12/01/2011

Nombril virtuel


Un petit coup d'oeil dans le rétroviseur s'impose, l'année 2010 a été la première où j'ai blogué durant toute l'année, malgré une certaine absence en été, je suis assez fière de certains billets, en particulier ceux ou j'exposais certains choix intimes ou webesques, mais je suis surtout fière de continuer à prendre un grand plaisir à l'exercice. C'est donc ma bonne résolution pour 2011, continuer à bloguer en prenant au sérieux ces futilités sans importance.

Je ne l'ai pas fait jusqu'ici, parce que mon bébé blog n'avait pas encore de forme claire dans mon esprit, mais je pense qu'il n'en aura jamais vraiment et finalement je crois que ça me convient. Je sens qu'il a atteint la taille de blog (exit donc le "bébé"), j'ai (avec l'aide précieuse de M'dame Jo) changé de crémerie, ajouté des détails, modifiés d'autres... et j'aimerais vous demander, pour la première fois, votre avis.

Sur la forme, sur le fond, sur ce qui vous viendrait à l'esprit, sur des sujets que vous paraissent sans intérêt ou d'autres que vous aimeriez que j'aborde, ... bref, qu'en pensez-vous, vous qui me lisez régulièrement ou pas, de cet espace protéiforme ?

07/01/2011

Legend





Legend (Ridley Scott, usa, 1985)

Je n'avais jamais vu ce sommet de nullité, hilarant de bêtise. Tom Cruise a encore un visage mobile, sans pour autant faire preuve d'aucun talent d'acteur. Les monstres sont risibles, en particulier le grand méchant dont les cornes ont mal été collées sur sa tête et bringuebalent d'un côté à l'autre dès qu'il bouge. La lumière est d'un kitchissime absolue, on dirait du Pierre & Gilles (une image ça va, tout un film c'est l'overdose de guimauve). Je suis très heureuse d'avoir vu cette horreur pour deux raisons, l'une c'est que je n'aurai plus JAMAIS à le faire, il manquait à ma culture générale (hum), la deuxième c'est que sinon j'aurais dû mettre Jack Black dans la catégorie navet du mois et ça m'aurait profondément déprimé. Merci Ridley.
(Je me rends bien compte que je m'expose à des réactions outrées, comme celles que j'ai eues sur twitter pendant mon #LTnavet de ce film... et je m'en réjouis, venez donc me raconter comment il est bien ce film, qu'on rigole un peu, n'est-ce pas Monsieur-Tout-Le-Monde ;-) ).

Nacho Libre


Nacho Libre (Jared Hess, usa, 2006)

Très cher Jack Black, je t'aime et je suis prête à te pardonner, mais c'est probablement dû à l'aveuglement de mon amour profond pour ta personne, sinon ton film (oui, bon, je sais, il y a un réalisateur, mais il ferait mieux d'aller se cacher) aurait été classé dans les navets sans doute aucun. Certes tu es drôle, mais tu en fais des tonnes (même si c'est probablement comme ça qu'on t'a dirigé, Jared, retourne te cacher) et autant si parfois ça passe et qu'on aime ça avec toi, là, le reste est tellement inconsistant que tes tonnes plombent le vide. Il y a bien sûr quelques dialogues particulièrement drôles et c'est plutôt soigné visuellement, mais AU SECOURS ! Jack, mon amour, je t'en supplie, ne travaille plus avec ce type. #merci #bisous


Into the Wild


Into the wild (Sean Penn, usa, 2007)

J'ai beaucoup aimé ce film, tout en étant parfois très déçue, voir carrément dérangée par certains choix de réalisation de Sean Penn. Les images et les lumières sont sublimes, l'acteur est parfait et le cheminement intellectuel du héros tout à fait intéressant. MAIS. Entre la voix over de la soeur, toujours douce et bienveillante, un plan sur les chapeaux des récents diplômés jetés en l'air, les split screen avec des plans sous-marins de baleines (où j'ai crié à mon écran : noooooo, Sean, nooooooon) et la lenteur abominable (plus de 20 minutes) du prologue -qui est pourtant tout à fait inutile- Sean a failli me perdre, et malheureusement ça s'est reproduit pendant TOUT le film. Quel dommage !

Ceux qui se rappellent ce film avec émotion vont me trouver dure, mais je le suis parce que ce film aurait pu être encore meilleur, encore plus beau, le chef d'oeuvre était à portée de caméra. Mais pour cela, il fallait du contemplatif, des plans séquences immobiles, un rythme lent et plus constant, comme un homme qui marche. Mais Sean a décidé de courir. Il veut TOUT montrer, on consomme du paysage, à l'inverse de l'idéal du héros. Le fond est riche et complexe, j'aurais eu envie d'être accompagnée dans ma réflexion par un montage moins superficiel. Mais Sean (réalisateur débutant, rappelons-le, je lui pardonne) a peur de nous ennuyer, pourtant cet "ennui" aurait profité au sujet, j'aurais savouré une certaine immobilité ou lenteur visuelle et rythmique pour mettre en valeur le passionnant parcours intellectuel.

Rendons à Sean son génie de la direction d'acteur, quelle frustration a dû être le fait de ne pas pouvoir incarner ce personnage (beaucoup trop jeune pour son physique actuel) ! Peut-être que cette frustration d'acteur a été "comblée" par une boulimie visuelle de réalisateur et de monteur. Mais le "jeune" réalisateur Sean va devenir un grand.

Mon pote


Mon Pote (Marc Esposito, France, 2010)

Je m'attendais à un insupportable film français bobo, mais je suis incapable de résister ni à Edouard Baer, ni à Benoît Magimel, dont je suis folle amoureuse depuis Papa est parti, Maman aussi (film totalement inconnu auquel je voue un culte, si quelqu'un me le retrouve en dvd je serais la plus heureuse des femmes). L'histoire est donc celle d'un patron (Baer) qui engage un détenu -condamné parce qu'il était chauffeur dans des braquages- (Magimel) dans son magazine qui parle de bagnoles. Voilà, voilà, jusqu'ici, je n'étais pas emballée, la suite du scénario est tout à fait prévisible. Mais voir ces deux acteurs prendre visiblement un plaisir énorme à jouer l'un avec l'autre et les dialogues parfois savoureux permettent de passer un très bon moment. Baer est tout en retenue, il ne fait pas du Baer et c'est délicieux ; le moment de l'interview d'embauche est d'une grande finesse et Magimel m'a encore une fois terrassée, j'avais les yeux aussi humides que lui. 

Pas un chef d'oeuvre donc, mais deux jolies performances de ces deux talents qui parlent à ma culotte qui font passer un agréable moment...

Welcome to the Rileys


Welcome to the Rileys (Jake Scott, usa, 2010)

Après No et moi, un autre film sur une jeune adulte paumée que des "étrangers" essaient d'aider, mais dans un style très différent, on oublie le point de vue petit bourgeois (navrée Zabou) pour retrouver des lumières sales et des décors vivants. La Nouvelle Orléans est un personnage à part entière qui enrichi chaque séquence. La méconnaissable vierge effarouchée de Twilight est plutôt convaincante en stripteaseuse paumée, James Gandolfini fait oublier les Sopranos dès les premiers plans et celle qui incarne son épouse, Melissa Leo, est tout simplement époustouflante. Les trois personnages évoluent de manière surprenante, mais crédible et extrêmement séduisante. La réalisation est menée sans aucune prétention, avec une grande subtilité, tant dans le récit que visuellement. Pour couronner le tout, la BO est géniale.

Ce film est malheureusement passé tout à fait inaperçu (à part pour les fans de Twilight), mais si vous avez la chance de l'avoir encore à l'affiche chez vous, n'hésitez pas.

Monsters


Monsters (Gareth Edwards, usa, 2010)

Après avoir vu ce passionnant interview de Gareth Edwards qui explique sa méthode de travail, en particulier en ce qui concerne ses effets spéciaux, je ne pouvais résister à l'envie d'aller voir ce film. J'ai passé un moment spectaculaire, malgré toutes les incohérences et son côté mélo beaucoup trop poussé. Par exemple, le moment avec la fillette à la robe rouge, le type est reporter photo, bien sûr qu'il la photographie, c'est son job, qu'il la couvre après, je veux bien, mais qu'il ait "changé" au point de ne plus prendre cette photo, à coup sûr une couv', c'est dommage et pas crédible ! Ce manque de subtilité est malheureusement constant. Pour les incohérences, du genre la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique est une forêt vierge (hum) où il y a des temples Incas (re-hum), à partir du moment où l'on accepte des pieuvres géantes et lumineuse, finalement, pourquoi pas.

Ce film n'est évidemment pas un sommet intellectuel, mais les effets spéciaux sont intéressants, la lumière et les cadres très agréables. Le récit est un peu téléphoné, mais encore une fois, si l'on accepte les pieuvres, pourquoi pas traverser la zone au lieu de rester tranquillement en place dans un endroit sûr, finalement... 

Bref, si vous aimez les films à suspense et effets spéciaux, il pourrait vous amuser (et même crisper vos doigts sur un accoudoir sur quelques plans, mais plus de surprise que de vrai trouille) et l'interview vous mettre en appétit. Sinon, évitez.

05/01/2011

Paillettes violettes


La première manucure de l'année se devait d'être festive. Comme j'étais un peu déçue par le Violet Diamond (et son accolyte le Pink Diamond dont je n'ai toujours pas réussi à ouvrir le flacon... et ce n'est pas la première fois que ça m'arrive à Mavala, ça m'énerve !), je me suis dit que j'allais tenter de le mettre en valeur et je suis ravie du résultat !

04/01/2011

Comment poser l'anti-cernes par Bobbi Brown (ou presque)


Depuis des années j'entends parler du merveilleux anti-cernes de Bobbi Brown et vu des mes terrifiantes cernes (pas aidées par les antibios massifs) de décembre, j'ai décidé de me l'offrir et j'ai profité d'un bon de 10% chez Globus. La vendeuse était très sympa et m'a proposé de me montrer comment bien l'appliquer tout en testant la couleur pour que ce soit le plus proche possible de ma carnation et la meilleure teinte possible pour camoufler mes cernes bleutés... d'habitude je n'aime pas trop quand les vendeuses s'approchent, je me sens toujours obligée d'acheter un truc et je me sens mal à l'aise si je n'ai pas l'occasion, mais là, comme j'étais bien décidée, je me suis joyeusement laissée faire. Et j'ai bien fait, j'en ai retiré pleins de petits conseils très utiles et qui apportent un vrai plus, je vous laisse juger.

02/01/2011

J'ai dévoré Michèle Barrière !

Vous connaissez mon goût pour la cuisine et tout ce qui l'entoure, et mon goût pour la lecture, c'est donc toujours un grand plaisir quand je découvre un nouveau roman qui parle de cuisine, d'une manière ou d'une autre, mais cette fois-ci, c'est n'est pas un ouvrage que j'ai découvert, mais une auteure. Michèle Barrière est historienne de la gastronomie, journaliste culinaire, et auteur de savoureux (huhu) polars, des "romans noirs et gastronomiques", tout ce que j'aime. Dès que j'en ai découvert et dévoré un, il me fallait lire les autres, je vous présente donc ici 4 de ses ouvrages qui vont trouver leur place dans ma page de littérature culinaire, mais, afin que vous vous y retrouviez, voici une liste (par ordre historique et non de parution) de ses ouvrages.

- Souper mortel aux étuves, un roman noir et gastronomique à Paris au Moyen Âge
- Meurtres à la pomme d'or, un roman noir et gastronomique au temps de la Renaissance
- Meurtres au Potager du Roy, un roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle
- Les Soupers assassins du Régent, un roman noir et gastronomique au temps de la Régence

Dans tous ces récits, le style est enlevé, les enquêtes bien menées, les personnages forts et le rythme trépidant. Les connaissances encyclopédiques de l'auteur sur les tours de main, les ingrédients et les coutumes de l'époque sont dépeints sans que ça ne soit jamais pesant, au contraire, c'est passionnant et cela fait partie intégrante des récits, d'autant que l'auteure mêle dans tous ses livres des personnages ayant réellement existé qui sont détaillés à la fin de l'ouvrage (ainsi que de nombreuses recettes d'époque). Chaque ouvrage peut être lu indépendamment des autres, même si une famille s'y retrouve régulièrement... et qu'il est impossible de ne pas continuer à lire les autres quand vous aurez dévoré le premier, d'ailleurs il ne m'en reste plus que 2 à lire... vite Michèle, écrit, écrit !