vendredi 2 décembre 2016

Poulet caramélisé aux noix de cajou avec ingrédient secret



Une horde de lecteurs* réclame à cors et à cris ma recette publiée sur instagram de "poulet caramélisé aux noix de cajou avec ingrédient secret", ou poulet CCC : caramel-cajou-coca. Oui, COCA, comme dans coca-cola, parfaitement. Ne pars pas tout de suite, je t'assure, c'est délicieux et super facile à faire, et inratable (oui, je sais, je dis toujours ça, mais ça marche, ou alors vous n'osez jamais vous plaindre quand ça n'a pas marché).

* fact-checking : un lecteur. Mais il a réclamé.


Ingrédients + ustensiles

Pour 2 personnes



  • 2 blancs de poulet
  • une poignée de noix de cajou (facultatif, remplaçables par des graines de sésame, 1/2 poignée)
  • 1 bout de gingembre (bio)
  • 3 gousses d'ail
  • 1 gros oignon (ou 2 petits)
  • 2 piments frais (ou 2 cuillères à soupe de pâte de piment type Sambal Oelek)
  • 1 citron ou citron vert (bio)
  • 1/4 l de lait de coco
  • sel, poivre, huile végétale
  • fish sauce, sauce soja, sauce worcestershire (que je sais écrire sans faute du premier coup mais que je ne saurai jamais prononcer, à la maison je dis "sauce de la Comté", parce que Shire, voilà, voilà)
  • et ... 1/2 l de coca (du vrai, pas du zéro, il faut qu'il y ait du vrai sucre dedans)

Vous aurez besoin : d'une grande poêle à large bords, d'une râpe fine et efficace ou d'un petit robot hachoir... et c'est tout.

En accompagnement : c'est évidemment délicieux avec du riz, très bon avec des nouilles asiatiques (ou même des linguine) et superbe avec une purée de patates douces (mais là il faudra ajouter un citron de plus dans la recette sinon ce sera un peu trop sucré).


jeudi 24 novembre 2016

La Brouette - épicerie en vrac : comment ça marche ?


La Brouette est une épicerie en vrac, qui a ouvert à l'Avenue d'Echallens 79, le 19 novembre 2016. 

Qu'est ce qu'une épicerie en vrac ? C'est un magasin où on peut amener nos propres contenants (bocaux, boîtes, sacs, etc.) pour les remplir de produits alimentaires, ou autres.


Ce genre d'épicerie qui était la norme au temps béni de La Petite Maison dans la Prairie jadis fait un retour fracassant ces dernières années. Le 19 novembre, à Lausanne également, ouvrait Chez Mamie, une autre épicerie en vrac (avenue de Tivoli, Chez Mamie a déjà une succursale à Sion). Et d'autres devraient suivre le même chemin rapidement un peu partout en ville.

Pourquoi c'est utile ? Parce que ça permet de réduire les emballages (le marketing qui va avec) et les déchets à zéro, ou presque zéro. Ça c'est le coeur même de la démarche des magasins "en vrac".

Mais à La Brouette, ils vont encore plus loin que le vrac. Ouverte par un collectif de neuf amis, après une longue réflexion, une très réussie campagne de crowdfunding, des mois de travaux et de prospection de producteurs locaux, cette épicerie se veut exemplaire sur plusieurs plans. D'abord les emballages, comme toutes les épiceries en vrac. Mais aussi la qualité des produits, tout a été goûté, discuté, comparé. Leur choix est radical : tout est bio (ou presque, le label n'existant pas pour certains types de produits, et certains produits, comme le riz, étant introuvables en bio). Enfin, tout est hyper local. 


En tant que consommateur, vous vous retrouvez donc face à des gens qui ont choisi pour vous, directement chez les producteurs, qui les connaissent personnellement. En faisant vos courses ici, vous soutenez la Brouette et les producteurs qu'ils ont choisi.

Et l'autre avantage, c'est que pour des produits d'excellente qualité, vous payez la même chose ou quelques centimes de plus que des produits basiques bio ailleurs, mais en rémunérant mieux le producteur, et la Brouette. Ce qui leur permettra de continuer à aller prospecter auprès d'autres producteurs locaux. 

Enfin, quand on achète en vrac, on achète exactement ce dont on a besoin, pas plus. Au final c'est donc une excellente manière, sans trop réfléchir, de faire des choix particulièrement éthiques, car l'équipe de la Brouette a fait le boulot pour nous, il suffit de leur faire confiance. J'ai rencontré plusieurs d'entre eux cet été, ils cherchaient des vins et je leur ai proposé de venir déguster les vins naturels (c'est-à-dire sans sulfites ajoutées) des Vins de Lausanne. Ils les ont adoré, (c'est normal ils sont superbes) et moi je les ai adoré eux, avec leur enthousiasme, leur envie de bien faire, de prendre le temps de la réflexion pour chaque produit. Je leur fais une très grande confiance et je sais qu'ils sauront être transparents. (Ce qui ne m'empêchera pas de faire des critiques constructives si je les estime nécessaires, vous me connaissez...)

mardi 1 novembre 2016

Good Girls Revolt


En 1970, une majorité des employées féminines du magazine Newsweek ont porté plainte contre le magazine pour traitement inégal, elles estimaient être discriminées face à leurs collègues masculins. Cette histoire très médiatisée à l'époque avait également été racontée en détails dans un livre d'une des protagonistes. Ce livre a été adapté en série : Good Girls Revolt, sortie il y a quelques jours sur Amazon.



Oui, le lien avec Mad Men est évident, la série commence (en 1969) quand Mad Men se termine, c'est presque comme une suite qui assumerait dès le début que l'histoire est du point de vue de Peggy, ce que je maintiens pour la dernière saison de Mad Men d'ailleurs. On retrouve le côté fresque historique, casting choral, personnages torturés (mais moins complexes que dans sa série soeur), et grande attention aux détails de type habillement, décoration intérieur, voitures, etc.

Ce qu'on ne retrouve pas, c'est l'époustouflant traitement esthétique de Mad Men, ni son incroyable ambition. Mais tant mieux, elle paraîtra peut-être moins présomptueuse, intellectuelle et insurmontable à certains qui verront donc ces 10 épisodes de la première saison sans crainte.

vendredi 28 octobre 2016

Mes bureaux préférés


Je n'ai jamais aimé travailler dans un lieu studieux et silencieux. Les bibliothèques qui sont sensées être les temples du travail intellectuel sont beaucoup trop solennelles pour mon cerveau vagabond. Si tout est silencieux et propice, il n'y a pas d'effort à faire pour se concentrer, et je suis beaucoup moins efficace. A force de raconter ça, je me suis rendue compte que je ne suis pas la seule. Une de mes solutions favorite est de travailler dans des cafés. Les gens qui passent, les discussions aux tables d'à côté, les livraisons, tout ces micro-événements me forcent à créer une bulle dans laquelle ma concentration et mon efficacité sont au top. Comme en ce moment je cumule plusieurs jobs qui font que je suis sans-bureau-fixe et très souvent en vadrouille, avec une séance par ci, une séance par là, j'ai développé un réseau de café-bureaux dans lesquels j'adore travailler.

Mais d'abord, quelques principes de base pour ne pas se faire prendre en grippe par ceux qui tiennent un bistrot. Pourquoi ils n'aiment pas ça ? Imaginez un lieu superbe où à chaque table il y a un ordinateur ouvert et où personne ne se parle, vous avez envie d'y boire un verre vous ? Non.



1. Tu ne travailleras dans un café qu'aux heures creuses !


C'est à dire de 9h à 11h30 et de 14h30 à 18h. Sinon tu bloques une table qui pourrait rapporter bien plus d'argent à ceux qui tiennent le lieu que ton ration de une boisson par heure, et tu ne vas pas être le bienvenu longtemps. Et puis c'est un peu la moindre des choses. Si tu en as les moyens, n'hésites pas à réserver ta table pour midi, c'est une pause agréable, avant de reprendre le travail dès le café.


2. Tu consommeras au moins une boisson par heure


L'espresso pris à 9h ne peut pas être suivi de verres d'eaux jusqu'à 11h30, encore une fois, même si c'est l'heure creuse, tu profites du mobilier, des toilettes, de l'électricité, du wifi, de l'accueil, etc. La moindre des choses c'est de participer un peu. Et de laisser un pourboire, même petit, mais ça fait toujours plaisir.


3. Tu demanderas avant d'utiliser les prises


A la base, les prises dans les murs n'ont pas été mises là pour recharger ton ordi. C'est la moindre des choses de demander la permission. Pas à chaque fois que tu viens, mais au moins la première fois que tu travailles quelque part, ce n'est pas un dû.



Et après, des règles simples de clientèle bien élevée, tu dis bonjour, s'il-vous-plaît, merci. Tu ne dis pas "votre wifi c'est de la merde", encore une fois, rien ne les oblige à te le fournir. Si tu fais une séance avec des clients ou collègues, tu ne fais pas comme si c'était chez toi. Lave-toi derrière les oreilles et fini ta soupe.

Encore un détail : non, travailler dans un bistrot, ce n'est pas du coworking, pour ça il y a des espaces dédiés, en ce moment environ une dizaine à Lausanne. Pour plus d'infos à ce sujet, lisez @shalf.

Bon, et si on passait à ma sélection de café-bureau préférés à Lausanne? Dans l'ordre alphabétique. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires !

mercredi 26 octobre 2016

Culture au Point




Si vous êtes un régulier de ce blog, vous connaissez ma passion dévorante pour les séries. Laurence Froidevaux a créé l'émission Culture au Point sur Espace 2 et a eu l'audace de m'y engager comme chroniqueuse série. L'émission est très chouette : chaque semaine, 6 objets culturels et 6 chroniqueurs qui s'affrontent en duo sur chaque objet. Ça parle de cinéma, littérature, théâtre, expositions, musique, opéra et donc séries.

J'avais un trac fou pour ma première émission diffusée vendredi dernier, en particulier parce que tous les chroniqueurs présents sont des habitués de l'exercice radio et des journalistes qui ont donc l'habitude des contraintes de format. Alors qu'ici je m'exprime comme bon me semble, et par écrit ou en image, jamais à l'oral. C'est l'opportunité pour moi d'un tout nouvel exercice et d'apprendre en faisant et je m'en réjouis grandement, d'autant que, miraculeusement, je ne me suis pas détestée. L'autre trac venait du fait qu'en plus de la chronique radio, on a tourné des capsules vidéo. Autant je ne suis pas habituée au micro et ça m'impressionne, autant je connais bien les caméras... et je les déteste. Mais celui qui réalise ça fait un montage tout à fait décapant et au final l'exercice est très amusant (merci Alexandre !).

Mes interventions sont pleines de défauts, de "euh...", d'hésitations, je me perds un peu, mais c'est en grande partie à mettre sur le compte du stress. Je sais mieux comment me préparer pour la prochaine fois (le 25 novembre, les chroniques séries seront probablement mensuelles). D'autant que Laurence, toute son équipe technique et ses chroniqueurs sont très sympathiques et bienveillants.

Bref, je fais de la radio.

Culture au Point c'est tous les vendredi midi et samedi midi sur Espace 2, et le dimanche à 14h sur La Première.


La première émission in extenso :




Les liens directs vers mes interventions :



Pour les prochaines, je ne vais pas faire un article de blog à chaque fois, mais je promets de partager les podcasts et éventuelles capsules vidéos sur ma page facebook.