mercredi 13 août 2014

Chronicle, le fabuleux outil du New York Times


Il y a quelques jours, le 23 juillet 2014 pour être précise, le New York Times a mis en ligne l'outil Chronicle. Il permet de chercher des mots, ou des phrases, et construit un graphique qui nous montre leurs usages à travers les articles du New York Times depuis sa création. Un graphique pour un mot, ou une série de mots, mais aussi des graphiques qui comparent les mots et permettent de se rendre compte de leur évolution ou de leurs liens.

La fabuleuse Alexis Lloyd explique sa passion pour les mots et pourquoi elle a décidé de partager cet outil avec le public alors qu'ils l'utilisent en interne depuis deux ans maintenant. (J'avais eu l'occasion de rencontrer Alexis Lloyd à Lift 2014, je vous recommande son talk.)

Le facetieux Yannick Rochat a tweeté un lien vers une de ses recherches ce matin, depuis j'en ai fait des dizaines, cet outil est vraiment passionnant, il nous parle de culture, de changements dans les mentalités, il nous parle des changements de goûts aussi... mais attention, ça nous parle surtout des New-Yorkais, pas du monde. Ça reste totalement fascinant. Quelques exemples de mes recherches de ces dernières heures :

de quel contient parle-t-on le plus ?
l'avènement du politiquement correct

Relation de cause à effet ? Attention toutefois à ne pas déduire trop vite...

mardi 12 août 2014

Descente en cuisine

©RTS / Descente en cuisine : épisode Zürich

Descente en cuisine est une émission de la RTS qui a été diffusée durant l'été 2014, tous les vendredis. Le concept : un chef saute en parachute au-dessus d'une ville et se fait guider par la production vers un plat du terroir. Il a ensuite 24h pour réinventer cette recette à sa sauce, trouver les ingrédients nécessaires en rencontrant les artisans locaux, trouver un cuisine pour l'accueillir et cuisiner cette recette à quatre personnes qu'il aura invitées durant son parcours. 

Évidemment, j'ai regardé avec gourmandise et attention. Il est temps de décerner les bons... et moins bons points. D'abord, je tiens à féliciter la RTS pour son choix : des émissions culinaires il y en a des dizaines aujourd'hui, choisir d'aller visiter les régions est une excellente idée, le terroir culinaire suisse est très morcelé et il serait dommage de ne pas en profiter. Ne pas se cantonner à la Suisse Romande en allant visiter Bâle, Zürich et Locarno est très bienvenu également ! Donner la part belle aux produits locaux et aux artisans, qui prennent souvent plus des deux tiers du temps de chaque émission fait vraiment plaisir. La partie cuisine et dégustation en deviennent presque secondaires. Je suppose que ça ne doit pas plaire aux aficionados de télé-réalité-culinaire, et j'avoue que ça manque de savoir-faire et d'images de nourriture, mais ça fonctionne très bien au niveau du rythme des émissions qui se regardent sans aucun temps mort. Bravo au(x) monteur(s) d'ailleurs, super boulot. Même éloge pour les équipes son et images, avec le tourbillonnant Benjamin et la très bavarde Florence Flarion, ce ne doit pas toujours être facile à suivre.

©RTS / descente en cuisine
épisode Fribourg : le très cinématographique bar Elvis et moi avec le blogueur Claude-Olivier Marti

J'aime beaucoup également la diversité proposée dans les artisans et invités rencontrés à chaque étape. Il y a toujours un/e cuisinier/ère, celui/celle qui montre la recette traditionnelle, c'est la caution terroir et légitimité, et ce sont à chaque fois de belles adresses et de jolies rencontres (je regrette juste que la recette ne soit pas disponible sur le site de l'émission). Il y a aussi un artisan du goût qui a parfois fourni l'un des produits utilisé. Puis deux figures locales, soit liées à la gastronomie également, soit pas du tout, des artistes, architectes, designers, personnalités culturelles. C'est varié et ça présente le portrait d'une ville, vu que l'ambition est celle-ci : le terroir urbain.

Après la section recette du terroir, Benjamin et Florence vont visiter des artisans locaux, pour chaque émission il y a deux ou trois séquences, parfois plus, différentes pour présenter des produits typiques et/ou simplement le marché local. A chaque émission, les adresses visitées sont linkées en bas à gauche, j'ai fait de jolies découvertes, même pour les terroirs que je connais le mieux (Fribourg et Lausanne), et ça m'a donné envie d'aller tester des adresses (en particulier à Bâle où les Urbans Farmers, les brasseurs de Unser Bier, Das Schiff et le restaurant Schützenhaus me donnent vraiment envie d'aller passer un week-end découverte). Si le but est de mettre en valeur la richesse du terroir suisse et l'inventivité de nos artisans, le pari est réussi ! Il y aura probablement des grincheux qui regretteront que leur artisans favoris n'ait pas été choisi, mais je trouve que la diversité proposée dans chaque émission est intéressante et que certaines adresses sont vraiment originales, pour un format de 50 minutes, il aurait été difficile d'en montrer plus.

@RTS / descente en cuisine
épisode Fribourg : la pisciculture avec Hubert Audriaz

Des bémols toutefois sur la forme. Le saut en parachute est totalement anecdotique, et si le trajet en voiture de Sarah Wiener (émission où une cuisinière se déplace dans diverses régions en Europe avec sa jolie voiture rouge et découvre, à chaque émission, un plat de terroir différent qu'elle va reproduire en allant à la rencontre d'artisans du goût locaux qu'elle convie ensuite à son festin, toute ressemblance... non rien) permet de découvrir le caractère de la région grâce aux paysages traversés, la vision aérienne de quelques secondes des villes n'amène vraiment rien. Le jeu avec le drone pas grand chose non plus d'ailleurs, si ce n'est des points de vue parfois plus larges sur la ville, mais c'est tout à fait anecdotique.

Tout ce que j'aime tant chez Sarah Wiener, sa sympathie, sa fraîcheur, sa sincère curiosité pour les produits, les plats, les artisans, les ingrédients et l'histoire régionale, ainsi que son talent et son imagination en cuisine, se retrouvent chez Benjamin Luzuy qui fait plaisir à voir, à chaque fois qu'il goût quelque chose, on voit qu'il commence déjà à penser à sa recette. Ce que Benjamin n'a peut-être pas de Sarah, c'est que c'est elle qui construit l'émission et qu'elle se retrouve seule parachutée (hinhinhin) dans ces terroirs. Benjamin est parachuté lui de manière très littérale, mais c'est pour retrouver Florence Flarion au sol, la "présentatrice" (entre guillemets parce que je ne comprends pas à quoi une "présentatrice" sert quand on n'est pas dans une émission de plateau, mais que je ne sais pas comment nommer autrement) qui a préparé le terrain. Elle est là pour faire parler apparemment, elle pose des questions, interrompt (très souvent ^^) quand la personne qui répond ne va pas exactement au point voulu, fais (mal) semblant de découvrir des choses. Dommage, ça m'irrite plusieurs fois par épisodes. D'autant que quand elle s'arrête, sur des séquences de marché, de ville ou autres, une voix-over prend le relais en nous martelant que Benjamin ne sait rien, que le DÉFI est de plus en plus dur, que l'heure tourne, etc. sous la forme d'une voix-over de télé réalité, l'écueil que ce format aurait justement pu éviter. Dommage.

© RTS / Descente en cuisine
épisode Fribourg : préparation de la fondue au vacherin au Café du Gothard par Charles-André Torche

Sans cette voix-over et le "on fait pour la télé alors on ment en faisant croire qu'on découvre tout", l'émission serait un cran au-dessus, d'autant que la qualité technique est là, ça pêche juste au niveau de la forme qui est trop voulue comme un hybride pour contenter tout le monde et qui, au final, risque de frustrer tout le monde. Parce que c'est évident que le terrain est préparé, balisé, organisé, que tout le monde est d'accord et prévenu, que chacun connaît son rôle à jouer. Et les spectateurs savent qu'une émission de télé ça se produit, ça se conçoit à l'avance. Tenter de nous faire croire le contraire est absurde... et c'est malheureusement le cas, à chaque émission. Jouer à "on ne se connaît pas", à "on n'est pas au courant", à "quelques jours avant le festival" alors que c'est tourné plusieurs mois plus tôt, "oh, vous ici, mais quelle coïncidence incroyable", c'est prendre les spectateurs pour des cons... et une des raisons pour lesquelles je ne regarde plus la télé.

Mais je pinaille parce que j'aime vraiment ça la non-fiction, et je trouve dommage que la forme voix-over/présentatrice/fausse transparence casse le côté spontané de l'émission. D'autant que certaines séquences prennent le contre pied : Recrosio qui se moque du dispositif, une fausse sortie gardée au montage avec le son "on la refait", etc... si on avait plus de ça et moins de "faisons semblant" on oublierait le côté dînette pour être dans une vraie cuisine sincère, et ce serait meilleur.

Mais passons au plat principal : les émissions. Je les ai mises ici dans l'ordre de diffusion, en entier, avec le lien vers chaque émission où vous pourrez trouver des séquences plus courtes, des makings off, les recettes de Benjamin et surtout les liens vers tous les artisans présentés dans l'émission.

lundi 11 août 2014

Antica Trattoria by night


Je vous avais déjà parlé de ce qui est devenu, en deux visites, mon italien préféré à Lausanne : L'Antica Trattoria, sa carte originale, la qualité de ses produits et le professionnalisme des équipes en salle et en cuisine. Mais je n'avais eu l'occasion d'y aller qu'au service de midi, un peu pressée par le temps. Depuis, j'y suis retournée le soir, à plusieurs reprises, entre amis ou en amoureux. Et mon plaisir gourmand du midi s'est transformé en soirées dont on se souvient, ce qui méritait bien un deuxième article.


La salle élégante de jour devient confortable et pousse à s'attarder le soir. La carte est la même, mais on se laisse plus facilement tenter par un vrai menu à l'italienne (antipasti, pasta, secondi piatti, dolce), quoique je n'aie jamais assez faim pour les quatre assiettes d'affilée vu la générosité des portions, mais à partager c'est idéal ! Rappellons la carte (cliquez sur les images pour les voir en détails) :


Le premier soir, un repas entre amis totalement impromptu, avec entre autres le délicieux Guérilla Gourmande auquel je rêvais de faire découvrir cette adresse. On arrive tard (pour la Suisse), après 21h, pas de problème, on nous installe avec le sourire et on nous propose un apéritif sans aucun sentiment d'urgence, ce sera le cas pendant toute la soirée, très agréable. Comme tout bon compagnon de blogueurs gourmands, les quatre personnes à la table ont chacune commandé une entrée et un plat ou des pâtes différents. (Si vous ne supportez pas de voir votre plat décrypté, photographié et goûté, ne mangez jamais avec un blogueur.)

Avant
Après
En entrée, vu ma prédilection pour les produits de la mer -qui ne sont décidément pas une spécialité suisse et qui me manquent- j'ai choisi les moules. Elles sont servies à peine ouvertes, cuites avec un bouillon bien citronné, je me suis régalée. La portion sur assiette est tout à fait agréable, et le bouillon est tellement délicieux que tout le monde est venu le terminer dans mon assiette.


Les autres ont choisi le poulpe en sauce tomate, la salade de fruits de mer ou des légumes farcis, tous avec le même verdict : c'est vraiment, vraiment, très bon. L'assaissonnement et les cuissons sont précises, les produits sont frais et mis en valeur, l'équilibre est présent dans chaque assiette, sans pour autant faire de chichis. On apprécie. Le serveur nous a agréablement conseillé en vins pour l'entrée et le plat, à chaque fois selon les goûts et les plats de chacun. Malheureusement, je n'ai pas pris le soin de noter ce que nous avons bu, mais c'était tout à fait plaisant.

Le fameux Guerrilla Gourmande et ses linguine aux vongoles et poutarge. 
Les noix de saint-jacques sauce citron et leur riz noir, sublime
Taglioni à la truffe blanche, mamma mia
Pour les plats, mêmes sourires et regards alléchés quand les assiettes arrivent, mêmes commentaires élogieux sur nos propres plats et ceux des autres. On prend le temps, de savourer, de re-goûter avec le vin, de se mettre en mémoire les saveurs de ces produits si bien traités. Et le lieux se prête vraiment à échanger, discuter, se confier, quelles belles soirées !


Nous avons souvent sauté le dessert, ce qui est un tort vu la carte (dont je vous parle dans mon autre billet), mais je n'ai pas résisté au test de leurs grappas. Je savais qu'ils sont connus pour ça, leur collection magnifique à l'entrée donne le ton. Mais pour ma part, je suis totalement ignarde en la matière, et d'habitude je n'aime pas ça (c'est parce que je n'en avais bu que des mauvaises). Nous laissons donc au serveur le choix de notre breuvage. Après deux ou trois questions de base pour situer nos goûts, il nous a amené trois grappas différentes, une pour chacun. Chacune des grappas qu'il avait choisie était délicieuse, et chacun a préféré la sienne. Ce service ne cesse de me séduire.

Je n'en rajoute pas, vous aurez compris, l'Antica Trattoria est une très belle adresse qui mérite d'être connue. N'hésitez pas.

L'Antica Trattoria
Rue Marterey 9, 1005 Lausanne
021 312 19 33
Fermé le dimanche

dimanche 10 août 2014

Fratel e Napule, la meilleure pizza de Lausanne



L'autre soir, j'avais faim, et un frigo vide, et pas envie de cuisiner. Fratel e Napule, qui fait la meilleure pizza de Lausanne sur place, à emporter et en livraison, est malheureusement en vacances. Alors je suis retournée chez mes anciennes amours : le Baz-art café, à l'avenue de France, qui offre aussi un service de livraison. Je me suis loguée sur leur site (pour la première fois depuis 2011, année où j'ai découvert Fratel e Napule), et j'ai passé ma commande en ligne. J'ai reçu un mail de confirmation et j'ai attendu. Une longue heure.

C'est indiqué sur leur site que ça prend du temps parce que tout est fait maison etc etc etc. Mais au bout d'une heure et quart, je crevais la dale. J'ai donc appelé. Pas de réponse. J'ai appelé le restaurant qui est la porte à côté. Pas de réponse. J'ai appelé à nouveau, en laissant sonner très longtemps. Rien. J'ai fouillé leur site de fond en comble, leur page facebook, partout, pour tenter de voir des dates de vacances ou quelque chose dans le genre : rien.

J'ai finalement dégoté un site externe qui propose également les pizzas du Baz'art sur lequel il était indiqué qu'ils étaient fermés ce soir-là. Tout ceci plus d'une heure et demie après ma commande. Ils ne sont pas prêts de me revoir. Un tel je-m'en-foutisme total de leur clientèle n'est pas admissible. Je sais qu'ils ne comprennent pas l'intérêt des services Internet et d'une présence en ligne, mais là c'est carrément du foutage de gueule. Baz-art café & co*, vous venez de perdre une cliente énervée qui va parler de vous. Dommage, un message sur un répondeur aurait suffit à me calmer.

Mais finalement ce n'est pas si grave, car les meilleures pizzas à Lausanne restent celles de Fratel e Napule.

(* la même équipe tient également le Café du Pont, la Ruche et l'Hydromel.)


vendredi 8 août 2014

Binge Watching


Dans mon article précédent, je vous parlais des sorties séries de l'été 2014, mais malgré leur plus grand nombre que les années précédentes, pour certains spectateurs parmi mes lecteurs, ce n'est pas encore assez. C'est aussi que les type de consommation de séries changent, avant on regardait ce que les chaînes de télé nous proposaient, au rythme qu'elles définissaient. Aujourd'hui on regarde ce qu'on veut, partout dans le monde, au rythme que l'on désire, vu que les séries restent disponibles après leur diffusion et que certains canaux du type Netflix diffusent des saisons entières d'un coup. La pratique du binge watching est née. (L'expression est adaptée de "binge drinking" = boire beaucoup et très vite, là c'est pareil, mais avec les yeux et sans risque, à part le manque de sommeil.) (Ecrit la fille qui a dormi 4h cette nuit parce que la saison 4 de The Killing est impossible à arrêter.)

Certaines séries de type feuilleton se prêtent au binge watching alors que d'autres pas du tout. C'est une question de rythme de narration. Quand c'étaient les chaînes TV qui décidaient de la diffusion et que toutes les séries étaient diffusées au rythme d'un épisode par semaine, chaque épisode avait une construction interne, dans chaque épisode il était nécessaire d'avoir un récapitulatif des points importants, soit avant soit pendant l'épisode, pour que tout le monde puisse suivre. Ces séries très fortement découpées où les épisodes sont presque indépendants et où l'histoire globale n'a que peu d'intérêt (pensez à CSI -Les Experts- ou à Columbo par exemple), ne se prêtent pas au binge watching. 


Mais aujourd'hui les meilleures séries sont construites comme un tout cohérent, une longue narration de plusieurs heures, où le découpage entre les épisodes a moindre importance. Le but est de garder un rythme agréable tout au long de la saison. Il y a de plus en plus de séries à saisons courtes et puissantes, tournées comme des (très) longs métrages. Et c'est un bonheur total à binge watcher (verbe du premier groupe).

Un exemple récent : The Killing. Série US inspirée d'une série danoise, la première saison de The Killing a été diffusée en 2011 par AMC. La série se passe à Seattle, on suit deux policiers atypiques qui enquêtent sur le meurtre d'une adolescente. L'ambiance est sombre, grise, pluvieuse, intense... sublime. Gros succès, AMC relance donc la série pour deux saisons supplémentaires, toujours diffusées de manière sérielle, mais écrites comme un bloc. Malheureusement le succès baisse. La saison 3 termine de manière abrupte et trop rapide, on reste sur notre faim, mais AMC a effacé la série de sa grille. Netflix rentre dans le jeu et reprend la production pour une ultime saison de 6 épisodes, mis en ligne le 2 août 2014, qui permettent de clore cette saga avec l'élégance qu'elle méritait. Cette saison est beaucoup plus pêchue rythmiquement, encore plus torturée. Les images et la bande son sont toujours aussi belles, et les deux acteurs principaux rivalisent d'intensité pour ce film d'un peu plus de 5h à dévorer d'un coup pour saisir toute sa puissance.

Il y a plusieurs types de binge watching : le rattrapage d'une série entière que l'on avait ratée, le revisionnage d'une série entière que l'on avait aimée, le visionnage d'une saison entière qui vient de sortir (type Netflix), le rattrapage d'une saison ratée et les mini-séries. Ce que je vous propose ici, indépendamment des types de séries (origine, durée, date de diffusion), c'est une séparation thématique afin que vous trouviez de quoi plonger dans une ambiance/un sujet qui vous plait pendant une ou plusieurs saisons.

lundi 28 juillet 2014

Les séries de l'été 2014



Il fût un temps ancestral où l'été était un désert sériesque. Ce temps est révolu. Comme au cinéma où de plus en plus de films US choisissent de sortir en plein été, de très nombreuses séries sont diffusées entre juin et septembre. Il a donc dorénavant 3 périodes de sortie de séries par année : fin septembre-octobre-novembre, janvier-mars et juin-août. Mon précédent billet fin mai vous conseillait donc les séries du printemps 2014, passons aux séries de l'été.

Plusieurs composantes récurrentes dans les sorties de ces derniers mois :
  • Il n'y a jamais eu autant de personnages principaux de femmes, scientifiques, de pouvoir, fortes, complexes, ça fait plaisir. (par exemple : The Honourable Woman, Masters of Sex, Extant, ...)
  • Les séries portées par un réalisateur ou auteur connu continuent à pulluler, les années précédentes nous avions eu Jane Campion (Top of the Lake), David Fincher (House of Cards), Stephen King (Under The Dome), Scorsese (Boardwalk Empire) et tant d'autres, cet été ce sont Spielberg (Extant), Guillermo del Toro (The Strains) et Michael Bay (The Last Ship) qui s'y collent.
  • La fin du monde après une épidémie (j'englobe les zombies) ou une catastrophe naturelle est un genre qui ne se tarit pas, probablement grâce au succès continu de The Walking Dead, que j'avoue apprécier. Seul problème : ça met en avant de manière systématique le "modèle américain" du chacun sa voiture-chacun son gun, qui me pose un vrai soucis, d'autant que ces séries s'accumulent. (Pour en citer quelques'unes de ces deux dernières années : The Falling Skies, The Last Ship, Helix, Revolution, The 100, Under The Dome, The Leftovers, ...)
  • Un autre genre en vogue concerne l'espace, soit par des aventures liées à voyage dans l'espace ou à une station internationale (ExtantThe 100, The Astronaut Wifes Club), soit par des extraterrestres (The Falling Skies). Dans le côté futuriste, les robots humanoïdes est également un thème porteur (Extant, Real Humans).
  • Les séries historiques continuent à avoir du succès, on repeint des époques très proches ou plus lointaines, souvent avec un soin minutieux qui rend ces séries passionnantes, par exemple Halt and Catch Fire (années 80), Masters of Sex (début années 60), Vikings (moyen-âge), Crossbones (XVIIe), ...).
  • Le monde de l'informatique et des start up tech fascine avec deux séries dédiées ces derniers mois, l'hilarante et si bien observée Silicon Valley, et la sombre et géniale Halt and Catch Fire .

Je pourrais faire un billet par série, mais c'est un boulot de dingue. Je devrais attendre la fin d'une saison pour vous parler d'une série, mais avec certaines on sait dès le premier épisode que c'est très très mauvais, ou très très brillant. Et chaque saison peut amener des déconvenues violentes (comme Homeland dont j'ai adoré la saison 1 et détesté la saison 3, mais dont je vais tout de même regarder la saison 4, dès le 5 octobre). Mes articles séries naviguent donc au gré de mes coups de cœur du moment, de mon avancée de visionnement et j'assume ma totale subjectivité. On est parti, trois catégories comme d'hab : à voir absolument, mouais bof c'est rigolo mais pas top, ne perds pas ton temps.

vendredi 25 juillet 2014

Comment rouler un rouleau de printemps ?


La cantine favorite de ma copine Jo' c'est le Hoa Sen, restaurant vietnamien à la Rue Clos-de-Bulle 5 (téléphone : 021 323 55 40). La déco est aussi peu subtile que le service, ne cherchez pas des grands crus dans votre verre, mais l'ambiance est chaleureuse et le contenu des assiettes a clairement un goût de reviens-y. Le bo bun et les soupes guérissent n'importe quel soir de déprim, mais je finis toujours par craquer sur les rouleau de printemps. C'est la partie de la carte "à faire soi-même", on reçoit une énorme assiette avec des crudités, des vermicelles de riz, beaucoup d'herbes fraîche et les protéines choisies (je vous recommande le boeuf farci aux crevettes), à côté de cette assiette on reçoit un support en plastique très très moche mais pratique avec les feuilles de riz qui ont été imbibées d'eau qui vous permettront de rouler vos rouleaux de printemps tout seul comme un grand.

Sauf que, apparemment, ce n'est pas si évident que ça, j'ai vu des amis finir par faire un genre de boule de tout pour l'avaler, pas très agréable. Moi j'adore ça les repas où tu DOIS jouer avec la nourriture, du coup, j'en fais même chez moi. Le principe est le même : préparer tous tes ingrédients, puis rouler. On commence donc cet article par le mode d'emploi, qui vous servira aussi au restaurant, et je vous détaille les ingrédients pour faire des rouleaux de printemps à la maison ensuite.

How to roll a spring roll?


Chez vous, il faut commencer par imbiber vos feuilles de riz, attention, pas trop, juste le temps qu'elles soient détendues. Ce qui prend quelques secondes sur chaque face, ou environ 15 secondes en plongeant la feuille entière dans un récipient suffisamment grand. J'utilise ma vieille plaque à gâteau remplie d'eau. Si votre feuille est trop imbibée, elle perd en solidité et devient gluante et très difficile à manipuler. Si elle vous paraît encore légèrement solide à la sortie de l'eau, ce n'est pas grave, elle va terminer de s'assouplir par capillarité.


Si vous voulez de beaux rouleaux de printemps, commencez par trois feuilles aromatiques, menthe, basilic, coriandre, comme vous préférez, c'est ce qui se retrouvera au-dessus du rouleau. Puis ajouter UN PEU de vermicelle de riz. On a toujours tendance à vouloir en mettre trop dans chaque rouleau, ce qui les rend difficile à rouler (et étouffe bougre).


Disposez par dessus le poulet, les crevettes, le boeuf ou le tofu grillé, toujours selon la ligne des premières feuilles. Par dessus vous pouvez ajouter des petits morceaux de : salade verte, herbe aromatiques, pousses de soja, carottes râpés, lamelles de concombre, graines germées, etc. Votre imagination est reine, ce qui vous fais plaisir et peut être disposé en petite quantité fonctionnera, ce n'est plus très vietnamien, mais pour ça, vaut mieux allez chez Hoa Sen.


La seule et unique partie technique est ici (après le trempage de feuille). Il y a plusieurs méthodes, celle que je préfère, qui rend les rouleaux les plus solides et manipulables selon moi, est celle-ci. 
  1. Rabattre les deux petits côté en serrant un peu sur votre rectangle de garniture.
  2. Rabattre un des longs côté sur la farce en la serrant bien, c'est le moment où le "tube" se forme, n'hésitez pas à manipuler un peu pour que tous les ingrédients trouvent leur place et que ça soit solide.
  3. Rabattre le dernier pan en serrant un maximum.
Et voilà.



vendredi 18 juillet 2014

La balade sucrée de Pierre Corajoud


Pierre Corajoud aime Lausanne, passionnément. Il en connaît les rues, les jardins, les parcs, la grande et les petites histoires, et les bonnes adresses. Chaque année durant les Estivales, il organise plusieurs balades thématiques, souvent en musique. Et chaque année, pour Lausanne à Table, il organise des balades gourmandes. Si certains se souviennent encore avec appétit de sa balade autour de la levure cette année Corajoud a choisi des ingrédients encore plus simples. Le sucre en juillet et le sel en août, pour septembre, ce sera le potager. Ces balades remportent toujours un succès énorme, elles sont donc sur inscription et malheureusement complètes. Mais pour ceux qui ne pourront pas y participer, je vous les détaille dans la carte ci-dessous afin que vous puissiez les reproduire chez vous.



Corajoud nous a donné rendez-vous à la Place Saint-François, sa petite troupe se met rapidement en route à travers le "parc de la grenouille" (qui ne s'appelle pas du tout comme ça mais que beaucoup de Lausannois ne connaissent que par ce nom, dont moi, ahem) en direction de la première adresse gourmande du jour.

jeudi 17 juillet 2014

Les préparatifs du Restaurant Day



Dans un mois tout pile, le 17 août, aura lieu la 2e édition du Restaurant Day à Lausanne, organisée par Lausanne à Table, et ça va être explosif ! Je vous ai raconté l'édition 2013 que j'avais adorée. Avec l'équipe de Lausanne à Table, nous espérions qu'il y aurait autant d'inscriptions de restaurateurs d'un jour cette année et nous avons été comblés. Le programme définitif, avec tous les détails géographiques, les menus et les éventuelles coordonnées de réservation, sera disponible le 1er août sur le site de Lausanne à Table et distribué au pique-nique du 1er août.

Je ne peux donc pas vous parler des restaurants eux-mêmes. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous dire que ce sera une année exotique ! Les Balkans, Venise, Milan, Cuba, l'Argentine, la Finlande, la Grande Bretagne, le Vietnam et Bordeaux seront représentés dans les assiettes, dans 21 lieux différents dont des parcs, des jardins, des terrasses transformées pour l'occasion, des places, au bord du lac et, bien sûr, chez des restaurateurs d'un jour qui vous ouvrent leurs intérieurs. Il y aura de quoi satisfaire les fêtards, les familles, les amateurs de sucre, les fous du salé ou adorateurs du piment, les carnivores et les végétaliens, certains ont même prévus des lectures et des ambiances sonores.

Et je peux vous dévoiler quelques détails pour vous aider à vous organiser. D'abord, sachez que certains restaurants fonctionneront sur réservations, et vu les propositions alléchantes, à votre place j'agenderais le 1er août immédiatement pour m'en occuper (l'événement facebook où nous allons vous annoncer tout ça). Mais la plupart des restaurants seront ouverts à tous. Trois possibilités donc pour participer à cette journée (de 11h à 20h) : préparer un marathon pour goûter aux plus de choses possibles sur le plus de stands possibles, choisir un restaurant sur réservation ou attendre le dernier moment et choisir en fonction de vos envies du jour. Pour ma part, ce sera la première option... mais je n'ai pas le choix, C'EST MON TRAVAIL :-)

mardi 15 juillet 2014

Cinéma Sud

Cinéma Sud ©Helvetas

Cet été, Helvetas organise une tournée de cinéma en plein-air. Ses particularités ? Ce ne sont que des films dits du Sud qui seront projetés, sur un écran transporté dans toute la Suisse Romande par des vélos et dont toute l'énergie est produite par des panneaux solaires, sur les remorques des mêmes vélos.

La tournée Cinéma Sud 2014 va visiter toute la Suisse Romande : 


Vevey du 15 au 17 juillet
Epalinges du du 18 au 20 juillet
Fribourg du 22 au 24 juillet
Bulle du 25 au 27 juillet
Porrentruy du 28 au 31 juillet
La Chaux-de-Fond du 2 au 4 août
Neuchâtel du 5 au 7 août
Estavayer-le-lac du 8 au 10 août
Lausanne du 11 au 15 août
Rolle du 16 au 18 août
Genève du 19 au 23 août
Plan-les-Ouates du 24 au 27 août
Nyon du 28 au 31 août
Et une tournée parrallèle a lieu en août en Suisse allemande.

Evidemment, j'adore l'idée, autant pour la sélection de films que pour la réflexion globale tant au niveau énergétique que pour le fait qu'ils ne visitent pas que des grands centres urbains mais aussi des lieux où l'accès à ces films du Sud est encore moins évident.

En plus, c'est hyper bien organisé, les projections sont gratuites (un chapeau à la fin de la projection vous permettra de soutenir cette action), il y a une solution de repli à l'abri pour les jours d'intempéries, etc. Petit conseil pratique : si vous voulez être assis confortablement, apportez couvertures ou chaises... et n'hésitez pas à venir avec votre ravitaillement... eux se chargent du reste.

Si vous souhaitez suivre leur périple, ils tiennent un sympathique blog et surtout, ils ont un un compte Instagram où je like frénétiquement chacune de leur photo (c'est d'ailleurs ainsi que j'ai appris leur existance... c'est en train de devenir mon canal d'infos locales, on ne se refait pas.)


Un Cuento Chino (Sebastián Borensztein, Argentine/Espagne, 2011)

Un petit mot quand même sur le coeur du programme : les films ! Le programme complet comporte 6 films, tous ne seront donc pas projetés partout. J'ai déjà vu certains d'entre eux, je me réjouis de voir les autres.

Un Cuento Chino est un film argentin de 2011, avec Ricardo (épouse-moi) Darìn. Histoire étonnante d'un chinois qui ne parle pas un mot d'espagnol parachuté dans la vie d'un célibataire endurci de Buenos Aires, un bijou.
(projeté à Lausanne le 15 août)

Bike for bread est le seul documentaire de la sélection, je cite le résumé d'Helvetas et vous comprendrez tout de suite pourquoi j'ai envie de le voir... "Au Caire, des funambules à vélo surgissent commes des étoiles filantes, remontent les files de voitures en sens interdit, glissent entre deux rangées de chaises d'un café puis disparaissent dans un bazar: ce sont les livreurs de pain, qui tiennent d'une main en équilibre sur leur tête une planche où sont posées des centaines de galettes de pain, et qui conduisent leur vélo de l'autre main..."
(projeté à Nyon le 31 août, dernière projection de la tournée, je me réjouis !)

La Yuma est un film nicaraguaien de 2009, belle histoire d'une jeune boxeuse et peinture sociale des quartiers pauvres d'Amérique Centrale, j'avais adoré ce film.
(projeté à Lausanne le 11 août)

The Lunchbox est un film de 2013 que j'ai raté au cinéma où la cuisine indienne et ses épices rapprochent les personnages, je me réjouis.
(projeté à Lausanne le 13 août)

La Source des femmes date de 2011, le résumé du film me fait plus qu'envie : "Dans un petit village du Maroc, Leila essaie de convaincre toutes les femmes - qui doivent aller chercher l'eau à la source loin dans la montagne et sous un soleil de plomb - que cette lourde tâche devrait incomber aux hommes. Pour arriver à leurs fins, les femmes décident de faire la grève de l'amour. "
(projeté à Lausanne le 14 août)

Né quelque part est passé très récemment dans les salles romandes, il permet de découvrir Jamel dans un tout autre registre que celui pour lequel on le connait et propose une jolie réflexion sur l'immigration... et l'émigration.
(projeté à Lausanne le 12 août)


Toutes les infos pratiques se trouvent sur le site d'Helvetas qui organise ces tournées depuis 2011, merci et bravo à eux, je suis fan !

dimanche 13 juillet 2014

Rayuela


Edit : traducción al castellano

Il y a des livres qui t'apprennent des choses. Il y a des livres qui te font passer un bon moment. Il y a des livres qui te font rire. Il y a des livres qui te font réfléchir. Il y a des livres qui te font pleurer. Il y a des livres qui te donnent des références culturelles. Il y a des livres qui t'ennuient. Il y a des livres que tu ne finis pas. Il y a des livres que tu relis plusieurs fois. Il y a des livres que tu oublies très vite. Il y a des livres que tu n'oublies jamais. Il y a des livres qui te rappellent ton enfance. Il y a des livres qui te font penser à quelqu'un. Il y a des livres que tu as reçus. Il y a des livres que tu offres. Il y a des livres que tu partages. Et puis, il y a quelques rares livres qui te bouleversent à vie.

Rayuela (Marelle) de Julio Cortázar est de ceux-ci.

jeudi 10 juillet 2014

Childfree


Depuis plusieurs années maintenant, je sais que je n'aurai pas d'enfant. Ce n'est pas que je ne puisse pas en avoir, biologiquement parlant, c'est que je n'en éprouve pas le désir. Ni hier, ni aujourd'hui, ni demain. De la même manière que certaines personnes ressentent viscéralement le désir de devenir parent, au fond de mes tripes, je ressens ce non-désir.

Il y a quelques décennies, il était pratiquement impossible d'en parler, aujourd'hui de plus en plus de personnes osent exprimer leur non-désir d'enfant. Ce qui a été mon cas, après en avoir discuté sur Internet avec des plus ou moins inconnus, j'ai enfin osé dire que non, je n'avais pas envie d'avoir d'enfant, à mon entourage. Pourquoi en parler ici ? Et bien parce que c'est ensuite que les problèmes commencent.

mercredi 2 juillet 2014

RedBall Project à Rennes


L'été dernier, alors que je suivais le RedBall Project virtuellement depuis quelques temps, j'ai eu la chance de le découvrir dans toute sa splendeur pendant une semaine à Lausanne au Prélude à la Cité. Le concept paraît enfantin, un énorme ballon rouge est posé dans la ville pendant une journée.

Le côté éminemment visuel de cette sphère rouge est évidemment ce qui m'a attiré tout de suite dans ce projet, sa dimension qui interroge les autres dimensions urbaines également. Puis j'ai passé du temps à côté de la balle, rencontré son créateur Kurt Perschke, et observé comment les gens interagissaient avec la RedBall.

Certains restent à une certaine distance, d'autre vont immédiatement la toucher, certains se jettent contre, beaucoup la regardent longuement, beaucoup tournent autour, certains s'éloignent puis se rapprochent, puis s'éloignent à nouveau, rares sont ceux qui ne la prennent pas en photo sous tous les angles, rares sont ceux qui ne posent pas avec.

En la suivant durant 7 jours, dans 7 lieux complètement différents de Lausanne, j'ai développé un attachement énorme pour cette oeuvre d'art. J'ai compris que la balle n'était qu'un prétexte à ces interactions qui sont le coeur du projet de Kurt, interactions avec l'environnement urbain et interactions avec ses habitants. Nous sommes restés en contact avec l'équipe du RedBall Project, et j'ai l'honneur de vous annoncer que je suis le premier membre du Cercle du RedBall Project.


©RedBall Project - Kurt Perschke

mardi 1 juillet 2014

Greenwashing by Migros


La Migros et la Coop sont les deux géants de la grande distribution en Suisse, ils dominent très largement le marché de manière pratiquement hégémonique, malgré quelques autres enseignes qui tentent de grignoter quelques parts de marché. Ces deux acteurs sont des coopératives (à but commercial, évidemment, ça ne change rien au schmilblik) qui ne sont donc pas soumises aux pressions d'actionnaires dans leurs décisions. Ce qui provoque un contexte très particulier de consommation en Suisse. Les deux géants oranges dictent "ce que les consommateurs veulent" depuis des décennies.

Dans ce contexte, plusieurs initiatives vont être votées prochainement concernant l'alimentation (initiative "Sur la souveraineté alimentaire" de l'Union Suisse des Paysans, initiative "Pour des aliments équitables" des Verts Suisses, initiative "Pas de spéculation sur les biens alimentaires"des Jeunes Socialistes), le sujet longtemps abandonné par les politique revient au coeur de la table (hinhinhin). Des acteurs comme Ras-la-fraise se battent pourtant depuis des années contre des moulins à vent la logique uniquement commerciale de nos géants oranges.

Migros et Coop font donc des "efforts". Ici un nouveau label "éthique / responsable / durable / biologique / équitable / écologique / socialement acceptable (sic!) / à faible consommation d'énergie", là un minuscule étalage de légumes "biscornus" pour faire croire que l'on se soucie du gaspillage alimentaire, on communique sur les "efforts sur l'emballage" (ah bon, où ça ?*), sur les possibilités de recyclage dans les différents points de vente (ce qui est une obligation légale pour eux et ne vient pas de leur générosité d'âme) et on ajoute du vert sur les étiquettes, le plus souvent possible.


En juillet 2014, la Migros lance "Cumulus Green" (sous-titré "achats judicieux", no comment). L'idée est simple, sur le relevé de ta carte Cumulus (la carte de fidélité de la Migros) sera dorénavant indiqué ton pourcentage "Green", c'est à dire le pourcentage d'articles labellisés (des labels ci-dessus uniquement) parmi tes achats globaux. Les détenteurs d'une carte Cumulus ont donc tous reçu un petit fascicule qui détaille le caractère SUPERGREEN de Cumulus et donc de la Migros.

lundi 30 juin 2014

Le Marché des Vignerons


Le premier Marché des Vignerons a eu lieu samedi 28 juin, de 11h à 18h, à la Place Saint-François à Lausanne. C'était l'occasion de découvrir sept domaines, de sept régions viticoles vaudoises. Pour la très modique somme de CHF 10.-, on vous donne un verre (que vous pourrez garder) et un petit livret de dégustation, il s'agit ensuite d'être stratégique dans votre dégustation. Certains tentent de goûter à tout, d'autres se concentrent sur les cépages qu'ils aiment pour trouver ce qu'il y aura de meilleur et d'autres, dont je fais partie, se réjouissent de se faire surprendre.

Chaque vigneronne et vigneron présentait une gamme de ses produits et des propositions de prix très avantageuses, ce qui a apparemment plu aux très nombreux Lausannois et Lausannoises présents lors de ce marché (plus de 200 personnes sont venues déguster). Si je mets tous ces mots au féminin c'est parce que j'ai été très agréablement surprise du nombre de femmes, tant derrière les stands que du côté des dégustatrices. Sur les 7 stands, deux ne comportaient pas de femme et un ne comportait pas d'homme, les autres étaient mixtes. Les dégustateurs étaient plus jeunes et plus féminins que ce à quoi je m'attendais et je suis ravie, si les femmes et les jeunes s'intéressent de plus en plus au vin suisse, il a de l'avenir !

vendredi 20 juin 2014

Chocolac


Quand deux passionnés se rencontrent ça peut donner des mélanges étonnants. Le buzz gastronomique de 2013 concernait un mash-up (qu'on pourrait ici traduire par collision) entre deux desserts, un donut et un croissant, ça a donné le Cronut et surtout lancé une folie créatrice de nouveaux desserts qui mixaient des recettes de desserts traditionnels. A Lausanne, les deux passionnés dont je vous parle ont créé un mélange encore plus fou : chocolat et bateau !

C'est sur les agréablement silencieux Aquarel, bateaux solaires amarrés à la Place de la Navigation d'Ouchy, qu'auront lieu les Chocolac : croisières de dégustation de chocolat. Olivier Hanggli est capitaine et féru d'énergies renouvelables, Oliver Fuchs est chocolatier et fondu de recherche et innovation autour de cette matière magnifique et des savoir-faire liés.


Deux heures de croisière sur le majestueux lac Léman, deux heures de découverte et dégustation de grands crus chocolatiers. Car oui, pour le chocolat comme pour le vins, on parle de grands crus, d'origines, d'histoire, de terroirs.

Les dates de ces croisières et les informations pour réserver sont indiquées sur la page de l'événement, il reste des places pour toutes les croisières. Avant de vous décrire la croisière Chocolac que nous avons eu la chance de tester en avant-première, j'aimerais souligner qu'une croisière particulière aura lieu le 11 septembre, elle mêlera dégustation de chocolats et de vins... et il n'y a que 18 places sur le bateau, dépêchez-vous de réserver !


mardi 17 juin 2014

L'été à Lausanne


Depuis que je suis installée à Lausanne, j'ai l'impression de découvrir chaque année combien cette ville bouge et est passionnante, en particulier en été. 2014 ne fait pas exception à la règle.

Les Estivales
Lausanne est tellement active l'été que la Ville a mis en place "Les Estivales" qui permet de se tenir au courant de toutes les manifestations existantes grâce à leur guide complet et qui en rajoute encore un peu, si ce n'était pas suffisant. Pour tous et toutes, du plus petit au plus âgé, des amateurs d'art ou de musique aux rats de musées, des mollets frétillants (Corajoud est partout) aux plus contemplatifs. Seul problème : réussir à choisir.


lundi 16 juin 2014

Le Meilleur chocolat de Lausanne


En 2012, le premier concours du Meilleur chocolat de Lausanne avait été organisé (et gagné par Manuel). Le 11 juin dernier, le 2e concours du Meilleur chocolat de Lausanne a eu lieu. J'ai eu la chance de pouvoir l'observer (et goûter les chocolats). Le gagnant du concours devient le fournisseur officiel de la Ville de Lausanne durant 2 ans, pour ses repas, ses apéritifs et ses cadeaux aux invités de marque, c'est le Meilleur Chocolat de Lausanne qui sera présenté, dès le mois de septembre, à chaque occasion officielle. Le chocolatier gagnant va également mettre en vente ce chocolat dans sa boutique, vous pourrez ainsi aller le déguster.

Le jury, composé de David Pasquiet ("Champion suisse des chocolatiers" 2013), Laurent Guignard (Chef pâtissier du Beau Rivage Palace),  Thibaut Panas ("Sommelier suisse de l'année" du Beau Rivage Palace), David Moginier (journaliste gastronomique), Judith Hänggi (Présidente du Club des Passionnés de chocolat) et Florence Germond (Conseillère Municipale de la Ville de Lausanne), a noté 14 spécialités crées pour l'occasion et a désigné 3 lauréats.


Quatorze chocolatiers se sont prêtés au jeu de la création : chez RadoDürigMoutarlierMoretAu Palais GourmandBlondelNessiBoillat, La ChocolatièreVincentNozManuelLe Romantica et Buet. Certains sont très connus des Lausannois, d'autres sont plus discrets, chaque habitant à son chocolatier préféré, la qualité et la diversité des chocolats inventés pour l'occasion étaient exceptionnelles.

jeudi 12 juin 2014

Comment cuisiner pour une personne


J'ai longtemps vécu seule, et donc fait des courses et cuisiné pour une personne. Durant ces périodes, j'ai mis en place des méthodes pour rationaliser mon temps passé en cuisine, mon utilisation de la vaisselle et les ingrédients achetés. Des exemples tout simples que je reproduis tous les jours sans même y penser, qui pourraient être utiles à d'autres. D'autant que dans nos vies frénétiques du XXIe siècle, même les foyers plus nombreux -tel que le mien aujourd'hui, il a doublé de volume, non mais tu te rends compte ?- se retrouvent souvent dépeuplés durant plusieurs repas par semaine.

Je vais vous présenter une recette qui permet de cuisiner rapidement deux repas complets pour une personne, en utilisant une seule poêle pour cuisiner de la viande, des légumes et une céréale. En économisant donc du temps, de la vaisselle, de l'énergie de cuisson et en utilisant des ingrédients vendus par paquets sans devoir en jeter une partie. (Ce qui est une gageure en faisant des courses pour une personne, les filets de poulet, entrecôtes ou autres viandes sont vendues au minimum par deux, les fruits et légumes par packs de six, etc.)

Les ingrédients qui suivent serviront donc à deux repas  pour une personne, le deuxième repas pourra être emporté facilement, et mangé chaud ou froid, le lendemain ou le jour suivant :
  • 3 courgettes (que l'on peut mélanger avec des poivrons, des tomates, des oignons, en baissant le nombre de courgettes)
  • 2 filets de poulet
  • 1 verre de semoule de couscous
  • 2 petits verres d'eau
  • épices et condiments (sel, poivre, jus de citron, origan, ail en poudre, curry)
  • 1 cs huile d'olive
Ce qui nous fait une addition de moins de CHF 10.- pour deux repas (CHF 6.- pour deux escalopes de poulet fermier local, CHF 2,5 de courgettes, moins d'un franc pour les épices, l'huile d'olive et la semoule dans vos placards). En plus d'économiser de l'énergie et du temps, c'est économique, et sain.


mercredi 11 juin 2014

Lausanne à Table : le programme complet



Enfin, j'ai le droit de vous parler en détails de ce programme de Lausanne à Table, ça me démange depuis des mois. Comme il y a énormément d'événements très différents, afin que vous ne ratiez rien de ce qui pourrait vous intéresser, je vais tenter de vous guider un peu. Tout d'abord, il y a deux sortes d'événements : les événements ouverts à tous et les événements qui nécessitent une inscription préalable. Pour ceux-ci, je vous conseille de vous dépêcher, certains seront complets dans moins de 12h si l'on en croit les années précédentes.

Pour les événements ouverts, on se réjouit de vous y rencontrer nombreux ! Je serai présente à tous les événements (sauf ceux qui se répètent plusieurs fois où je ne participerai qu'au premier d'entre eux) et je tenterai de vous raconter ce qui s'y est passé si vous ne pouvez y être. Si vous venez, je me réjouis de vous croiser et/ou de lire/voir ce que vous avez vécu. Pour ce faire, je serai à l'affût du tag #LausanneàTable sur twitter et Instagram.

Des questions ? N'hésitez pas à nous les poser ici, sur facebook ou sur twitter !

Des suggestions ? Envie de participer au Restaurant Day ? Des idées : atable@lausanne.ch

Vous êtes blogueurs, vous avez envie d'en savoir plus et/ou de participer à certains événement ? funambuline@gmail.com