lundi 30 mars 2015

Helvetibox


En novembre, le créateur de l'Helvetibox, m'a envoyé un gentil mail pour me proposer de tester sa boîte. J'ai dit oui avec plaisir. Deux jours plus tard, je recevais trois autres propositions, ce qui m'a un peu refroidi, le côté "tendance" des box ne m'a pas motivée à les tester tout de suite, et puis, au fil du temps, j'ai testé les produits de toutes ces boîtes. Et l'Helvetibox est la seule à laquelle je me sois abonnée.



Le concept est simple : chaque mois, l'Helvetibox nous emmène à la découverte d'un canton suisse. Dans la boîte mensuelle entre 5 et 8 produits qui permettent de goûter au terroir et aux traditions culinaires de ce canton. Les produits sont d'excellentes qualité et sélectionnés avec soin. On trouve presque chaque mois un produit slowfood, ce sont souvent des petits producteurs qui sont sélectionnés, et le meilleur du meilleur du/des produit/s emblématiques de cette région-là. En plus des produits, extrêmement bien emballés, se trouve un feuillet explicatif.


J'en suis à ma troisième Helvetibox (et certainement pas la dernière !) et j'ai développé un rituel d'ouverture. D'abord, je trépigne de joie en amenant le colis sur le comptoir de ma cuisine. Puis j'ouvre délicatement l'emballage et je découvre les produits un par un. Je les dispose pour les prendre en photo (la blogueuse/instagrameuse que je suis ne peux s'en empêcher). Ensuite, je lis le feuillet in extenso. Il y a d'abord un texte de présentation du canton sélectionné, suivi de deux pages où chaque produit est décrit en détail, les producteurs sont souvent présentés également. Les textes sont certes descriptifs et informatifs, mais également très agréables à lire et plein d'humour. Sur la dernière page du feuillet, une recette typique du canton en question et souvent inconnue pour les autres suisses (par exemple la Torta di Pane tessinoise ou la Mehlsuppe bâloise). A la fin de ma lecture du feuillet, je reviens vers les produits pour les ranger, un par un, dans mes placards, en me demandant comment les tester.


Lors de ma première boîte (qui était la 3e Helvetibox), la tessinoise, sur les 7 produits présentés, deux d'entre eux ont disparus dans la semaine (les sublimes amaretti bianchi et la sauce tomate que je n'ai pas trouvé particulière, mais c'est certainement parce que je fais mes sauces tomates moi-même), deux autres ont eu une vie assez courte dans mes placards (le miel de châtaigner et la polenta bio), mais pour les 3 derniers, ils sont restés sans réussir à m'inspirer pendant des mois. J'étais donc un peu dubitative sur le concept : si moi, qui m'estime comme assez aventureuse et créative en cuisine, je n'arrive pas à utiliser ces produits-là, d'autres personnes le feront encore moins ! Si chaque mois on utilise la moitié des produits et l'autre moitié finit dans nos placards, ils vont rapidement être surchargés !


Et puis je me suis rendue compte que la boîte était arrivée juste avant des semaines de très fort taux d'occupation et que je n'avais probablement pas eu assez de temps pour m'y pencher. J'ai donc décidé de tester ces produits. Les popcorn bios, en faisant... des popcorn, un truc que je n'avais pas dû faire depuis mes 12 ans, et j'étais fort stupide, parce que c'est vraiment délicieux. Nous ne connaissons pas assez le bonheur des popcorn frais en Europe, même dans les cinés on nous les sert de la veille ou vieux de plusieurs jours avec un goût de carton. Mais ces popcorn-là, encore chauds, à peine saupoudrés de sucre de canne, ont été engloutis en quelques minutes. J'en refais régulièrement depuis, je ne suis pas au bout de mon paquet, et je pense que j'en rachèterai ! Quant à la farina bòna (farine de maïs torréfié) je n'ai pas osé la toucher avant que Laurène ne me dise : "remplace une partie de ta farine normale par celle-ci, tu vas voir, elle est géniale, elle sent le popcorn". Aussitôt dit, aussitôt fait, elle avait raison, c'est délicieux et ça sent particulièrement bon, elle ne durera plus très longtemps dans mes placards. Le seul produit qui n'a pas eu grâce à mes yeux, mais c'est une question de goût, c'est la confiture de châtaignes.

Des produits qui encombrent les placards ? Non. En fait ils sont tellement exceptionnels et soigneusement sélectionnés, que ma frustration actuelle est plutôt sur comment les acheter à nouveau quand le produit reçu dans la boîte est terminé... et je me suis abonnée à Helvetibox.


Mon abonnement a débuté avec la boîte bâloise, qui est ma préférée jusqu'ici. Sur le thème du carnaval, la boîte contenait :
  • une bière bio, la Drummler, brassée en honneur des joueurs de tambours du carnaval brassée par une micro-brasserie (que j'ai visitée d'ailleurs et qui est plus que sympathique, en particulier à 9h du matin après quelques heures de déambulations derrière des fifres) ;
  • un délicieux thé de carnaval avec des confettis de sucre dedans (!) de la maison bâloise London Tea, la plus ancienne maison de thé de Suisse (re !) (un mélange de rooibos et d'épices, sublime en infusion à froid) ;
  • des läckerli aux pruneaux (qui ont mystérieusement disparus presque immédiatement, ce doit encore être un coup de mon elfe de maison qui aussi fait disparaître le fromage) ;
  • des grenouilles au coca, mais si, vous vous souvenez, les Cola Fröschli de quand on était petits, je me suis régalée, j'en veux encore, ces bonbons sont toujours aussi bons... et inscrits au patrimoine culinaire suisse ;
  • du Matcha, une tuerie, du chocolat blanc aromatisé au thé matcha, une collaboration de la chocolaterie Beschle à Bâle et Les Gourmandises de Miyuko à Zürich, délicieux et très beau produit ;
  • du Kernotto issu d'un moulin artisanal, c'est-à-dire de l'épautre à cuisiner façon risotto, vous voyez le produit Ebly ? Ben la même chose mais à base d'épautre de variété ancienne non précuit, il demande donc 25 minutes de cuisson et il a du goût, lui, il a disparu en 3 jours...
  • de la gelée au café d'un couple d'agriculteurs, à laquelle je n'ai pas encore trouvé une utilité, mais ça ne devrait pas tarder dans un dessert ;
  • un bocal de Prune d'Or, une variété ancienne de prune sauvée par une agricultrice soutenue par Slowfood qui en fait un chutney aigre-doux, pas encore goûté.
Sur 8 produits reçus, 6 ont disparus en moins d'une semaine. Les deux derniers ne sauraient tarder à être testé, en même temps, ce sont des bocaux, j'ai plein d'autres bocaux dans mes placards que je n'ai pas testés. Carton plein pour cette boîte de février.



En mars, Helvetibox a choisi le mystérieux canton d'Appenzell, avec que des produits qui se terminent en -li :
  • En commençant par le fameux Biberli, produit le plus connu d'Appenzell dans le reste de la Suisse, à part peut-être leurs fromages, celui-ci est artisanal, cuit au feu de bois, uniquement composé d'ingrédients locaux y compris le miel ;
  • du même "roi des boulangers", du Appenzeller Birnbrot, ce "pain aux poires" contient aussi figues, raisins, noisettes et miel, il est parfait en tranches fines avec un peu de beurre pour un bon goûter ou avec un plateau de fromages (et c'est le seul produit pas en -li de la sélection) ;  
  • du Knobipantli, une saucisse sèche à l'ail, absolument délicieuse, 
  • et du Mostbröckli, de fines tranches de cuisse de boeuf salée et épicée puis fumée au feu de bois, absolument sublime, probablement le meilleur produit de type "viande séchée" que j'ai mangé. Helvetibox nous assure même que non seulement les animaux qui ont servi à confectionner ces charcuteries sont bien traités, mais qu'ils ont même la vue sur le lac de Constance ; 
  • un paquet de Appenzeller Nidelzeltli 212, des carrés de caramels durs à sucer, délicieux et avec un packaging primitif rétro magnifique ;
  • un petit paquet avec cinq truffes au chocolat à base de lait de chèvre de Albert Koch, jusqu'ici ça parait une très bonne idée, sauf que ce charmant monsieur amoureux de ses chèvres a décidé de les farcir à l'Appenzeller Alpenbitter (yeurk), ou à la poire et à la prune (beurk, re-beurk), j'ai failli arrêter le test là... mais viennent ensuite les truffes fourrée espresso et noisettes, et là j'ai compris tout l'intérêt du lait de chèvre dans le chocolat, une vraie découverte qui méritait bien ces petites embûches pour rendre cette aventure intéressante ; 
  • un pot de Öpfel-Rübli Konfi, c'est-à-dire une confiture de pommes et carottes qui a gagné la médaille d'or au concours suisse des produits du terroir, rien que ça.

C'était un terroir inconnu pour moi, j'ai fait des découvertes intéressante et ai vraiment l'impression, avec cette boîte-là en particulier, que l'Helvetibox a totalement rempli sa mission : me faire découvrir un nouveau terroir.

Maintenant que vous savez la très grande qualité des produits dans les boîtes parlons logistique. Le principe : tu t'abonnes, pour un, trois, six, neuf, douze mois, ou tu offres un abonnement à quelqu'un. Il faut t'abonner avant une certaine date, qui, pour la prochaine boîte tombe aujourd'hui, vite, vite, vite, pour recevoir la boîte du mois suivant, qui arrive en milieu de mois dans ta boîte aux lettres. Tu ne sais donc pas quel sera le prochain canton visité (sauf quand un journaliste détruit le suspense). Le prix de l'abonnement comprend les frais de port. Dès que tu as reçu ta boîte, tu reçois aussi une newsletter avec plein d'infos sur les produits, des recettes, des portraits d'artisans ou des personnalités locales, des infos sur les traditions culinaires, etc. (Que tu peux aussi retrouver sur le site plutôt pas mal foutu d'Helvetibox.)



Passons à la douloureuse : pour 1 mois, c'est 55 francs, frais de port compris. QUOI ? 55 francs pour 5 à 8 produits ? Tu te fous de ma gueule ? Non. C'est 55 francs, et en fait c'est pas cher. Si je calcule le prix des produits de la boîte bâloise, si je les achetais moi-même, en allant à Bâle : 6.- (la bière, prix indicatif) + 7,50 (le thé) + 5.- (les läckerli, prix indicatif) + 2.- (les Cola Fröschli, prix indicatif) + 5,50 (le chocolat matcha) + 6.- (le kernotto, prix indicatif) + 6.- (la gelée au café, prix indicatif) + 7,90 (la Prune d'Or Slowfood -qui se vend jusqu'à 12.- dans certaines épiceries fines...) + 9.- (frais de port) = 54,90. Donc 55.- de produits pour une boîte à 55 francs. Produits auxquels il faut ajouter l'emballage soigneux, pour la boîte du carnaval par exemple, en plus de la paille, il y avait des confettis, une petite attention qui m'a beaucoup amusée en ouvrant ma boîte.

Donc non, ce n'est PAS cher pour ce que c'est. Ce sont des produits exceptionnels à chaque fois, chacun d'entre eux, issus de petits artisans, producteurs et agriculteurs, soigneusement sélectionnés par le créateur d'Helvetibox, qui en plus propose des rencontres avec ces producteurs, des recettes, un contexte complet. C'est le prix du terroir, des produits de petits producteurs, souvent bios, qui respectent les traditions culinaires, agricoles et qui méritent que l'on mette un prix juste pour leurs efforts.

Et imaginez le boulot, il faut aller voir les producteurs, goûter les produits (bon, ok, ça c'est vraiment la partie cool du boulot), sélectionner des produits qui peuvent s'envoyer par la poste sans dommages, des produits non périssables, stocker plusieurs centaines de produits reçus des producteurs pour confectionner les boîtes, écrire les textes pour chaque produit, chaque producteur, chaque canton, gérer les abonnements, la communication, bref, un sacré boulot.

Vous l'avez compris, je suis conquise par le concept, et je ne peux donc que très chaleureusement vous recommander l'Helvetibox. Sachez encore que pour que ce concept permette à son créateur de vivre, il faut qu'il réussisse à avoir au moins 500 abonnés réguliers. Il en est à un peu plus de 150, après 7 mois d'existence. Je compte sur vous pour augmenter ce nombre !


Un dernier argument pour vous convaincre ? Dans ma boîte de Bâle, manquait le chocolat matcha. J'ai envoyé un mail à Helvetibox et reçu, deux jours plus tard, non pas une, mais deux plaques de ce délicieux chocolat, avec un petit mot d'excuse manuscrit. Donc en plus d'être un vrai amateur de terroir, le créateur d'Helvetibox est un vrai gentil garçon auquel je souhaite tout le succès qu'il mérite !

jeudi 26 mars 2015

Qui suivre sur instagram ? #2


L'idée de cette série d'articles vous ayant plu, on continue. Mais avant de vous citer les quelques comptes que j'ai préférés ces dernières semaines, j'aimerais vous mettre à contribution. Dans les prochains "épisodes" de cette série de billets, j'aimerais faire des sélections avec :
  • des comptes gourmands
  • des comptes de food art (le food art c'est ça)
  • des comptes autour de l'origami
Alors si vous en voyez passer de fabuleux, je vous serais reconnaissante de me le faire savoir, afin que ces articles soient les plus utiles possibles ! Si vous avez d'autres thèmes qui vous passionnent, n'hésitez pas à me les proposer... je sais très bien dire non :-)

J'aimerais aussi faire des listes des favoris d'autres personnes que moi. Si vous avez des envies particulières de personnes auxquelles poser cette question, je me ferai un plaisir de le faire et de publier ces résultats ici. Le prochain épisode sera d'ailleurs consacré à des comptes sélectionnés par l'équipe de @igerslausanne.




@lucaslevitan

Lucas Levithan, artiste brésilien basé à Londres, sélectionne des images qui lui plaisent sur instagram et dessine par-dessus, puis il les reposte sur instagram. Il appelle cette série Photo Invasion. Il a aussi créé un tag #IWantToBeInvaded si vous souhaitez lui soumettre vos photos pour qu'il les envahissent. J'adore le résultat, mais j'aime tout autant son idée de base et son utilisation d'instagram comme une source d'inspiration. Ses images sont aussi trouvables sur son site, qui regorge d'autres pépites que celles publiées sur instagram.

©Lucas Levitan
©Lucas Levitan


dimanche 22 mars 2015

Outils pour le design de blogs



Vous l'aurez remarqué (ou peut-être pas si vous ne me lisez que par RSS), j'ai fait des changements graphiques sur ce blog depuis quelques mois. Je n'ai pas encore le courage (ni le temps, ahem) de me lancer dans un vrai site rien qu'à moi, mais j'ai commencé petit à petit à oser aller toucher le code de mon blog pour modifier des détails qui me dérangeaient. Je me suis dit que les informations que j'ai trouvées pourraient aussi vous être utiles, alors voici une liste d'outils très faciles à utiliser, pour vous amuser et améliorer le design de votre blog, même si comme moi, vous êtes absolument nuls en design et infoutus de comprendre comment vous servir de photoshop ou d'illustrator.




Canva


Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois, cet outil de design de base est vraiment très pratique, en particulier parce qu'il intègre d'office tous les formats utiles pour les réseaux sociaux, les bannières et compagnie n'auront plus de secrets pour vous. En quelques minutes, vous pouvez uploader une image, choisir un design de base ou créer le vôtre, ajouter le texte qui vous intéresse et tout modifier (tailles, couleurs, fonts, transparence, etc.) pour arriver à un résultat qui vous plaise. Les outils intuitifs pour centrer, choisir des couleurs et des fonts sont très agréables à utiliser, et ils ont plus de 30 tutorials pour vous aider à apprendre à utiliser cet outil (bien que les bases soient tellement simples qu'on peut commencer sans aucun tuto). 

Indispensable à votre trousseau (à moins que vous ne soyez un pro de photoshop, évidemment).




Mapbox


Un site magnfique qui permet de créer et de customiser des cartes. Open Source, Mapbox est utilisé par toutes sortes de sites et de médias. Pour ma part, je m'y suis amusée à créer une carte de Lausanne avec mes adresses favorites, une cartes des balades gourmandes de Pierre Corajoud pour Lausanne à Table 2014, ou encore une carte de l'Aveyron avec les adresses que j'ai testées. C'est aussi sur cet outil qu'a été crée la carte des tweets géolocalisés, ou que le journal Le Temps a créé sa carte qui regroupe tous ses articles de la (très chouette) série "Un jour, une idée".
Pour les récits de voyages, les recueils de bonnes adresses ou des visualisation géographique en tout genre, cet outil est une perle.



vendredi 20 mars 2015

L'armée suisse contre les Martiens



Mon ami Hatman, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois parce qu'il aime sacrifier mes sacs à main ou me faire relire ses textes hilarants à 3h du mat', vient à l'instant de lancer son nouveau projet. Ce sera un long métrage de fiction, ça s'appellera "L'armée suisse contre les Martiens" et ce sera sans doute aucun le meilleur film sur l'armée suisse réalisé. EVER.




Pour réaliser ce projet, il a besoin de toutes les bonnes volontés (et les mains au porte-monnaie) disponibles, car il s'agit de présenter un projet en béton aux futurs investisseurs qui vont financer (on l'espère) le film, et ça coûte du pognon ces conneries.

Pour créer les Martiens, Hatman s'est adjoint son fidèle Fred Bastide, qui fait des trucs époustouflants, genre ça, ou ça, ou encore ça, et qui sera le directeur artistique, autant vous dire que ça va dépoter sa mémé.

©Fred Bastide

Si vous voulez avoir la chance de, enfin, rigoler de l'armée suisse avec de la fiction et pas la réalité, il est temps de filer quelques sous au merveilleux homme au chapeau... d'ailleurs, si le film se fait, il promet de tomber le masque !


Pour lui filer du pognon et du soutien moral, c'est ici : https://wemakeit.com/projects/l-armee-suisse-contre-les-ma
La page facebook c'est là : https://www.facebook.com/armeesuisse (avec l'url armée suisse hinhinhin)
Le site web pour avoir des news c'est par là : http://www.martiens.ch/
Et enfin, Hatman himself sur twitter, c'est ici : https://twitter.com/hatman_ch



Et maintenant, un peu de lault. 


Je vous kiffe mes bibous.

mercredi 11 mars 2015

Qui suivre sur instagram ? #1



Lundi, le New York Times a fait ses premières publications sur instagram. A force de m'intéresser de près à cet outil, ma veille m'a permis de le savoir très rapidement, tellement rapidement que j'ai posté l'info sur facebook 3 minutes après le New York Times lui-même... publication que je n'avais pas vue. Je ne dis pas ça pour faire ma star me vanter me faire mousser dans le vide, je le dis parce que ça m'a permis de me rendre compte que mes "antennes" sont au point sur le sujet. C'est le bon moment pour partager tout ça avec vous.

Instagram, comme twitter par exemple, est un outil très facile à utiliser, mais qui peut paraître opaque quand on ne sait pas qui suivre. Et si on est indifférents aux #selfies et à la #foodporn, ça peut paraître un grand desert. Alors qu'instagram est une mine de trésors, tant pour les amateurs de photographie, de design, d'illustrations ou d'art, que pour des férus d'infos et d'actu, ou pour les spécialistes d'un sujet particulier, quel qu'il soit. Mon réseau rhinocéros, par exemple, devient tellement important, que j'ai des news de cet animal de sources disséminées partout dans le monde qui m'informent quotidiennement de cette population en voie de disparition, sur instagram.

Tout ça pour vous dire que je vais entamer une série d'articles qui compileront des comptes intéressants à suivre sur instagram. Soit parce qu'ils font des images extraordinaires, soit parce qu'ils utilisent l'outil de manière passionnante et/ou innovante, soit parce qu'ils font l'actu. Je ne sais pas encore quel sera le rythme de ces publications, ça dépendra probablement de mes découvertes et de vos questions ou envies.

Pour ce premier billet, je vous propose simplement quelques comptes à suivre, si vous être arrivés sur instagram depuis peu et que vous êtes encore à la recherche de l'arbre à joyaux parmi la forêt de #selfie et #foodporn.


lundi 9 mars 2015

Deuxième Service


Samedi dernier, j'ai eu la chance de pouvoir déguster un repas gastronomique préparé uniquement avec des produits destinés à la poubelle, et c'était délicieux.

Tout commence avec Denis Corboz (aka @levolatile sur twitter), enseignant, musicien, conseiller communal, mais sa casquette qui nous intéresse ici c'est celle de gourmet. Quand il voit une camionnette de l'association Table Suisse avec le slogan "Récupérer - distribuer - nourrir", il s'interroge et fait quelques recherches, suivies de quelques rencontres. Et il se passionne pour le sujet, il découvre alors le pourcentage d'aliments qui terminent à la poubelle en Suisse (2 millions de tonnes par an, ce qui correspond à environ 30%) et le fait que ces chiffres sont très peu connus. Et il décide de créer un événement pour sensibiliser la population à ce déprimant gaspillage.


Il contacte alors la CARL et Table Suisse, qui sont les associations qui récupèrent à Lausanne les aliments sortis des rayons des magasins ou des surplus des producteurs, et les redistribuent à des associations telles que les Cartons du Coeur, des foyers d'urgence, cuisines populaires, centres d'accueil, etc. Ces associations qui récupèrent ne manquent pas de produits, au contraire, ils en récupèrent des tonnes, qu'ils essaient de redistribuer en totalité, ce qui est parfois plus compliqué. Ce qui leur manque, ce sont plutôt des moyens financiers.

Les produits récupérés sont souvent des produits sortis de rayons de supermarchés parce qu'ils ont dépassé la date limite de vente (DLV), mais pas la date limite de consommation (DLC). Il y a même très souvent des produits n'ayant même pas dépassé la DLV, les clients rechignant à acheter des produits s'en approchant, certains magasins anticipent et sortent certaines marchandises de rayon avant même la DLV, et donc parfois plus de 6 à 10 jours de la DLC pour de la viande ou des produits laitiers, et plusieurs semaines pour des produits d'épicerie sèche.

Exemple des produits récupérés et utilisés par le repas du soir :
clémentines, champignons, lentilles, chocolat, lait, etc.

Après les associations, il fallait trouver comment mettre ces produits en valeur. En allant manger à la table d'hôte de Eric Godot à La Source des Saveurs (que je vous recommande vivement, tous les mardi et jeudi midi, une occasion en or de découvrir ce personnage passionné et passionnant), Denis Corboz a proposé l'aventure au chef qui a immédiatement accepté ! C'est pourtant un challenge inédit, Godot est habitué à être approvisionné en produits exceptionnels au quotidien, là il est question de faire avec des invendus de supermarchés pour 170 personnes !


Le quatrième partenaire de la soirée était la flamboyante Brasserie de Montbenon, qui a offert son cadre exceptionnel qui a permis de régaler 170 couverts. C'était assez inédit de voir deux brigades, celle de la Source des Saveurs sous la direction d'Eric Godot et celle de la Brasserie de Montbenon sous la direction de François Grognuz, dresser les plats de la soirée à 10 mains.  (Oui, ma critique du lieu vient bientôt, patience petits padawans.)

Comment cela s'est-il déroulé concrètement ? Le chef Eric Godot s'est décidé assez vite sur deux composants de son menu en consultation avec Table Suisse : du poisson en entrée et de la volaille en plat. A l'époque de sa décision, il était question de 40 couverts. Puis, face à l'intérêt populaire et à la grande disponibilité de l'équipe de la Brasserie de Montbenon, la quantité de couverts est montée à 170. Impossible d'être sûrs d'avoir autant de ces ingrédients indispensables en quelques jours. Eric Godot a donc récupéré, depuis 2 mois, poisson et volaille, ayant dépassés la DLV mais pas la DLC, et les a congelés au fur et à mesure afin d'avoir la quantité adéquate pour construire 170 assiettes. Mais tout s'est accéléré la semaine précédent la soirée. De plus en plus impressionné par la qualité des produits qu'il voit passer, Eric Godot décide le mardi précédent la soirée que finalement, ce ne seront pas trois, mais cinq plats qui seront servis aux 170 convives, grâce à de magnifiques bottes d'asperges, à du boudin noir, à des pommes, et à du surplus de poisson.

La totalité des plats ont été cuisinés avec des produits récupérés par Table Suisse et la CARL, et c'était l'excédent de l'excédent, afin de ne pas priver les associations bénéficiaires habituelles, à deux mini-exceptions près : des oeufs pour une idée de dernière minute du chef qui n'a pas eu le temps d'en récupérer suffisamment dans le processus et certaines matières grasses.

Ces 5 plats ont été dressés et servis entre 19h30 et 21h15, au grand plaisir de tous les convives présents, dans une ambiance chaleureuse et enjouée, avec un service efficace et souriant, j'ai été impressionnée par cette efficacité en toute décontraction.

vendredi 6 mars 2015

CSI: CYBER, la recette idéale du navet flamboyant


Vous connaissez tous la série CSI (aka Les Experts), et vous savez même tous ce que ces trois lettres veulent dire : Crime Scene Investigation. La première en date, rebaptisée depuis CSI: Las Vegas a mis la médecine légale et les investigateurs scientifiques à la mode, malgré des procédés décrits totalement absurdes, ou irréalistes, ou les deux. Cette série, qui en est à sa quinzième saison, a fait des petits a produit des spin off : CSI: NY et CSI: Miami (et les fameuses lunettes noires de David Caruso). Dans chacune d'entre elles, une équipe de spécialistes sous les ordres d'un chef autoritaire mais juste et surtout charismatique, résolvent des crimes absurdes complexes par des méthodes qui le sont tout autant. Même structure d'épisode partout, mêmes très légers conflits humains entre les protagonistes, le but est de tenir sur la durée, il ne faut pas trop développer... En ce merveilleux mois de mars 2015 a débuté le dernier opus de la série de séries de Brubru (aka Brukheimer pour les intimes) : CSI: CYBER. Oh oui, cyber. Joie, bonheur, hipsters et chatons égorgés faux maping 3D interactif, tout y est pour 50 minutes de bullshit fulgurant où l'on parle de hackers et de code sans savoir ce que c'est. Bonheur je vous dis, enfin, pour les amateurs de navet, qui vont néanmoins s'ennuyer très vite, je prédis dès le 4e épisode. 


J'ai regardé le pilote en entier, sans faillir, pour vous livrer la recette du navet flamboyant. Il suffit de suivre les étapes suivantes : 

  • Parler d'un sujet à la mode à propos duquel vous et votre équipe de scénaristes n'avez AUCUNE connaissance.


Pour ce faire, n'hésitez jamais à utiliser des mots, des univers et des technologies dont vous n'avez aucune idée, sans jamais prendre la peine de vérifier, et en en faisant des tonnes. Dans un monde "cyber", il faut que les mots hackers, dark net, cyber, code, malware, ou même simplement online, Internet et conected soient utilisés le plus souvent possible à chaque épisode.
Les technologies décrites doivent être complexes et non détaillées, mais chaque personnage doit comprendre de quoi il s'agit.
N'hésitez pas à en rajouter des tonnes tant dans l'émotion que dans les gadgets, cela vous permettra ensuite d'évoquer le fameux second amendement degré pour vous défendre des critiques négatives.


Tous ces écrans doivent certainement vouloir dire que ces gens sont très connectés,
c'est bien connu, les très connectés sont toujours en train de regarder
plusieurs chaînes d'informations à la télé.

jeudi 5 mars 2015

Comment améliorer la recherche sur votre blog ?

Quand on commence à bloguer, on ne se rend pas compte que, 6 ans plus tard, on aura des centaines et des centaines d'articles (celui-ci est mon 924ème article) sur toutes sortes de sujets. Ces articles qui ne sont plus sur la page d'accueil partent parfois aux oubliettes, et c'est dommage. Tout ce contenu que vous avez mis du temps à rédiger et à illustrer peut devenir pratiquement invisible, alors qu'il est là, tout près. 

Comment faire pour rendre votre blog plus facile à naviguer ?

Il y a plusieurs options. Je vais vous parler en particulier ici des features de la plateforme blogger, vu que j'y suis, mais les mêmes réflexions peuvent être adaptées à tous les blogs.




Configurer une barre de recherche et la rendre visible


Dans blogger, cette barre est configurable en ajoutant un widget (ici le widget de base, mais il y en a de plus complexes) dans votre layout. C'est très facile à mettre en place et immédiat. Configurez-la pour être en recherche uniquement sur votre blog, et profitez-en pour personnaliser son titre, elle n'en sera que plus visible. Pour sa visibilité aussi, essayez de la positionner le plus haut possible sur votre page d'accueil. 

Il m'arrive régulièrement, en tant que lectrice, ne plus savoir le titre d'un article d'un blog, mais juste son sujet, et j'utilise donc ces barres de recherche, quand elles existent, sur les blogs. Malheureusement, elles sont rares, et j'abandonne souvent en cours de route sans finir par linker l'article dont je me souvenais. Nous perdons probablement tous ainsi de potentiels lecteurs, c'est dommage.



Mais une barre de recherche n'est pas suffisante. Il faut aussi réfléchir à un classement plus complet, qui permette à nos lecteurs, de naviguer à travers notre blog selon des catégories qui sont compréhensibles pour eux et, accessoirement, qui mettent en valeur nos thématiques favorites.

Quand je découvre un blog, ce qui m'attire l'oeil en premier sont souvent les pages fixes et le nuage de tags où je peux me rendre compte des thémathiques traitées par ce blogueur par uniquement dans l'article que je découvre à ce moment-là.

mardi 24 février 2015

So gay



L'avancement social passe aussi par la représentation des "minorités" sur les écrans. "Minorité" pour les grosses boîtes de production, hollywoodiennes ou non, veut dire : "tout ce qui n'est pas un homme blanc jeune mince hétéro non-handicapé de classe moyenne ou supérieure." Depuis quelques décennies maintenant, dans chaque film hollywoodien, vous avez un "alibi de couleur" (vous savez, le noir qui meurt dans les films d'actions). Depuis moins de temps, les "couleurs" se généralisent. Les films ou séries où la majorité du casting ne sont pas blancs se généralisent depuis... euh, 2 ans, mais ce n'est toujours pas le cas pour les autres "minorités". C'est à dire, à la louche, les femmes (même si on trouve de plus en plus d'héroïnes, elles sont toujours minoritaires, et ne parlons pas des jeux vidéos, sinon on va se fâcher), les handicapés, les vieux, les gros... et les gays. La différence avec "les gays" c'est peut-être que c'est une caractérisation non-visible. Je veux dire par là qu'un acteur noir va forcément jouer un personnage... qui est noir (contrairement aux débuts du cinéma où même les personnages noires étaient interprêté uniquement par des acteurs blancs), il y a des acteurs et actrices gays depuis longtemps dans l'industrie, mais ce n'est pas pour autant que la représentation de cette "minorité" était visible à l'écran. (Je parle donc ici évidemment des personnages gays dans les univers diégétiques et non des acteurs et actrices qui les incarnent.)

Vous pensez que j'exagère ? La polémique de la semaine, c'est que dans la série à très grand succès The Walking Dead, après 5 saisons, les scénaristes ont osé intégrer des gays, dans l'épisode 11 de la saison 5, The Distance. Et ça fait un tollé sur les réseaux sociaux, dans le monde anglo saxon mais pas seulement, les réactions francophones ont été fortes et tout autant abjectes. Cette série qui vous explique en long et en large qu'on ne peut survivre sans voiture et sans arme ose le sacrilège suprême. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le politiquement correct pour certains (qui ne représentent pas forcément la "majorité" non plus, heureusement).

Traduction : "l'Amérique condensée dans un seul tweet :
"Je regarde The Walking Dead avec mes enfants depuis des années,
quand soudain, sans avertissement, vous y mettez des gays, je suis déçu."

Point positif ? Les seconds rôles afro américains et asiatiques n'ont pas soulevés de tollé, c'est ridicule, mais c'est un signe indéniable que les mentalités évoluent. Mais pas pour les gays. Encore moins si on élargit à la communauté LGBTQIAPD (Lesbian Gay Bisexual Transgender Questioning Queer Intersex Asexual Pansexual Demisexual). Alors je vous ai préparé une petite sélection des séries où, accessoirement, certains personnages sont gays, parce que ça fait avancer le schmilblick pour ceux qui ont peur de l'inconnu, quand on le voit à la télé ça fait moins peur. Allons-y Alonso.


The L World (2004-2009)

Sauf erreur la première à oser un casting entièrement gay (quand je dis casting, je parle des personnages et pas des actrices). Et la série est géniale. Des personnalités très diverses, des problématiques de couples et sociales passionnantes, cette série reste une de mes préférées.


Looking (2014 - ?)

Un groupe d'ami gays dans le mythique quartier de Castro (pensez Harvey Milk), des personnalités passionnantes qui pouvaient paraître totalement stéréotypées dans la première moitié de la première saison et que s'approfondissent avec succès dès la saison 2. Très plaisant visuellement, probablement repoussante néanmoins rien que par son pitch pour ceux qui justement ne veulent "pas voir ça à la télé". Je prends beaucoup de plaisir à suivre ces personnages chaque semaine.


The Fosters (2013 - ?)

Cette série est atypique, il s'agit de l'histoire d'une famille d'accueil, dont les parents sont deux femmes, l'une blanche, l'autre métis blanche et afro américaine, elles ont 5 enfants, dont l'un est l'enfant biologique d'une des mères, deux sont des ados latinos et les deux derniers, une fille adolescente et un petit garçon d'une dizaine d'années, qui arrivent dans le pilote de la série, sont un frère et une soeur qui se sont fait baloter dans le système des "foster kids" toute leur enfance. Le fait que le couple adoptant soit gay est à peine discuté. C'est un fait établi qui ne pose apparemment de problème à personne. On voit dans le développement de la série que ce n'est pas le cas et qu'elles doivent souvent se battre pour être reconnue légitimement, mais plus souvent contre des proches jugeant que contre le système car elles connaissent leurs droits. Mais cette série qui établit une nouvelle norme est passionnante, d'autant que sans ce couple de femmes à la tête de cette famille, ce serait une bluette tire-larmes pour adolescents comme il y en a tant... sauf qu'elle normalise l'homosexualité et la mixité raciale (qui a aussi été très longtemps un tabou aux Etats-Unis) et que les enjeux des épisodes sont plus souvent sentimentaux ou autour d'autres questions telles que les adictions, les premières relations sexuelles adolescentes, etc. Cette famille finit par devenir banale et cette banalité fait probablement beaucoup plus de bien à la visibilité des "minorités" dont je vous parlais plus haut que beaucoup de séries qui pourraient être plus choquantes pour des spectateurs puribonds qui ne les regarderaient pas rien qu'à cause de leur résumé (comme Looking par exemple). Pour ne rien gâcher, les acteurs sont plutôt excellents et même si le scénario est souvent poussif, plein de beaucoup trop de bons sentiments et de rebondissements peu réalistes, c'est très plaisant à voir. Je prends ma dose de guimauve chaque semaine depuis le premier épisode sans arriver à comprendre comment je suis accrochée, mais je suis définitivement accrochée. Cette série, produite par Jennifer Lopez, a fait couler beaucoup d'encre sur son utilité pour la visibilité des minorité et a ouvert beaucoup de dialogues. J'espère qu'elle réussira longtemps à sonner aussi juste !


Glee (2009 - ?)

Cette étonnante série qui ressemble de prime abord à une comédie musicale pour adolescents ose aborder des sujets incroyablement controversés en chansons, mais pas seulement. Tout y est passé, homosexuels hommes et femmes, bisexuels, transgenres, asexuels, mais aussi handicapés, gros, noirs, latinos, asiatiques, etc. Oui, les scénaristes en font leur beurre, mais c'est très réussi et, sous couvert de chansons populaires, je suis persuadée que cette série destinée à des ados US les aide à se poser des questions. C'est parfois approximatif et pas toujours très adroit, mais grâce à certains de leurs personnages homophobes qui disent des horreurs, je suis persuadée que certains messages passent et je me surprend régulièrement à verser une larme d'émotion. Comme lors de l'épisode récent où un choeur de personnes transgenres (qui existe vraiment) vient accompagner et soutenir un personnage qui a fait récemment son coming out. Et tout ça sur la FOX, mesdames et messieurs !




Shameless (2011 - ?)

Cette série qui se passe dans une banlieue américaine white trash que l'on suppose totalement homophobe, propose un couple atypique et présente leurs peurs de s'afficher de manière totalement étonnante car dès qu'ils osent, enfin, leurs proches n'ont absolument aucun problème avec ça. C'est probablement loin d'être représentatif de la réalité dans les milieux dépeints, mais c'est particulièrement jouissif à regarder. Cette série est une merveille dont je ne me lasse pas, et ce couple un de mes couples préférés à l'écran en ce moment.


Modern Family (2009 - ?)

Le couple gay parmi les trois couples de protagonistes n'est pas le plus cliché et leur relation est tout à fait hilarante... comme toutes les autres relations de cette sitcom qui continue à me faire rire après 5 saisons. Encore une série où un couple gay, marié, et parent, devient banal et normal. Tant mieux, c'est ça qui fait avancer les choses !


Transparent (2014)

Mini-série qui est mon coup de coeur absolu pour 2014. J'en ai déjà parlé mais j'en rajoute une couche pour ceux qui douteraient encore. Mort, une soixantaine d'année, annonce à ses trois enfants dans la trentaine, qu'il va dorénavant vivre en tant que femme. Le choc de cette annonce de changement d'identité va provoquer chez tous les membres de cette famille et chez leurs proches une profonde réflexion sur leurs propres identités. L'écriture de cette série est d'une très grande intelligence et finesse, à voir absolument.


Six Feet Under (2001 - 2005)

Cette saga familiale mythique dont un des personnages principaux est gay aborde la thématique avec subtilité, le couple gay supporte les mêmes problèmes que les autres couples de la série, c'est presque "normal", et ça fait du bien. A voir ou revoir.


The Wire (2002 - 2008)

Autre série mythique, qui n'en fait jamais un enjeu central, c'est simplement un aspect de certains personnages. Et c'est particulièrement significatif vu son succès dans certaines banlieues où l'ambiance est plutôt à l'homophobie crasse.


Queer as Folk (2000 - 2005)

Qui est sur ma to watch list, mais dont on me dit énormément de bien.




Vous trouvez aussi des personnages gays intéressants, mais qui servent parfois uniquement d'alibi pour parler d'homophobie (ce qui est important en soit on est d'accord), dans BuffyDesperate Housewives, Scandal, Dawson's Creek, Friends, The Shield, etc.


Il y a évidemment des dizaines d'autres séries qui ont intégré des personnages gays à leurs scénarios, cette liste n'est pas exhaustive, si vous souhaitez de l'exhaustivité, il y a l'ami wiki (attention toutefois, leur liste n'est pas exhaustive non plus, j'ai dû ajouter The Fosters et Transparent, par exemple, n'hésitez pas à ajouter vos références également !). Si vous en avez d'autres qu'il faut absolument que j'ajoute et qui intègrent des personnages gays sans en faire un alibi politiquement correct comme le-noir-qui-meurt-dans-les-films-d'action, ce sera avec grand plaisir ! Et merci à tous ceux qui m'ont signalé certaines des séries ci-dessus sur twitter, mes followers sont fabuleux.

vendredi 20 février 2015

Réseaux sociaux : modes d'emploi



Dans la vraie vie, une partie de mon activité tourne autour des réseaux sociaux. Sur ce blog, j'ai rédigé quelques modes d'emploi que vous retrouvez sur la page réseaux sociaux, tout en haut, juste sous la bannière. (A côté d'elle vous trouverez d'autres pages utiles telles qu'une FAQ où vous pourrez en apprendre un peu plus sur moi.)

Mais pourquoi est-ce que je rédige des modes d'emploi gratuits sur mon blog alors que c'est une partie de mon activité professionnelle ? Simplement parce que ce sont des modes d'emploi pour débutants. Et que ce n'est pas parce qu'on sait utiliser un outil techniquement, qu'on sait expoiter son potentiel. Pour ça, et pour les questions spécifiques, pointues, plus longues ou complexes, je crée et anime des formations autour des réseaux sociaux selon les besoins (et les budgets). Exemple avec un cours-atelier pour une utilisation professionnelle d'instagram donné aux étudiants de la HEG en mai 2014 (qui sera prochainement remis à jour pour la volée 2015). Si vous pensez que je peux vous être utile, n'hésitez pas à me contacter par mail.

Mais si je fais cette liste aujourd'hui, c'est pour qu'elle soit utile au plus grand nombre. N'hésitez donc pas à la partager, ou à partager un de ces liens auprès de ceux qui souhaitent se lancer, en particulier sur Instagram ou Pinterest, plateformes pour lesquelles mes modes d'emploi sont les plus complets.

Vous retrouvez aussi tous mes articles ayant un lien avec les réseaux sociaux avec les tags instagrampinterest et social media, ainsi que tous les modes d'emploi de mon blog avec le tag tutorial.  Sachez encore que j'ai plusieurs articles à propos de twitter en préparation, patience petits Padawans.


Pinterest

Mode d'emploi et FAQ Pinterest



Instagram


Comment bien commencer sur Instagram ?

Mode d'emploi détaillé, réflexions autour de l'importance des # et de l'interaction, exemples de comptes à suivre.

Quelles applications utiliser avec Instagram ?

Outils pour éditer des images, ajouter du texte sur une image, créer des mosaïques reposter des instagram d'autres utilisateurs, faire un suivi et générer des statistiques, et autres outils inutiles et donc indispensables.

Comment utiliser Instagram pour couvrir un événement ?

Conseils pratiques avant, pendant et après un événement, retour d'expériences, réflexions concernant le contenu.

Les nouvelles fonctionnalités instagram (juin 2014)

Outil d'édition d'images de l'application.

Comment créer un onglet instagram sur une page facebook ?


Les nouvelles fonctionnalités instagram (novembre 2014)

Modification de légendes après publication et fonction recherche.

Instagram est-il un média ?

Détail d'un cas de censure.




Vine

Qui suivre sur vine ? (mai 2013)




mardi 17 février 2015

Où manger dans l'Aveyron



Sincérité, générosité, terroir. Dans l'ordre que vous voulez. Voilà ce qui me reste après une semaine en Aveyron. J'aurais pu me pâmer chez Michel Bras, les frères Pourcel, ou autre nombreux Michelin-et-Millau de la région, nous avons plutôt sillonné les sublimes vallées et causses (collines très longues et alignées qui vallonnent la région), et nous sommes arrêtés pour casser la croûte dans des lieux exempts de prétention, fiers de leurs produits, de leurs terroirs (bœuf, veau, cochon, brebis, fromages, légumes, vins, ils sont nombreux), de leurs spécialités, de leur savoir-faire.

L'hôtel de la poste à La Cavalerie sur le causse (ou plateau) du Larzac, le Coq de la Place au centre de Rodez, Chez Lucien à Villefranche-de-Rouergue, chacun d'entre eux aurait pu être le point d'orgue culinaire de ma découverte de l'Aveyron. Des services efficaces, décontractés et maîtrisant leurs cartes et leurs fournisseurs sur le bout des doigts, des cartes faisant la part belle aux produits locaux et mettant en valeur les légumes de saison, des assiettes précises et gourmandes, et, je me répète, sans prétention.

J'aime le fait que les chefs ont un regard d'approbation face au retour des assiettes vides, j'aime le regard du serveur de l'hôtel de la poste face à mon choix de menu incluant tripaille et fromages, j'aime l'insistance mise à proposer les vins locaux, peu connus et gouleyants à souhait (tentez le blanc, ils en ont d'excellents, et ils se marient si bien avec les fromages et les spécialités porcines), j'aime les prospectus des fournisseurs mis à disposition si vous voulez prolonger votre expérience de table en expérience shopping. J'aime.

En cette période non touristique et glaciale de fin décembre, les restaurants à touristes sont fermés, il ne reste plus que les adresses où vont les locaux, et tant mieux. Et si dans les villages touristiques vous trouverez closes les échoppes d'artisans, les vieilles pierres et les paysages sauvages sont bien là, et cette austérité est belle. Le plateau du Larzac en particulier m'a séduite dès le premier coup d'œil.

Mais passons aux choses sérieuses : bonnes adresses, testées et approuvées par votre serviteure si vous passez dans la région.

dimanche 1 février 2015

Kitchen Trotter



La première box culinaire que j'ai testée est celle de Kitchen Trotter, j'aime beaucoup leur concept : chaque mois, un pays est mis en vedette, dans la boîte, de quoi réaliser un menu complet pour 4 à 6 personnes, avec 6 à 7 produits d'épicerie. J'aime aussi beaucoup le fait qu'ils livrent non seulement en France mais aussi en Suisse et en Belgique. 

Dans mon article précédent je vous disais que j'ai pris mon temps... la box que j'ai reçue était celle consacrée au Brésil pour cause de Coupe du Monde de foot... en juillet 2014. Pourquoi j'ai attendu si longtemps pour en parler ? Et bien parce que je voulais tester les produits, et que j'ai mis des mois avant de me décider à cuisiner les paõ de queijo et les quindim qui me faisaient que très très moyennement envie. J'avais tort, c'est hyper bon, j'en re-veux. (C'est aussi parce que j'ai perdu mes photos entre septembre et décembre, moment où j'avais fait le déballage complet et photographié chaque produit, grmbl.)

Mais la première critique est là : même si je suis amateure de cuisine du monde, que je n'ai pas peur de cuisiner quelque chose que je n'ai jamais goûté ni même jamais vu auparavant, je ne m'y amuse pas toutes les semaines. Et vu le nombre de recettes dans chaque boîte, c'est ce qu'il faudrait faire si on n'a pas l'intention de créer le menu complet d'un seul coup (qui me paraît bien audacieux tout de même si on ne connait aucun des plats). Du coup, j'ai passé plusieurs mois avec un mélange pour quidim, de la farine de manioc et un mélange pour paõ de queijo sans oser y toucher. Par contre, dès que je m'y suis mise, j'ai adoré le faire. Tout est très minutieusement expliqué, impossible de se tromper, tout est réalisable avec une cuisine simplement équipée et tout ce que j'ai fait moi-même à base des mélanges prévus était absolument délicieux. Ces paõ de queijo et quindim ont mystérieusement disparus en quelques heures, encore un coup de mon elfe de cuisine (il fait disparaître le fromage et les biscuits aussi).

Pour le reste de la boîte, j'ai adoré la confiture passion-mangue (alors que je ne mange jamais de confiture), j'ai détesté l'échantillon de sirop "caïpirinha" de Monin beurk beurk beurk, je n'ai même pas goûté les paçoquita (genre de friandises aux cacahuètes) qui ne me font toujours pas envie, j'ai eu du mal à trouver un usage aux épices churrasco mais c'est pas grave, j'adore les épices et je finirai par trouver (il y a une recette dans la boîte pour les utiliser), je ne sais pas ce que je vais faire de la farine de manioc, mais je vais trouver (oui, il y a une recette dans la boîte). Et les petits fils brésiliens multicolores (Fita do bonfim) sont passés à la poubelle direct avec la boîte et les trucs qui la remplissait pour protéger son contenu (très bien emballé d'ailleurs). Sur 8 produits, j'ai donc été emballée par 3 produits, 3 produits sont passés à la poubelle, et je m'interroge encore sur comment utiliser les deux autres. Si on s'arrête là, le bilan est très très mitigé. Mais en fait, les 3 produits qui sont passés à la poubelle sont l'accessoire non culinaire et les deux produits en taille miniature juste pour tester. Donc au final, des 5 produits de taille normale, j'en ai adoré 3, et je me réjouis (pour de vrai) de tester les deux autres, c'est plutôt pas mal non ?

samedi 31 janvier 2015

Les box culinaires



Depuis plusieurs années, le concept des "box" explose. Les premières que j'ai vues étaient les box beauté, pour quelques francs/euros par mois, on pouvait s'abonner et recevoir chaque mois une boîte, thématique ou non, remplie de plusieurs produits cosmétiques, certains en miniatures, d'autres de taille normale. En plus de ces produits, on trouve souvent dans ces boîtes d'autres "goodies" accessoire, par exemple des cartes postales aux jolis designs, des petits objets décoratifs, etc. La boîte elle-même est souvent conçue pour être "girlie". Bref, un abonnement pour recevoir des trucs à tester à la maison... pour que tout le monde se prenne pour une blogueuse beauté. Je n'avais pas adhéré. Vous me direz que c'est peut-être parce que je reçois des trucs gratuits à la maison, peut-être, mais c'est surtout qu'à part pour le maquillage, je trouve assez crétin de recevoir des soins qui ne me correspondent pas.

Après les box beauté, ont commencé à fleurir les box tout et n'importe quoi. J'ai vu passer des box diy (do it yourself = bricolage, avec des fournitures de bricolage chaque mois autour d'une thématique particulière, avec des modes d'emploi précis, etc.), des box thé (allez donc jeter un oeil chez Armalite qui en a fait des critiques régulières), des box bière ou vin, des box hommes ... faut croire que toutes les autres sont réservées aux femmes... qui ont effectivement des box bijoux, lingerie, etc... Et ce n'est pas fini, attention les yeux, des box lifestyle (sérieux, il faut arrêter avec ce mot qui ne veut RIEN dire, ça devient pénible), des box sexe, des box enfants ou même des box animaux, si, si.

Toutes sont basées sur le même principe et business model : il faut s'abonner, avec des prix dégressif plus on s'abonne longtemps (en général c'est 1 mois, 3 mois, 6 mois, ou 1 an). On reçoit chaque mois chez soi une sélection sensée vous convenir (certaines box ont introduit des questionnaires qui permettent soi-disant de créer une box personnalisée). Dans les boîtes des produits que ceux qui créent les kits ont sélectionnés et achetés en gros, afin que le prix de la boîte reste compétitif si vous faites le calcul avec son contenu, et viable pour eux afin que chaque boîte rapporte quelques francs/euros, ce système fonctionne donc sur le volume, il est indispensable d'avoir de très nombreux abonnés pour tourner. A la première boîte reçue l'abonné est souvent enchanté par-presque-tout-mais-c'est-pas-grave-le-reste-je-l-utiliserai-aussi-mais-plus-tard. Et au bout de 3 mois il se retrouve avec des dizaines de trucs qui encombrent ses placards, salles de bain, armoires ou même le panier du chien. 

Pourquoi s'abonne-t-on au départ ? Pour découvrir. C'est le maître-mot, l'appât, le piège... qui existe depuis que les forums et blogs existent. Chacun estime (moi la première) avoir un avis qui mérite d'être donné. Avec ce genre de boîte où arrivent des produits pour la plupart inconnus, c'est l'occasion rêvée de tester des trucs nouveaux, de sortir du quotidien (l'argument marketing imparable) ET de pouvoir ensuite en parler à votre entourage, avec le secret espoir d'entendre : c'est incroyable tous ces trucs que tu connais ! Et ça marche, du tonnerre si on en croit toutes les boîtes existantes et celles qui se créent chaque mois ou presque. Attention, de très nombreuses cessent d'exister régulièrement, la concurrence est rude et il faut se démarquer avec une communication impeccable et en continuant à être bon sur le contenu de la box chaque mois, sinon les gens se lassent et c'est fini. C'est loin d'être un marché de rêve même si chacun tente apparemment de s'y lancer (même Libé, c'est dire).


Parmi ces multiples box, celles qui m'intéressent sont les box culinaires. Les box culinaires sont nombreuses, très nombreuses. Elles paraissent très diversifiées dans leur concept, mais se ressemblent toutes.

On y trouve : des produits d'épicerie (des produits frais seraient trop compliqués à gérer), des recettes, des fiches produits ou terroir ou des portraits de chefs ou d'artisans, autour d'une thématique ou non, et parfois des objets annexes (mini-moules, souvenirs de voyages, accessoires, etc.).

Vous pouvez décider de choisir des produits artisanaux, des produits italiens, français, corses, des recettes à cuisiner avec vos enfants ou vos animaux, des produits bios, des produits vegans, du fromage, de la charcuterie ou même du caviar (si, si, la box caviar), je vous passe la liste exhaustive, un site s'est occupé de les répertorier et de les tester pour vous. 

Vous l'aurez compris, je suis dubitative. Je n'ai d'ailleurs jamais acheté de box, mais comme je suis une blogueuse lofluente (©Shalf), j'en ai reçues plusieurs, qu'on m'a invitée à tester. Ce que j'ai fait... à mon rythme. Ces prochaines semaines je vais donc vous présenter 3 box différentes, très différentes. KitchenTrotter, Diwinea et Helvetibox.


Après ces différents tests, quelques conseils avant de choisir une box :
  • Vérifiez que vous en aurez l'usage en observant attentivement les produits des kits précédents et en vous demandant sincèrement ce que vous n'allez pas utiliser, s'il y a plus d'un item qui vous rebute par mois, ce n'est pas la boîte qu'il vous faut.
  • Vérifiez le prix en fonction du prix des produits (ou de produits similaires) sur le marché, cette boîte est-il un bon "investissement" pour découvrir de nouvelles marques/de nouveaux producteurs ? Ne coûte-t-elle pas plus cher que ce que vous pourriez trouver vous-mêmes dans des épiceries fines ?
  • Vérifiez la possibilité de tester un abonnement pendant 2 mois avant de vous lancer pour une plus longue durée. Ce qui paraît enthousiasmant sur le court terme ne l'est peut-être plus du tout à la deuxième boîte.
  • Quand vous avez testé deux boîtes, observez ce qui vous reste comme produits que vous n'avez pas utilisés rapidement. Allez-vous les utiliser ? Quel pourcentage d'entre eux encombre vos placards ?

Je suis curieuse d'avoir votre avis sur les box en général, et en particulier sur les box culinaires. En avez-vous testé ? Lesquelles ?

Et si vous êtes les créateurs d'une box culinaire disponible en Suisse, n'hésitez pas à me contacter pour me proposer de la tester et/ou de la faire tester par mes lecteurs, une seule garantie : je suis gourmande et sans pitié.

mercredi 28 janvier 2015

Le Restaurant des Quatre Saisons à Charmey



En 2011, Shalf et moi avons entamé une tradition : nous offrir une excellente table pour nos anniversaires qui tombent à quelques jours d'intervalle à la fin du mois de décembre. En 2012, notre choix s'est porté sur le restaurant des Quatre Saisons, table gastronomique de l'Hôtel Cailler à Charmey, dans ma Gruyère chérie. Nous y somme retournés en décembre 2014, avec un plaisir renouvelé. Le même chef, Jean-Marie Pelletier, bien installé aujourd'hui, gagne en audace, sa personnalité transparaît encore plus dans l'assiette, dans ses choix thématiques, dans ses choix de produits et de terroirs. Il est classé 13/20 au Gault et Millau, c'est mérité et ça ne m'étonnerait pas que ça grimpe ces prochaines années.

Comme son nom l'indique, l'Hôtel Charmey a décidé de faire de son restaurant gastronomique une adresse qui suit les saisons, c'est donc la carte d'hiver que nous avons dégusté, avec des légumes et fruits d'hiver dans chaque plat servi, des amuse-bouche au dessert, et j'adore ça. Un jour il faudra que j'aille tout de même tester leur carte de printemps, et d'été... et d'automne, bref, que j'y retourne pour faire un vrai tour des quatre saisons. Des quatre justement, l'hiver est peut-être la plus difficile. Moins de choix, des produits demandant plus de travail pour révéler leurs charmes, moins de possibilités crues. Et c'est justement sur cette carte-là que le Chef nous a séduit.


Avant d'attaquer le menu, je tiens à dire que le restaurant en lui-même est un vrai bonheur. C'est calme, avec un éclairage flatteur (même si un peu nul pour les photos, mais j'aurais volontiers lâché mon appareil si je n'étais pas une incorrigible blogueuse...), des sièges très confortables, des tables élégantes et sobres, un service très sympathique et hyper pro, ils connaissent leur carte sur le bout des doigts, leurs vins également, sont calmes, souriants, un vrai plaisir trop rare en Suisse. Et un dernier "détail" de taille : tous les menus peuvent être accompagné, pour un supplément de 50 francs, par un accord mets-vins. Des accords réfléchis entre le sommelier et le chef qui fonctionnent, sont souvent originaux et font la part belle aux vins suisses et même fribourgeois, c'est définitivement le bon choix à faire si vous êtes amateur.


Pour attaquer le menu "Goût & Harmonie" (135 francs), un kir royal au sirop de châtaigne, mandarine et rhum, étonnant, séduisant, original, un goût totalement nouveau pour moi, j'ai adoré. Mon compagnon de dégustation a moins aimé, ça ne plaira pas à tous les palais, j'aime cette prise de risque.