mardi 9 février 2016

Comment gérer plusieurs comptes instagram ?



Toutes les personnes qui travaillent régulièrement avec instagram réclamaient une gestion multicomptes depuis la naissance de l'application. Depuis cette semaine, c'est enfin une réalité ! Mais comment faisait-on avant ? On se déconnectait et reconnectait, en perdant à chaque opération tous nos #tags et nos recherches sauvegardées, un enfer. Maintenant il vous suffit de connecter plusieurs comptes et, en deux clics, vous pouvez passer d'un compte à l'autre.

Installer un nouveau compte


Aller sur le profil, puis dans paramètres, puis dans "Ajouter un compte". L'application vous demandera de vous enregistrer.





Pour les comptes suivants, il vous suffira d'aller en haut de votre profil, de sélectionner le nom d'utilisateur, puis sélectionner "Ajouter un compte".






Passer d'un compte à l'autre


Sur votre profil, sélectionner votre nom d'utilisateur, quand les comptes apparaissent, sélectionner celui que vous souhaitez.




L'icône de profil en bas à droite rend visible avec quel compte vous interagissez afin de minimiser les chances de se tromper de compte, bien vu instagram. Et surtout, merciiiiiiiiiiii, depuis le temps qu'on attendait ça !

Ce n'est toujours pas possible sur la version web, mais pour ça, vous avez onlypult !

Pour toutes les autres questions sur instagram, voici les autres articles.



Il ne manque plus que des url cliquables dans les descriptions des photos (mais surtout pas les commentaires) et je serai la plus heureuses des utilisatrices d'instagram !

jeudi 4 février 2016

Les agrumes de Niels Rodin

Main de Bouddha cultivée par Niels Rodin photo ©Elise Heuberger

Il y a quelques mois, Guillaume Raineix de l'Eligo me parlait avec grand enthousiasme des agrumes de Niels Rodin, en particulier de son coup de coeur pour la satstuma, un hybride de citron et mandarine, qu'il servait alors sur des filets de maigre, une tuerie. J'ai cherché et trouvé Niels sur son site et son blog, facebook, twitter, instagram, l'homme est passionné et hyperactif. Je le suis depuis en bavant sur mon clavier attentivement et j'ai enfin eu l'occasion de le rencontrer cette semaine grâce à Slow Food Vaud qui organisait un repas autour des agrumes de Niels Rodin à l'excellente table de la Pomme de Pin à la Cité. Un grand merci aux organisateurs de Slow Food Vaud, cette soirée était parfaite !

Elle a commencé par une présentation de la complexe famille des agrumes par Niels, qui en a plus de 80 sortes dans sa serre proche de Nyon. J'ai par exemple appris à cette occasion que tous les agrumes sont de la famille des rutacées, qu'ils sont issus de trois espèces qui existent encore aujourd'hui : le pamplemousse, la mandarine et le cédrat (et d'une quatrième qui reste mystérieuse), et que ces plantes existaient déjà à l'époque de la Pangée, que le citron caviar a développé ses perles rondes sur le continent austral contrairement aux autres agrumes dont les capsules qui renferment le jus sont allongées et collées les unes aux autres. Bref, une demi-heure passionnante, si ce n'étaient les estomacs qui grondaient je crois qu'on serait tous restés encore un long moment à écouter Niels parler de sa passion.



A notre arrivée à la Pomme de Pin, nous avons été chaleureusement accueillis à de grandes tables pour un menu unique dont chaque plat mettait en valeur une variété particulière d'agrume fournie par Niels au chef George Croset.


La bruschetta de cédrat mariné à l'huile de noix du moulin de Sévery était étonnante, le cédrat est très puissant, l'huile de noix le rendait plus doux, séduisant, sans qu'il ne perde de sa superbe, wahou.


Le velouté de carottes au vinaigre de coing à la pulpe de yuzu était apaisant et réconfortant après la bruschetta, le yuzu si puissant d'habitude se faisait ici discret en fin de bouche, cette soupe qui paraissait toute simple était d'une grande finesse et subtilité.


Rien ne pouvait me faire plus plaisir qu'un ceviche après cette soupe ! Ici un ceviche de féra aux arômes de combawa et coriandre. Rafraîchissant, le poisson était ferme et juteux, le combawa et la coriandre, si puissants, ont été utilisés avec grande parcimonie, j'ai d'ailleurs eu l'impression que ce sont les feuilles de combawa qui ont été utilisées par le chef. Avec des carottes légèrement cuites et des oignons rouges croquants, c'était délicieux. Un reproche, parce que sinon vous n'allez pas me croire, vu que je n'ai que des compliments à faire sur la suite du repas : la présentation n'était pas bien passionnante.


En plat principal, un magret de canard à la bigarade confite, écrasée de pommes de terre bleues de St-Gall, racines de persil sautées et chips de chou plume (oui, les bobos disent kale, moi je dis chou plume). La bigarade est plus connue sous le nom d'orange amère, ici confite, cette sauce était exceptionnelle, et avec les racines de persil j'en mangerais volontiers tous les jours ! Le canard était rosé et mis en valeur par la douceur et l'acidulé de la sauce, et pitié, n'achetez plus de vitelottes, elles n'arrivent pas aux chevilles des bleues de St-Gall ni en goût, ni en texture. C'était tout simplement délicieux, très copieux, mais je n'ai pas vu une seule assiette repartir en cuisine avec un reste de sauce.

Grisée par ce magnifique repas, j'en ai oublié de prendre en photo le dessert, composé de la meilleure glace à la bergamote du monde, si, si, je vous assure, on demandait à Niels où l'acheter au litre dès la fin du repas, d'un pétillant sorbet mojito et d'un brownie aux écorces confites de yuzu.

Le chef a réussi à faire un repas dont je suis incapable de vous dire quel est mon coup de coeur car j'ai aimé chaque plat de l'amuse-bouche au dessert. La diversité des saveurs des agrumes présentés était passionnante. J'ai adoré. D'autant que l'ambiance était excellente, que j'étais très bien entourée, et ravie de rencontrer, enfin, le charmant, passionné et talentueux Niels Rodin.


Nous avons des trésors de produits dans le Canton de Vaud, en Suisse Romande et dans toute la Suisse d'ailleurs. De plus en plus de passionnés se lancent dans des aventures autour du goût et je suis très heureuse de vivre dans cette région, à ce moment de l'histoire gastronomique !

mercredi 3 février 2016

Mélange d'épices à speculoos




Laurence, un lectrice de ce blog, m'a envoyé un très joli mail, avec plein de compliments que je tairai mais pour lesquels je la remercie, ça fait toujours très plaisir, mais surtout avec une question : où trouver des épices à speculoos en Suisse Romande ?

J'ai lancé un appel sur facebook et twitter où on m'a donné l'adresse de la boutique Aux Délices Franco-Belges à la Chaux-de-Fond, mais pour les lémaniques, ça fait peut-être un peu loin. Il y a aussi des adresses de boutiques en ligne où on peut trouver ce mélange, mais comment savoir si ce sera la recette qui vous plaira ?

Parce qu'il faut bien le dire, le mélange à speculoos, s'il a des constantes indéniable, peut varier dans les doses d'une région à l'autre de la Belgique et des Pays-Bas (où on appelle ces biscuits speculaas) ou même en Allemagne où la préparation ressemble plus à un biscôme qu'à un biscuit. Ce biscuit aux épices d'inspiration indienne (le temps béni des colonies, je m'égare) est un classique au temps des fêtes... et tellement bon qu'on le consomme toute l'année au grand dam de ceux qui détestent la cannelle et qui ne peuvent plus trouver de cheesecake sans cette fameuse croûte au speculoos (toutes mes condoléances à leurs papilles, je mangerai leur part).

Mais ce fameux mélange d'épices à speculoos, moi je l'utilise pour plein d'autres recettes, souvent à la place de la cannelle, car je le trouve plus intéressant. J'en saupoudre mes tartes aux pommes, j'en glisse dans mes cakes et gâteaux... et parfois même dans des marinades de viande (c'est mon arme secrète dans le bourguignon, avec un carré de chocolat noir et une pelure d'orange, ne le dites à personne). Bon, il paraît que certains en font aussi des biscuits... voici une recette (de Nigella, what else?).

Bref, il est utile et surtout très facile à faire chez soi.


jeudi 28 janvier 2016

Mandarine et Noisette sont dans un gâteau


Quelle énorme frustration, quand on rentre avec un kilo de mandarines*, d'éplucher la première, de mordre dedans, et de découvrir une chair sèche, filandreuse, ou fade. Ensuite on a plus envie d'en manger, alors que si elles avaient été juteuses, sucrées et acidulées, le kilo aurait à peine survécu deux jours. Mais que faire de ces mandarines ? J'ai trouvé l'inspiration chez Nigella (oui, encore).

Le mieux ? C'est que ça fonctionne avec tous les agrumes, à condition de respecter les proportions et d'ajuster la dose de sucre selon l'acidité voulue.

Le plus mieux ? Cette recette vous permet également de terminer vos restes d'amandes, noisettes ou autres noix entières ou en poudre qui traineraient depuis un peu trop longtemps dans vos placards.

Le top du mieux ? Vous pourrez même inviter vos amis coeliaques ou intolérants au lactose pour le goûter.

mardi 26 janvier 2016

Comment ranger les washi tape


Depuis que j'ai découvert ces rouleaux adhésifs décoratifs japonais (aka washi tape), j'en ai acheté plein, beaucoup trop, et c'est un enfer à ranger. J'ai testé plein de solutions, mais rien ne me convenait. Un autre soucis est que ces scotchs n'aiment pas la lumière et la chaleur, leur colle peut parfois s'épaissir et leurs couleurs devenir fades, ce qui serait dommage vu que ce sont leurs deux seuls atouts.

J'ai trouvé la solution sur Pinterest, évidemment : recycler le carton de papier alu (ou film alimentaire, ou papier sulfurisé, etc.) pour en faire un dérouleur géant.


C'est tout simple, il faut recouvrir le carton d'un washi tape bien résistant (j'ai utilisé un washi plastifié) sur toutes les faces. Redécouper l'encoche pour que le carton puisse se refermer au cutter. Disposer les rouleaux de washi tape sur le cylindre en carton de l'ancien papier d'alu à l'intérieur, c'est exactement la bonne taille. Ensuite, pour chaque rouleau, coller l'amorce sur le bord de la boîte et hop, vous avez un dérouleur géant. 


Vos rouleaux de washi tape sont à la fois protégés de la lumière et exposés pour faire un choix dès que vous ouvrez la boîte.




PS : mon mari proposait d'appeler cet article "ce qu'elle fait avec ses washi tapes va vous étonner", mais on a dit qu'on arrêtait en 2016.

dimanche 24 janvier 2016

Peut-être la meilleure salade du monde



Quelques temps avant mon anniversaire, j'ai publié cet article avec une sélection de cadeaux pour gourmets et gourmands, Petite Soeur Chérie ayant déjà lu ma déclaration d'amour à Nigella Lawson s'est empressée de me commander Simply Nigella qui venait de sortir.

Que se passe-t-il quand j'ai un nouveau livre de cuisine ? Je commence par m'installer confortablement, avec un stylo et des post-it, je lis l'introduction afin de comprendre comment le livre est construit, puis je lis la totalité du livre (sauf le déroulé des recettes) en mettant des post-it sur les recettes que j'ai envie de refaire, avec quelques mots clés sur les raisons de mon intérêt pour les recettes repérées. Les livres de Nigella sont un peu particuliers car ils sont construits comme une conversation, elle nous explique comment elle a réfléchi au livre, où sont les astuces pour se simplifier la vie, où trouver certains ingrédients peu communs, etc. Puis les recettes défilent, classées par thématiques. Ces thèmes ne sont pas les sempiternels entrées-plats-desserts, mais plutôt des ambiances, des manières de faire, des familles d'envies. 


Les recettes ne sont jamais très compliquées, ni dans les étapes à cuisiner, ni dans les ingrédients, il n'est jamais nécessaire d'avoir des ustensiles sophistiqués. Comme elle est autodidacte et cuisine principalement à la maison, n'importe quelle personne qui aime cuisiner peut reproduire n'importe laquelle de ses recettes avec une garantie de réussite. Je trouve très agréable qu'en plus ce soit vraiment très bien écrit, elle s'adresse à ses lecteurs comme à des amis, fait des confidences sur comment se simplifier la vie ou ajouter la petite touche qui bluffera tout le monde, et pas seulement dans les textes d'introduction des sections ou des recettes, également dans les étapes des recettes, c'est vraiment très plaisant à lire. 

Dans Simply Nigella, à la première lecture, j'ai repéré 30 recettes que j'avais envie de reproduire rapidement, c'est énorme ! Et ça va m'aider à maintenir ma bonne résolution 2016 qui est de tester au moins 3 nouvelles recettes par mois (en 2015 c'était 2).

samedi 16 janvier 2016

Anomalia


Ce soir est diffusé le premier épisode d'une série de la RTS intitulée Anomalia. J'ai eu la chance de voir les trois premiers épisodes en avant-première. A l'heure où les séries sont de mieux en mieux considérées par le grand public et les critiques, la fiction anglo-saxonne a des décennies d'avance, les productions nordiques séduisent la planète entière. Depuis quelques années la production francophone a aussi produit de très belles choses. Par contre, je n'avais encore jamais véritablement croché sur une série suisse.

Ce qui vient de changer avec Anomalia

Valérie Rossier, neurochirurgienne, revient s'installer dans sa Gruyère natale quand une place se libère dans la clinique haut de gamme de son petit village. Ce village gruyèrien est isolé, entouré de montagnes et de forêts et, comme toute bonne histoire gruyèrienne, centre de nombreuses légendes anciennes. En particulier celle d'une sorcière, guérisseuse, qui a été noyée par les villageois dans le puit d'une source qui s'est tarie.

vendredi 15 janvier 2016

Les meilleures séries de 2015



Il y a beaucoup trop de séries pour être exhaustif, ça n'aurait plus aucun intérêt. En quelques années on est passé des stars de cinéma qui refusaient de "faire de la télé" à "pour réussir dans la vie il faut avoir fait une série", et c'est le bordel. Jusqu'en 2014, j'étais capable de voir tous les pilotes des nouvelles séries US (ou presque, j'en éliminais certaines rien qu'au synopsis, je ne suis pas masochiste). Depuis 2015 c'est impossible, il y a eu, rien qu'aux Etats-Unis, 350 nouvelles séries diffusées, sans compter les anciennes qui en sont à leurs saisons suivantes, et sans compter non plus que la production du reste du monde suit évidemment la même tendance, entre les séries anglaises, nordiques, françaises, espagnoles, latinos, australiennes, néozélandaises, japonaises, coréennes... bref, du monde entier, la quantité de nouveau matériel produit et diffusé demande de faire des choix de plus en plus pointus et restreints.

Malheureusement, cette profusion gigantesque ne veut absolument pas dire que la qualité est bien meilleure, certes, il y a des choses fabuleuses, mais la majorité n'a aucun intérêt. Trier le génial, du bon, du moins bon, du carrément nul qui tire des grosses ficelles me fatigue et fait des articles tellement longs que je n'ai pas le courage de m'y atteler.

Par contre, il me semble toujours passionnant de suivre ce qui se fait de mieux. La liberté offerte par la disparition des formats obligatoires dictés par les chaînes hertzienne depuis l'apparition d'autres diffuseurs a amené un nouveau souffle de créativité. Aujourd'hui le spectateur choisi ce qu'il regarde, quand il le regarde et à quel rythme il le regarde. Merci Netflix, Amazon et compagnie !

Je tente donc ici une rétrospective sur le meilleur du meilleur des séries de 2015, en espérant vous faire gagner du temps dans le choix cornélien qui s'offre à vous. Que ce soit des premières saisons ou des suites qui assurent encore mieux que le début (ce qui a été souvent le cas l'année dernière), sans genre particulier, de manière totalement subjective, et en refusant de m'arrêter au chiffre 10 parce qu'on a dit qu'en 2016 c'était fini les "10-meilleures-réactions-à-cette-vidéo-de-chaton-mignon-qui-joue-avec-un-panda-vous-n'en-croirez-pas-vos-yeux-et-serez-ému-aux-larmes-mais-je-ne-cite-pas-mes-sources".




Transparent (saison 2)

J'en parlais déjà à la première saison avec une énorme enthousiasme, la créatrice de Transparent a réussi à continuer sur la même lancée. C'est une claque, un plaisir, une douceur, un choc, ça fait rire, c'est émouvant et c'est bourré de talent à tous les niveaux, devant et derrière la caméra. S'il ne devait y en avoir qu'une dans mon best of, ce serait celle-ci.