mardi 16 septembre 2014

L'Atelier


Depuis le 4 septembre 2014, y a une nouvelle adresse gourmande en ville de Lausanne : L'Atelier.

Cet ancien magasin de restauration de meubles a été repris et transformé en café. C'est un édifice à l'architecture unique, coupé en deux par un escalier qui permet de descendre au parc en-dessous, il est donc composé de deux pièces, reliées à l'arrière par un couloir. L'Atelier a profité de cette incongruité pour créer un lieu original, moderne. Tout est noir, blanc, bois clair ou jaune vif, chaque détail a été conçu pour qu'il convienne à cette ligne graphique qui habille le lieu. Les meubles sont vintage et à vendre, le lieu sert également de galerie d'art (en ce moment l'artiste Anaëlle Clot). J'adore.

samedi 13 septembre 2014

BD Fil 2014


Le festival de BD lausannois, BD Fil, a commencé jeudi. J'en ai parcouru certaines expositions hier, visite guidée et conseils pour ne pas rater le mieux du must. D'abord : y aller le vendredi après-midi, je sais, c'est trop tard pour vous, mais notez-le pour l'année prochaine. Le samedi et le dimanche les expos sont bondées de monde (à moins de venir super tôt), le jeudi et le vendredi matin c'est bondé de classes. Le vendredi après-midi on peut voir les expos en toute tranquilité.

Cette année, l'invité star-vedette internationale-créateur de l'affiche-chouchou de tous, c'est Lewis Trondheim. Cet auteur, dessinateur et scénariste prolifique, bénéficie donc d'une grande expo consacrée à son univers. Ou plus précisément à ses univers. Sous forme de labyrinthe, on passe de salles en salles et de collection en collection avec beaucoup de plaisir. D'autant que la muséographie est poilante et bourrée de détails crétins. (J'adore la crétinerie.) Quelques photos pour vous donner envie (comptez plus d'une heure pour faire le tour de Trondheimland, ne ratez pas la salle de projection... et les toilettes).

 
 

vendredi 12 septembre 2014

La Guerre des Romands


La grande nouvelle de la semaine, c'est que La Guerre des Romands, sorti en 2011 en dvd et vod est disponible sur youtube. Youhouhou.

Si tu l'as déjà vu, c'est chouette de le revoir et de se rendre compte que tu ris toujours aux blagues et que c'est vachement joliment fait.

Si tu ne l'as pas vu, tu vas passer une demi-heure absolument poilante. A moins que tu ne sois pas suisse, dans quel cas tu vas passer une demi-heure absolument poilante, mais en comprenant pas tout. J'ai montré ce film à mon mari avant qu'il n'emménage en Suisse, il a eu des réflexes bizarres longtemps concernant les Valaisans et les Genevois.

Bon, très de bla-bla. Hiiiiiiiiiiii.




PS : si tu regardes bien, je suis deux fois au générique ET OUAIS. Je suis TROP FIÈRE. Et je vous assure que certaines blagues, même vues plus de 64 fois d'affilée en salle de montage, continuent à me faire rire, il est trop fort Hatman.

jeudi 11 septembre 2014

La burgermania lausannoise

©Fat & Furious burger

Si vous me lisez depuis longtemps, vous connaissez ma passion pour les bons burgers, ceux avec du vrai pain, de la vraie viande, des accomagnements frais, des pickles et des sauces maison. J'en ai même fait une des pages principales de mon blog. Quand j'ai commencé à la rédiger, début 2010, les bons burgers de la ville se comptait sur les doigts d'une main, puis rapidement des deux mains, aujourd'hui je n'ai plus assez de doigts et d'orteils pour les dénombrer. D'un côté j'en suis ravie, d'un autre, j'en ai un peu marre que tout le monde s'essaie au burger, d'autant que si certains s'en sortent haut la main, d'autre font preuve de manque d'imagination et de savoir-faire, et ça me déprime. Tout ça pour vous dire que je ne vais plus chroniquer les burgers de manière systématique et arrêter d'alimenter la page en question (si je fais d'autres articles à ce sujet, vous pourrez toujours le trouver grâce à la rubrique Best Burger in Town). 

Mais je ne peux pas vous laisser comme ça, l'envie de burger palpitante, sans vous donner quelques nouvelles du front.

Il y a des nouveaux qui s'en sortent très bien, il y a des nouveaux dont on attendait beaucoup qui déçoivent, il y a des anciens qui s'améliorent sans cesse... et il y a même des futurs concurrents au titre de Best Burger in Town qui prouvent déjà leur savoir-faire. Si vous lisez la suite de cet article, vous aurez envie de burger, considérez-vous comme prévenus (un lecteur prévenu vaut deux estomacs, adage connu).

mercredi 10 septembre 2014

La balade potagère de Pierre Corajoud


Après la balade sucrée et la balade salée, j'attendais la balade potagère avec impatience. Autant j'ai aimé découvrir des adresses gourmandes dans les deux premières, autant cette troisième balade m'intriguait car elle ne me proposait rien de connu. Et j'avais raison, c'est celle où j'ai le plus appris sur ma ville. Pierre Corajoud nous a donné rendez-vous devant la Cinémathèque depuis laquelle nous sommes partis en direction de Vigie. C'est là que j'ai découvert un terrain de boules. Je n'avais jamais vu le boulodrome de La Boule d'Or Lausannoise, et pourtant je suis passée des centaines de fois à proximité. C'est autour de ce terrain que Lausanne Jardins a installé Green Island, un jardin qui joue avec le vert, toutes sortes de verts. Des verts peints autour du boulodrome, qui correspondent aux verts des herbes plantées pour l'occasion, du vert verveine et de la verveine, du vert ans et de l'anis, etc. Les plantes aromatiques sont devenues des buissons, la cueillette est possible (et même recommandée). On a l'impression de découvrir un secret bien gardé, c'est délicieux.

mardi 2 septembre 2014

La balade salée de Pierre Corajoud


Après la balade sucrée, Pierre Corajoud, Lausanne Estivale et Lausanne à Table ont concocté une balade salée. A la place de l'Ours, Pierre commence à nous raconter l'importance et l'histoire du sel, qui va nous accompagner pendant près de 3h, dans une balade pour le moins exotique, de l'Italie aux Balkans, avec escales en Inde et au Japon, sans compter les origines alpines et marines de notre sel national.


Premier arrêt quelques dizaines de mètres à peine plus bas, chez Mauro, qu'on ne présente plus. La boutique est une épicerie italienne, qui devient un service traiteur à emporter le midi, avec une longue, très longue file devant, pour déguster différentes spécialités de pastas chaque jour ou des foccacias croustillantes et fondantes, farcies de ce qui vous fera envie dans le sublime étalage de charcuterie, de fromages et de légumes confits de la boutique. (Ma recette doudou à moi pour les jours qui nécessitent du réconfort : mortadelle -la meilleure de Lausanne- et pecorino piccante, avec un canolo, à manger si possible allongée dans l'herbe du Parc de MonRepos.)


mercredi 13 août 2014

Chronicle, le fabuleux outil du New York Times


Il y a quelques jours, le 23 juillet 2014 pour être précise, le New York Times a mis en ligne l'outil Chronicle. Il permet de chercher des mots, ou des phrases, et construit un graphique qui nous montre leurs usages à travers les articles du New York Times depuis sa création. Un graphique pour un mot, ou une série de mots, mais aussi des graphiques qui comparent les mots et permettent de se rendre compte de leur évolution ou de leurs liens.

La fabuleuse Alexis Lloyd explique sa passion pour les mots et pourquoi elle a décidé de partager cet outil avec le public alors qu'ils l'utilisent en interne depuis deux ans maintenant. (J'avais eu l'occasion de rencontrer Alexis Lloyd à Lift 2014, je vous recommande son talk.)

Le facetieux Yannick Rochat a tweeté un lien vers une de ses recherches ce matin, depuis j'en ai fait des dizaines, cet outil est vraiment passionnant, il nous parle de culture, de changements dans les mentalités, il nous parle des changements de goûts aussi... mais attention, ça nous parle surtout des New-Yorkais, pas du monde. Ça reste totalement fascinant. Quelques exemples de mes recherches de ces dernières heures :

de quel contient parle-t-on le plus ?
l'avènement du politiquement correct

Relation de cause à effet ? Attention toutefois à ne pas déduire trop vite...

mardi 12 août 2014

Descente en cuisine

©RTS / Descente en cuisine : épisode Zürich

Descente en cuisine est une émission de la RTS qui a été diffusée durant l'été 2014, tous les vendredis. Le concept : un chef saute en parachute au-dessus d'une ville et se fait guider par la production vers un plat du terroir. Il a ensuite 24h pour réinventer cette recette à sa sauce, trouver les ingrédients nécessaires en rencontrant les artisans locaux, trouver un cuisine pour l'accueillir et cuisiner cette recette à quatre personnes qu'il aura invitées durant son parcours. 

Évidemment, j'ai regardé avec gourmandise et attention. Il est temps de décerner les bons... et moins bons points. D'abord, je tiens à féliciter la RTS pour son choix : des émissions culinaires il y en a des dizaines aujourd'hui, choisir d'aller visiter les régions est une excellente idée, le terroir culinaire suisse est très morcelé et il serait dommage de ne pas en profiter. Ne pas se cantonner à la Suisse Romande en allant visiter Bâle, Zürich et Locarno est très bienvenu également ! Donner la part belle aux produits locaux et aux artisans, qui prennent souvent plus des deux tiers du temps de chaque émission fait vraiment plaisir. La partie cuisine et dégustation en deviennent presque secondaires. Je suppose que ça ne doit pas plaire aux aficionados de télé-réalité-culinaire, et j'avoue que ça manque de savoir-faire et d'images de nourriture, mais ça fonctionne très bien au niveau du rythme des émissions qui se regardent sans temps morts. Bravo au(x) monteur(s) d'ailleurs, super boulot. Même éloge pour les équipes son et images, avec le tourbillonnant Benjamin et la très bavarde Florence Flarion, ça ne doit pas toujours être facile à suivre.

©RTS / descente en cuisine
épisode Fribourg : le très cinématographique bar Elvis et moi
avec le blogueur Claude-Olivier Marti

J'aime beaucoup également la diversité proposée dans les artisans et invités rencontrés à chaque étape. Il y a toujours un/e cuisinier/ère, celui/celle qui montre la recette traditionnelle, c'est la caution terroir et légitimité, et ce sont à chaque fois de belles adresses et de jolies rencontres. Il y a aussi un artisan du goût qui a parfois fourni l'un des produits utilisé. Puis deux figures locales, soit liées à la gastronomie également, soit pas du tout, des artistes, architectes, designers, personnalités culturelles. C'est varié et ça présente le portrait d'une ville, vu que l'ambition est celle-ci : le terroir urbain. (Par contre, ça se retourne parfois contre le concept, certaines personnalités ne supportant pas d'être un invité parmi dautres.)

lundi 11 août 2014

Antica Trattoria by night


Je vous avais déjà parlé de ce qui est devenu, en deux visites, mon italien préféré à Lausanne : L'Antica Trattoria, sa carte originale, la qualité de ses produits et le professionnalisme des équipes en salle et en cuisine. Mais je n'avais eu l'occasion d'y aller qu'au service de midi, un peu pressée par le temps. Depuis, j'y suis retournée le soir, à plusieurs reprises, entre amis ou en amoureux. Et mon plaisir gourmand du midi s'est transformé en soirées dont on se souvient, ce qui méritait bien un deuxième article.

dimanche 10 août 2014

Fratel e Napule, la meilleure pizza de Lausanne



L'autre soir, j'avais faim, et un frigo vide, et pas envie de cuisiner. Fratel e Napule, qui fait la meilleure pizza de Lausanne sur place, à emporter et en livraison, est malheureusement en vacances. Alors je suis retournée chez mes anciennes amours : le Baz-art café, à l'avenue de France, qui offre aussi un service de livraison. Je me suis loguée sur leur site (pour la première fois depuis 2011, année où j'ai découvert Fratel e Napule), et j'ai passé ma commande en ligne. J'ai reçu un mail de confirmation et j'ai attendu. Une longue heure.

C'est indiqué sur leur site que ça prend du temps parce que tout est fait maison etc etc etc. Mais au bout d'une heure et quart, je crevais la dale. J'ai donc appelé. Pas de réponse. J'ai appelé le restaurant qui est la porte à côté. Pas de réponse. J'ai appelé à nouveau, en laissant sonner très longtemps. Rien. J'ai fouillé leur site de fond en comble, leur page facebook, partout, pour tenter de voir des dates de vacances ou quelque chose dans le genre : rien.

J'ai finalement dégoté un site externe qui propose également les pizzas du Baz'art sur lequel il était indiqué qu'ils étaient fermés ce soir-là. Tout ceci plus d'une heure et demie après ma commande. Ils ne sont pas prêts de me revoir. Un tel je-m'en-foutisme total de leur clientèle n'est pas admissible. Je sais qu'ils ne comprennent pas l'intérêt des services Internet et d'une présence en ligne, mais là c'est carrément du foutage de gueule. Baz-art café & co*, vous venez de perdre une cliente énervée qui va parler de vous. Dommage, un message sur un répondeur aurait suffit à me calmer.

Mais finalement ce n'est pas si grave, car les meilleures pizzas à Lausanne restent celles de Fratel e Napule.

(* la même équipe tient également le Café du Pont, la Ruche et l'Hydromel.)


vendredi 8 août 2014

Binge Watching


Dans mon article précédent, je vous parlais des sorties séries de l'été 2014, mais malgré leur plus grand nombre que les années précédentes, pour certains spectateurs parmi mes lecteurs, ce n'est pas encore assez. C'est aussi que les type de consommation de séries changent, avant on regardait ce que les chaînes de télé nous proposaient, au rythme qu'elles définissaient. Aujourd'hui on regarde ce qu'on veut, partout dans le monde, au rythme que l'on désire, vu que les séries restent disponibles après leur diffusion et que certains canaux du type Netflix diffusent des saisons entières d'un coup. La pratique du binge watching est née. (L'expression est adaptée de "binge drinking" = boire beaucoup et très vite, là c'est pareil, mais avec les yeux et sans risque, à part le manque de sommeil.) (Ecrit la fille qui a dormi 4h cette nuit parce que la saison 4 de The Killing est impossible à arrêter.)

Certaines séries de type feuilleton se prêtent au binge watching alors que d'autres pas du tout. C'est une question de rythme de narration. Quand c'étaient les chaînes TV qui décidaient de la diffusion et que toutes les séries étaient diffusées au rythme d'un épisode par semaine, chaque épisode avait une construction interne, dans chaque épisode il était nécessaire d'avoir un récapitulatif des points importants, soit avant soit pendant l'épisode, pour que tout le monde puisse suivre. Ces séries très fortement découpées où les épisodes sont presque indépendants et où l'histoire globale n'a que peu d'intérêt (pensez à CSI -Les Experts- ou à Columbo par exemple), ne se prêtent pas au binge watching. 


Mais aujourd'hui les meilleures séries sont construites comme un tout cohérent, une longue narration de plusieurs heures, où le découpage entre les épisodes a moindre importance. Le but est de garder un rythme agréable tout au long de la saison. Il y a de plus en plus de séries à saisons courtes et puissantes, tournées comme des (très) longs métrages. Et c'est un bonheur total à binge watcher (verbe du premier groupe).

Un exemple récent : The Killing. Série US inspirée d'une série danoise, la première saison de The Killing a été diffusée en 2011 par AMC. La série se passe à Seattle, on suit deux policiers atypiques qui enquêtent sur le meurtre d'une adolescente. L'ambiance est sombre, grise, pluvieuse, intense... sublime. Gros succès, AMC relance donc la série pour deux saisons supplémentaires, toujours diffusées de manière sérielle, mais écrites comme un bloc. Malheureusement le succès baisse. La saison 3 termine de manière abrupte et trop rapide, on reste sur notre faim, mais AMC a effacé la série de sa grille. Netflix rentre dans le jeu et reprend la production pour une ultime saison de 6 épisodes, mis en ligne le 2 août 2014, qui permettent de clore cette saga avec l'élégance qu'elle méritait. Cette saison est beaucoup plus pêchue rythmiquement, encore plus torturée. Les images et la bande son sont toujours aussi belles, et les deux acteurs principaux rivalisent d'intensité pour ce film d'un peu plus de 5h à dévorer d'un coup pour saisir toute sa puissance.

Il y a plusieurs types de binge watching : le rattrapage d'une série entière que l'on avait ratée, le revisionnage d'une série entière que l'on avait aimée, le visionnage d'une saison entière qui vient de sortir (type Netflix), le rattrapage d'une saison ratée et les mini-séries. Ce que je vous propose ici, indépendamment des types de séries (origine, durée, date de diffusion), c'est une séparation thématique afin que vous trouviez de quoi plonger dans une ambiance/un sujet qui vous plait pendant une ou plusieurs saisons.

lundi 28 juillet 2014

Les séries de l'été 2014



Il fût un temps ancestral où l'été était un désert sériesque. Ce temps est révolu. Comme au cinéma où de plus en plus de films US choisissent de sortir en plein été, de très nombreuses séries sont diffusées entre juin et septembre. Il a donc dorénavant 3 périodes de sortie de séries par année : fin septembre-octobre-novembre, janvier-mars et juin-août. Mon précédent billet fin mai vous conseillait donc les séries du printemps 2014, passons aux séries de l'été.

Plusieurs composantes récurrentes dans les sorties de ces derniers mois :
  • Il n'y a jamais eu autant de personnages principaux de femmes, scientifiques, de pouvoir, fortes, complexes, ça fait plaisir. (par exemple : The Honourable Woman, Masters of Sex, Extant, ...)
  • Les séries portées par un réalisateur ou auteur connu continuent à pulluler, les années précédentes nous avions eu Jane Campion (Top of the Lake), David Fincher (House of Cards), Stephen King (Under The Dome), Scorsese (Boardwalk Empire) et tant d'autres, cet été ce sont Spielberg (Extant), Guillermo del Toro (The Strains) et Michael Bay (The Last Ship) qui s'y collent.
  • La fin du monde après une épidémie (j'englobe les zombies) ou une catastrophe naturelle est un genre qui ne se tarit pas, probablement grâce au succès continu de The Walking Dead, que j'avoue apprécier. Seul problème : ça met en avant de manière systématique le "modèle américain" du chacun sa voiture-chacun son gun, qui me pose un vrai soucis, d'autant que ces séries s'accumulent. (Pour en citer quelques'unes de ces deux dernières années : The Falling Skies, The Last Ship, Helix, Revolution, The 100, Under The Dome, The Leftovers, ...)
  • Un autre genre en vogue concerne l'espace, soit par des aventures liées à voyage dans l'espace ou à une station internationale (ExtantThe 100, The Astronaut Wifes Club), soit par des extraterrestres (The Falling Skies). Dans le côté futuriste, les robots humanoïdes est également un thème porteur (Extant, Real Humans).
  • Les séries historiques continuent à avoir du succès, on repeint des époques très proches ou plus lointaines, souvent avec un soin minutieux qui rend ces séries passionnantes, par exemple Halt and Catch Fire (années 80), Masters of Sex (début années 60), Vikings (moyen-âge), Crossbones (XVIIe), ...).
  • Le monde de l'informatique et des start up tech fascine avec deux séries dédiées ces derniers mois, l'hilarante et si bien observée Silicon Valley, et la sombre et géniale Halt and Catch Fire .

Je pourrais faire un billet par série, mais c'est un boulot de dingue. Je devrais attendre la fin d'une saison pour vous parler d'une série, mais avec certaines on sait dès le premier épisode que c'est très très mauvais, ou très très brillant. Et chaque saison peut amener des déconvenues violentes (comme Homeland dont j'ai adoré la saison 1 et détesté la saison 3, mais dont je vais tout de même regarder la saison 4, dès le 5 octobre). Mes articles séries naviguent donc au gré de mes coups de cœur du moment, de mon avancée de visionnement et j'assume ma totale subjectivité. On est parti, trois catégories comme d'hab : à voir absolument, mouais bof c'est rigolo mais pas top, ne perds pas ton temps.

vendredi 25 juillet 2014

Comment rouler un rouleau de printemps ?


La cantine favorite de ma copine Jo' c'est le Hoa Sen, restaurant vietnamien à la Rue Clos-de-Bulle 5 (téléphone : 021 323 55 40). La déco est aussi peu subtile que le service, ne cherchez pas des grands crus dans votre verre, mais l'ambiance est chaleureuse et le contenu des assiettes a clairement un goût de reviens-y. Le bo bun et les soupes guérissent n'importe quel soir de déprim, mais je finis toujours par craquer sur les rouleau de printemps. C'est la partie de la carte "à faire soi-même", on reçoit une énorme assiette avec des crudités, des vermicelles de riz, beaucoup d'herbes fraîche et les protéines choisies (je vous recommande le boeuf farci aux crevettes), à côté de cette assiette on reçoit un support en plastique très très moche mais pratique avec les feuilles de riz qui ont été imbibées d'eau qui vous permettront de rouler vos rouleaux de printemps tout seul comme un grand.

Sauf que, apparemment, ce n'est pas si évident que ça, j'ai vu des amis finir par faire un genre de boule de tout pour l'avaler, pas très agréable. Moi j'adore ça les repas où tu DOIS jouer avec la nourriture, du coup, j'en fais même chez moi. Le principe est le même : préparer tous tes ingrédients, puis rouler. On commence donc cet article par le mode d'emploi, qui vous servira aussi au restaurant, et je vous détaille les ingrédients pour faire des rouleaux de printemps à la maison ensuite.

How to roll a spring roll?


Chez vous, il faut commencer par imbiber vos feuilles de riz, attention, pas trop, juste le temps qu'elles soient détendues. Ce qui prend quelques secondes sur chaque face, ou environ 15 secondes en plongeant la feuille entière dans un récipient suffisamment grand. J'utilise ma vieille plaque à gâteau remplie d'eau. Si votre feuille est trop imbibée, elle perd en solidité et devient gluante et très difficile à manipuler. Si elle vous paraît encore légèrement solide à la sortie de l'eau, ce n'est pas grave, elle va terminer de s'assouplir par capillarité.


Si vous voulez de beaux rouleaux de printemps, commencez par trois feuilles aromatiques, menthe, basilic, coriandre, comme vous préférez, c'est ce qui se retrouvera au-dessus du rouleau. Puis ajouter UN PEU de vermicelle de riz. On a toujours tendance à vouloir en mettre trop dans chaque rouleau, ce qui les rend difficile à rouler (et étouffe bougre).


Disposez par dessus le poulet, les crevettes, le boeuf ou le tofu grillé, toujours selon la ligne des premières feuilles. Par dessus vous pouvez ajouter des petits morceaux de : salade verte, herbe aromatiques, pousses de soja, carottes râpés, lamelles de concombre, graines germées, etc. Votre imagination est reine, ce qui vous fais plaisir et peut être disposé en petite quantité fonctionnera, ce n'est plus très vietnamien, mais pour ça, vaut mieux allez chez Hoa Sen.


La seule et unique partie technique est ici (après le trempage de feuille). Il y a plusieurs méthodes, celle que je préfère, qui rend les rouleaux les plus solides et manipulables selon moi, est celle-ci. 
  1. Rabattre les deux petits côté en serrant un peu sur votre rectangle de garniture.
  2. Rabattre un des longs côté sur la farce en la serrant bien, c'est le moment où le "tube" se forme, n'hésitez pas à manipuler un peu pour que tous les ingrédients trouvent leur place et que ça soit solide.
  3. Rabattre le dernier pan en serrant un maximum.
Et voilà.



vendredi 18 juillet 2014

La balade sucrée de Pierre Corajoud


Pierre Corajoud aime Lausanne, passionnément. Il en connaît les rues, les jardins, les parcs, la grande et les petites histoires, et les bonnes adresses. Chaque année durant les Estivales, il organise plusieurs balades thématiques, souvent en musique. Et chaque année, pour Lausanne à Table, il organise des balades gourmandes. Si certains se souviennent encore avec appétit de sa balade autour de la levure cette année Corajoud a choisi des ingrédients encore plus simples. Le sucre en juillet et le sel en août, pour septembre, ce sera le potager. Ces balades remportent toujours un succès énorme, elles sont donc sur inscription et malheureusement complètes. Mais pour ceux qui ne pourront pas y participer, je vous les détaille dans la carte ci-dessous afin que vous puissiez les reproduire chez vous.



Corajoud nous a donné rendez-vous à la Place Saint-François, sa petite troupe se met rapidement en route à travers le "parc de la grenouille" (qui ne s'appelle pas du tout comme ça mais que beaucoup de Lausannois ne connaissent que par ce nom, dont moi, ahem) en direction de la première adresse gourmande du jour.

jeudi 17 juillet 2014

Les préparatifs du Restaurant Day



Dans un mois tout pile, le 17 août, aura lieu la 2e édition du Restaurant Day à Lausanne, organisée par Lausanne à Table, et ça va être explosif ! Je vous ai raconté l'édition 2013 que j'avais adorée. Avec l'équipe de Lausanne à Table, nous espérions qu'il y aurait autant d'inscriptions de restaurateurs d'un jour cette année et nous avons été comblés. Le programme définitif, avec tous les détails géographiques, les menus et les éventuelles coordonnées de réservation, sera disponible le 1er août sur le site de Lausanne à Table et distribué au pique-nique du 1er août.

Je ne peux donc pas vous parler des restaurants eux-mêmes. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous dire que ce sera une année exotique ! Les Balkans, Venise, Milan, Cuba, l'Argentine, la Finlande, la Grande Bretagne, le Vietnam et Bordeaux seront représentés dans les assiettes, dans 21 lieux différents dont des parcs, des jardins, des terrasses transformées pour l'occasion, des places, au bord du lac et, bien sûr, chez des restaurateurs d'un jour qui vous ouvrent leurs intérieurs. Il y aura de quoi satisfaire les fêtards, les familles, les amateurs de sucre, les fous du salé ou adorateurs du piment, les carnivores et les végétaliens, certains ont même prévus des lectures et des ambiances sonores.

Et je peux vous dévoiler quelques détails pour vous aider à vous organiser. D'abord, sachez que certains restaurants fonctionneront sur réservations, et vu les propositions alléchantes, à votre place j'agenderais le 1er août immédiatement pour m'en occuper (l'événement facebook où nous allons vous annoncer tout ça). Mais la plupart des restaurants seront ouverts à tous. Trois possibilités donc pour participer à cette journée (de 11h à 20h) : préparer un marathon pour goûter aux plus de choses possibles sur le plus de stands possibles, choisir un restaurant sur réservation ou attendre le dernier moment et choisir en fonction de vos envies du jour. Pour ma part, ce sera la première option... mais je n'ai pas le choix, C'EST MON TRAVAIL :-)

mardi 15 juillet 2014

Cinéma Sud

Cinéma Sud ©Helvetas

Cet été, Helvetas organise une tournée de cinéma en plein-air. Ses particularités ? Ce ne sont que des films dits du Sud qui seront projetés, sur un écran transporté dans toute la Suisse Romande par des vélos et dont toute l'énergie est produite par des panneaux solaires, sur les remorques des mêmes vélos.

dimanche 13 juillet 2014

Rayuela


Edit : traducción al castellano

Il y a des livres qui t'apprennent des choses. Il y a des livres qui te font passer un bon moment. Il y a des livres qui te font rire. Il y a des livres qui te font réfléchir. Il y a des livres qui te font pleurer. Il y a des livres qui te donnent des références culturelles. Il y a des livres qui t'ennuient. Il y a des livres que tu ne finis pas. Il y a des livres que tu relis plusieurs fois. Il y a des livres que tu oublies très vite. Il y a des livres que tu n'oublies jamais. Il y a des livres qui te rappellent ton enfance. Il y a des livres qui te font penser à quelqu'un. Il y a des livres que tu as reçus. Il y a des livres que tu offres. Il y a des livres que tu partages. Et puis, il y a quelques rares livres qui te bouleversent à vie.

Rayuela (Marelle) de Julio Cortázar est de ceux-ci.

jeudi 10 juillet 2014

Childfree


Depuis plusieurs années maintenant, je sais que je n'aurai pas d'enfant. Ce n'est pas que je ne puisse pas en avoir, biologiquement parlant, c'est que je n'en éprouve pas le désir. Ni hier, ni aujourd'hui, ni demain. De la même manière que certaines personnes ressentent viscéralement le désir de devenir parent, au fond de mes tripes, je ressens ce non-désir.

Il y a quelques décennies, il était pratiquement impossible d'en parler, aujourd'hui de plus en plus de personnes osent exprimer leur non-désir d'enfant. Ce qui a été mon cas, après en avoir discuté sur Internet avec des plus ou moins inconnus, j'ai enfin osé dire que non, je n'avais pas envie d'avoir d'enfant, à mon entourage. Pourquoi en parler ici ? Et bien parce que c'est ensuite que les problèmes commencent.

mercredi 2 juillet 2014

RedBall Project à Rennes


L'été dernier, alors que je suivais le RedBall Project virtuellement depuis quelques temps, j'ai eu la chance de le découvrir dans toute sa splendeur pendant une semaine à Lausanne au Prélude à la Cité. Le concept paraît enfantin, un énorme ballon rouge est posé dans la ville pendant une journée.

Le côté éminemment visuel de cette sphère rouge est évidemment ce qui m'a attiré tout de suite dans ce projet, sa dimension qui interroge les autres dimensions urbaines également. Puis j'ai passé du temps à côté de la balle, rencontré son créateur Kurt Perschke, et observé comment les gens interagissaient avec la RedBall.

Certains restent à une certaine distance, d'autre vont immédiatement la toucher, certains se jettent contre, beaucoup la regardent longuement, beaucoup tournent autour, certains s'éloignent puis se rapprochent, puis s'éloignent à nouveau, rares sont ceux qui ne la prennent pas en photo sous tous les angles, rares sont ceux qui ne posent pas avec.

En la suivant durant 7 jours, dans 7 lieux complètement différents de Lausanne, j'ai développé un attachement énorme pour cette oeuvre d'art. J'ai compris que la balle n'était qu'un prétexte à ces interactions qui sont le coeur du projet de Kurt, interactions avec l'environnement urbain et interactions avec ses habitants. Nous sommes restés en contact avec l'équipe du RedBall Project, et j'ai l'honneur de vous annoncer que je suis le premier membre du Cercle du RedBall Project.


©RedBall Project - Kurt Perschke

mardi 1 juillet 2014

Greenwashing by Migros


La Migros et la Coop sont les deux géants de la grande distribution en Suisse, ils dominent très largement le marché de manière pratiquement hégémonique, malgré quelques autres enseignes qui tentent de grignoter quelques parts de marché. Ces deux acteurs sont des coopératives (à but commercial, évidemment, ça ne change rien au schmilblik) qui ne sont donc pas soumises aux pressions d'actionnaires dans leurs décisions. Ce qui provoque un contexte très particulier de consommation en Suisse. Les deux géants oranges dictent "ce que les consommateurs veulent" depuis des décennies.

Dans ce contexte, plusieurs initiatives vont être votées prochainement concernant l'alimentation (initiative "Sur la souveraineté alimentaire" de l'Union Suisse des Paysans, initiative "Pour des aliments équitables" des Verts Suisses, initiative "Pas de spéculation sur les biens alimentaires"des Jeunes Socialistes), le sujet longtemps abandonné par les politique revient au coeur de la table (hinhinhin). Des acteurs comme Ras-la-fraise se battent pourtant depuis des années contre des moulins à vent la logique uniquement commerciale de nos géants oranges.

Migros et Coop font donc des "efforts". Ici un nouveau label "éthique / responsable / durable / biologique / équitable / écologique / socialement acceptable (sic!) / à faible consommation d'énergie", là un minuscule étalage de légumes "biscornus" pour faire croire que l'on se soucie du gaspillage alimentaire, on communique sur les "efforts sur l'emballage" (ah bon, où ça ?*), sur les possibilités de recyclage dans les différents points de vente (ce qui est une obligation légale pour eux et ne vient pas de leur générosité d'âme) et on ajoute du vert sur les étiquettes, le plus souvent possible.


En juillet 2014, la Migros lance "Cumulus Green" (sous-titré "achats judicieux", no comment). L'idée est simple, sur le relevé de ta carte Cumulus (la carte de fidélité de la Migros) sera dorénavant indiqué ton pourcentage "Green", c'est à dire le pourcentage d'articles labellisés (des labels ci-dessus uniquement) parmi tes achats globaux. Les détenteurs d'une carte Cumulus ont donc tous reçu un petit fascicule qui détaille le caractère SUPERGREEN de Cumulus et donc de la Migros.