mardi 22 avril 2014

Dulce de leche


Le dulce de leche est à l'Argentine ce que le caramel au beurre salé est à la Bretagne. Proximité géographie oblige, le second est plus connu en Europe que le premier. Pourtant le dulce de leche est tellement plus facile à faire, inratable je dirais même. Vous le connaissez peut-être sous son appellation francisée de confiture de lait. Mais moi je l'ai découvert au Venezuela, alors ça restera dulce de leche (prononcer "doulsé dé létché" s'il-vous-plaît).

Pour faire du dulce de leche, 3 possibilités, le première, celle des puristes, faire cuire du lait et du sucre pendant des heures sans jamais arrêter de remuer. Pénible. La deuxième, faire cuire un mélange de lait concentré sucré et de lait concentré non sucré pendant 50 minutes sans jamais arrêter de remuer. Toujours aussi pénible. Choisissons la dernière.

Prendre une boîte de lait concentré sucré.
La faire cuire à petits bouillons dans une casserole pleine d'eau pendant 3h*.
Et voilà.


jeudi 17 avril 2014

Poulet et avocat, salade ou sandwich ?


La réussite du mariage poulet-avocat n'est pas un mystère. C'est "sain" (le poulet est une viande blanche donc moins grasse que la viande rouge, l'avocat plein de très bonnes graisses et d'antioxydants, sels minéraux, vitamines, etc) et "diététiquement correct" (à condition de ne pas y ajouter 3 louches de mayonnaise industrielle). Sauf que moi ces arguments-là ne m'intéressent que si, en tout premier lieu, c'est BON. C'est la gourmandise qui me donne des envies et me procure du plaisir. Si elle n'est pas satisfaite, vous pouvez me mettre tout ce que vous voulez de sain et diététique dans l'assiette, je finirai ensuite par "craquer" pour autre chose. (Je mets des guillemets parce que je ne ressens pas de culpabilité, ce ne sont donc pas des craquages comme voudraient nous faire croire tous les régimes qui existent au monde.) (Oui, tous.)

J'ai de la chance, j'adore cuisiner et j'ai des notions en nutrition, j'arrive donc, quand j'ai le temps et l'envie de le faire, à manger sainement et de manière diététiquement équilibrée, mais surtout, je me régale. Un de mes mariage fétiche c'est justement le poulet-avocat. Je vais vous proposer une recette en deux volets, soit pour construire une salade, soit pour construire un sandwich, avec les mêmes ingrédients (sauf le pain) et la même manière de les traiter. Sachez encore que c'est une recette pour deux personnes qui permet tout à fait de faire une salade pour l'un et un sandwich pour l'autre, ce qui est bien pratique avec des appétits et/ou taux d'activité différents. Vous pouvez aussi faire pour une personne un sandwich le midi et une salade le soir. C'est aussi pratique à transporter pour le lendemain midi. Et il n'y a pas de saison pour cette recette ! Bref, vous n'avez aucune excuse pour ne pas la tester. Trêve de bla-bla, passons aux avocats.

Aux avocats, parce que le plus difficile dans cette recette, en Suisse, c'est de trouver de bons avocats. Le pire, je crois, sont ceux de la Coop, en emballage en plastique individuels qui sont "garantis à point" et qui ne le sont JA-MAIS. Mais l'autre géant orange ne fait pas mieux. Il m'arrive d'en perdre d'ailleurs parce que je les crois mûrs en les palpant et en les ouvrant ils sont durs comme de la pierre et donc immangeables (et je ne sais pas quoi faire avec de la chair d'avocat pas mûre que je soupçonne fortement d'être indigeste, si vous avez des précisions à ce sujet elles seront bienvenues). 

Mais si vous avez une bonne source d'approvisionnement (pour moi un stand au marché), il y a un truc infaillible pour savoir si votre avocat est "à point", en soulevant sa queue son bouchon le petit machin qui dépasse. Si c'est encore frais et que votre avocat est mou en le palpant, il est au top. Si c'est brun et sec, il a déjà commencé à brunir ou il n'a pas été conservé dans des bonnes conditions et ne sera jamais bon. (Si vous aimez ce genre de trucs et astuces culinaires, je les collectionne sur mon board Food Hacks.)

lundi 7 avril 2014

My Top Ten Books


La Librairie du Midi à Oron a lancé une jolie initiative sur facebook, l'idée est simple, faire une pile de 10 livres de poches et publier la photo de la pile sur la page de la librairie. Initiative relayée ici par l'excellente Magali Philip qui s'est aussi prêtée au jeu.

Edit : depuis, ce très cher et influent @Munsterma a hacké l'idée en la proposant sur twitter, le tag #MyTopTenBooks est né et ça va à toute vitesse, c'est magique. Du coup j'en ai fait un storify où vous pouvez découvrir toutes les listes taguées #MyTopTenBooks, on attend la vôtre avec impatience.


Voici ma pile :
  • Le Choeur des femmes de Martin Winckler : pourquoi ? Parce que.
  • Rayuela de Julio Cortazar : le livre de ma vie. (Marelle en français)
  • Mimosa de Vincent Gessler : parce qu'on oublie souvent à quel point on a des auteurs suisses exceptionnels, ce récit ne ressemble à rien de ce que j'ai lu. Encore Vincent, encore ! (De Vincent, j'ai adoré Mimosa, mais aussi Cygnis.)
  • Le Cuisinier de Martin Suter : encore un auteur suisse, qui nous parle de gourmandise, de tentations, d'épices et d'érotisme. A mettre sur toutes les tables (de nuit).
  • La vagabonde des mers d'Ella Maillard : et oui, encore une auteure suisse, celui-là n'est pas son premier livre, mais il raconte ses premiers voyages, son amour de la voile, sa liberté d'esprit naissante qui n'a fait que grandir, une grande dame, une belle plume, une aventurière, un modèle, une héroïne.
  • Bizarre ! Bizarre ! de Roald Dahl : je ne sais pas combien de fois j'ai lu ce recueil de nouvelles grinçantes depuis mon adolescence, et je ne sais pas combien de fois je les relirai encore.
  • L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde : quand une héroïne peut passer de livre en livre pour régler les problèmes des personnages de roman en tentant de ne pas se faire remarquer par leurs lecteurs, j'en redemande, heureusement, ce n'est que le premier d'une série. Absurde, adictif, jouissif, farfelu.
  • L'Abyssin de Jean-Christophe Rufin : sa plume élégante et voyageuse m'embarque dès les premières phrases à chacun de ses romans, c'est ce voyage-là que j'ai préféré.
  • Meurtres au potager du Roy de Michèle Barrière : polar culinaire historique, et l'auteure sait de quoi elle parle, autant pour l'Histoire que pour l'histoire de la cuisine, je dévore tout d'elle depuis que je l'ai découverte avec ce livre.
  • Motel Blues de Bill Bryson : quand l'auteur, parti jeune adulte vivre au Royaume-Uni, revient deux décennies plus tard dans son Middle West natal et le parcourt avec la veille Buick familiale, il nous offre un regard unique sur cette Amérique que l'on ne connait pas. Son humour ne gâche pas le voyage.

J'ai fait ce top 10 vite, très vite, pour ne pas trop y penser. Rien qu'en écrivant ces courtes descriptions, je regrette déjà de ne pas y avoir glissé d'autres auteurs, d'autres nationalités, d'autres thématiques. Mais je crois qu'il me ressemble, et je suis fière d'y avoir glissé deux femmes (c'est moche non ?), de la littérature latino, anglaise, américaine, suisse, de la littérature de voyage, de la littérature culinaire, des tonnes d'héroïnes (pour sauver la face).

Vous jouez avec nous ? Il suffit de poster votre photo ici ou de poster la photo de votre pile avec le tag #MyTopTenBooks sur twitter, Instagram ou ailleurs.




PS : Si dans ma liste vous aimez la littérature culinaire, j'en ai fait une sélection plus longue, vos suggestions sont les bienvenues !

PS 2 : En fait cet exercice est une torture, 1h après sa publication j'ai commencé à avoir des auteurs et des titres qui me hurlaient contre et me rappelaient combien ils comptaient pour moi, si je devais en refaire une aujourd'hui, elle serait à plus de 60% différente, je n'y oublierais plus "Les Travailleurs de la mer" de Victor Hugo, j'y ajouterais du Asimov ou Robin Hobb, du Supervielle ou du Baudelaire, du Daeninckx ou du Paasilina, du John Fante ou du Charles Bukowski. Bref, une torture. Il ne faut pas trop réfléchir et se dire que c'est l'humeur d'un moment et l'état visuel de nos bibliothèques qui provoque un portrait instantané et forcément incomplet de nos choix littéraires.

dimanche 6 avril 2014

Croissants à l'ail des ours


Vous avez mis votre ail des ours en bocal*, et vous vous demandez quoi faire d'autre que des burgers, des omelettes, des salades, des tartines au fromage frais ? Pourquoi pas des croissants ?

Pour 8 croissants
  • 1 pâte feuilletée ronde déjà abaissée
  • 1/3 de bouquet d'ail des ours haché (ou une grosse cuillère à soupe bombée de votre bocal)
  • 3 cuillères à soupe de fromage en petits morceaux (brie, chèvre frais, feta, mozzarella, reblochon, vacherin fribourgeois ou mont d'or, selon vos goûts, vous pouvez même mélanger plusieurs fromages et terminer ainsi vos restes, seule contrainte : il faut que ce soit un ou des fromages crémeux, vous pouvez aussi ajouter un peu de parmesan, pecorino ou même gruyère râpé)
  • 1 oeuf
  • poivre
  • 1 cuillère à café de sucre

vendredi 4 avril 2014

olloclip


Depuis plus de deux ans, malgré deux appareils photos à la maison, je fais toutes mes photos à l'iPhone. Pourquoi ? Parce qu'il est toujours dans ma poche. Cet objet me sert d'ordinateur, de walkman (je suis vieille), de centrale de jeu, d'appareil photo, et, très rarement, aussi de téléphone (je déteste le téléphone). Sauf qu'évidemment, malgré une qualité optique impressionnante pour un aussi petit machin, il laisse à désirer sur plein de choses : il est nul en basse luminosité, mais ça on ne peut pas faire grand chose (non, le flash n'est pas une option), il manque parfois d'ouverture de champ et parfois de précision pour les détails. Problèmes résolus désormais grâce à l'olloclip, mon nouveau joujou, que j'ai toujours au fond de mon sac.

Ce bidule que l'on pose sur l'objectif de l'iPhone comporte 4 objectifs : 2 macros (10x et 15x), un fish eye et un grand angle. Le tout est en métal, solide, bien protégé grâce aux caches à objectifs. (Celui que j'ai est la version 4-in-1 d'olloclip, les versions précédentes étaient apparemment beaucoup moins solides, en plastique et avec un objectif de moins.)


Pour les détails, sachez encore que le bidule arrive très très bien emballé. Il vient avec une petite poche de protection pour éviter les saletés (mais souple donc pas protectrice contre les chocs, mais le bidule est vraiment très solide, moi je le mets dans une poche latérale de mon sac sans crainte). Monté il ne prend pas beaucoup de place. Les objectifs fisheye et grand angle sont vissés par-dessus les objectifs macros, c'est très compact.

By Ludovic Péron [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

mardi 1 avril 2014

HIMYM


HIMYM = How I Met Your Mother. Ce sigle barbare est utilisé par ses fans depuis la première saison. Hier soir, le dernier épisode de la dernière saison (9 en tout) de HIMYM a été diffusé. Dès mon réveil, j'ai vu des cris horrifiés par ce finale sur différents réseaux, moi qui voulait patienter un peu avant de le voir, et de devoir dire adieu à cette série, je n'ai pas résisté et j'ai vu ce double épisode qui clôt cette série.

D'abord : oui, cette série a trop duré. Comme la série Friends, comme d'autres qui osent 8, 9, 10 saisons, c'est trop long en général (même pour Mad Men). Mais contrairement à Dexter, qui a fait ses adieux à l'automne dernier après 8 saisons (soit environ 7 de trop) de manière la plus absurde et pitoyable possible -le pire finale de l'histoire des finales-, moi je trouve que HIMYM s'en sort très bien. Elle a péché en faisant trainer trop longtemps son histoire, on s'est ennuyé autant que les enfants de Ted auxquels il raconte son histoire (vous avez remarqué qu'entre temps la voix over de Bob Saget des premières saisons a disparu pour être remplacée par celle de Ted au moment où il prononce "and kids, this is how I met your mother" ?). A partir de la saison 4, j'ai perdu patience, mais j'ai continué à suivre cette série, presque malgré moi, finalement ce ne sont que 20 minutes par semaine, pendant quelques semaines par années. Et je voulais savoir où ils nous emmenaient, avec un titre pareil, j'imaginais que les scénaristes avaient tout calculé. Ce n'était pas le cas. Ils ont fait comme font toutes les séries, renouvelées au gré des désirs des canaux, qui se basent uniquement sur l'audimat, plutôt que pour des logiques scénaristiques. Et le poisson a été noyé, repêché, grillé, frit, et on a perdu de vue le principe du show : suivre le jeune et romantique Ted qui allait, un jour, rencontrer la mère de ses enfants.

vendredi 28 mars 2014

Spring burger


A chaque saison son burger, si en hiver on a envie d'y ajouter du fromage, et du fromage, et encore un peu de fromage, si en été on le mangerait bien sans son pain avec une énorme salade, au printemps, moi j'ai envie de lui coller de l'ail des ours, des oignons nouveaux, de la laitue craquante. Dont acte.

Pour deux personnes, il vous faudra :
  • 2 burgers : mes préférés, que je viens de découvrir, sont les steaks hachés que l'on trouve à la Halle Romande, parfaitement épicés, une viande moelleuse qui reste juteuse, que l'on a envie de cuire bleue (voire de manger crue)
  • 4 tranches fines, de la taille de votre burger, de votre pain de campagne préféré (ou des buns à burger, évidemment)
  • un bouquet d'ail des ours
  • de la laitue bien croquante
  • un oignon nouveau (dit oignon vert)
  • des cornichons
  • mayonnaise, ketchup, sauce worcestershire, poivre
  • huile d'olive

On commence la veille par émincer le bouquet d'ail des ours, le mettre dans un bocal en tassant bien et on recouvre d'huile d'olive. Attention aux bulles d'air qui peuvent oxyder l'ail, quand vous avez fermé votre bocal, frappez sa base délicatement contre votre plan de travail, des bulles vont remonter, ajoutez de l'huile et recommencez jusqu'à ce qu'il soit bien à l'abri de l'air, il pourra ainsi se conserver plusieurs semaines. Cet ail des ours et cette huile aromatisée pourront vous servir pour toutes sortes de mets, de la sauce à salade à la marinade pour viande, sur une pizza ou des légumes grillés, sur un chèvre frais ou dans une omelette, vous finirez votre bocal sans même vous en rendre compte !

jeudi 27 mars 2014

Zone de confort


Je n'ai pas de passion. Enfin c'est faux, j'en ai des dizaines, il suffit de voir la profusion de mes boards pinterest. Mais pas de passion que j'aurais attrapée dans l'enfance, autour de laquelle j'aurais construit mes études et de laquelle j'aurais pu faire un métier, ou au moins gagner ma vie. Ce qui a toujours été un gros complexe, face à des camarades qui savaient, qui savaient qu'ils allaient "faire droit" ou qui ont appris un métier. Un vrai métier, celui qui te permet de dire "je suis [ce métier]". J'ai toujours travaillé, depuis mes 16 ans, quand j'ai voyagé, quand j'ai repris mes études. Mais je n'ai jamais prononcé la phrase "je suis [un métier]" en y croyant ou en étant fière. Ou c'était temporaire.

Je connais plein de gens dont le métier n'est pas la passion, mais qui le font bien, et ça leur suffit largement pour vivre heureux. Ce n'est pas mon cas. Parfois j'ai l'impression de me poser trop de questions, d'être présomptueuse (moi, bosser dans n'importe quoi et développer ce qui m'intéresse à côté ne me suffit pas, qui suis-je pour oser refuser ça alors que plein de gens s'en contentent ?), ou paresseuse (ce qui n'est pas le cas, j'ai éprouvé ma capacité de travail quand je fais quelque chose que j'aime, elle est assez phénoménale).

Et puis quelque chose a changé.

J'ai rencontré quelqu'un qui n'avait pas peur de se réinventer, et de persévérer dans l'invention d'un métier qui n'existait pas il y a 5 ans, et qui déplace des montagnes au quotidien, c'est inspirant. Et j'ai rencontré son groupe d'amis. Sur la petite dizaine d'entre eux, trois se sont expatriés pour changer de vie et pousser les limites de leurs compétences au maximum, deux d'entre eux sont devenus indépendants alors qu'ils avaient des postes "pépères", plutôt intéressants et bien rémunérés, deux autres ont repris des cours et/ou changé de boîte. Et j'ai encore mieux regardé autour de moi. Une de mes meilleures amies est physicienne et s'est expatrié aussi, une nouvelle langue, un nouveau pays... et elle continue à être assidue à des MOOCs réguliers. Une autre à quitté sa carrière de chimiste pour ouvrir un lieu de bouche. Tellement d'autres ont changé de boîte, pris des risques. Je rencontre de plus en plus d'indépendants qui ont osé se lancer un jour dans un pari un peu fou et qui en vivent aujourd'hui. En bossant beaucoup plus que quand ils étaient salariés, mais avec une qualité de vie qui n'a rien à voir, qui permet de ne pas compter ses heures.

Et j'ai ouvert les yeux. J'ai quitté un job "pépère et bien rémunéré" où j'étais malheureuse. Sans aucun plan de backup, sans filet de sécurité. Depuis, j'oscille. J'oscille entre la culpabilité de ne pas sauter sur tous les jobs merdiques de secrétaire qui me rendraient malheureuse... mais ne me feraient pas dépendre du système, et continuer sur ma lancée. Produire du contenu (que j'espère) de qualité, apprendre et maîtriser le plus d'outils possible pour le faire, rencontrer des gens et me rendre visible (j'ai encore de gros efforts à faire sur ce point). Au final, je crois que j'ai une bonne étoile. Des projets commencent à se présenter, à force de montrer ce que je sais faire sans rémunération. De très beaux projets.

Et quand j'arrive à faire taire ma peur, je suis convaincue que mon avenir sera passionnant. Pas linéaire, pas "sûr", pas évident ni facile, mais il sera passionnant, complexe, motivant. Il m'obligera à me remettre en question constamment, à apprendre, tout le temps, à tester des choses, à rencontrer des gens, à sortir de ma zone de confort. Et si c'était ça qui me passionnait ?



PS : Quand j'ai fait relire ce texte à quelqu'un avec la question "je peux publier ça sur mon blog ?", cette personne m'a répondu que je devais le publier. Et (i) que je devais envoyer vers mon profil linkedin, (ii) que je devais préciser que je suis disponible, partout en Suisse Romande, pour la couverture live d'événements (culturels ou non), (iii) et que je devais préciser que je réponds à tous les mails de question avec plaisir. Dont acte.


EDIT : les réactions à ce billet ont été phénoménales, moi qui hésitais à le publier, merci à tous !
Et Jim (qui fait partie du groupe de potes dont je parle ci-dessus) m'a répondu avec un joli texte, le voici.

mercredi 26 mars 2014

la Halle Romande


Après Guerilla Gourmande, c'est à mon tour de vous chanter les louanges de La Halle, le magasin géré par Terre Vaudoise qui a pour but de promouvoir les produits du terroir. Un genre de caverne d'ali-baba pour les gourmands locavores. Premier constat : c'est grand et il y en a pour tous les goûts. Des fruits et légumes, des produits secs, de la boulangerie, du vin, de la bière, des jus de fruits, des conserves, du fromage, de la viande, du poisson, des produits congelés, etc etc etc. Il est tout à fait possible de faire ses courses presque intégralement ici, vous y trouvez vraiment de tout, et à prix abordables.

Certes, vos pâtes sans gluten locales vous coûteront plus cher que des pâtes M-Budget-Prix-Garanti, mais qui ne se nourrit que de pâtes sans gluten locales ? Pour le reste, viande, fromages, légumes, etc, les prix pratiqués ici tout à fait abordables, parfois même moins cher qu'à Migroop. Avec la garantie d'une production locale et soignée, parfois bio.

lundi 17 mars 2014

Hayao Miyazaki

Nausicaä de la vallée du vent

Après avoir vu Le vent se lève de Miyazaki, je me suis rendue compte à quel point j'avais vu peu de ses films. J'y ai remédié et ai vu tous ses long-métrages (ceux qu'il a réalisés). La liste exhaustive et chronologique est la suivante :
  1. Lupin III - le Château de Cagliostro (1979) : un Arsène Lupin délicieusement barré, dans une Europe imaginaire qui mélange Monaco, les châteaux de Bavière et des décors italiens, où il sauve une princesse d'un mariage forcé.
  2. Nausicaä de la vallée du vent (1984) : extraordinaire récit écologiste, se situant dans un futur où les humains ont presque détruit la planète à cause de leur pollution, planète aujourd'hui protégée par une jungle empoisonnée gardée par des insectes géants, Nausicaä sauvera son peuple et la planète.
  3. Un Château dans le ciel (1986) : encore une fable écologique, ses premiers héros enfants, des machines volantes barrées et un arbre fabuleux.
  4. Mon voisin Totoro (1988) : deux soeurs emménagent avec leur père dans un nouveau voisinage, elles découvriront leur délicieux voisin Totoro protecteur de la nature, un joli conte où l'enfance n'est pas une succession de moments joyeux.
  5. Kiki la petite sorcière (1989) : Kiki a 13 ans et doit donc quitter ses parents pour faire son apprentissage de sorcière en s'installant seule dans une ville inconnue, elle va développer un service de livraison à domicile grâce à son balais.
  6. Porco Rosso (1992) : dans les années 30, dans le ciel de l'Adriatique, Porco Rosso, pilote génial et vétéran de la WWI, mène une vie infernale aux pirates de l'air.
  7. Princesse Mononoké (1997) : un jeune guerrier à la recherche d'un remède contre la malédiction qui a atteint son bras rencontre une jeune femme élevée par les loups, puis se confronte aux habitants d'une ville d'acier, scénario plus tordu complexe que ses autres films, fable écologique puissante.
  8. Le Voyage de Chihiro (2001) : Chihiro se retrouve prise au piège dans un établissement de bains pour les esprits, grâce à sa gentillesse et à sa bonne volonté, elle réussira à sauver les êtres malheureux autour d'elle et à retrouver ses parents, fantasmagorique.
  9. Le Château ambulant (2004) : une jeune chapelière se fait jeter un sort et devient une vieille femme, elle se réfugie dans la montagne et se fait engager comme femme de ménage dans le Château ambulant d'un magicien.
  10. Ponyo sur la falaise (2008) : la fille d'un seigneur sous l'Océan se fait capturer par un petit garçon, elle veut absolument devenir son amie et se transforme en petite fille, ce qui provoquera des inondations féroces qui bouleverseront les deux mondes, peut-être le film le plus adapté à un public de jeunes enfants (celui que j'aime le moins).
  11. Le vent se lève (2013) : biographie d'un ingénieur en aéronautique dans le Japon des années 20, seul film de Miyazaki qui se situe du début à la fin dans un univers réaliste.

Je sors de ces visionnages avec un amour profond pour Miyazaki. Je savais que j'aimais son travail, mais je n'étais pas une fanatique à vouloir m'entourer de la figure de Totoro partout. Ce que j'ai découvert en voyant l'intégralité de ces longs-métrages c'est que ce que j'aime particulièrement chez ce réalisateur ce ne sont pas ses créatures magiques. Ce ne sont pas non plus ses traits d'humour, ni sa capacité à créer des mondes fantasmagoriques cohérents. Ce ne sont pas non plus ses merveilleux personnages de vieilles dames.

dimanche 16 mars 2014

Un physicien entre dans un bar

John Ellis © Claudia Marcelloni

Je vous ai raconté que j'allais m'amuser avec le compte Instagram du festival Cineglobe qui a lieu au CERN la semaine prochaine. (C'est entièrement gratuit, les projections comme les soirées, je vous encourage à y aller !) Avant le festival a lieu, depuis hier, un hackathon organisé par le Tribecca Film Institute. J'ai eu la chance de voir les participants commencer leur travail qui s'achèvera mercredi soir. Mais j'ai surtout eu l'occasion de rencontrer John Ellis et d'écouter sa présentation du CERN et du LHC.

mardi 11 mars 2014

CineGlobe - Festival international de films au CERN


Du 18 au 23 mars, à Genève, plus précisément au CERN, aura lieu le CineGlobe, un festival de films scientifiques. 66 courts-métrages (de fiction et documentaires) seront projetés lors de séances entièrement gratuites. Autour de ces projections, CineGlobe propose des soirées thématiques et un hackathon.



Films et science, ça va être chiant non ? Et bien je ne crois pas. The Holy Grail, Cinéma: Past, Present, Future?, The Digital Age, Apocalypse Now?, The Modern Woman, Fun at the Frontier, Circle of Life, I Think Therefore I Am.
Le vrai problème ? Aucune des thématiques ne m'intéresse pas, ça va être une semaine chargée... le programme intégral vient d'être dévoilé :

dimanche 9 mars 2014

Veronica Mars, le film

Veronica Mars ©2014 Warner Bros. Entertainment Inc.

La campagne Kickstarter du film Veronica Mars a été exceptionnelle, en moins de 24h l'objectif était atteint et les chiffres ont continué à grimper par la suite. Le réalisateur, Rob Thomas, et toute l'équipe du film, ne s'attendait pas à une telle réaction de leur fan-base -dont je fais partie- toujours bien présente plus de 6 ans après la fin de la diffusion de la 3e saison de Veronica Mars (diffusée de 2004 à 2007). J'y ai participé à cette campagne et au moment où je vous écris ces mots, je porte, fièrement un tshirt Veronica Mars (avec le même logo que sur la chaise de Kristen). J'avais même été interviewée à ce propos, je disais entre autre que j'attendais du réalisateur, qui avait un budget confortable grâce à ses fans, un vrai film de cinéma et pas juste un long épisode de série.

Warner Bros France m'a invitée à visionner le film en avant-première (en me donnant un code pour le visionner en ligne, avec mon nom en filigrane sur l'écran, impossible à partager en torrent, bien foutu). L'embargo tombe à la minute où je publie ce billet, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps : mon avis est mitigé.

Générique de fin <3

C'est toujours le risque quand on attend longtemps. D'autant plus que, dès la fin de la campagne, le réalisateur a commencé à abreuver ses "backers" (= participants à la campagne de Kickstarter) de contenus divers et variés, de manière très régulière. Des infos sur le casting,  des extraits, des photos, des infos sur le tournage, etc. L'attente m'a été encore plus longue, car on me rappelait plusieurs fois par mois que j'attendais.

Au moment où j'ai appuyé sur play, j'avais déjà vu environ 10 minutes de film, entre extraits, bandes-annonces, images, etc. J'avais surtout vu les deux premières minutes, où sont résumées trois saisons de manière particulièrement abrupte et artificielle. Evidemment que l'exercice est difficile : le réalisateur s'adresse à des fans qui connaissent tout de la série et à des nouveaux spectateurs qui découvrent le personnage et son univers. L'erreur est peut-être ici, le choix de satisfaire chacun finit par laisser tout le monde sur sa faim.

jeudi 6 mars 2014

La Pinte Besson grandit


La Pinte Besson est un des lieux que je préfère à Lausanne. J'ai déjà parlé de son histoire, de sa carte bien plus intéressante qu'il n'y paraît, qui s'adapte aux saisons et ne mets pas que les plats du terroir en valeur. Mais si je vous en parle aujourd'hui, c'est que la Pinte Besson vient d'ouvrir une nouvelle salle. Dans cette bâtisse historique où le patron ne peut bouger la moindre pierre, il a réussi à transformer une réserve à l'étage en salle à manger magnifique ! 


Cette salle, un peu moins traditionnelle et un peu plus confortable, permettra aux plus frileux qui avaient peur des tabourets en bois ou de l'odeur de la fondue, de tester enfin l'excellente cuisine de la Pinte Besson. Je continuerai pour ma part à être une adepte de l'ambiance pinte du rez-de-chaussée, mais je félicite Carlos, le si sympathique patron de ce lieu mythique, pour l'ingéniosité et le bon goût dont il a fait preuve.

La carte de printemps ne devrait plus tarder, ils sont en train de la travailler en ce moment. Allez la goûter... ou profiter des derniers jours de la carte d'hiver et tester cette nouvelle salle ! Sans oubliez de réserver... 021 312 59 69

vendredi 28 février 2014

Mon gâteau au chocolat


Chacun a son gâteau au chocolat parfait. Moi aussi.

Mais, pour la petite histoire, il faut savoir que je ne suis pas très chocolat. Enfin, c'est ce que je réponds quand on m'en propose en général. Mais c'est faux. J'adore le chocolat, je suis juste particulièrement snob difficile et j'ai beaucoup de mal à avaler du chocolat à l'huile de palme. (Par exemple, je ne me souviens plus la dernière fois où j'ai mangé du Nutella, ça ne me fait même pas envie, beurk.) Tout ça pour dire que le chocolat, j'adore ça, MAIS à petites doses et de très grande qualité, sinon je préfère m'en passer.

Un gâteau au chocolat, pour me plaire, doit être construit pour mettre le chocolat en valeur, en texture et en goût. Ma recette préférée est dérivée de la "Truffe géante de la mère Anne", une des recettes vedettes de Marmiton. Elle permet de faire un gâteau de 6 portions (petites, sinon ça m'écoeure, c'est le but). Votre moule doit être petit (environ un demi cake quatre-quarts), sinon le mélange sera trop étalé et sa texture ne sera pas idéale, il faut qu'il remplisse entre 3 et 5 cm sur la hauteur du moule.

mercredi 26 février 2014

Accords mets et bières


Cette semaine, pour la première fois (mais pas la dernière !), le Café des Artisans et le Pibar ont organisé une soirée autour des accords entre mets et bières. Succès de participation, la salle était remplie, jusqu'au comptoir où il ne restait pas la moindre place assise. La soirée avait été concoctée de concert, les recettes proposées étaient la plupart du temps cuisinées avec de la bière, les bières servies étaient peu connues du public suisse (car difficiles à trouver... à part au Pibar...) et particulièrement intéressantes gustativement.


Le déroulement : un verre de l'amitié, un amuse-bouche, une entrée, un plat, un dessert. Un total de cinq bières différentes mises en valeur par le mets qui l'accompagne, et vice-et-versa, et par le patron du Pibar et les patrons des Artisans qui savent parler de chacune des bières pour nous expliquer leurs choix de mariage. Chacune des bières est proposée dans un verre de dégustation de 1,5 dl. Le tout coûtait CHF 69.- pour la soirée, plus que correct, bel effort sur le prix de la part des organisateurs que j'en profite pour remercier et féliciter pour cet événement !

mardi 25 février 2014

Le vent se lève


Le vent se lève sera l'ultime film réalisé par Miyazaki ont annoncé les Studios Ghibli. Je ne suis pas une spécialiste du cinéaste, je n'ai même pas vu tous ces films (edit: c'est désormais chose faite), mais je me réjouissais de voir celui-ci. Polémique, sombre,  "le plus personnel", ai-je lu, et ça me fascine et me ravit toujours autant que cet auteur soit capable de faire parler de ses films... comme de films et non comme de "vulgaires dessins animés". Si l'un d'entre eux dans sa filmographie devait revêtir cette position d'ambassadeur du "vrai cinéma", ce serait probablement celui-ci.

Le vent se lève est la biographie, romancée, de Jirô Horikoshi, un ingénieur en aviation japonais qui dessina les "Zero", avions chasseurs japonais emblématiques de la Seconde Guerre Mondiale. Mais Le vent se lève est surtout un rêve de Miyazaki dévoilé pendant plus de deux heures. On y voit sa passion pour la peinture, pour l'aviation, pour la poésie, pour la musique, pour l'Histoire. On y lit ses critiques et ses réflexions sur le Japon, historique et actuel.

lundi 24 février 2014

Kazoku


Des mois que Lukas, aka Guérilla Gourmande, me tance pour que j'aille ENFIN tester le restaurant Kazoku. Il a même fait un deuxième billet, encore plus enthousiaste que le premier. Des mois que j'attends une occasion. Ce qui est très con, pourquoi attendre une occasion pour se faire plaisir et bien manger ? D'autant que j'habite juste à côté. Je m'en veux de ne pas y avoir été plus tôt. Mais c'est désormais chose faite, je fais maintenant partie du fan-club de Kazoku et je compte y retourner souvent, très souvent, autant que mes finances me le permettent. 

Mais qu'est ce que Kazoku ? Un restaurant fusion. Oui, c'est comme ça qu'on appelle les lieux qui ne se cantonnent pas qu'à une gastronomie, mais profitent de ce qu'il y a de meilleur dans plusieurs d'entre-elles. Au Kazoku, il y a deux chefs et les inspirations, même si elles sont principalement japonaises, flirtent aussi avec la Thaïlande et la cuisine française. Zhenyu Wu est le chef sushi, il est passé auparavant par le Myo et le Palace avant d'ouvrir le Kazoku avec son accolyte Kwong Tran, ce dernier a un parcours plus éclectique, dessinateur, informaticien, blogueur puis cuisinier. (Il continue à bloguer.) Ces deux passionnés ont ouvert le Kazoku au début de l'année 2013 et ont été noté dans la foulée avec un très beau 12/20 au Gault&Millau.

jeudi 20 février 2014

Romandie-sur-Blog


Je cherche, depuis longtemps, un endroit où je pourrais discuter avec d'autres blogueurs, sur le fait de bloguer. Un endroit où ce ne serait pas de l'autopromo des uns et des autres. Un endroit où l'on se lirait et l'on échangerait des trucs et astuces, critiques, bonne idées, compliments. Je n'ai pas trouvé.

Dans cet esprit, je me suis dit qu'il fallait me lancer en testant sur un thème précis : la Suisse Romande.

Un nouveau groupe facebook existe donc : Romandie-sur-Blog.

Il est ouvert aux blogueurs et aux lecteurs de blogs. Il a pour but de répertorier les articles concernant la Suisse Romande : bonne adresses, actualité culturelle, lieux insolites, idées de balades, infos romandes, etc. Tout ce qui touche de près ou de loin à la Suisse Romande.

Il a une règle du jeu : interdiction de faire de l'auto-promo et de poster un lien de votre propre blog. 

C'est peut-être un peu drastique, mais ça me semble être la seule méthode pour en faire un lieu de partage et non la publicité de chacun.

Je serais ravie de vous y retrouver !

mercredi 19 février 2014

Films de genre


Le cinéma a toujours réfléchi aux réalités politiques, sociales, économiques, intellectuelles, sentimentales, identitaires, artistiques, poétiques et même culinaires.

Si je devais programmer une rétrospective thématique en ce moment, après Tomboy, je choisirais :

Boys Don't Cry (Kimberly Peirce, 1999, USA)

XXY (Lucía Puenzo, 2007, Argentine)

The Adventures of Pricilla, Queen of the Desert (Stephan Elliott, 1994, Australie)