vendredi 18 juillet 2014

La balade sucrée de Pierre Corajoud


Pierre Corajoud aime Lausanne, passionnément. Il en connaît les rues, les jardins, les parcs, la grande et les petites histoires, et les bonnes adresses. Chaque année durant les Estivales, il organise plusieurs balades thématiques, souvent en musique. Et chaque année, pour Lausanne à Table, il organise des balades gourmandes. Si certains se souviennent encore avec appétit de sa balade autour de la levure cette année Corajoud a choisi des ingrédients encore plus simples. Le sucre en juillet et le sel en août, pour septembre, ce sera le potager. Ces balades remportent toujours un succès énorme, elles sont donc sur inscription et malheureusement complètes. Mais pour ceux qui ne pourront pas y participer, je vous les détaille dans la carte ci-dessous afin que vous puissiez les reproduire chez vous.



Corajoud nous a donné rendez-vous à la Place Saint-François, sa petite troupe se met rapidement en route à travers le "parc de la grenouille" (qui ne s'appelle pas du tout comme ça mais que beaucoup de Lausannois ne connaissent que par ce nom, dont moi, ahem) en direction de la première adresse gourmande du jour.

jeudi 17 juillet 2014

Les préparatifs du Restaurant Day



Dans un mois tout pile, le 17 août, aura lieu la 2e édition du Restaurant Day à Lausanne, organisée par Lausanne à Table, et ça va être explosif ! Je vous ai raconté l'édition 2013 que j'avais adorée. Avec l'équipe de Lausanne à Table, nous espérions qu'il y aurait autant d'inscriptions de restaurateurs d'un jour cette année et nous avons été comblés. Le programme définitif, avec tous les détails géographiques, les menus et les éventuelles coordonnées de réservation, sera disponible le 1er août sur le site de Lausanne à Table et distribué au pique-nique du 1er août.

Je ne peux donc pas vous parler des restaurants eux-mêmes. Mais je ne résiste pas à l'envie de vous dire que ce sera une année exotique ! Les Balkans, Venise, Milan, Cuba, l'Argentine, la Finlande, la Grande Bretagne, le Vietnam et Bordeaux seront représentés dans les assiettes, dans 21 lieux différents dont des parcs, des jardins, des terrasses transformées pour l'occasion, des places, au bord du lac et, bien sûr, chez des restaurateurs d'un jour qui vous ouvrent leurs intérieurs. Il y aura de quoi satisfaire les fêtards, les familles, les amateurs de sucre, les fous du salé ou adorateurs du piment, les carnivores et les végétaliens, certains ont même prévus des lectures et des ambiances sonores.

Et je peux vous dévoiler quelques détails pour vous aider à vous organiser. D'abord, sachez que certains restaurants fonctionneront sur réservations, et vu les propositions alléchantes, à votre place j'agenderais le 1er août immédiatement pour m'en occuper (l'événement facebook où nous allons vous annoncer tout ça). Mais la plupart des restaurants seront ouverts à tous. Trois possibilités donc pour participer à cette journée (de 11h à 20h) : préparer un marathon pour goûter aux plus de choses possibles sur le plus de stands possibles, choisir un restaurant sur réservation ou attendre le dernier moment et choisir en fonction de vos envies du jour. Pour ma part, ce sera la première option... mais je n'ai pas le choix, C'EST MON TRAVAIL :-)

mardi 15 juillet 2014

Cinéma Sud

Cinéma Sud ©Helvetas

Cet été, Helvetas organise une tournée de cinéma en plein-air. Ses particularités ? Ce ne sont que des films dits du Sud qui seront projetés, sur un écran transporté dans toute la Suisse Romande par des vélos et dont toute l'énergie est produite par des panneaux solaires, sur les remorques des mêmes vélos.

La tournée Cinéma Sud 2014 va visiter toute la Suisse Romande : 


Vevey du 15 au 17 juillet
Epalinges du du 18 au 20 juillet
Fribourg du 22 au 24 juillet
Bulle du 25 au 27 juillet
Porrentruy du 28 au 31 juillet
La Chaux-de-Fond du 2 au 4 août
Neuchâtel du 5 au 7 août
Estavayer-le-lac du 8 au 10 août
Lausanne du 11 au 15 août
Rolle du 16 au 18 août
Genève du 19 au 23 août
Plan-les-Ouates du 24 au 27 août
Nyon du 28 au 31 août
Et une tournée parrallèle a lieu en août en Suisse allemande.

Evidemment, j'adore l'idée, autant pour la sélection de films que pour la réflexion globale tant au niveau énergétique que pour le fait qu'ils ne visitent pas que des grands centres urbains mais aussi des lieux où l'accès à ces films du Sud est encore moins évident.

En plus, c'est hyper bien organisé, les projections sont gratuites (un chapeau à la fin de la projection vous permettra de soutenir cette action), il y a une solution de repli à l'abri pour les jours d'intempéries, etc. Petit conseil pratique : si vous voulez être assis confortablement, apportez couvertures ou chaises... et n'hésitez pas à venir avec votre ravitaillement... eux se chargent du reste.

Si vous souhaitez suivre leur périple, ils tiennent un sympathique blog et surtout, ils ont un un compte Instagram où je like frénétiquement chacune de leur photo (c'est d'ailleurs ainsi que j'ai appris leur existance... c'est en train de devenir mon canal d'infos locales, on ne se refait pas.)


Un Cuento Chino (Sebastián Borensztein, Argentine/Espagne, 2011)

Un petit mot quand même sur le coeur du programme : les films ! Le programme complet comporte 6 films, tous ne seront donc pas projetés partout. J'ai déjà vu certains d'entre eux, je me réjouis de voir les autres.

Un Cuento Chino est un film argentin de 2011, avec Ricardo (épouse-moi) Darìn. Histoire étonnante d'un chinois qui ne parle pas un mot d'espagnol parachuté dans la vie d'un célibataire endurci de Buenos Aires, un bijou.
(projeté à Lausanne le 15 août)

Bike for bread est le seul documentaire de la sélection, je cite le résumé d'Helvetas et vous comprendrez tout de suite pourquoi j'ai envie de le voir... "Au Caire, des funambules à vélo surgissent commes des étoiles filantes, remontent les files de voitures en sens interdit, glissent entre deux rangées de chaises d'un café puis disparaissent dans un bazar: ce sont les livreurs de pain, qui tiennent d'une main en équilibre sur leur tête une planche où sont posées des centaines de galettes de pain, et qui conduisent leur vélo de l'autre main..."
(projeté à Nyon le 31 août, dernière projection de la tournée, je me réjouis !)

La Yuma est un film nicaraguaien de 2009, belle histoire d'une jeune boxeuse et peinture sociale des quartiers pauvres d'Amérique Centrale, j'avais adoré ce film.
(projeté à Lausanne le 11 août)

The Lunchbox est un film de 2013 que j'ai raté au cinéma où la cuisine indienne et ses épices rapprochent les personnages, je me réjouis.
(projeté à Lausanne le 13 août)

La Source des femmes date de 2011, le résumé du film me fait plus qu'envie : "Dans un petit village du Maroc, Leila essaie de convaincre toutes les femmes - qui doivent aller chercher l'eau à la source loin dans la montagne et sous un soleil de plomb - que cette lourde tâche devrait incomber aux hommes. Pour arriver à leurs fins, les femmes décident de faire la grève de l'amour. "
(projeté à Lausanne le 14 août)

Né quelque part est passé très récemment dans les salles romandes, il permet de découvrir Jamel dans un tout autre registre que celui pour lequel on le connait et propose une jolie réflexion sur l'immigration... et l'émigration.
(projeté à Lausanne le 12 août)


Toutes les infos pratiques se trouvent sur le site d'Helvetas qui organise ces tournées depuis 2011, merci et bravo à eux, je suis fan !

dimanche 13 juillet 2014

Rayuela


Il y a des livres qui t'apprennent des choses. Il y a des livres qui te font passer un bon moment. Il y a des livres qui te font rire. Il y a des livres qui te font réfléchir. Il y a des livres qui te font pleurer. Il y a des livres qui te donnent des références culturelles. Il y a des livres qui t'ennuient. Il y a des livres que tu ne finis pas. Il y a des livres que tu relis plusieurs fois. Il y a des livres que tu oublies très vite. Il y a des livres que tu n'oublies jamais. Il y a des livres qui te rappellent ton enfance. Il y a des livres qui te font penser à quelqu'un. Il y a des livres que tu as reçus. Il y a des livres que tu offres. Il y a des livres que tu partages. Et puis, il y a quelques rares livres qui te bouleversent à vie.

Rayuela (Marelle) de Julio Cortázar est de ceux-ci.

jeudi 10 juillet 2014

Childfree


Depuis plusieurs années maintenant, je sais que je n'aurai pas d'enfant. Ce n'est pas que je ne puisse pas en avoir, biologiquement parlant, c'est que je n'en éprouve pas le désir. Ni hier, ni aujourd'hui, ni demain. De la même manière que certaines personnes ressentent viscéralement le désir de devenir parent, au fond de mes tripes, je ressens ce non-désir.

Il y a quelques décennies, il était pratiquement impossible d'en parler, aujourd'hui de plus en plus de personnes osent exprimer leur non-désir d'enfant. Ce qui a été mon cas, après en avoir discuté sur Internet avec des plus ou moins inconnus, j'ai enfin osé dire que non, je n'avais pas envie d'avoir d'enfant, à mon entourage. Pourquoi en parler ici ? Et bien parce que c'est ensuite que les problèmes commencent.

mercredi 2 juillet 2014

RedBall Project à Rennes


L'été dernier, alors que je suivais le RedBall Project virtuellement depuis quelques temps, j'ai eu la chance de le découvrir dans toute sa splendeur pendant une semaine à Lausanne au Prélude à la Cité. Le concept paraît enfantin, un énorme ballon rouge est posé dans la ville pendant une journée.

Le côté éminemment visuel de cette sphère rouge est évidemment ce qui m'a attiré tout de suite dans ce projet, sa dimension qui interroge les autres dimensions urbaines également. Puis j'ai passé du temps à côté de la balle, rencontré son créateur Kurt Perschke, et observé comment les gens interagissaient avec la RedBall.

Certains restent à une certaine distance, d'autre vont immédiatement la toucher, certains se jettent contre, beaucoup la regardent longuement, beaucoup tournent autour, certains s'éloignent puis se rapprochent, puis s'éloignent à nouveau, rares sont ceux qui ne la prennent pas en photo sous tous les angles, rares sont ceux qui ne posent pas avec.

En la suivant durant 7 jours, dans 7 lieux complètement différents de Lausanne, j'ai développé un attachement énorme pour cette oeuvre d'art. J'ai compris que la balle n'était qu'un prétexte à ces interactions qui sont le coeur du projet de Kurt, interactions avec l'environnement urbain et interactions avec ses habitants. Nous sommes restés en contact avec l'équipe du RedBall Project, et j'ai l'honneur de vous annoncer que je suis le premier membre du Cercle du RedBall Project.


©RedBall Project - Kurt Perschke

mardi 1 juillet 2014

Greenwashing by Migros


La Migros et la Coop sont les deux géants de la grande distribution en Suisse, ils dominent très largement le marché de manière pratiquement hégémonique, malgré quelques autres enseignes qui tentent de grignoter quelques parts de marché. Ces deux acteurs sont des coopératives (à but commercial, évidemment, ça ne change rien au schmilblik) qui ne sont donc pas soumises aux pressions d'actionnaires dans leurs décisions. Ce qui provoque un contexte très particulier de consommation en Suisse. Les deux géants oranges dictent "ce que les consommateurs veulent" depuis des décennies.

Dans ce contexte, plusieurs initiatives vont être votées prochainement concernant l'alimentation (initiative "Sur la souveraineté alimentaire" de l'Union Suisse des Paysans, initiative "Pour des aliments équitables" des Verts Suisses, initiative "Pas de spéculation sur les biens alimentaires"des Jeunes Socialistes), le sujet longtemps abandonné par les politique revient au coeur de la table (hinhinhin). Des acteurs comme Ras-la-fraise se battent pourtant depuis des années contre des moulins à vent la logique uniquement commerciale de nos géants oranges.

Migros et Coop font donc des "efforts". Ici un nouveau label "éthique / responsable / durable / biologique / équitable / écologique / socialement acceptable (sic!) / à faible consommation d'énergie", là un minuscule étalage de légumes "biscornus" pour faire croire que l'on se soucie du gaspillage alimentaire, on communique sur les "efforts sur l'emballage" (ah bon, où ça ?*), sur les possibilités de recyclage dans les différents points de vente (ce qui est une obligation légale pour eux et ne vient pas de leur générosité d'âme) et on ajoute du vert sur les étiquettes, le plus souvent possible.


En juillet 2014, la Migros lance "Cumulus Green" (sous-titré "achats judicieux", no comment). L'idée est simple, sur le relevé de ta carte Cumulus (la carte de fidélité de la Migros) sera dorénavant indiqué ton pourcentage "Green", c'est à dire le pourcentage d'articles labellisés (des labels ci-dessus uniquement) parmi tes achats globaux. Les détenteurs d'une carte Cumulus ont donc tous reçu un petit fascicule qui détaille le caractère SUPERGREEN de Cumulus et donc de la Migros.

lundi 30 juin 2014

Le Marché des Vignerons


Le premier Marché des Vignerons a eu lieu samedi 28 juin, de 11h à 18h, à la Place Saint-François à Lausanne. C'était l'occasion de découvrir sept domaines, de sept régions viticoles vaudoises. Pour la très modique somme de CHF 10.-, on vous donne un verre (que vous pourrez garder) et un petit livret de dégustation, il s'agit ensuite d'être stratégique dans votre dégustation. Certains tentent de goûter à tout, d'autres se concentrent sur les cépages qu'ils aiment pour trouver ce qu'il y aura de meilleur et d'autres, dont je fais partie, se réjouissent de se faire surprendre.

Chaque vigneronne et vigneron présentait une gamme de ses produits et des propositions de prix très avantageuses, ce qui a apparemment plu aux très nombreux Lausannois et Lausannoises présents lors de ce marché (plus de 200 personnes sont venues déguster). Si je mets tous ces mots au féminin c'est parce que j'ai été très agréablement surprise du nombre de femmes, tant derrière les stands que du côté des dégustatrices. Sur les 7 stands, deux ne comportaient pas de femme et un ne comportait pas d'homme, les autres étaient mixtes. Les dégustateurs étaient plus jeunes et plus féminins que ce à quoi je m'attendais et je suis ravie, si les femmes et les jeunes s'intéressent de plus en plus au vin suisse, il a de l'avenir !

vendredi 20 juin 2014

Chocolac


Quand deux passionnés se rencontrent ça peut donner des mélanges étonnants. Le buzz gastronomique de 2013 concernait un mash-up (qu'on pourrait ici traduire par collision) entre deux desserts, un donut et un croissant, ça a donné le Cronut et surtout lancé une folie créatrice de nouveaux desserts qui mixaient des recettes de desserts traditionnels. A Lausanne, les deux passionnés dont je vous parle ont créé un mélange encore plus fou : chocolat et bateau !

C'est sur les agréablement silencieux Aquarel, bateaux solaires amarrés à la Place de la Navigation d'Ouchy, qu'auront lieu les Chocolac : croisières de dégustation de chocolat. Olivier Hanggli est capitaine et féru d'énergies renouvelables, Oliver Fuchs est chocolatier et fondu de recherche et innovation autour de cette matière magnifique et des savoir-faire liés.


Deux heures de croisière sur le majestueux lac Léman, deux heures de découverte et dégustation de grands crus chocolatiers. Car oui, pour le chocolat comme pour le vins, on parle de grands crus, d'origines, d'histoire, de terroirs.

Les dates de ces croisières et les informations pour réserver sont indiquées sur la page de l'événement, il reste des places pour toutes les croisières. Avant de vous décrire la croisière Chocolac que nous avons eu la chance de tester en avant-première, j'aimerais souligner qu'une croisière particulière aura lieu le 11 septembre, elle mêlera dégustation de chocolats et de vins... et il n'y a que 18 places sur le bateau, dépêchez-vous de réserver !


mardi 17 juin 2014

L'été à Lausanne


Depuis que je suis installée à Lausanne, j'ai l'impression de découvrir chaque année combien cette ville bouge et est passionnante, en particulier en été. 2014 ne fait pas exception à la règle.

Les Estivales
Lausanne est tellement active l'été que la Ville a mis en place "Les Estivales" qui permet de se tenir au courant de toutes les manifestations existantes grâce à leur guide complet et qui en rajoute encore un peu, si ce n'était pas suffisant. Pour tous et toutes, du plus petit au plus âgé, des amateurs d'art ou de musique aux rats de musées, des mollets frétillants (Corajoud est partout) aux plus contemplatifs. Seul problème : réussir à choisir.


lundi 16 juin 2014

Le Meilleur chocolat de Lausanne


En 2012, le premier concours du Meilleur chocolat de Lausanne avait été organisé (et gagné par Manuel). Le 11 juin dernier, le 2e concours du Meilleur chocolat de Lausanne a eu lieu. J'ai eu la chance de pouvoir l'observer (et goûter les chocolats). Le gagnant du concours devient le fournisseur officiel de la Ville de Lausanne durant 2 ans, pour ses repas, ses apéritifs et ses cadeaux aux invités de marque, c'est le Meilleur Chocolat de Lausanne qui sera présenté, dès le mois de septembre, à chaque occasion officielle. Le chocolatier gagnant va également mettre en vente ce chocolat dans sa boutique, vous pourrez ainsi aller le déguster.

Le jury, composé de David Pasquiet ("Champion suisse des chocolatiers" 2013), Laurent Guignard (Chef pâtissier du Beau Rivage Palace),  Thibaut Panas ("Sommelier suisse de l'année" du Beau Rivage Palace), David Moginier (journaliste gastronomique), Judith Hänggi (Présidente du Club des Passionnés de chocolat) et Florence Germond (Conseillère Municipale de la Ville de Lausanne), a noté 14 spécialités crées pour l'occasion et a désigné 3 lauréats.


Quatorze chocolatiers se sont prêtés au jeu de la création : chez RadoDürigMoutarlierMoretAu Palais GourmandBlondelNessiBoillat, La ChocolatièreVincentNozManuelLe Romantica et Buet. Certains sont très connus des Lausannois, d'autres sont plus discrets, chaque habitant à son chocolatier préféré, la qualité et la diversité des chocolats inventés pour l'occasion étaient exceptionnelles.

jeudi 12 juin 2014

Comment cuisiner pour une personne


J'ai longtemps vécu seule, et donc fait des courses et cuisiné pour une personne. Durant ces périodes, j'ai mis en place des méthodes pour rationaliser mon temps passé en cuisine, mon utilisation de la vaisselle et les ingrédients achetés. Des exemples tout simples que je reproduis tous les jours sans même y penser, qui pourraient être utiles à d'autres. D'autant que dans nos vies frénétiques du XXIe siècle, même les foyers plus nombreux -tel que le mien aujourd'hui, il a doublé de volume, non mais tu te rends compte ?- se retrouvent souvent dépeuplés durant plusieurs repas par semaine.

Je vais vous présenter une recette qui permet de cuisiner rapidement deux repas complets pour une personne, en utilisant une seule poêle pour cuisiner de la viande, des légumes et une céréale. En économisant donc du temps, de la vaisselle, de l'énergie de cuisson et en utilisant des ingrédients vendus par paquets sans devoir en jeter une partie. (Ce qui est une gageure en faisant des courses pour une personne, les filets de poulet, entrecôtes ou autres viandes sont vendues au minimum par deux, les fruits et légumes par packs de six, etc.)

Les ingrédients qui suivent serviront donc à deux repas  pour une personne, le deuxième repas pourra être emporté facilement, et mangé chaud ou froid, le lendemain ou le jour suivant :
  • 3 courgettes (que l'on peut mélanger avec des poivrons, des tomates, des oignons, en baissant le nombre de courgettes)
  • 2 filets de poulet
  • 1 verre de semoule de couscous
  • 2 petits verres d'eau
  • épices et condiments (sel, poivre, jus de citron, origan, ail en poudre, curry)
  • 1 cs huile d'olive
Ce qui nous fait une addition de moins de CHF 10.- pour deux repas (CHF 6.- pour deux escalopes de poulet fermier local, CHF 2,5 de courgettes, moins d'un franc pour les épices, l'huile d'olive et la semoule dans vos placards). En plus d'économiser de l'énergie et du temps, c'est économique, et sain.


mercredi 11 juin 2014

Lausanne à Table : le programme complet



Enfin, j'ai le droit de vous parler en détails de ce programme de Lausanne à Table, ça me démange depuis des mois. Comme il y a énormément d'événements très différents, afin que vous ne ratiez rien de ce qui pourrait vous intéresser, je vais tenter de vous guider un peu. Tout d'abord, il y a deux sortes d'événements : les événements ouverts à tous et les événements qui nécessitent une inscription préalable. Pour ceux-ci, je vous conseille de vous dépêcher, certains seront complets dans moins de 12h si l'on en croit les années précédentes.

Pour les événements ouverts, on se réjouit de vous y rencontrer nombreux ! Je serai présente à tous les événements (sauf ceux qui se répètent plusieurs fois où je ne participerai qu'au premier d'entre eux) et je tenterai de vous raconter ce qui s'y est passé si vous ne pouvez y être. Si vous venez, je me réjouis de vous croiser et/ou de lire/voir ce que vous avez vécu. Pour ce faire, je serai à l'affût du tag #LausanneàTable sur twitter et Instagram.

Des questions ? N'hésitez pas à nous les poser ici, sur facebook ou sur twitter !

Des suggestions ? Envie de participer au Restaurant Day ? Des idées : atable@lausanne.ch

Vous êtes blogueurs, vous avez envie d'en savoir plus et/ou de participer à certains événement ? funambuline@gmail.com


jeudi 5 juin 2014

Nouvelles fonctionnalités Instagram

Hier, Instagram a lancé ses nouvelles fonctionnalités très attendues : il est dorénavant possible de doser les filtres. Mais ce n'est pas tout, à la modification de contraste instaurée il y a quelques mois, Instagram a ajouté 10 possibilités de modifier vos photos.


Commençons par les filtres : comme précédemment, vous pouvez décider d'appliquer un filtre à vos images, sur la barre d'outil, les filtres sont symbolisés par la baguette magique, l'icône de gauche. L'icône centrale sur cette barre correspond encore au contraste (je ne sais pas pourquoi il est encore alors qu'il devrait être présent dans les outils mais bon), l'icône de droite représente justement la "caisse à outils" dont je vous parle ci-dessous.

Vous pouvez, comme avant, sélectionner un filtre, la différence c'est que dorénavant, quand vous appuyez une deuxième fois sur le filtre, apparaît une nouvelle fenêtre qui vous permet de doser l'effet de ce filtre. Ce qui devrait permettre un peu plus de subtilité (quoique "l'esthétique Instagram" ne soit pas réputée pour sa subtilité, mais passons).

mercredi 28 mai 2014

Bilan : bel effort


Bilan est un magazine bi-mensuel suisse romand de très bonne facture qui parle des actualités économiques, entrepreneuriales, technologiques, de Suisse, d'Europe et du monde. Ils sont également présents et très actifs sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, linkedin, pinterest) (si, si, pinterest, même qu'ils sont plutôt très doués à cet exercice !).

Dans leur numéro de juin 2014, leur grand dossier, leur éditorial et leur couverture, sont dédiés aux femmes entrepreneures, en particulier dans le monde de la technologie, l'article s'intitule "Technologie/Entrepreneurship : les femmes prennent le pouvoir" (je mettrai le lien dès qu'il sera en ligne, en attendant, voici l'Edito de Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef). Le dossier est développé sur 13 pages (on peut compter 15, avec la couverture et l'édito, sur un total de 68 pour le magazine complet), c'est donc un long dossier, avec des interviews, des portraits, des statistiques. Un article intéressant, fourni, qui fait plaisir à lire. Bravo Bilan, on en veut encore des sujets du genre.

Mais, cher Bilan, vu que vous vous êtes penchés sur le sujet, je me suis penchée sur votre cas. Dans le même magazine, si l'on fait abstraction du sujet phare, et des photos de vos journalistes, j'ai compté le nombre de photos comportant un personnage masculin ou féminin, que ce soit dans vos articles ou dans vos publicités. Il y a 53 sujets masculins et 19 sujets féminins (j'ajoute que la plupart des sujets masculins sont, évidemment, des chefs d'entreprise et que sur les 17 sujets féminins, 2 sont des ouvrières de chaîne).
A titre de comparaison, dans votre édition précédente, il y a 52 photos comportant un sujet masculin et 14 photos comportant un sujet féminin.

Vous me rétorquerez probablement que c'est bien pour ça que votre dossier principal couvre ce sujet, qu'on est dans un système où les hommes sont largement majoritaires, et que donc, vous ne faites que représenter la réalité. Certes. Mais vous avez également une responsabilité, celle de présenter des modèles pour celles et ceux qui voudraient, un jour, devenir les entrepreneurEs dont vous parlez dans vos pages.

Allons un peu plus loin, parmi votre pool d'experts, je salue la diversité d'âges, de sujets traités et de tons. Je lis d'ailleurs ces rubriques très régulièrement. Mais sur 61 experts, vous comptabilisez 51 hommes et 10 femmes, je ne vous ferai pas l'affront de jouer aux statistiques, vous comptez certainement mieux que moi. (Et je ne parle pas de diversité ethnique, ce n'est pas le sujet du jour, mais bon, ahem.)

Votre magazine reste un magazine très masculin et mériterait d'être enrichi de nouvelles présences féminines, tant au niveau de vos experts, que dans les personnalités que vous mettez en avant dans vos pages. J'ai néanmoins remarqué que ces dernières années votre magazine s'était amélioré à ce sujet, mais il vous reste encore du chemin.

Si je vous écris tout ça c'est parce que je vous aime bien, Bilan, vous faites du bon boulot sur les réseaux sociaux et c'est suffisamment rare dans les médias en Suisse Romande pour être souligné. Votre ouverture d'esprit sur les sujets autour de l'économie pure m'est tout à fait sympathique, même si nous ne sommes pas souvent du même avis, je parcours toujours votre contenu avec intérêt. Je salue et je vous remercie pour ce grand dossier sur entrepreneuriat au féminin. Et je me réjouis que vous alliez encore plus loin.


*****

Pour ceux qui auraient envie d'encore un peu de féminisme, deux articles lus aujourd'hui qui m'ont particulièrement touchée :

Et pour la Suisse Romande, un décompte du même genre que j'avais fait concernant les dernières élections aux Conseil National et des Etats. Vivement 2015 que je puisse comparer les scores des partis, Pirates, je compte sur vous pour faire mieux !

mardi 27 mai 2014

Zombies réinsérés, cannibale, pirates, acteurs ratés, amis imaginaires,vikings ou ados Australiens ?


Si vous avez identifiées toutes les séries dont je parle dans mon titre : bravo, vous êtes aussi accros que moi. Si ce n'est pas le cas, je vais tenter de vous guider dans la jungle impitoyable des diffusions de ces derniers mois. Nous en étions restés à la rentrée de l'automne 2013, ça fait loin, ça va être un peu long, mais il y a du très très bon. Du coup on va classer par thème : ce qu'il fallait absolument voir ces derniers mois, les drôles, les dramatiques, les humaines... et le reste.

Si les 26 séries dont je vous parle ci-dessous ne vous suffisent pas, vous pouvez aussi consulter ma page sur les séries que je vous recommande. Dernière info pratique avant de plonger dans le grand bain, voici mon profil sur betaserie, vous pouvez y suivre au fur et à mesure ce que j'ai vu et comment j'ai noté les épisodes. Toutes les séries ci-dessous ont un lien direct vers betaserie, vous pouvez donc ajouter la série dans votre agenda en deux clics, on va faire comme ça dorénavant d'accord ?

Hop, plongeoir -> yeux de McConaughey.


MUST-SEE


  • True Detective (saison 1) : je n'ai pas écrit sur cette série car tout le monde a écrit sur cette série, c'était partout, c'était mérité, c'était phénoménal, parmi ce que la télé a produit de meilleur de toute son histoire. A voir et à revoir pour saisir la beauté de la réalisation, du montage, des arcs narratifs. La différence entre la télévision et le cinéma n'est plus une question de qualité artistique, True Detective (comme Top of the Lake, Utopia ou Hannibal ci-dessous) en sont autant de témoignages. Les pronostics vont bon train sur le casting de la saison 2 qui se passera "dans une Californie que l'on ne voit jamais", je me réjouis.

    • Fargo (saison 1) : adapter un long-métrage en série, ça promettait d'être casse-gueule. Au final ce n'est pas l'adaptation du long-métrage des frères Coen, et tant mieux, c'est un hommage à son ambiance, et c'est très réussi. En grande partie grâce au casting fabuleux : Martin Freeman (en loser, lâche, mesquin, mais finalement attachant), Adam Goldberg (en homme de main cruel et tordu), Billy Bob Thornton (sublime psychopathe, performance à la hauteur de Javier Bardem dans No Country for Old Men, avec également une coupe de cheveux à ne pas reproduire chez vous) et Molly Solverson, l'inconnue du lot, qui est géniale en flic plus intelligente et capable que ce que son débile de chef ne veut bien croire. Vous mélangez tout ça, vous ajoutez beaucoup de neige, des diners pourris, des maisons sombres et pleines de lambris et vous avez 10 épisodes palpitants, dont le niveau de glauque atteint facilement l'échelle de Twin Peaks, et qui donnent envie d'en revoir 10 de plus. Le sourire final est un des plus délicieux et inattendu de la saison. Ne ratez pas cette gourmandise. La saison 2 se passera dans la même ambiance, mais avec d'autres personnages et un autre casting, comme pour True Detective, on se réjouit.


    • Hannibal (saison 2) : la première saison m'avait intriguée plus que fascinée, c'était déjà très beau, et les personnages étaient tous là, épaississant à chaque épisode. Permettant à cette saison 2 à couper le souffle de prendre son envol. Depuis Utopia, c'est ce que j'ai vu de plus beau, esthétiquement parlant. C'est glauque à souhait, mais ça, on s'y attendait rien qu'avec le titre. Les scènes culinaires sont extraordinaires, les mises en scènes des meurtres également, on finit par tout trouver beau. Et l'extrême beauté de la violence, liée à la lenteur du rythme remue forcément. D'autant que la réalisation n'hésite pas à multiplier les gros plans, parfois inattendus, et les ralentis glaçant pour mieux apprécier l'esthétique du sang. Cœurs sensibles s'abstenir ! J'ai pris un énorme plaisir à voir le déroulement de cette saison, même si, dès le premier épisode, la scène finale est dévoilée, et donc attendue et mise patiemment en place pendant toute la saison. Un bémol toutefois, l'extrême esthétisation se regarde parfois le nombril et il y a des séquences, à chaque épisode, ou la multiplication des plans, très très beaux mais inutiles, m'a sortie du rythme de la série, pour n'y voir plus que la construction graphique des plans. Contrairement à Utopia où l'esthétisme total nous ramène dans le cœur de l'enjeu dramatique, ici j'ai fini par voir la beauté du sang en perdant tout frisson. Mais c'est tellement beau que je reverrais ces deux saisons avec plaisir pour en saisit totalement les arcs narratifs. Vivement la saison 3, qui promet d'être très différente, j'ai encore faim.


    lundi 26 mai 2014

    Votre Restaurant Day



    En 2013 a eu lieu le premier Restaurant Day Lausannois, je ne connaissais pas le concept, il est simple : dans les villes qui acceptent de jouer le jeu, n'importe qui peut ouvrir un "restaurant", ce jour-là, n'importe où. Lausanne joue le jeu et vous assiste donc dans l'élaboration de votre restaurant.

    Vous avez une idée thématique géniale ? Des petits plats que vous rêvez de partager et de faire découvrir aux Lausannois ? Vous n'êtes pas un professionnel mais vous adorez cuisiner ? Vous aimeriez transformer votre jardin/votre salon/votre piscine/une place/un parc/une plage en restaurant d'un jour ? C'est le moment où jamais de vous lancer.

    Envoyez un mail à atable@lausanne.ch en nous expliquant le lieu que vous avez choisi, les mets que vous allez préparer et une liste de prix. Lausanne à Table vous aidera à rendre votre rêve possible. Vous avez encore un mois pour vous inscrire, après le 25 juin, ce sera trop tard. 

    Attention toutefois : Lausanne à Table fournit les autorisations, les branchements nécessaires à la voirie et une visibilité pour votre restaurant sur ses différents canaux, mais vous vous occupez de tout le reste...


    En 2013, j'avais visité quelques uns des restaurants inventés pour l'occasion, et je m'étais régalée. Du coup, je m'étais prise à rêver d'un restaurant que j'inventerai, qui sait, peut-être un jour. Cette année je serai dégustatrice et food reporter, et je me réjouis déjà de goûter vos spécialités et vos recettes secrètes !
    Le programme complet du Restaurant Day sera disponible le 1er août !




    vendredi 23 mai 2014

    Canva



    Un petit billet, sur un outil que je découvre à l'instant : Canva. C'est un outil qui permet de faire des designs rapidement, avec des modèles établis du plus sobre au plus kitch, qui permet de modifier tous les paramètres, et, évidemment, de travailler avec vos propres images. Pourquoi cet outil-là plutôt qu'un des milliers d'autre sur le marché ? Parce qu'il est très simple d'utilisation, gratuit et déjà formaté pour vos besoins de base en réseaux sociaux. Les formats pour les covers facebook, les headers twitter et les pins optimaux permettent de créer une image aux bonnes dimensions en quelques minutes.

    Toutes les images de cet articles ont donc été crées avec Caneva, ici une image type "cover facebook".

    mercredi 21 mai 2014

    L'Antica Trattoria


    Les restaurants italiens sont légions, mais entre les pâles pizzerias où la pâte concurrence la semelle de chaussure que les 2 millimètres de garniture ne permettent pas de camoufler suffisamment, et la gastronomie italienne, il y a un monde. Pourtant en Suisse nous avons de la chance, notre proximité avec notre voisine du Sud nous permet une variété de produits et de savoir-faire correcte, même dans les mini-épiceries de quartier (les rayons des pâtes en France me donnent envie de m'ouvrir les poignets avec des cornettes). Bref, tout ça pour dire que l'Italie dans l'assiette, je l'aime tellement que je suis difficile, très difficile (qui a dit pénible ?). Pour la pizza, je n'ai qu'une adresse à Lausanne : Fratel E Napule. N'essayez même pas de me faire croire qu'il y a meilleur ailleurs : non.

    Mais pour la pasta et le reste de la cuisine italienne, il y a plusieurs excellentes adresses, mes habituelles sont Gnutti la secrète, le Ristorante Saint Paul (où les serveurs sont aussi séduisants mais gras que leur magnifique huile d'olive), le Milan pour ses viandes, ses légumes, son ambiance et ses risottos (mais pas pour ses pâtes), et, depuis quelques jours, l'Antica Trattoria.


    Il y a des restaurants comme ça, où tu n'entres jamais, tu ne sais pas trop pourquoi, la devanture ne t'attire pas. Il a fallu que Nicolas Noz (dont la chocolaterie -ma préférée de la ville, entre nous soit dit- est quelques mètres au-dessus dans cette si fameuse Rue De La Gourmandise Marterey) me conseille d'y aller pour que je découvre cet endroit. Dès la porte passée, j'ai été séduite, du bois partout, une ambiance chaleureuse et confortable, un coin épicerie, une cuisine ouverte, une lumière bien dosée, un niveau sonore maîtrisé et des serviettes en tissu (les barbus parmi mes amis savent pourquoi c'est important). J'ai tellement aimé ma première visite, que j'y suis retourné deux jours plus tard, et une troisième fois hier midi.

    mardi 20 mai 2014

    Particules Fines


    Tout Lausannois connaît Particules en Suspension, ce magasin à la déco décalée, qui permet de sauver n'importe quelle situation du genre "je sais pas quoi lui offrir". Depuis que la boutique a quadruplé de volume en déménageant à la Rue Etraz, je me demandais ce qu'ils allaient faire de leur local de la Rue Marterey, j'ai la réponse à ma question. Depuis samedi 17 mai, une nouvelle boutique gourmande existe à Lausanne : Particules Fines.


    "Particules Fines" comme épicerie fine, n'est pas un lieu où on peut vernir "faire ses courses", c'est un lieu où on va aller pour se faire plaisir ou faire des cadeaux. On y trouve toute sorte de choses à manger ou pour cuisiner, du thé, du café, des alcools, des condiments, des pâtes, des sauces, des épices, de quoi décorer vos plats sucrés ou salés, mais surtout, comme pour sa grande sœur, des packagings magnifiques.