablement.)

    C'est tellement bankable d'ailleurs, que des petits malins se sont dit, viens, on crée un Burger Pass, c'est-à-dire un machin où tu peux avoir une réduction dans un certain nombre de lieux à burgers "de qualité" (sic) à ta première visite. Bon, c'est au stade du crowdfunding et plutôt flou pour l'instant, pas sûre que ça prenne aujourd'hui alors que ça aurait probablement cartonné il y a 2 ans, on verra bien.



    Tout ça pour dire que le bon burger... c'est bon, on a tous bien compris, je n'ai plus aucune frustration. Si quelqu'un pouvait se pencher sur la street food à la vietnamienne maintenant pas seulement pendant le Restaurant Day, je serais ravie. En commençant par une bonne baguette vietnamienne pour faire des báhn mì. Je promets articles dytirambiques sur votre auguste personne aux mains d'or. (Bon, tout ça en espérant que les politiciens ne viennent pas foutre le bordel là-dedans, il y a des vélléités de contrer les food trucks qui fusent depuis quelques jours.)

    dimanche 2 août 2015

    Pain sans pétrissage


    En 2006, le New York Times publiait pour la première fois la recette inventée par le fameux boulanger Jim Lahey, celle du "No-Knead Bred". Cette recette qui ne demande aucun coup de main spécialisé, composée d'ingrédients très simples, a créé une mini-révolution dans le monde des foodies (oui, moi aussi je déteste ce mot, mais avez-vous mieux ?) qui se sont mis à faire leur propre pain. La recette s'est propagée de blogs en blogs, s'est simplifiée, a traversé l'Atlantique. Des dizaines de versions existent aujourd'hui et j'attendais une occasion pour tester, j'ai trouvé avec la version simplissime et beaucoup plus rapide de Chef Nini.

    Qu'est ce qui diffère d'un pain normal, à part le non pétrissage pourtant nécessaire à la poussée du gluten ? La proportion eau-farine (beaucoup plus d'eau) et la cuisson avec de la vapeur. Le résultat ? Totalement bluffant, une mie aérée, un pain goûteux, une croûte très fine et croustillante. Les difficultés ? Aucune.



    Ingrédients et ustensiles

    • 375 grammes de farine (pour un très gros pain, deux petits ou 4 gros buns)
    • 1 cuillère à café de sel
    • 1 sachet de levure sèche
    • 3 dl d'eau tiède
    • de la farine pour façonner (une petite tasse)
    • huile d'olive (facultatif)
    • un grand saladier
    • un torchon propre
    • une spatule
    • deux lèche-frites
    • du papier cuisson
    • du temps


    1. Mélanger tous les ingrédients dans un grand saladier jusqu'à ce que toute la farine soit mouillée, ce qui devrait vous prendre 2 minutes à tout casser. Bam, on ne touche presque plus la pâte ensuite !
    2. Couvrir le saladier d'un torchon humide.
    3. Laissez reposer. Ici, les recettes diffèrent, l'originale insiste sur un long repos, de 18h si possible... mais un repos de 2h ou 3h fait très bien le travail si votre levure est de bonne qualité. En gros, la boule de base doit avoir doublé de volume et des bulles s'être formées à la surface.
    4. Mettre de la farine sur votre plan de travail, y tremper vos mains, et prendre un peu de pâte, selon ce que vous voulez faire comme forme, vous pouvez prendre la totalité, ou la "couper" en plusieurs "morceaux" (avec une corne de boulanger c'est plus facile, mais à la main c'est faisable).
    5. Modeler la forme que vous souhaitez et poser sur du papier sulfurisé sur une lèche-frite, c'est la partie la plus pénible, car la pâte est très très très collante.
    6. Vous pouvez utiliser de l'huile d'olive pour dorer vos pains, vous pouvez aussi ajouter de la fleur de sel, du thym ou du romarin, mais c'est tout à fait facultatif.
    7. Mettre une lèche-frite dans le bas de votre four, remplir d'eau, chauffer votre four à 220 degrés.
    8. Le pain va monter légèrement le temps que le four préchauffe.
    9. Glisser votre pain au four pour 25 minutes.
    10. Faire refroidir sur une grille.
    11. TADAAAAAA.


    C'est léger, aéré, délicieux, croustillant. Définitivement, recette adoptée, je vais en faire des buns à burgers !


    jeudi 30 juillet 2015

    Où manger une bonne entrecôte à Lausanne ?


    C'est une question qu'on me pose souvent : où manger une bonne tranche de boeuf grillée à Lausanne ? Je suis systématiquement étonnée parce que je n'ai pas l'impression que ça manque, mais apparemment, pour certains qui ont grandi à l'entrecôte-frite plusieurs fois par semaine, notre chère Lausanne n'est pas entrecôte friendly. Réputation que je récuse, en quatre points.

    L'oeil concentré du viandard qui n'a pas encore été servi contrairement au reste de la table.

    Le Petit Boeuf


    Cet endroit est totalement décadant. Vous irez pour son entrecôte grillée, à choisir en petite ou grand portion selon votre appétit. Accompagnez-là avec option frites-haricots (c'est eux qui pompent le mieux la sauce, mais les röstis sont très bons aussi) et Sauce Petit Boeuf. On ne discute pas, c'est pour cette sauce que vous reviendrez. (En fait elles sont deux, je ne sais toujours pas laquelle est la meilleure.)


    La recette des sauces Petit Boeuf ? Un secret impossible à soutirer au personnel. Mais je soupçonne un mélange de beurre, saindoux, huile, graisse de canard, crème, sel et quelques épices pour relever, et peut-être encore un peu de gras, pour être sûrs. Bref, du costaud, mais surtout du très très très très bon. Heureusement, elle est servie en portion seau, environ.
    Le pire ? En plus de la viande grillée, leurs tartares sont une tuerie (en particulier le tartare flambé), ainsi que leur brasier. Et puis ils ont une grande terrasse. Et ils sont très sympas. Bref, le plus dur c'est de ne pas y retourner toutes les semaines.


    Petit Boeuf, Avenue Vingt-Quatre Janvier 4
    Réservation fortement conseillée : 021 648 91 01 
    (fermé le dimanche)