lundi 19 janvier 2015

Point Séries



On y est, la "rentrée" des séries du début de l'année a débuté. Mais l'idée même de "rentrée" des séries est devenue obsolète. Le système de diffusion que suivaient les chaînes traditionnelles en dévoilant leurs nouveaux programmes en septembre et janvier a été totalement bouleversés ces dernières années par les chaînes du type HBO et par les diffuseurs du type Netflix ou Amazon (que je vous expliquais ici). Il y a donc des lancements de séries tout au long de l'année, même si les mois de janvier-février et septembre-octobre restent des jalons importants par habitudes, certaines chaînes continuent à s'y conformer, mais surtout les critiques traditionnels continuent à faire tout un pataquès de "la rentrée des séries". J'ai pour ma part décider d'arrêter. Je vais plutôt vous faire un point, régulièrement, sur les nouveautés qui valent le détour.

Avant de rédiger une critique de série, j'essaie de voir au moins trois épisodes, voir toute la première saison, mais parfois un pilote suffit pour savoir que c'est mauvais. Je vois à peu près 80% des séries US qui sortent, plus de nombreuses anglaises et quelques unes d'autres types de production (Amérique Latine, Japon, pays nordiques, etc. - quoiqu'elles soient souvent beaucoup moins faciles à trouver). J'élimine d'office les daubes absolues (mal filmé, mal joué, aucun rythme, caricatural, etc.) (exemple : State of Affairs). Par contre, je garde parfois des "navets" car ils peuvent être très divertissants et car j'ai besoin de séries qui m'aident à mettre mon cerveau sur off régulièrement (Helix et sa bande-son hilarante face à l'horreur du scénario me procure un intense plaisir).

On m'a demandé plusieurs fois comment je gérais toutes ces séries. Je m'aide du site betaseries qui permet de se tenir au courant des nouveautés (calendrier), d'ajouter les séries que vous suivez, d'avoir des alertes quand une nouvelle saison commence, de savoir où on en est d'une série particulière, de noter les épisodes et les séries, etc. Sur ma liste de séries, vous pouvez remarquer une énorme profusion, c'est parce que j'ai gardé toutes les séries que j'ai aimées pour une raison ou pour une autre, et aussi parce que j'y ai intégré toutes les nouveautés que j'attends. Et comment je fais pour en voir autant ? Et bien je n'ai pas la télé, c'est assez simple.

A côté de ça, si mes billets vous manquent (certains me les réclament, vous êtes choupidou), je vais tenir à jour plus précisément mon board pinterest 2015 en y ajoutant des commentaires et des notes, afin que vous puissiez vous faire une idée des nouveautés. Je tiens également à jour ma page séries sur laquelle vous retrouvez les séries que j'apprécie classées par thématiques et par ordre alphabétique si vous cherchez de nouvelles idées à regarder. 

Passons aux critiques, deux coups de coeur et beaucouuuuup de déceptions et de séries à oublier très vite.





Olive Kitteridge

Mini-série de quatre épisodes qui nous plonge dans le quotidien d'une femme usée, froide, paraissant dépressive, ne prenant jamais la peine d'enrober ses propos, très observatrice et donc toujours au courant de tout ce qui se passe dans son petit village de la côte de la Nouvelle Angleterre, délicieusement misanthrope. Une performance de Frances McDormand, saluée par la critique et plusieurs prix tout à fait mérités, réussit à glisser une infinie tendresse sous des dehors parfaitement acariâtres. La réalisation est aussi subtile que le scénario. Un bijou qu'il convient de voir d'un coup, comme un polar qu'on dévore. Si les trois premières heures vous ôteront toute joie de vivre, dès l'apparition de Bill Murray, j'espère que vous allez vous exalter autant que moi par ces personnages si vrais, par cette plongée dans l'humain à travers quatre époques de vie, par ces acteurs extraordinaires et par l'intelligence de la globalité de cette série.





Dernière série Amazon, diffusée en décembre 2014. Je vous expliquais le système de sélection et diffusion Amazon dans mon dernier article. "L'équipe à Coppola-Anderson" (respectivement Sofia et Wes) imagine un jeune Chef (d'orchestre) venant tout bouleverser sous les traits de Gael Garcia Bernal. C'est absurde, caricatural, drôle, provocateur, sexy, particulièrement bien observé, fantaisiste, très bien mis en lumière, avec des décors magnifiques et d'excellents interprètes, et une partition musicale passionnante (évidemment), et ça fait un bien fou.



mardi 13 janvier 2015

Le système des séries Amazon



Amazon a révolutionné la manière d'acheter des livres depuis plusieurs années. Au détriment de nombreux éditeurs et libraires qui n'arrivent pas à s'aligner sur les prix. Si on ajoute aux librairies qui disparaissent les très nombreuses plaintes contre Amazon, en particulier pour ses conditions de travail déplorables, j'attendais les premières séries produites par Amazon en 2013 en me réjouissant de les détester.

Sauf que je ne peux pas, Amazon Studios a réalisé depuis sa naissance (en 2010) plusieurs des meilleures séries du moment. A commencer par Transparent, récompensée aux Golden Globes cette semaine, et dont je vous en ai déjà parlé avec enthousiasme. La réalisatrice a clairement eu les mains totalement libres pour faire ce qu'elle voulait, ainsi que les moyens financiers nécessaire, qui se voient dans le casting fabuleux et à l'image, impeccable. Une des mes séries préférées, à voir absolument.


J'avais déjà été agréablement surprise par la très drôle Alpha House, sortie en 2013, la première d'Amazon Studios. Sa deuxième saison a été diffusée à l'automne 2014. Enfin "diffusée" n'est pas le bon mot du coup, "rendue disponible" serait plus juste. Comme Netflix, l'intégralité de chaque saison est proposée le même jour. On retrouvait la même liberté de ton (quoique le sujet, malgré son aspect politique, soit moins polémique que Transparent), et les mêmes moyens mis au casting et à l'image. Plaisant, rythmé, drôle, légèrement irrévérencieux, une jolie comédie à mon avis largement au-dessus de Veep dans le même registre.

vendredi 9 janvier 2015

Charlie


J'ai fait très, très, très attention de ne pas cliquer sur des images sanglantes, des vidéos violentes, comme à chaque occurrence de ce genre d'attentats. Ne surtout pas garder en tête ces images-là. Se souvenir de qui étaient ces personnes de leur vivant.

Depuis le 7 janvier, midi, des centaines, des milliers d'autres types d'images ont été produites, des photos des rassemblements spontanés qui ont eu lieu partout dans le monde, des images d'archives des auteurs abattus, et des dessins, des tonnes de dessins.

Je n'ai aucune analyse politique à apporter sur cet événement qui a abasourdi, choqué et attristé tant de monde, mais j'avais envie de garder une trace des images qui se sont gravées dans mes yeux et qui m'ont permis de surmonter l'abrutissement total.

Je vais, tant que je peux, me tenir éloignée des récupérations politiques, racistes et opportunistes, et continuer à admirer tous ces gens debout qui, fans ou non de Charlie Hebdo, se sont proclamés Charlie.





©Lucille Clerc (et non Banksy comme annoncé à tort)








samedi 3 janvier 2015

Instagram est-il un média ?

©AFP / Alex Ogle

On s'émouvait au printemps 2014 qu'Instagram ait été racheté par facebook. Mais facebook avait promis : rien ne changera, à part une meilleur intégration sur facebook des images, rien ne changera. Qu'en est-il aujourd'hui ? 

Le photographe de l'AFP Alex Ogle, que je suis depuis quelques semaines car il était l'un de ceux qui couvraient -avec talent- les récents événements à Hong Kong, a publié une photo il y a quelques jours, un grafiti "fucking chinese", un cri de protestation écrit au sol avec des jambes de passants, un témoignage de l'ambiance actuelle.


Cette photo a été retirée par Instagram pour "violating guidelines". Le photographe l'a publiée sur twitter. Il l'a également repostée sur Instagram photo en cachant le mot "chinese".



mardi 30 décembre 2014

La famille Bélier


Paula est la fille entendante d'un couple de sourds. Oui, sourds, pas malentendants, mot que l'on entend pas une seule fois dans le film, sourds. Handicapés, sourds-muets, c'est comme ça qu'ils sont appelés. Cette famille vit en campagne, ils sont agriculteurs et vendent leurs fromages sur les marchés, avec l'aide de leur fille aînée donc, qui les aide en appelant banquier et fournisseurs, parce que oui, en 2014, un couple d'agriculteurs sourds n'a pas pensé une seconde à organiser leur vie pour que leur fille ne prenne pas tout sur le dos en utilisant un truc incroyable appelé un email.

A ceci vous ajoutez un prof de musique fan de Sardou (si, si, parce qu'en campagne française voyez, pour motiver des adolescents, rien de mieux que Sardou) qui découvre que Paula a une jolie voix de soprano. Ce qu'elle cache à ses parents (sinon il n'y aurait pas de scénario). Ah oui, et puis il y a le père qui décide de se présenter aux éléctions (parce que sinon il n'y a pas de scénario, bis). Ah, pis le Parisien qui vient d'arriver dans le lycée de Paula (parce que sinon il n'y aurait pas de scénario, ter).

Ce film m'a fait l'impression d'un montage de pièces indispensables à un succès au box office français : un handicap (depuis les Intouchables), la campagne française avé l'accent (depuis Les Cht'is), un amour adolescent (depuis qu'ils ont de l'argent pour payer le ciné) et de la chanson (depuis les téléréalité-crochet). On colle tout ça ensemble avec une intrigue construite pour tirer des larmes, on ajoute des tentatives (ratées) d'humour ici et là (une allergie au latex, un bras dans le cul d'une vache, ...), des moments de paysages bien français et hop, on tient le succès des vacances d'hiver.

Sauf que ce film est une bouse. La direction d'acteur est tellement mauvaise qu'on dirait qu'ils n'ont gardé que les mauvaises prises et François Damiens et Karine Viard réussissent même à jouer faux (bon, il faut dire qu'on les oblige à singer un couple de "sourds muets", dommage, il y a d'excellents acteurs français qui maîtrisent parfaitement la langue des signes, qui est une langue à apprendre, par juste à singer). Le scénario est totalement cliché, la campagne fait office de décor et les agriculteurs montrés comme des abrutis et la musique est juste là pour tirer des larmes.

J'imagine que les malentendants doivent être furieux, non seulement le film se moque d'eux (alors qu'il esssaie de faire l'inverse, mais c'est raté), mais en plus le film ne leur est pas accessible vu que seuls les dialogues signés sont sous-titrés, c'est ballot. Je suis ressortie de la salle même pas déçue, mais furieuse. Je ne me fendrai pas d'un texte façon "les 5 raisons pour ne pas aller voir ce film", d'autres l'ont déjà fait et on a dit qu'en 2015 on arrêtait les "10 titres les plus utiles pour faire du trafic et écrire de la merde".

Si vous avez envie de voir un film sur le monde des sourds, choisissez plutôt l'extraordinaire "Le Pays des Sourds" de Nicolas Philibert, dont voici un extrait.


vendredi 26 décembre 2014

Feel Good Movies


C'est le morceau de sucre qui aide la médeciiiiiiine à couler, la médeciiiiine à couler, la médecine à couler. Qui parmi vous n'a pas encore cette chanson en tête ? Mary Poppins, comme Sissi l'impératrice, Le Miracle de la 34e rue ou encore toute la collection des vieux Walt Disney (Merlin l'enchanteur, Rox et Rouky, les Aristochats, Robin des Bois, Le Livre de la Jungle, La Belle et le Clochard, ...) étaient les films traditionnellement programmé le matin entre noël et nouvel an quand tous les trentenaires dont je fais partie regardaient la télé enfant. Le matin c'était idéal, les parents cuvaient des longs repas des fêtes, ils avaient la grasse matinée pour eux et pour nous ces magiques histoires dont on ne décollaient pas.

C'est cette période de fêtes de fin d'année qui nous a probablement tous donné goût aux feel good movies, ces films gourmandises, ces films qui réconfortent, ces films intemporels qui n'ont aucun besoin d'être réalistes, cohérents, philosphiques ou brillamment mis en scène pour nous plonger dans deux heures d'état béat-marshmallow. Exactement ce dont on a besoin dans ces jours gris de fin d'année, non ?

Je vous ai préparé une petite liste, non exhaustive évidemment, n'hésitez pas à ajouter vos films dans les commentaires. Merci à tous ceux qui m'ont listé les leurs sur facebook !

Tout d'abord, tentons une définition. Un feel good movie "de noël" ne doit pas être trop violent, ni sexuel, sa fin ne doit pas être trop triste, il doit être léger, facile, drôle. Si sa musique vous reste en tête pendant plusieurs jours pour pourrir vos followers twitter vous permettre de garder cette humeur béate-marshmallow c'est un plus indéniable. S'il vous raconte une histoire avec un narrateur aussi. Et enfin, surtout, c'est un film que vous avez envie de montrer aux enfants autour de vous, en leur racontant combien vous adoriez ça quand vous étiez plus petit (attention, certaines réactions du type "c'est nul" face aux joyaux cinématographiques de votre enfance peuvent douloureusement vous rappeler que vous êtes un vieux ringard totalement dépassé, il vous faudra alors revoir un feel good movie seul sous une couverture avec un pot de crème glacé ou un chocolat chaud avec crème chantilly pour faire passer ce douloureux constat).



Les films musicaux


Mon must à moi c'est Mary Poppins, je connais toutes les chansons en français ET en anglais par coeur. Si vous avez peur de ne plus aimer, vous avez grandement tord, regardez-le en VO, vous allez voir c'est toujours aussi magique qu'en 1964 (même si je n'étais pas née). Si vous voulez encore plus de Julie Andrews, il y a La Mélodie du Bonheur (déconseillé aux diabétiques) ou le merveilleux Victor/Victoria, un de mes films favoris, mais on sort un peu de l'exercice.
Sinon, tournez-vous vers le sublime Gene Kelly avec Singin in the Rain, parce qu'il n'a pas pris une ride (ni le film, ni Gene Kelly), mais vous pourriez aussi voir An American in Paris avec le même plaisir (en VO s'il-vous plaît !).
Et si les vieux films vous ennuient, il y a le top du top des années 80 pour la midinette au fond de vous, avec les mythiques GreaseDirty Dancing, Flashdance et Fame. Si vous ne les avez pas revu depuis votre adolescence, préparez-vous au choc de la VO : c'est beaucoup moins tarte qu'il n'y paraît, voire même plutôt excellent. Le montage et la lumière de Flashdance sont somptueux et Fame a un rythme incroyable. (Pour préparer cette liste, j'ai revu également Saturday Night Fever, j'avais oublié à quel point il est trash, glauque et déprimant, à éliminer des feel good movies à tout prix.)
Dans les films musicaux, il y a aussi les déjantés La Petite Boutique des Horreurs, Cry Baby et, évidemment The Rocky Horror Picture Show qui me mettent toujours dans un état de béatitude presque génant.



La Fantasy


S'il y a bien un moment où ce genre de film avec des créatures magiques et des morales à la guimauve où les méchantes sorcières perdent à la fin passent bien, c'est pendant les fêtes. Mon trio de tête est composé du mythique The Princess Bride, de L'histoire sans fin (dont malheureusement les effets spéciaux ont trèèèèès mal vieillis), et de Willow, que je pourrais voir, et revoir, et revoir encore sans me lasser.
Et maintenant l'anecdote façon "à la troisième minute de cette vidéo vous allez retrouver foi en l'humanité" (ce sera interdit en 2015, comme "les 10 plus belles photos de chats-trop-mignons-qui-dorment-sur-des-chiens-avec-des-hamsters-qui-utilisent-des-objets" d'ailleurs, IN-TER-DIT) : vous voyez Inigo Montoya (you killed my father, prepare to die) et Saul Berenson de Homeland, et bien c'est le même acteur. Oui. Bam.
Je profite de votre choc pour dire que oui, c'est aussi le bon moment pour revoir les 6 Star Wars dans l'ordre chronologique de l'histoire, les 4 Alien et pourquoi pas le Seigneur des Anneaux d'ailleurs.




Les films pour ados dans leur trentaine


Le mythique Ghost Busters (who you gonna call?), la quintescence de l'awsomeness de Bill Murray, bonheur total (mais pas le deux, trop mal vieilli). Pareil jouissance pour la série de Back to the Future, toujours aussi crétin, toujours aussi drôle. Le fameux The Goonies pour retomber en pré-adolescence (viens, on traverse une voie de train abandonnée) et, enfin, l'indispensable Gremlins  à commencer à regarder juste avant minuit (Gremlins 2 est moins bon, mais tout de même hilarant pour qui était ado durant les années 80).




Dark et doux


Pour certains la guimauve c'est rose et sucré, pour d'autre c'est écoeurant et le feel good passe plutôt par une mélancholie tirant sur le glauque. Si c'est votre humeur entre les fêtes, voyez et revoyez Delicatessen, La Cité des Enfants Perdusl'Etrange Noël de Mr JackEdward Scissorhands et, évidemment, La Famille Addams.




Les inclassables


Ces films auxquels on garde une place spéciale dans notre filmographie, dont on ne compte plus combien de fois on les a vu, qui fonctionnent à tous les coups. Pour ceux-ci, le choix est plus personnel, moins explicable. Pour moi, beaucoup de "films de femmes", pas forcément réalisé ou écrit par des femmes, mais qui racontent des histoires avec beaucoup de personnages féminins ou du point de vue féminin comme Le festin de Babette, Beignets de tomates vertes, Bagdad Café, Sur la route de Madison, malgré leurs fins qui ne sont pas toujours des plus joyeuses, ces films me font un bien fou, même au Xe visionnement.
Pour l'humour crétin et les histoires de familles boulversées mais drôles, La Vie est un long fleuve tranquille, toujours aussi grinçant et les Sorcières d'Eastwick où Nicholson est délicieux en démon lubrique, face à Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer.

Et puis il y a quelques classiques français, qui me font un effet réconfort plus boeuf bourguignon que guimauve aérée, ça fonctionne aussi : La Chèvre (et de manière générale tous les films avec Pierre Richard), L'homme de Rio, Les morfalous ou L'Itinéraire d'un enfant gâté, pour une dose de Belmondo, L'Aile ou la Cuisse (plus pour Coluche que pour De Funès) et le Père Noël est une ordure, parce que c'est de saison.

Il y a aussi quelques feel good réalisateur, les univers de Michel Gondry, Wes Anderson et Hayao Miyazaki par exemple, me provoquent toujours une mélancholie légère tout à fait adaptée à un ciel neigeux.

Pfiou, on aura jamais assez de 10 jours de vacances pour tout ça !

Pour ceux qui sont déçus de ne pas voir un seul film qui parle vraiment de Noël ici, voici un petit extrait de Love Actually. Bisous Jim.



Et pour ceux qui ont vomi par trop de bons sentiments en lisant ce qui précède, je vous recommande Dead Snow, un film nordique avec des zombies nazis, dans la neige (c'est noël), que dire de plus, ah oui, il y a une tronçonneuse aussi, tout pour plaire. Voilà.

mardi 23 décembre 2014

Star Wars au point de croix


Je dois vous avouer un truc : j'ai à nouveau eu un problème de stockage de photos. Grâce à un être merveilleux et patient, j'ai pu en récupérer une bonne partie, mais ça me fait 16'000 photos à trier/classer, ce qui va me prendre un tout petit peu de temps, ahem. Du coup, mon article prévu sur quoi faire de vos ouvrages au point de croix, où trouver le matos, et tout ça, et bien il va me prendre un peu plus de temps que prévu. Ainsi que plein d'autres articles qui étaient prévus et documentés d'ailleurs. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à faire des trucs de mes dix doigts. Dont ces "décorations de noël" (qui n'ont de noël que le ruban qui permet d'être accroché à un sapin) sur le thème Star Wars que je fabrique patiemment depuis le mois de septembre pour mes neveux et ma nièce.

Au lieu d'en faire des objets à accrocher, vous pouvez aussi les transformer en broches, en cartes de voeux, en patch pour des vêtements troués, en déco de vêtement, etc. Dans cet article, un mode d'emploi pour objets sur canevas en plastique, que vous pouvez également utiliser avec d'autres petits motifs.

Avant de vous lancer, n'hésitez pas à lire mon billet introductif au point de croix qui vous donnera tous les détails nécessaires pour bien commencer si vous n'avez jamais broder, je vous promets que c'est très facile, il faut juste un peu de patience.

Si la broderie vous fait peur mais que vous feriez bien un bricolage de noël sur la thémathique Star Wars, je vous propose les flocons de noël Star Wars en papier, succès garantis pour les après-midi en famille !


mercredi 10 décembre 2014

6 milliards de tweets et moi et moi et moi

Il y a quelques mois, je vous parlais de l'outil Mapbox qui permet de créer des cartes où l'on peut modifier tout ce que l'on veut et même jouer avec des big datas*. J'ai créé ainsi une carte de mes adresses et balades favorites à Lausanne, une carte des balades gourmandes de Pierre Corajoud organisées par Lausanne à Table et même une carte gag pour le #taloz. C'est un outil très facile à utiliser dès qu'on a compris les commandes de bases et qui permet de faire de jolies choses très pratiques.

Si je vous en reparle aujourd'hui, c'est qu'un grand malade data artist, Eric Fischer, a créé une carte en collectant les géolocalisations de plus de 6 milliards de tweets ces trois dernières années. 6'341'973'478 tweets pour être précise (enfin, les 9% de tweets géolocalisés parmi eux, évidemment). Voici la carte qui en résulte :



Au-delà du grand intérêt de son explication détaillée de l'outil et de son processus de création de cette carte, la carte elle-même est fascinante. Petite plongée.


Le monde : image flagrante de la fracture numérique. Alors que des villes de quelques centaines de milliers d'habitants s'illuminent en Europe, la Chine et ses nombreuses villes à plusieurs millions d'habitants reste sombre, l'Afrique émergent dans quelques centres urbains, le Brésil est en feu, etc.


L'Europe. La grande activité en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas parait logique, mais je vois avec plaisir la Turquie très présente ! Erdogan a réussi, en tentant d'interdir, à inciter tout un peuple à twitter, bravo à lui...


La Suisse : on dirait qu'elle n'existe que par ses grands centres urbains, mais attention à cette lecture, ce sont aussi des lieux de concentration de population, donc il y a forcément plus de tweets dans une ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants que dans un village.


Lausanne, forte concentration au centre, en particulier sur les quais de la gare. En zoomant sur l'UNIL et l'EPFL on remarque une activité similaire de part et d'autre. 
Et surtout beaucoup de tweet depuis des points de vue sur le lac : Ouchy, Montbenon, Hermitage, Esplanade de la Cathédrale... on géolocalise aussi pour montrer ce qu'on trouve beau !


Et enfin... mon immeuble. Je ne géolocalise pas mes tweets, mais mon mari le fait. On trouve ainsi notre appartement. Ce qui me donne l'impression d'être une cible, c'est assez flippant. 


D'autres que moi vont probablement en tirer des conclusions brillantes que je serai bien incapable de construire, je suis néanmoins fascinée par cette carte que je tenais à partager, et par cette outil, Mapbox, dont je vous recommmande l'utilisation, ainsi que la lecture de leur blog qui montre des possibilités originales possibles avec leur outil. Comme une carte façon super mario, ou une réflexion (et action) sur comment mettre sur la carte les zones défavorisées au niveau de la cartographie, ou encore comment ils ont réfléchi et amélioré leur outil pour les amateurs de cartes de terrain (Mapbox Outdoors).



* Tu les trouves grosses mes datas ? #pointDiane #privatejoke

jeudi 4 décembre 2014

Fed Up


Fed Up est un documentaire sorti cette année réalisé par Stephanie Soechtig, une documentariste qui se spécialise sur les sujets concernant l'alimentation et plus particulièrement l'industrie agro-alimentaire, aux Etats-Unis.

J'insiste sur le "aux Etats-Unis" car le film est entièrement pensé comme si les Etats-Unis et le monde étaient la même chose, comme dans les films d'actions ou d'horreur habituels aux Etats-Unis, gardons donc ça en tête pour apprécier le propos de ce pamphlet à charge.

Dès les années 70, l'obésité a été vue comme une épidémie, depuis le milieu de cette décénie-là, une conclusion toute simple en a été tirée : il faut équilibrer les calories absorbées avec les calories dépensées. De cette simple équation 1 calorie "in" = 1 calorie "out" = pas de prise de poids, sans aucune réflexion sur la qualité des calories, vient un énorme malentendu sur lequel s'est précipitée l'industrie agro-alimentaire pour promouvoir et créer des centaines de miliers de produits industriels soi-disant "équilibrés" et "sans gras". Seule problème : si vous enlevez le gras d'un produit, il a un goût de carton, vous devez donc rajouter quelque chose pour le rendre satisfaisant au palais... du sucre.

Or le sucre blanc, et toutes les autres sortes de sucre (aux Etats-Unis un des grand problème est le "corn sirup" que l'on trouve moins fréquemment en Europe), sont devenus une part non négligeable de TOUS les produits vendus. Pour l'auteure du documentaire, et de très nombreux scientifiques, il convient aujourd'hui, de traiter le sucre et l'industrie qui le promeut, comme l'ont été les vendeurs de tabac : il s'agit de diaboliser le sucre afin de faire prendre conscience au peuple américain à quel point il s'empoisonne au quotidien.

De nombreuses informations sont passionnantes dans ce documentaire, en particulier l'histoire du lobbyisme politique de l'agro-alimentaire face à toutes les tentatives de mettre des bâtons dans les roues à l'obésité galopante : de la liberté d'expression scandée à tout va quand il s'agissait d'interdire la publicité pour les produits sucrés pour les enfants, à l'accusation d'être un "nanny government" quand il s'agit de réguler ce qui est vendu dans les cantines scolaires (dont 80% ont des contrats avec Pepsi ou Coca et des chaînes de fast food), en passant par la pizza, les frites et les jus de fruits considérés comme des légumes acceptables dans les 5 portions quotidiennes recommandées.

Mais j'avoue avoir détesté la forme de ce film. D'abord la partie larmoyante des quatre adolescents obèses choisis en exemple pour mieux faire pleurer dans les chaumières, je n'ai pas besoin qu'on me manipule émotionnellement pour me faire comprendre à quel point la situation (aux Etats-Unis) est dramatique, je préfère quand on fait appel à mon cerveau (mais le film ne m'est pas adressé, il est adressé au public américain). Ensuite le fait que l'on n'offre qu'une seule opportunité de se sortir de cette crise : démoniser l'industrie agro-alimentaire (ce qui ne marchera JAMAIS dans un pays où le paysan en salopettes sur son tracteur John Dear dans son champ de maïs est un monument au patriotisme et subventionné comme tel). Aucune proposition d'éducation, ce qui devrait être une option indispensable. Et quand Jamie Oliver et sa brillante Food Revolution est évoquée, c'est du bout des doigts l'air de dire "cet anglais est bien mignon, mais il ne changera pas grand chose".

Un pamphlet à charge donc, néanmoins très intéressant au niveau des informations qu'il donne face aux dangers des "added sugar" cette plaie qui gangraine la santé américaine (et celle de toutes les sociétés ou couches de sociétés dans le monde qui mangent plus de "processed food" que de nourriture cuisinée). J'espère qu'il sera vu, à large échelle, par le public qu'il vise !

Une info pour finir, vous connaissez Kevin Smith ? Vous voyez à quoi il ressemble ? Et bien depuis cet été il a décidé de bannir les sucres ajoutés et communique à ce sujet sur différents canaux en incitant d'autres personnes à faire de même, pendant 10 jours. C'est le #FedUpChallenge proposé par le film, une excellente idée pour se rendre compte de la partie de sucres cachés se trouve dans notre alimentation !

(Le film est disponible en vod et dvd... et téléchargeable facilement.) 


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PS : J'hésite à transformer ma page films culinaires en les classant plutôt par genre que par ordre alphabétique : documentaires, comédies, films d'auteurs, etc. Qu'en pensez-vous ?

mardi 2 décembre 2014

Spaghetti à l'ail pour séduire Scarlett Johansson


Je vous ai parlé du film #Chef et de combien sa valorisation de la nourriture simple mais faite avec amour (et de très bons ingrédients) m'a touchée. Il y a deux scènes en particulier qui sont devenues des obsessions dans ma cuisine dès la sortie du film, les deux scènes où le protagoniste cuisine chez lui, ce sont aussi les deux seules fois où les recettes sont un tout petit peu détaillées (quoi que ce soit à peine le cas, on voit très rapidement les étapes et c'est tout) : la scène du grilled cheese cuisiné pour son fils et la scène des spaghetti ail citron qu'il cuisine pour Scarlett Johansson. 

Deux plats que j'ai reproduit plusieurs fois depuis que j'ai vu le film et que je voulais partager avec vous en détails, on ne sait jamais, si Scarlett débarquait chez vous à l'improviste, il vous faudra dorénavant TOUJOURS avoir dans vos placards :



  • De l'ail, mais attention hein, pas de l'ail sec et à moitié moisi façon fond de bac chez Migroop, de l'ail rose, frais, dodu, s'il vient de Lautrec, Scarlett vous épousera certainement.
  • Un citron jaune, un beau citron, dodu, juteux, bio (parce qu'on va aussi utiliser le zeste).
  • Un bouquet de persil plat, frais, bio.
  • Du parmesan, pas râpé d'avance, pitié, à râper au dernier moment, sur les pâtes chaudes.
  • Une bonne huile d'olive qui supporte la chaleur.
  • Des spaghetti ou des linguine ou des bavette. Mais pas du premier prix moche, des vraies pâtes italiennes où les minutes indiquées sur le paquet ne proposent qu'une cuisson : al dente. Mes préférées sont les marques Voiello et De Cecco, on les trouve dans les grandes Coop, ou chez Mauro.
  • Du gros sel, du poivre fraîchement moulu et du piment séché.

Et c'est tout, avouez que c'est jouable comme fonds de placards !

Pour les étapes de la recette, commencez par verser un vin blanc fruité mais sec à votre invitée, qui accompagnera très bien également le plat que vous vous apprêtez à cuisiner sous ses yeux impressionnés (n'hésitez pas à vous entraîner auparavant, et à vous servir du vin aussi, on cuisine toujours mieux avec un verre de vin).

lundi 1 décembre 2014

La dernière mise à jour Instagram


Le 10 novembre, Instagram a fait une mise à jour intéressante, je tenais à vous parler des changements et des nouvelles possibilités qui, normalement, sont également enfin arrivées sur Android également ces derniers jours.


Le design a été épuré sur certaines icônes, par exemple la rose des vents qui signifiait "recherche" est dorénavant une loupe comme partout, ce qui simplifiera probablement la vie des nouveaux arrivés. La fonction recherche a également changé de look. On commence par vous proposer des photos de toutes sortes (ce qui à mon avis ne sert à rien du tout, mais apparemment est très utilisé par les fans d'instagram qui passent leur temps à regarder ce qui vient d'être publié, d'autant que cette fonction est dorénavant liée à vos activité et donc sensé vous proposer des photos qui vous intéresse, vous remarquez que ça me propose de la mode, du sport et un bébé... cette fonction n'est donc pas tout à fait au point pour un profil tel que le mien, mais pour des amateurs de #selfie ça doit marcher je suppose...). Sur la droite, en cliquant sur PERSONNES, vous pourrez rechercher des profils qui vous intéressent (et ça vous en propose également, soi-disant selon vos affinités, chez moi c'est aussi mauvais que les propositions de twitter, ceux qui savent savent). Mais le plus intéressant c'est dans la vraie fonction recherche.

dimanche 30 novembre 2014

Respire


Charlie a 17 ans. Charlie est une jolie fille, populaire, avec un groupe de bons potes, des bonnes notes. Dans son lycée tranquille du sud de la France, l'année du bac a commencé depuis quelques semaines, quand arrive Sarah. Sarah est toniturante, excitante, belle, exhaltée, originale, sûre d'elle. Elles deviennent très vite amies. Là commence, par petites touches, subtiles, la toxicité de la relation entre les deux filles, qui dévore Charlie.


Respire nous montre une personnalité perverse narcissique du point de vue de l'abusée. Sarah souffle le chaud et le froid, Charlie cherche la reconnaissance et devient de plus en plus terne, alors que Sarah exhulte. C'est cruel, cynique, froid, implacable. Mais on respire, malgré l'oppression grandissante.


Je tire mon chapeau à Mélanie Laurent pour sa deuxième réalisation. Le rythme nous plonge dans l'obsession conjointement à l'héroïne, les actrices principales du film sont clairement dirigées et rendent des prestations brillantes (quand dans un film la plus caricaturale est l'exceptionnelle Isabelle Carré, ça vous explique bien le niveau du reste !). La lumière et le cadrage caméra à l'épaule donnent l'ambiance parfaite à cette montée d'angoisse et le montage son est particulièrement maîtrisé.

Sans parler de la justesse du scénario. Quelle adolescente n'a pas vécu de près ou de loin une histoire similaire ? Ces amités si passionnées qui prennent toute la place et où chaque détail peut conditonner une acceptation ou un rejet de soi, et des autres.

Je suivrai avec attention la suite de la carrière de Mélanie Laurent, la réalisatrice, et je lui souhaite tout le succès qu'elle mérite, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant vu et remarqué les choix de réalisation en regardant un film, et ces choix m'ont plu. Un bémol ? Peut-être justement que j'ai vu et remarqué ces choix en regardant le film... 


lundi 24 novembre 2014

Point de croix : mode d'emploi


En novembre 2013, sur Etsy, j'ai commandé mon premier kit à point de croix.

Depuis, j'ai une collection d'une centaine de couleurs de fils DMC (tous enroulés sur des cartelettes ad hoc, et rangés dans une boîte selon leur numéro -oui, c'est mieux que par couleur ai-je appris-), je possède quatre type de canevas différents (Aida 14 et 16, canevas en plastique et canevas soluble), j'ai été deux fois chez Ikea acheter des cadres, j'ai 5 cercles de broderie différents (dont un cadre carré) (ne me cherchez pas, oui, un carré peut être un cercle de broderie, parfaitement). Mais surtout, j'ai brodé plus d'une vingtaine de design différents, dont certains que j'ai créés. Vous les retrouvez sur cet album de ma page facebook (que vous pourriez liker d'ailleurs).

Un spécialiste qui se pencherait sur la question parlerait peut-être d'obsession.

Tout a commencé un moche jour d'automne, où il fait nuit à 14h12, en lisant le rose et le noir (je me venge avec vous aujourd'hui) qui publie un joli ouvrage subversif. Je me suis dit alors que j'avais les doigts qui me démangeaient, mais je ne savais pas par où commencer. Quel tissu acheter ? Quelles couleurs de fils ? Où trouver des designs ? Comment broder (parce que la broderie "libre" j'en avais fait enfant et adolescente, mais jamais de point de croix !) ? Dans l'espoir de vous faire succomber En espérant vous être utile, je vais donc partager avec vous les trucs et astuces de point de croix que j'ai appris durant cette fructueuse année brodée.



mercredi 19 novembre 2014

Clients



Il y a quelques mois, je parlais du fait de sortir de sa zone de confort. Depuis ce printemps, plein de gens m'ont contacté pour des trucs divers et variés, au début souvent bénévoles, puis des petits mandats, puis des mandats bénévoles qui se sont transformés en "vrais mandats", puis des collaborations régulières, en lien ou pas avec mon blog. Je suis très chanceuse, car je n'ai pas encore démarché des clients, ils sont "arrivés à moi". Mais j'ai fait un grand effort de visibilité. Vous le voyez entre autres sur ce blog avec les nouvelles pages FAQ, Réseaux sociaux, Revue de pressse et la dernière née Clients, qui explique un peu plus en détails pour quels types de mandat on peut faire appel à moi.

Mais comme les "pages" sur blogspot (un jour je serai une grande fille et j'aurai un nom de domaine à moi) ne sont pas intégrées au RSS, je vous reproduis le contenu de cette page ci-dessous.

Et encore une fois, n'hésitez pas à m'envoyer un mail ou à commenter sous ce billet si vous avez des questions, je réponds toujours avec plaisir !


********************************

Depuis que j'ai communiqué sur le fait qu'à côté de mon blog, je prodigue des conseils, formation et diagnostics autour des réseaux sociaux, des clients aussi divers qu'une association événementielle, une haute école, une régie de transport, une boutique en ligne ou une boîte de com. Ils m'ont fait confiance et, d'après leurs dires, ils sont ravis de l'expérience. En voici une liste non-exhaustive par ordre chronologique au cas où vous douteriez encore qu'il faut m'engager.

Plus de détails sur mon profil linkedinma page FAQ, ma revue de presse ou  par mail !





cours-atelier "Pour une utilisation professionnelle d'Instagram"
Le support de cours est disponible en ligne.




L'association Lausanne à Table m'a engagée en tant que food reporter officielle,
ainsi que pour leur stratégie sur les réseaux sociaux pour leur édition 2014.
Suite à cette fructueuse expérience, j'ai assuré le remplacement de leur cheffe de projet 
durant quelques mois après la manifestation.




Afin d'accompagner leur mandat de la Ville de Lausanne 
Transistor m'a confié la création de plusieurs ateliers pratiques 
destinés à un groupe d'apprentis de la Ville de Lausanne. 
Une page facebook et un compte instagram ont été créés par ces apprentis pour l'occasion.




Les fondateurs de The Sock Factory m'ont contactée pour un diagnostic complet 
de leur site, canaux de réseaux sociaux et de leurs services. 
Depuis j'ai les pieds au chaud et multicolores.




Les CFF m'ont commandé la rédaction d'un article pour leur blog,
ainsi que la couverture live sur Instagram de leur Coup d'Envoi de #CFFLeman2030.




lundi 3 novembre 2014

#Chef


Il n'est pas nouveau que j'aime les films culinaires, j'aime aussi les road movie, la cuisine et la musique cubaine, les food trucks et les réseaux sociaux. Jon Favreau a donc écrit un film pour moi, je suis LA cible exacte de ce film. La critique qui va suivre n'est donc absolument pas mesurée. Ceux qui pensent que la cuisine américaine c'est de la merde et que les réseaux sociaux participent à l'appauvrissement culturel et à une normatisation générale, passez votre chemin, vous allez détester (et on ne va pas s'entendre.)


Un Chef réputé à L.A. reçoit une mauvaise critique et part en vrille. Je n'ai pas envie de vous en dire plus sur cette histoire qu'il est sympathique de découvrir. Comme vous le voyez sur l'image ci-dessus, les réseaux sociaux sont mis en scène à l'écran, comme dans de plus en plus de films, c'est ici un élément très important du scénario et c'est plutôt bien fait. Dommage que les comptes cités dans le films n'aient pas été créés pour de vrai (j'ai cherché, évidemment), mais le jeu fonctionne bien. Mais ce qui est au centre du film c'est une question : et si la cuisine la plus simple était celle qui rendait heureux ? Non seulement ceux qui la préparent mais aussi ceux qui la mangent.

dimanche 2 novembre 2014

Recette des bricelets


Dans mon article à propos du Salon des Goûts et Terroirs, je vous disais qu'il fallait absolument acheter des bricelets, le meilleur biscuit du monde, si, si, c'est le seul qui a de la double crème et du vin blanc dans sa pâte. HA.

Sauf que les bricelets c'est difficile à trouver si tu ne vis pas en Gruyère ou dans le Gros-de-Vaud. Une seule solution : les faire toi-même. Pour ça, d'abord, il te faut un fer à bricelets, soit celui de ta grand-mère qui traîne au galetas (tu devrais avoir honte), soit tu en achètes un, le plus courant est celui de Jura
Bon, maintenant que tu as un fer à bricelet, c'est quoi la recette ?



Tu trouves la recette originale dans le merveilleux livre "Cuisine et Traditions au Pays de Fribourg" aux éditions de la Sarine que je te recommande fortement, c'est tout un pan de la culture fribourgeoise qui y est présent, avec des textes explicatifs en plus des recettes. 

Mais détaillons, pour une recette de la si catholique fribourgeoise ça s'impose, le diable (de la volupté des bricelets) est dans les détails.
  • 1 litre de crème double ayant deux à trois jours
Il est PRIMORDIAL que la crème ait eu le temps de reposer. Attention toutefois, au moment de mélanger les ingrédients, il ne faut pas qu'elle soit trop froide.
Pour des meilleurs bricelets, l'astuce repose ici : il faut les faire avec de la crème non-pasteurisée. Vous allez me rétorquer qu'il est pratiquement impossible de trouver de la double crème non-pasteurisée, ça c'est parce que vous n'êtes pas assez ami avec votre fromager, et c'est scandaleux. Mais bon, ok, tolérons la double crème pasteurisée, mais ça sera moins bon.
  • 650 grammes de sucre blanc
  • 7 dl de vin blanc sec (du Vully si vous voulez rester régional, mais un chasselas sec type Epesse ou Fendant ira bien aussi)
  • 1 dl de kirsch (Comme pour la fondue, c'est facultatif. Tout dépend du vin que vous avez choisi ET du goût de votre crème, non-pasteurisée ne mettez pas de kirsch, elle est suffisamment parfumée ainsi. Certains choisissent de mettre le kirsch juste avant la cuisson, après le repos de la pâte, pour plus de goût.)
Faire fondre le sucre dans la crème et le vin blanc en mélangeant bien.
  • 900 grammes de farine (selon l'épaisseur de votre crème, il en faudra moins, attention en l'ajoutant)
  • 1 pincée de sel
Ajouter la farine petit à petit, jusqu'à avoir une pâte lisse et à la bonne consistence, ça doit ressembler à ça : 


Laisser reposer la pâte au moins 2h, mais une demi-journée ou une nuit c'est possible aussi. Par contre, attention, si vous la laissez reposer au frais, il faut la sortir à température ambiante au moins une heure avant la cuisson ! Et toute la difficulté est là, à la cuisson.

Le fer à bricelet doit être bien chaud, ajouter éventuellement un peu de matière grasse (du beurre fondu sur un papier absorbant par exemple) pour les premiers (toujours ratés de toute manière). Quand le fer à bricelet est bien chaud, déposer une cuillère à soupe bombée de pâte au centre et refermez-le, quand le bricelet est bien doré, il s'agit de le rouler immédiatement à l'aide du bâton à bricelet, en vous aidant d'une spatule en bois.


Dès que votre bricelet est roulé, le réserver pour le laisser refroidir. Il faut ensuite les garder au sec dans un emballage hermétique (sachet en plastique ou boîte en fer) afin qu'il ne ramollisse pas. Enfin, s'il en reste...

Démonstration en images par la femme qui fait les meilleurs bricelets du monde (c'est elle qui m'a expliqué tous les détails de cette recette et l'astuce de la crème non-pasteurisée, au marché de la bénichon, je la remercie de tout coeur) !

A video posted by funambuline (@funambuline) on


EDIT : impossible de centrer cette vidéo et sur certains naviguateurs d'avoir le son (ce qui est dommage parce que la spécialiste a un bon accent gruyérien), l'embed d'instagram doit bugger en ce moment, le lien direct vers la vidéo.


vendredi 31 octobre 2014

Salon Suisse des Goûts et Terroirs


Chaque année fin octobre à Bulle, rebaptisée depuis Cité des Goûts et Terroirs, se tient un salon gourmand qui met à l'honneur les produits des terroirs suisses. Je n'y avais pas mis les pieds depuis des années, j'ai eu le plaisir d'y retourner mercredi. Si vous souhaitez vous y rendre (il dure jusqu'à dimanche), c'est à une dizaine de minutes à pied de la gare de Bulle, tout est très bien indiqué. Il vous en coûtera CHF 13.- par adulte ou CHF 30.- pour une famille avec deux adultes et leur(s) enfant(s). Sachez toutefois qu'il y a toujours beaucoup beaucoup beaucoup de monde le week-end, il vaut donc mieux vous préparer un peu à l'avance pour ne pas rater les stands que vous voudriez absolument voir sous peine de renoncer à retourner en arrière au milieu de la foule.


Les 176 stands du salon sont divisés en zones, par canton ou thématique, je vous conseille de commencer par la gauche en entrant, vous allez traverser le Valais (en évitant la zone où il n'y a que des caves, allez plutôt à une journée cave ouverte), puis l'espace AOP IGP, puis le Jura, Neuchâtel et Vaud. Passez ensuite, dans l'espace central qui accueil le Liban et le Canton d'Appenzell comme hôtes exceptionnels, puis les espaces "Arène Gourmande" et "Swiss Bakery Trophy" qui ne m'ont pas passionnée. Revenez par le couloir tessinois, puis Fribourg et terminez par les Saveurs d'Ailleurs qui se poursuivent au 1er étage. Au milieu de chaque zone vous trouverez diverses "pintes" qui servent des plats sur assiettes, j'avoue préférer faire des dégustations aux stands et leur acheter des produits que de regarder les gens passer en étant assise à table, mais certaines pintes ont des menus alléchants. En plus des très (trop !) nombreuses caves, il y a quelques stands de brasseries artisanales où vous pourrez faire une pause bien méritée.

Derniers conseils pratiques :
  • Prévoyez du cash avant d'entrer peu de stands offrent la possibilité de payer par carte (il y a un distributeur juste à l'entrée, à côté des caisses).
  • Portez des chaussures confortables et un sac à dos, vous allez piétiner et vous aurez besoin de vos mains pour tester des trucs.
  • N'hésitez pas à poser des questions aux artisans, ils seront plus que ravis de vous répondre, ils sont là pour ça et c'est l'occasion rêvée, n'hésitez pas non plus à embarquer les cartes de visites ou autres flyers aux stands qui vous intéressent afin de pouvoir retrouver les artisans et produits qui vous ont séduit.

Passons à mes coups de cœur du jour, dans le sens de la visite, vaguement marquée par un trait bleu sur la carte ci-dessus (on fait ce qu'on peut, je n'ai pas trouvé de plan interactif en ligne, ni de liste d'exposant par numéro de stand et non liste alphabétique, sans compter qu'aucun parcours logique n'est prévu, c'est un joyeux bordel, pour être polie, d'où mes conseils...).


jeudi 30 octobre 2014

Sitcoms et flops de l'automne 2014


Les meilleures séries du moment, c'était mon article précédent. Passons aux sitcoms, oui, il en faut et certaines ne sont pas totalement pathétiques. Je ne résiste pas non plus à critiquer quelques nullités sorties ces derniers semaines.


lol




Black ish

Vous regardiez le Cosby Show quand vous étiez gamin ? Avec la toujours très correcte famille Huxtable et les pulls mythique du père ? Et bien black-ish ce n'est pas du tout ça. Ils sont beaucoup moins consensuels, ils osent aborder le fait que oui, ils sont noirs, et que oui, ça change des trucs dans leur vie. C'est plutôt drôle, plus fin qu'il n'y paraît et plaisant à regarder, même si certains clichés sont inévitables.






Please Like Me

Série Australienne, grinçante et drôle, émouvante et absurde, qui suit Josh, jeune adulte dont les parents divorcés sont en mid-life crisis chacun de leurs côtés. Entre ses histoires sentimentales, celles de ses colocataires, la dépression de sa mère et le nouveau bébé de son père, il navigue à coup de petites phrases assassines, de pâtisseries, d'égocentrisme, de tendresse et de mauvaise foi. Je triche un peu, c'est la deuxième saison qui vient de débuter, mais les saisons sont courtes et vous pouvez entrer dans le monde de Josh (qui est également créateur de la série) en 8 petites heures. Une saison 3 a été commandée, je l'attends avec impatience.




Married

Un couple marié, trois enfants, qui ne respire pas le bonheur comme nous l'inculquent toutes les émissions de télé et les magazines, c'est rafraîchissant. Surtout quand les acteurs sont aussi formidables et incarnent des personnages d'une lâcheté folle qui partent en vrille, et que les dialogues sont aussi savoureux. J'en redemande.



You're the worst

Deux trentenaires célibataires cumulant les coups d'un soir ont du mal à ne pas s'attacher, pourtant ils font vraiment tout leur possible. Leurs entourages sont tout aussi loufoques et contemporains qu'eux, les dialogues sont ce qu'il y a de mieux dans la série. On peut clairement s'en passer, mais au milieu des tonnes de nullités de sitcoms qui sortent, celle-ci est plaisante, drôle et décomplexée.




Marry Me

Ken Marino. Voilà. Ceux qui savent, savent, pour les autres : Veronica MarsBurning LoveParty Down, bref. Ken Marino demande sa copine depuis 6 ans en mariage. Ils sont choupis mais totalement névrosés, et leurs proches sont pires, évidemment. De la trouille de l'engagement et du Ken Marino, ça ne plaira pas à tous, moi je marche... mais je ne courre pas, j'attends néanmoins la suite. Dans le doute, voyez Burning Love ou Party Down.