samedi 25 avril 2015

Mister Boutefas


J'ai eu l'honneur, et surtout l'énorme plaisir, d'être invitée à la Nuit du Boutefas. Inspirée de la Nuit des 7 Longeoles genevoises, SlowFood Vaud a décidé d'organiser cette soirée pour mettre en vedette cette spécialité bouchère unique. En mars, plus de 21 boucheries (19 artisanales et 2 industrielles) avaient envoyé un spécimen de leur boutefas, ils ont tous été goûtés par une commission de dégustation afin de sélectionner 5 finalistes. Ces 5 boutefas (et leur boucher) finalistes ont été départagés par 150 personnes, lors d'une soirée à la merveilleuse Auberge de l'Abbaye de Montheron

La Télé était présente, en direct, au début de la soirée, pour vous mettre dans l'ambiance : 



Mais parlons plus sérieusement du boutefas deux secondes, si vous n'êtes ni Vaudois ni Fribourgeois, vous ne savez toujours pas ce que c'est. Le boutefas est une saucisse de la famille des "saucisses crues à maturation interrompue" (comme la longeole, la saucisse d'Ajoie ou la saucisse au chou, par exemple), il pèse entre 600g et 2kg, et est composé de viande de porc, de lard et d'épices et enveloppés dans un boyau de porc naturel, le caecum, qui lui donne ses bourrelets caractéristiques, et fermé par une seule ficelle.


Après confection il est fumé à froid durant 24h environ, puis séché.  Son nom viendrait d'un contraction entre les mots latins "buttis" (= tonneau, outre) et "fars" (= farci), donc "outre farcie", ce qui correspond toujours très bien à son visuel particulier. Il peut se manger chaud en tranches épaisses, ou froid en tranches fines (c'est délicieux dans un sandwich avec de la moutarde !). Si vous voulez des informations encore plus précises sur son histoire, l'article dédié de Patrimoine Culinaire est particulièrement fourni et intéressant (si, si).

vendredi 24 avril 2015

Diwinea - le vin suisse en bocal


Dans la série box culinaires, après Kitchen Trotter et Helvetibox, je vous présente aujourd'hui Diwinea. Le concept : déguster des (très bons) vins suisses sans devoir ouvrir une bouteille entière, puisqu'ils sont présenté dans un genre de bocal-éprouvette contenant exactement 1dl, de quoi se servir un verre.

Leur idée est qu'il est pratique de ne pouvoir avoir qu'un seul verre, en particulier pour faire des accords mets et vins avec chacune des composantes de votre menu, une éprouvette pour l'entrée, une éprouvette pour le plat, et vous êtes sûrs de boire exactement ce qui correpondra aux saveurs de vos assiettes.

©Diwinea
L'équipe de Diwinea m'a envoyé un coffret, L'accord divin,  pour que je teste. Il est composé de trois fioles, un Pinot noir, une Petite Arvine et un Gamaret. Premier constat : les trois vins étaient excellents. En lisant la description de leurs autres crus, il est évident que leur sélection est irréprochable et c'est définitivement leur atout principal.

En plus de l'excellente qualité de leur sélection, je salue également la présentation de leurs produits, ces fioles, chacune gravée avec le nom du vin qu'elle contient, sont extrêmement solides et élégantes, le coffret est également solide et encore une fois élégant, et les notices explicatives contenant des idées de recettes pour mettre en valeur ces vins sont très bien rédigées.

J'ajoute à tout cela le fait que leur site est très pratique d'utilisation, que l'on peut y trouver des coffrets, mais aussi des vins au verre à choisir vous même (uniquement 6 vins différents malheureusement, on a vite fait le tour) et des vins en bouteille.

mercredi 22 avril 2015

Blackbird Social Club and Blackbird Breakfast and Coffee Club


J'ai un nouveau lieu préféré à Lausanne : le Blackbird Social Club. Il a ouvert le week-end dernier et je peux déjà vous prédire sans doute aucun qu'il va cartonner.

La recette :

  • Il est conçu, comme son grand frère le merveilleux Blackbird Breakfast and Coffee Club par Richard Williams (à gauche sur la photo), Jessica Williams et Max Jaccaud (à droite sur la photo). Les deux premiers étaient aussi les fondateurs... du Holy Cow, qu'ils ont revendu au printemps dernier, pour ouvrir le Blackbird Breakfast and Coffee Club l'automne dernier avec Max. Ils savent ce qu'ils font, ils sont efficaces, pros, ingénieux et pragmatiques.
  • Max est le spécialiste du café, c'est le barista donc, mais pas que. Je ne vous en dis pas plus, il a déjà un fan club enthousiaste qui lui a tiré les vers du nez. Leur café est torréfié plusieurs fois par semaine pour être toujours frais, ils l'ont sélectionné spécialement et on peut enfin boire un flat white digne de ce nom à Lausanne, merci Max, j'adhère à ton fan club également !
  • Rich est en cuisine, c'est lui qui, comme pour les premiers temps du Holy Cow, a choisi les recettes qui lui font plaisir à lui, qui lui rappellent son enfance ou d'autres bons souvenirs. Au Blackbird Breakfast and Coffee Club, j'ai évidemment adoré son full english breakfast, je me suis délectée de sa Richie Ding Dong Omelette (à commander en extra spicy pour les amateurs, vous ne serez pas déçu), son Blackbird Veggie Curry (commandé aussi en extra spicy) m'a sans aucun doute guérie d'un début de coup de froid, et son BLT (commandé avec avocat) est ENFIN le vrai BLT qui manquait à Lausanne. Je ne doute pas du fait que je finirai par avoir goûté toute la carte, sa cuisine simple, avec d'excellents ingrédients, beaucoup d'amour et d'attention et un vrai talent pour le réconfort me touche et je ne risque pas de m'en lasser.



  • Au Social Club, une carte toute simple : des sandwichs, deux curries et deux hotdogs. Hotdogs aussitôt testés, vous vous en doutez bien. Verdict : ce sont de très bons hotdogs, comme doit l'être un hotdog. Et, joie, on ne te demande pas quel type de saucisse artisanale et de pain gluten free tu veux pour ton hotdog à 48 francs et 90 centimes, non, c'est soit le Blackdog, avec oignons caramélisés et moutarde, soit le Angrydog avec une sauce maison pimentée à souhait, c'est 8 balles 50, ça rassasie, ça réconforte, ça éponge la bière et c'est exactement ce qu'il faut sans aucune autre prétention. Les autres sandwichs sont un peu plus complexes (je me réjouis de goûter le Shoreditch saucisse-moutarde et le Santa Cruz poulet-bacon-cheddar-bbq sauce), mais sur le même principe : simplicité et gourmandise, ils coûteront entre 9.50 et 11.- et pourront être commandés avec une salade. Les curries sont les mêmes qu'au Blackbird Breakfast and Coffee Club, c'est-à-dire absolument délicieux (12.50 pour le végétarien et 13.50 pour celui au poulet).



  • Comme pour leur premier lieu, ils ont vu une opportunité de lieu, l'ont saisie et ont ouvert avec le moins de travaux possibles, le lieu va donc probablement évoluer au fil du temps. Pour l'instant il y a une terrasse provisoire, ils sont en train d'y mettre des auvents pour nous protéger du soleil cet été, des loupiotes charmantes, les tables et chaises permanentes arriveront bientôt et offriront 120 places assises (!), ce n'est pas grave si ce n'est pas parfait à l'ouverture, il fait beau, ouvrons notre terrasse. Ils ont raison, c'est juste à côté de la terrasse de la Grenette et ça y est, la Riponne est redevenue (ou devient) une place vraiment cool grâce ces deux adresses et aux food trucks, que de changements en quelques mois !
  • Même si le lieu n'est pas encore tout à fait fini et a ouvert il y a moins d'une semaine, la charte graphique et la déco murale sont déjà en place, vous pourrez y trouver un Federer fumant une clope à l'entrée, un Darius Rochebin aussi sexy qu'on l'imagine sous son pupitre du JT quotidien et un Blocher à baffer au passage en allant aux toilettes. J'adore.


  • Pour ce qui est des boissons, une petite carte avec toute la base nécessaire, des très bons cafés, évidemment, Max est là, des très bon thés sélectionnés avec passion, et des bières pression artisanales dont une blonde spécialement brassée pour eux par Docteur Gabs. Ils avaient déjà collaborés ensemble pour la Burger Brew, la bière parfaite pour accompagner un burger, ils sont fidèles, encore un bon point accordé.
  • Au niveau des prix, ce n'est pas le lieux aux prix les plus bas, 4.50 la bière pression, 8.50 le hotdog, ça reste raisonnable vu où ils sont situés... et parce que c'est eux.
  • Le reste est subjectif : j'aime qui ils sont... et j'adore donc l'ambiance qu'ils y mettront, parce qu'ils sont sincères et authentiques. J'aime tellement ce lieu que j'y ai déjà donné des rendez-vous professionnels et que j'y ai pris un coup de soleil. En moins d'une semaine d'ouverture donc. Je suis foutue, je suis accro.

Longue vie au Blackbird Social Club !


Edit : Rich me dit que samedi soir, c'est grand raoût d'ouverture, quelle que soit la météo, ça va être sympatoche tout plein, venez :-)

mercredi 15 avril 2015

Créer des icônes cliquables à la couleur de votre blog : mode d'emploi


Attention, je suis incapable de coder, soyons bien clairs. Du coup, quand j'arrive à faire un truc pas trop nul en bidouillant une mini-séquence de code super basique, je suis fière comme un pou. Mais si je peux le faire, n'importe qui peut le faire. Alors oui, il faudra modifier un peu de code HTML en suivant ce mode d'emploi, mais je vous promets que c'est hyper facile.

Le résultat, vous le voyez dans ma barre latérale, des icônes de médias sociaux, cliquables, à la couleur de mon blog. Il y a évidemment d'autres moyens d'y arriver, j'explique ici une méthode "pour les nuls"... dont je me suis servie.

Créer des icônes de la couleur de votre site

Commencez, évidemment, par copier le code de la couleur HEX principale de votre site. La mienne est un turquoise dont le code est : #42a8cb. Dans blogger, vous pouvez trouver ce code dans la partie "layout - advanced" de votre blog.


Avec ce code, vous allez sur le site Icons DB, très bien fait et facile d'utilisation. Il suffit de choisir les icônes dont vous avez besoin, de les transformer en collant le code couleur (sans le #).


Pour télécharger ces images, plusieurs solutions, soit un clic droit "Save Image As...". Soit, sous l'image, vous avez un nombre de choix de tailles et de formats de fichiers. Choisissez plutôt le format .png, si vous voulez une icône transparente (c'est-à-dire où on verra la couleur de fond derrière), soit en format .jpg si vous voulez un fond blanc.


Quand vos icônes sont créées, il s'agit de déterminer leur taille. J'ai choisi des icônes de 48 pixels de haut par 48 pixels de large, qui ne me semble ni trop envahissantes, ni trop invisibles, à vous de voir ce qui vous convient.

Quand vos images sont à la bonne taille, la partie "code" de l'opération arrive, n'ayez pas peur, tout va bien se passer.


Créer des images cliquables

Pour des images cliquables, il faut que vos images aient une adresse url. Pour ce faire, créer un article brouillon (on devrait toujours avoir un article brouillon pour de l'expérimentation du genre, c'est très pratique !) et y télécharger vos images. Sur blogger, même si non publiées sur votre blog, elles seront sur votre album Picasa, et vous pourrez donc trouver leur url.


Pour trouver votre album picasa, l'url sera la suivante :

https://plus.google.com/photos/+{votre nom d'utilisateur sur google +}/albums

Cliquez ensuite sur "Récemment ajoutées" et vous devriez retrouver les icônes que vous venez de télécharger sur votre brouillon.

vendredi 10 avril 2015

Qui suivre sur instagram ? #3 sélection de @igerslausanne




Les éditions #1 et #2, et les suivantes, de cette série peuvent toutes être retrouvées avec le tag Qui suivre sur Instagram ? Pour cette édition, je laisse la parole à l'équipe de @igerslausanne qui m'a fait l'amitié de me donner une sélection de leurs comptes préférés. Si vous êtes spécialisés sur un domaine particulier et que vous avez une sélection intéressante de comptes instagram à ce sujet, n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour participer à cette série !

D'abord, une précision s'impose, @igerslausanne a introduit sa sélection par cette précision importante : "l'ordre ci-dessous n'est pas nécessairement le reflet de notre degré d'amour ! Et si tu nous poses la question das un mois, où si tu nous l'avais posée il y a un mois, la sélection aurait peut-être été complètement différente..."




@kpunkka  

Pour ses paysages incroyables et sauvages de Finlande.




@tagadastrawberry 

Pour ses edits très créatifs et poétiques (et Alex est aussi super sympa !).

mercredi 8 avril 2015

Comment faire un gif animé ?



Dans les outils que je vous ai présentés pour améliorer le designs de vos blogs, je vous ai parlé de Dana, the Blog Beautician. Elle a créé un outil très simple d'utilisation pour créer des gifs animés qui s'appelle Giffysnap.






lundi 6 avril 2015

La cuisine des restes : cromesquis, gnocchis, soupes et raviolis par Semioculinaire


Arielle est une amie gourmande que j'ai rencontrée grâce au #taloz. Notre capacité à parler de nourriture, cuisine, aliments, bonnes adresses, goûts et tendances gourmandes nous a amenées à nous revoir pour papoter régulièrement. A chaque fois je suis impressionnée par son imagination pour inventer des nouveaux mariages de saveurs, pas ses connaissances des ingrédients et de leurs productions et par sa passion pour l'éthique alimentaire sous toutes ses formes. Elle m'a encouragée à faire cette série d'articles et c'est donc avec un grand plaisir que je vous la présente ici, en première auteure invitée de cette série. Merci Arielle pour ces excellentes recettes et d'avoir osé dévoiler le contenu de ton frigo ! 

Je lui ai demandé de commencer par une petite présentation, que voici :


Gourmande invétérée et épicurienne responsable, je m’intéresse à tout ce qui concerne la nourriture et me réjouis de tester de nouveaux produits ou de nouvelles recettes. Depuis que j'ai a réalisé n’avoir aucune spécialité culinaire, mon obsession est de trouver ma voie, ce qui implique beaucoup de cuisine et pas mal de restes ! 
Mes ingrédients fétiches du moment : les citrons, la menthe, les légumes racines anciens. 
Vous pouvez me suivre sur twitter @semioculinaire et visiter mon blogue, toujours en ligne sans être mis à jour (un jour, qui sait…). (Note de funambuline : je vous encourage à aller visiter son blog si vous êtes intéressés par la cuisine des restes, c'est une mine d'or d'idées !)


Mon frigo après une fin de semaine intense de cuisine.
Son contenu : un reste de gigot d’agneau, des épinards cuits, du pecorino mariné,
un pesto, un mélange d’herbes et d’épice, une sauce à la viande,
du riz cuit, des frites de légumes racines, un sirop à la menthe,
une soupe cerfeuil- feuilles de céleri-fanes de radis, du poulet madras,
en plus de tous les produits de base. Ouf !

Le recyclage des restes de table


Au quotidien, je cuisine pour deux personnes, mais je n’aime pas être prise au dépourvu ou être en panne d’inspiration. Pour ces raisons, j’aime bien en faire un peu plus (voire beaucoup plus dans le cas des sauces et pestos) de façon à avoir des restes, que je réutilise de trois façons : une partie de ces restes est apportée en lunch au travail, une partie est congelée pour plus tard et une partie est transformée. Attendu que les deux premières façons d’utiliser les restes me semblent être des évidences, je vais me concentrer sur la dernière et partager quelques-unes de mes astuces pour éviter le gaspillage.

Il suffit d’un peu de créativité (et de bonne volonté) pour transformer des restes ennuyeux en repas fabuleux ! L’enthousiasme de Jamie Oliver me gagne dès que je parle de nourriture, comme vous pouvez le constater… Le plus souvent, j’utilise les petits restes de légumes cuits ou de viande pour en faire une omelette ou un riz frit. Il m’arrive également d’en faire des farces pour raviolis, des gnocchis, des cromesquis ou des soupes. Je ne peux pas vraiment de donner de recettes, puisque en tant qu’ancienne étudiante de l’UQAM je suis anarchiste je travaille dans la spontanéité et l’improvisation. Néanmoins, voici quelques idées de transformation de restes que je vous invite à vous approprier et à apprêter à votre propre sauce .

samedi 4 avril 2015

Nigella



Il faut que je vous le dise, j'aime une femme, voilà. Elle s'appelle Nigella. Elle est anglaise, gourmande, voluptueuse, talentueuse, féministe, généreuse, athée, brillante, divine.

Nous sommes nombreux à aimer cette femme, Nigella Lawson de son nom complet, autodidacte de la cuisine, ex-critique littéraire et culinaire, auteure de livres de cuisine qui sont tous des best seller et des succès critiques depuis 1998, année de la publication de "How to Eat", hôtesse d'émissions culinaires, etc. Mais ça c'est sa biographie, et en fait on s'en fiche. J'aimerais vous montrer comment Nigella fait des cookies au chocolat, juste pour vous faire comprendre qui est ce personnage, qu'on soit bien tous sur la même longueur d'onde sur le côté totalement érotique de la chose. Elle est d'ailleurs surnommée "the queen of food porn" et c'est entièrement mérité.


"To some people using half a kilo of chocolate to make twelve biscuits may seem excessive, 
but I can tell you I don't put a price on aliviating human suffering."

(Désolée, cette vidéo et toutes les suivantes sont exclusivement en anglais.)

Alors oui, elle en fait des tonnes dans la scénarisation de la recette. Est-ce gênant ? Je trouve au contraire que ça donne toute l'emprise émotionnelle nécessaire pour comprendre, justement, le côté émotionel de sa cuisine. Tout est logique, tout fonctionne, cette femme n'est pas qu'une déesse domestique (un de ses best seller les plus connu s'intitule "How to be a domestic goddess"), c'est aussi une déesse des réseaux sociaux et de la communication.

Sa vidéo mélange scénarisation, petites phrases parfaitement dosées et interprêtées ("a sprint to the fridge, that's the only exercise you'll ever see me taking!"), de vraies astuces de cuisine (l'oeuf froid, le sel, la cuillère à glace, la congélation d'une partie de la pâte), des gestes parfaitement exécutés et filmés pour pouvoir reproduire cette recette très facilement à la maison, une réalisation visuelle et sonore très soignée, un montage punchy qui ne perd pas une seconde tout en réussissant à placer une ambiance. Son succès n'est pas spontané, il est très bien calculé, très bien réalisé. Ce qui ne l'empêche, à aucun moment, d'être sincère.

jeudi 2 avril 2015

Le gâteau au yoghourt, champion du recyclage !



Depuis la soirée Deuxième Service, je traque de manière encore plus acharnée mes gaspillages d'aliments, et j'avoue avec fierté n'en déplorer que très peu, car je suis la championne de l'utilisation des restes. Durant mes années d'étudiante au budget restreint, j'ai appris à tout utiliser, à tout recycler, et à tester des trucs parfois improbables, qui ont fini par fonctionner à merveille et devenir des classiques de ma cuisine.

Selon vos commentaires sur facebook, la cuisine des restes vous intéresse vous aussi, je suis persuadée que chacun d'entre vous a des "recettes de restes" améliorées au fil du temps, et je serais ravie de les lire en commentaires. J'ai d'ailleurs proposé à une amie dont l'imagination culinaire m'impressionne énormément de partager quelques unes de ses recettes. Cet article sur l'optimisation des restes, des aliments bientôt périmés et des fonds de placard est donc le premier d'une série. Vous pourrez retrouver tous ces articles en cliquant sur la catégorie Deuxième Service. Si vous avez une recette originale, facile à réaliser... et délicieuse qui permet d'utiliser des restes, et que vous avez envie de participer à cette série, n'hésitez pas à m'envoyer un mail avec votre texte !

La première recette que j'ai envie de partager avec vous est celle du gâteau au yoghourt (oui, chers amis français, en Suisse, comme en Belgique et au Canada, on dit yoghourt et non yaourt, mais il s'agit bien de la même chose). Parce que cette recette est simplissime à réaliser, composée de très peu d'ingrédients qu'on a toujours plus ou moins dans nos placards et qu'elle permet des modifications à l'infini tout en continuant à ressembler à un "gâteau", contrairement à toutes les recettes de pâtisserie qui demandent la précision d'un horloger pour être réalisées.

lundi 30 mars 2015

Helvetibox


En novembre, le créateur de l'Helvetibox, m'a envoyé un gentil mail pour me proposer de tester sa boîte. J'ai dit oui avec plaisir. Deux jours plus tard, je recevais trois autres propositions, ce qui m'a un peu refroidi, le côté "tendance" des box ne m'a pas motivée à les tester tout de suite, et puis, au fil du temps, j'ai testé les produits de toutes ces boîtes. Et l'Helvetibox est la seule à laquelle je me sois abonnée.



Le concept est simple : chaque mois, l'Helvetibox nous emmène à la découverte d'un canton suisse. Dans la boîte mensuelle entre 5 et 8 produits qui permettent de goûter au terroir et aux traditions culinaires de ce canton. Les produits sont d'excellentes qualité et sélectionnés avec soin. On trouve presque chaque mois un produit slowfood, ce sont souvent des petits producteurs qui sont sélectionnés, et le meilleur du meilleur du/des produit/s emblématiques de cette région-là. En plus des produits, extrêmement bien emballés, se trouve un feuillet explicatif.


J'en suis à ma troisième Helvetibox (et certainement pas la dernière !) et j'ai développé un rituel d'ouverture. D'abord, je trépigne de joie en amenant le colis sur le comptoir de ma cuisine. Puis j'ouvre délicatement l'emballage et je découvre les produits un par un. Je les dispose pour les prendre en photo (la blogueuse/instagrameuse que je suis ne peux s'en empêcher). Ensuite, je lis le feuillet in extenso. Il y a d'abord un texte de présentation du canton sélectionné, suivi de deux pages où chaque produit est décrit en détail, les producteurs sont souvent présentés également. Les textes sont certes descriptifs et informatifs, mais également très agréables à lire et plein d'humour. Sur la dernière page du feuillet, une recette typique du canton en question et souvent inconnue pour les autres suisses (par exemple la Torta di Pane tessinoise ou la Mehlsuppe bâloise). A la fin de ma lecture du feuillet, je reviens vers les produits pour les ranger, un par un, dans mes placards, en me demandant comment les tester.

jeudi 26 mars 2015

Qui suivre sur instagram ? #2



L'idée de cette série d'articles vous ayant plu, on continue. Mais avant de vous citer les quelques comptes que j'ai préférés ces dernières semaines, j'aimerais vous mettre à contribution. Dans les prochains "épisodes" de cette série de billets, j'aimerais faire des sélections avec :
  • des comptes gourmands
  • des comptes de food art (le food art c'est ça)
  • des comptes autour de l'origami
Alors si vous en voyez passer de fabuleux, je vous serais reconnaissante de me le faire savoir, afin que ces articles soient les plus utiles possibles ! Si vous avez d'autres thèmes qui vous passionnent, n'hésitez pas à me les proposer... je sais très bien dire non :-)

J'aimerais aussi faire des listes des favoris d'autres personnes que moi. Si vous avez des envies particulières de personnes auxquelles poser cette question, je me ferai un plaisir de le faire et de publier ces résultats ici. Le prochain épisode sera d'ailleurs consacré à des comptes sélectionnés par l'équipe de @igerslausanne.




@lucaslevitan

Lucas Levithan, artiste brésilien basé à Londres, sélectionne des images qui lui plaisent sur instagram et dessine par-dessus, puis il les reposte sur instagram. Il appelle cette série Photo Invasion. Il a aussi créé un tag #IWantToBeInvaded si vous souhaitez lui soumettre vos photos pour qu'il les envahissent. J'adore le résultat, mais j'aime tout autant son idée de base et son utilisation d'instagram comme une source d'inspiration. Ses images sont aussi trouvables sur son site, qui regorge d'autres pépites que celles publiées sur instagram.

©Lucas Levitan
©Lucas Levitan
©Lucas Levitan


dimanche 22 mars 2015

Outils pour le design de blogs



Vous l'aurez remarqué (ou peut-être pas si vous ne me lisez que par RSS), j'ai fait des changements graphiques sur ce blog depuis quelques mois. Je n'ai pas encore le courage (ni le temps, ahem) de me lancer dans un vrai site rien qu'à moi, mais j'ai commencé petit à petit à oser aller toucher le code de mon blog pour modifier des détails qui me dérangeaient. Je me suis dit que les informations que j'ai trouvées pourraient aussi vous être utiles, alors voici une liste d'outils très faciles à utiliser, pour vous amuser et améliorer le design de votre blog, même si comme moi, vous êtes absolument nuls en design et infoutus de comprendre comment vous servir de photoshop ou d'illustrator.




Canva


Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois, cet outil de design de base est vraiment très pratique, en particulier parce qu'il intègre d'office tous les formats utiles pour les réseaux sociaux, les bannières et compagnie n'auront plus de secrets pour vous. En quelques minutes, vous pouvez uploader une image, choisir un design de base ou créer le vôtre, ajouter le texte qui vous intéresse et tout modifier (tailles, couleurs, fonts, transparence, etc.) pour arriver à un résultat qui vous plaise. Les outils intuitifs pour centrer, choisir des couleurs et des fonts sont très agréables à utiliser, et ils ont plus de 30 tutorials pour vous aider à apprendre à utiliser cet outil (bien que les bases soient tellement simples qu'on peut commencer sans aucun tuto). 

Indispensable à votre trousseau (à moins que vous ne soyez un pro de photoshop, évidemment).




Mapbox


Un site magnfique qui permet de créer et de customiser des cartes. Open Source, Mapbox est utilisé par toutes sortes de sites et de médias. Pour ma part, je m'y suis amusée à créer une carte de Lausanne avec mes adresses favorites, une cartes des balades gourmandes de Pierre Corajoud pour Lausanne à Table 2014, ou encore une carte de l'Aveyron avec les adresses que j'ai testées. C'est aussi sur cet outil qu'a été crée la carte des tweets géolocalisés, ou que le journal Le Temps a créé sa carte qui regroupe tous ses articles de la (très chouette) série "Un jour, une idée".
Pour les récits de voyages, les recueils de bonnes adresses ou des visualisation géographique en tout genre, cet outil est une perle.



vendredi 20 mars 2015

L'armée suisse contre les Martiens



Mon ami Hatman, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois parce qu'il aime sacrifier mes sacs à main ou me faire relire ses textes hilarants à 3h du mat', vient à l'instant de lancer son nouveau projet. Ce sera un long métrage de fiction, ça s'appellera "L'armée suisse contre les Martiens" et ce sera sans doute aucun le meilleur film sur l'armée suisse réalisé. EVER.




Pour réaliser ce projet, il a besoin de toutes les bonnes volontés (et les mains au porte-monnaie) disponibles, car il s'agit de présenter un projet en béton aux futurs investisseurs qui vont financer (on l'espère) le film, et ça coûte du pognon ces conneries.

Pour créer les Martiens, Hatman s'est adjoint son fidèle Fred Bastide, qui fait des trucs époustouflants, genre ça, ou ça, ou encore ça, et qui sera le directeur artistique, autant vous dire que ça va dépoter sa mémé.

©Fred Bastide

Si vous voulez avoir la chance de, enfin, rigoler de l'armée suisse avec de la fiction et pas la réalité, il est temps de filer quelques sous au merveilleux homme au chapeau... d'ailleurs, si le film se fait, il promet de tomber le masque !


Pour lui filer du pognon et du soutien moral, c'est ici : https://wemakeit.com/projects/l-armee-suisse-contre-les-ma
La page facebook c'est là : https://www.facebook.com/armeesuisse (avec l'url armée suisse hinhinhin)
Le site web pour avoir des news c'est par là : http://www.martiens.ch/
Et enfin, Hatman himself sur twitter, c'est ici : https://twitter.com/hatman_ch



Et maintenant, un peu de lault. 


Je vous kiffe mes bibous.

mercredi 11 mars 2015

Qui suivre sur instagram ? #1




Lundi, le New York Times a fait ses premières publications sur instagram. A force de m'intéresser de près à cet outil, ma veille m'a permis de le savoir très rapidement, tellement rapidement que j'ai posté l'info sur facebook 3 minutes après le New York Times lui-même... publication que je n'avais pas vue. Je ne dis pas ça pour faire ma star me vanter me faire mousser dans le vide, je le dis parce que ça m'a permis de me rendre compte que mes "antennes" sont au point sur le sujet. C'est le bon moment pour partager tout ça avec vous.

Instagram, comme twitter par exemple, est un outil très facile à utiliser, mais qui peut paraître opaque quand on ne sait pas qui suivre. Et si on est indifférents aux #selfies et à la #foodporn, ça peut paraître un grand desert. Alors qu'instagram est une mine de trésors, tant pour les amateurs de photographie, de design, d'illustrations ou d'art, que pour des férus d'infos et d'actu, ou pour les spécialistes d'un sujet particulier, quel qu'il soit. Mon réseau rhinocéros, par exemple, devient tellement important, que j'ai des news de cet animal de sources disséminées partout dans le monde qui m'informent quotidiennement de cette population en voie de disparition, sur instagram.

Tout ça pour vous dire que je vais entamer une série d'articles qui compileront des comptes intéressants à suivre sur instagram. Soit parce qu'ils font des images extraordinaires, soit parce qu'ils utilisent l'outil de manière passionnante et/ou innovante, soit parce qu'ils font l'actu. Je ne sais pas encore quel sera le rythme de ces publications, ça dépendra probablement de mes découvertes et de vos questions ou envies.

Pour ce premier billet, je vous propose simplement quelques comptes à suivre, si vous être arrivés sur instagram depuis peu et que vous êtes encore à la recherche de l'arbre à joyaux parmi la forêt de #selfie et #foodporn.


lundi 9 mars 2015

Deuxième Service


Samedi dernier, j'ai eu la chance de pouvoir déguster un repas gastronomique préparé uniquement avec des produits destinés à la poubelle, et c'était délicieux.

Tout commence avec Denis Corboz (aka @levolatile sur twitter), enseignant, musicien, conseiller communal, mais sa casquette qui nous intéresse ici c'est celle de gourmet. Quand il voit une camionnette de l'association Table Suisse avec le slogan "Récupérer - distribuer - nourrir", il s'interroge et fait quelques recherches, suivies de quelques rencontres. Et il se passionne pour le sujet, il découvre alors le pourcentage d'aliments qui terminent à la poubelle en Suisse (2 millions de tonnes par an, ce qui correspond à environ 30%) et le fait que ces chiffres sont très peu connus. Et il décide de créer un événement pour sensibiliser la population à ce déprimant gaspillage.


Il contacte alors la CARL et Table Suisse, qui sont les associations qui récupèrent à Lausanne les aliments sortis des rayons des magasins ou des surplus des producteurs, et les redistribuent à des associations telles que les Cartons du Coeur, des foyers d'urgence, cuisines populaires, centres d'accueil, etc. Ces associations qui récupèrent ne manquent pas de produits, au contraire, ils en récupèrent des tonnes, qu'ils essaient de redistribuer en totalité, ce qui est parfois plus compliqué. Ce qui leur manque, ce sont plutôt des moyens financiers.

Les produits récupérés sont souvent des produits sortis de rayons de supermarchés parce qu'ils ont dépassé la date limite de vente (DLV), mais pas la date limite de consommation (DLC). Il y a même très souvent des produits n'ayant même pas dépassé la DLV, les clients rechignant à acheter des produits s'en approchant, certains magasins anticipent et sortent certaines marchandises de rayon avant même la DLV, et donc parfois plus de 6 à 10 jours de la DLC pour de la viande ou des produits laitiers, et plusieurs semaines pour des produits d'épicerie sèche.

Exemple des produits récupérés et utilisés par le repas du soir :
clémentines, champignons, lentilles, chocolat, lait, etc.

Après les associations, il fallait trouver comment mettre ces produits en valeur. En allant manger à la table d'hôte de Eric Godot à La Source des Saveurs (que je vous recommande vivement, tous les mardi et jeudi midi, une occasion en or de découvrir ce personnage passionné et passionnant), Denis Corboz a proposé l'aventure au chef qui a immédiatement accepté ! C'est pourtant un challenge inédit, Godot est habitué à être approvisionné en produits exceptionnels au quotidien, là il est question de faire avec des invendus de supermarchés pour 170 personnes !


Le quatrième partenaire de la soirée était la flamboyante Brasserie de Montbenon, qui a offert son cadre exceptionnel qui a permis de régaler 170 couverts. C'était assez inédit de voir deux brigades, celle de la Source des Saveurs sous la direction d'Eric Godot et celle de la Brasserie de Montbenon sous la direction de François Grognuz, dresser les plats de la soirée à 10 mains.  (Oui, ma critique du lieu vient bientôt, patience petits padawans.)

Comment cela s'est-il déroulé concrètement ? Le chef Eric Godot s'est décidé assez vite sur deux composants de son menu en consultation avec Table Suisse : du poisson en entrée et de la volaille en plat. A l'époque de sa décision, il était question de 40 couverts. Puis, face à l'intérêt populaire et à la grande disponibilité de l'équipe de la Brasserie de Montbenon, la quantité de couverts est montée à 170. Impossible d'être sûrs d'avoir autant de ces ingrédients indispensables en quelques jours. Eric Godot a donc récupéré, depuis 2 mois, poisson et volaille, ayant dépassés la DLV mais pas la DLC, et les a congelés au fur et à mesure afin d'avoir la quantité adéquate pour construire 170 assiettes. Mais tout s'est accéléré la semaine précédent la soirée. De plus en plus impressionné par la qualité des produits qu'il voit passer, Eric Godot décide le mardi précédent la soirée que finalement, ce ne seront pas trois, mais cinq plats qui seront servis aux 170 convives, grâce à de magnifiques bottes d'asperges, à du boudin noir, à des pommes, et à du surplus de poisson.

La totalité des plats ont été cuisinés avec des produits récupérés par Table Suisse et la CARL, et c'était l'excédent de l'excédent, afin de ne pas priver les associations bénéficiaires habituelles, à deux mini-exceptions près : des oeufs pour une idée de dernière minute du chef qui n'a pas eu le temps d'en récupérer suffisamment dans le processus et certaines matières grasses.

Ces 5 plats ont été dressés et servis entre 19h30 et 21h15, au grand plaisir de tous les convives présents, dans une ambiance chaleureuse et enjouée, avec un service efficace et souriant, j'ai été impressionnée par cette efficacité en toute décontraction.

vendredi 6 mars 2015

CSI: CYBER, la recette idéale du navet flamboyant


Vous connaissez tous la série CSI (aka Les Experts), et vous savez même tous ce que ces trois lettres veulent dire : Crime Scene Investigation. La première en date, rebaptisée depuis CSI: Las Vegas a mis la médecine légale et les investigateurs scientifiques à la mode, malgré des procédés décrits totalement absurdes, ou irréalistes, ou les deux. Cette série, qui en est à sa quinzième saison, a fait des petits a produit des spin off : CSI: NY et CSI: Miami (et les fameuses lunettes noires de David Caruso). Dans chacune d'entre elles, une équipe de spécialistes sous les ordres d'un chef autoritaire mais juste et surtout charismatique, résolvent des crimes absurdes complexes par des méthodes qui le sont tout autant. Même structure d'épisode partout, mêmes très légers conflits humains entre les protagonistes, le but est de tenir sur la durée, il ne faut pas trop développer... En ce merveilleux mois de mars 2015 a débuté le dernier opus de la série de séries de Brubru (aka Brukheimer pour les intimes) : CSI: CYBER. Oh oui, cyber. Joie, bonheur, hipsters et chatons égorgés faux maping 3D interactif, tout y est pour 50 minutes de bullshit fulgurant où l'on parle de hackers et de code sans savoir ce que c'est. Bonheur je vous dis, enfin, pour les amateurs de navet, qui vont néanmoins s'ennuyer très vite, je prédis dès le 4e épisode. 


J'ai regardé le pilote en entier, sans faillir, pour vous livrer la recette du navet flamboyant. Il suffit de suivre les étapes suivantes : 

  • Parler d'un sujet à la mode à propos duquel vous et votre équipe de scénaristes n'avez AUCUNE connaissance.


Pour ce faire, n'hésitez jamais à utiliser des mots, des univers et des technologies dont vous n'avez aucune idée, sans jamais prendre la peine de vérifier, et en en faisant des tonnes. Dans un monde "cyber", il faut que les mots hackers, dark net, cyber, code, malware, ou même simplement online, Internet et conected soient utilisés le plus souvent possible à chaque épisode.
Les technologies décrites doivent être complexes et non détaillées, mais chaque personnage doit comprendre de quoi il s'agit.
N'hésitez pas à en rajouter des tonnes tant dans l'émotion que dans les gadgets, cela vous permettra ensuite d'évoquer le fameux second amendement degré pour vous défendre des critiques négatives.


Tous ces écrans doivent certainement vouloir dire que ces gens sont très connectés,
c'est bien connu, les très connectés sont toujours en train de regarder
plusieurs chaînes d'informations à la télé.

jeudi 5 mars 2015

Comment améliorer la recherche sur votre blog ?

Quand on commence à bloguer, on ne se rend pas compte que, 6 ans plus tard, on aura des centaines et des centaines d'articles (celui-ci est mon 924ème article) sur toutes sortes de sujets. Ces articles qui ne sont plus sur la page d'accueil partent parfois aux oubliettes, et c'est dommage. Tout ce contenu que vous avez mis du temps à rédiger et à illustrer peut devenir pratiquement invisible, alors qu'il est là, tout près. 

Comment faire pour rendre votre blog plus facile à naviguer ?

Il y a plusieurs options. Je vais vous parler en particulier ici des features de la plateforme blogger, vu que j'y suis, mais les mêmes réflexions peuvent être adaptées à tous les blogs.




Configurer une barre de recherche et la rendre visible


Dans blogger, cette barre est configurable en ajoutant un widget (ici le widget de base, mais il y en a de plus complexes) dans votre layout. C'est très facile à mettre en place et immédiat. Configurez-la pour être en recherche uniquement sur votre blog, et profitez-en pour personnaliser son titre, elle n'en sera que plus visible. Pour sa visibilité aussi, essayez de la positionner le plus haut possible sur votre page d'accueil. 

Il m'arrive régulièrement, en tant que lectrice, ne plus savoir le titre d'un article d'un blog, mais juste son sujet, et j'utilise donc ces barres de recherche, quand elles existent, sur les blogs. Malheureusement, elles sont rares, et j'abandonne souvent en cours de route sans finir par linker l'article dont je me souvenais. Nous perdons probablement tous ainsi de potentiels lecteurs, c'est dommage.



Mais une barre de recherche n'est pas suffisante. Il faut aussi réfléchir à un classement plus complet, qui permette à nos lecteurs, de naviguer à travers notre blog selon des catégories qui sont compréhensibles pour eux et, accessoirement, qui mettent en valeur nos thématiques favorites.

Quand je découvre un blog, ce qui m'attire l'oeil en premier sont souvent les pages fixes et le nuage de tags où je peux me rendre compte des thémathiques traitées par ce blogueur par uniquement dans l'article que je découvre à ce moment-là.

mardi 24 février 2015

So gay



L'avancement social passe aussi par la représentation des "minorités" sur les écrans. "Minorité" pour les grosses boîtes de production, hollywoodiennes ou non, veut dire : "tout ce qui n'est pas un homme blanc jeune mince hétéro non-handicapé de classe moyenne ou supérieure." Depuis quelques décennies maintenant, dans chaque film hollywoodien, vous avez un "alibi de couleur" (vous savez, le noir qui meurt dans les films d'actions). Depuis moins de temps, les "couleurs" se généralisent. Les films ou séries où la majorité du casting ne sont pas blancs se généralisent depuis... euh, 2 ans, mais ce n'est toujours pas le cas pour les autres "minorités". C'est à dire, à la louche, les femmes (même si on trouve de plus en plus d'héroïnes, elles sont toujours minoritaires, et ne parlons pas des jeux vidéos, sinon on va se fâcher), les handicapés, les vieux, les gros... et les gays. La différence avec "les gays" c'est peut-être que c'est une caractérisation non-visible. Je veux dire par là qu'un acteur noir va forcément jouer un personnage... qui est noir (contrairement aux débuts du cinéma où même les personnages noires étaient interprêté uniquement par des acteurs blancs), il y a des acteurs et actrices gays depuis longtemps dans l'industrie, mais ce n'est pas pour autant que la représentation de cette "minorité" était visible à l'écran. (Je parle donc ici évidemment des personnages gays dans les univers diégétiques et non des acteurs et actrices qui les incarnent.)

Vous pensez que j'exagère ? La polémique de la semaine, c'est que dans la série à très grand succès The Walking Dead, après 5 saisons, les scénaristes ont osé intégrer des gays, dans l'épisode 11 de la saison 5, The Distance. Et ça fait un tollé sur les réseaux sociaux, dans le monde anglo saxon mais pas seulement, les réactions francophones ont été fortes et tout autant abjectes. Cette série qui vous explique en long et en large qu'on ne peut survivre sans voiture et sans arme ose le sacrilège suprême. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le politiquement correct pour certains (qui ne représentent pas forcément la "majorité" non plus, heureusement).

Traduction : "l'Amérique condensée dans un seul tweet :
"Je regarde The Walking Dead avec mes enfants depuis des années,
quand soudain, sans avertissement, vous y mettez des gays, je suis déçu."

Point positif ? Les seconds rôles afro américains et asiatiques n'ont pas soulevés de tollé, c'est ridicule, mais c'est un signe indéniable que les mentalités évoluent. Mais pas pour les gays. Encore moins si on élargit à la communauté LGBTQIAPD (Lesbian Gay Bisexual Transgender Questioning Queer Intersex Asexual Pansexual Demisexual). Alors je vous ai préparé une petite sélection des séries où, accessoirement, certains personnages sont gays, parce que ça fait avancer le schmilblick pour ceux qui ont peur de l'inconnu, quand on le voit à la télé ça fait moins peur. Allons-y Alonso.


The L World (2004-2009)

Sauf erreur la première à oser un casting entièrement gay (quand je dis casting, je parle des personnages et pas des actrices). Et la série est géniale. Des personnalités très diverses, des problématiques de couples et sociales passionnantes, cette série reste une de mes préférées.


Looking (2014 - ?)

Un groupe d'ami gays dans le mythique quartier de Castro (pensez Harvey Milk), des personnalités passionnantes qui pouvaient paraître totalement stéréotypées dans la première moitié de la première saison et que s'approfondissent avec succès dès la saison 2. Très plaisant visuellement, probablement repoussante néanmoins rien que par son pitch pour ceux qui justement ne veulent "pas voir ça à la télé". Je prends beaucoup de plaisir à suivre ces personnages chaque semaine.


The Fosters (2013 - ?)

Cette série est atypique, il s'agit de l'histoire d'une famille d'accueil, dont les parents sont deux femmes, l'une blanche, l'autre métis blanche et afro américaine, elles ont 5 enfants, dont l'un est l'enfant biologique d'une des mères, deux sont des ados latinos et les deux derniers, une fille adolescente et un petit garçon d'une dizaine d'années, qui arrivent dans le pilote de la série, sont un frère et une soeur qui se sont fait baloter dans le système des "foster kids" toute leur enfance. Le fait que le couple adoptant soit gay est à peine discuté. C'est un fait établi qui ne pose apparemment de problème à personne. On voit dans le développement de la série que ce n'est pas le cas et qu'elles doivent souvent se battre pour être reconnue légitimement, mais plus souvent contre des proches jugeant que contre le système car elles connaissent leurs droits. Mais cette série qui établit une nouvelle norme est passionnante, d'autant que sans ce couple de femmes à la tête de cette famille, ce serait une bluette tire-larmes pour adolescents comme il y en a tant... sauf qu'elle normalise l'homosexualité et la mixité raciale (qui a aussi été très longtemps un tabou aux Etats-Unis) et que les enjeux des épisodes sont plus souvent sentimentaux ou autour d'autres questions telles que les adictions, les premières relations sexuelles adolescentes, etc. Cette famille finit par devenir banale et cette banalité fait probablement beaucoup plus de bien à la visibilité des "minorités" dont je vous parlais plus haut que beaucoup de séries qui pourraient être plus choquantes pour des spectateurs puribonds qui ne les regarderaient pas rien qu'à cause de leur résumé (comme Looking par exemple). Pour ne rien gâcher, les acteurs sont plutôt excellents et même si le scénario est souvent poussif, plein de beaucoup trop de bons sentiments et de rebondissements peu réalistes, c'est très plaisant à voir. Je prends ma dose de guimauve chaque semaine depuis le premier épisode sans arriver à comprendre comment je suis accrochée, mais je suis définitivement accrochée. Cette série, produite par Jennifer Lopez, a fait couler beaucoup d'encre sur son utilité pour la visibilité des minorité et a ouvert beaucoup de dialogues. J'espère qu'elle réussira longtemps à sonner aussi juste !


Glee (2009 - ?)

Cette étonnante série qui ressemble de prime abord à une comédie musicale pour adolescents ose aborder des sujets incroyablement controversés en chansons, mais pas seulement. Tout y est passé, homosexuels hommes et femmes, bisexuels, transgenres, asexuels, mais aussi handicapés, gros, noirs, latinos, asiatiques, etc. Oui, les scénaristes en font leur beurre, mais c'est très réussi et, sous couvert de chansons populaires, je suis persuadée que cette série destinée à des ados US les aide à se poser des questions. C'est parfois approximatif et pas toujours très adroit, mais grâce à certains de leurs personnages homophobes qui disent des horreurs, je suis persuadée que certains messages passent et je me surprend régulièrement à verser une larme d'émotion. Comme lors de l'épisode récent où un choeur de personnes transgenres (qui existe vraiment) vient accompagner et soutenir un personnage qui a fait récemment son coming out. Et tout ça sur la FOX, mesdames et messieurs !




Shameless (2011 - ?)

Cette série qui se passe dans une banlieue américaine white trash que l'on suppose totalement homophobe, propose un couple atypique et présente leurs peurs de s'afficher de manière totalement étonnante car dès qu'ils osent, enfin, leurs proches n'ont absolument aucun problème avec ça. C'est probablement loin d'être représentatif de la réalité dans les milieux dépeints, mais c'est particulièrement jouissif à regarder. Cette série est une merveille dont je ne me lasse pas, et ce couple un de mes couples préférés à l'écran en ce moment.


Modern Family (2009 - ?)

Le couple gay parmi les trois couples de protagonistes n'est pas le plus cliché et leur relation est tout à fait hilarante... comme toutes les autres relations de cette sitcom qui continue à me faire rire après 5 saisons. Encore une série où un couple gay, marié, et parent, devient banal et normal. Tant mieux, c'est ça qui fait avancer les choses !


Transparent (2014)

Mini-série qui est mon coup de coeur absolu pour 2014. J'en ai déjà parlé mais j'en rajoute une couche pour ceux qui douteraient encore. Mort, une soixantaine d'année, annonce à ses trois enfants dans la trentaine, qu'il va dorénavant vivre en tant que femme. Le choc de cette annonce de changement d'identité va provoquer chez tous les membres de cette famille et chez leurs proches une profonde réflexion sur leurs propres identités. L'écriture de cette série est d'une très grande intelligence et finesse, à voir absolument.


Six Feet Under (2001 - 2005)

Cette saga familiale mythique dont un des personnages principaux est gay aborde la thématique avec subtilité, le couple gay supporte les mêmes problèmes que les autres couples de la série, c'est presque "normal", et ça fait du bien. A voir ou revoir.


The Wire (2002 - 2008)

Autre série mythique, qui n'en fait jamais un enjeu central, c'est simplement un aspect de certains personnages. Et c'est particulièrement significatif vu son succès dans certaines banlieues où l'ambiance est plutôt à l'homophobie crasse.


Queer as Folk (2000 - 2005)

Qui est sur ma to watch list, mais dont on me dit énormément de bien.




Vous trouvez aussi des personnages gays intéressants, mais qui servent parfois uniquement d'alibi pour parler d'homophobie (ce qui est important en soit on est d'accord), dans BuffyDesperate Housewives, Scandal, Dawson's Creek, Friends, The Shield, etc.


Il y a évidemment des dizaines d'autres séries qui ont intégré des personnages gays à leurs scénarios, cette liste n'est pas exhaustive, si vous souhaitez de l'exhaustivité, il y a l'ami wiki (attention toutefois, leur liste n'est pas exhaustive non plus, j'ai dû ajouter The Fosters et Transparent, par exemple, n'hésitez pas à ajouter vos références également !). Si vous en avez d'autres qu'il faut absolument que j'ajoute et qui intègrent des personnages gays sans en faire un alibi politiquement correct comme le-noir-qui-meurt-dans-les-films-d'action, ce sera avec grand plaisir ! Et merci à tous ceux qui m'ont signalé certaines des séries ci-dessus sur twitter, mes followers sont fabuleux.