29/11/2010

Bottle Rocket

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Bottle Rocket (Wes Anderson, usa, 1996)

Je croyais avoir tout vu de Wes Anderson, j'avais tort, il me restait son tout premier et complètement méconnu long-métrage. On sent qu'il n'avait pas les mêmes moyens à dispositions, mais les bases sont là, un rythme entre le loufoque et le mélancolique, ses deux acteurs fétiches, des costumes improbables tout à fait convainquant, de l'amour mais pas trop, des dialogues savoureux et étonnants. Bref, tout le charme de Wes Anderson qui se devine, mais pas aussi radicalement différent de tout que ses films suivants. Un premier film prometteur... mais c'est tellement facile à dire quand on connaît la suite de l'histoire...

Bref, fétichistes de Wes, foncez. Les autres, voyez déjà ce qu'il a fait plus tard.

500 Days of Summer

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500 days of Summer (Marc Webb, usa, 2009)

Comment ai-je pur rater ce petit bijou ? Merci à Armalite de me l'avoir signalé, je l'ai téléchargé aussitôt (ouuuuuh méchante pirate que je suis). Le film débute par la si connue mention graphique : "AUTHOR'S NOTE: The following is a work of fiction. Any resemblance to persons living or dead is purely coincidental."
Suivi de : "Especially you Jenny Beckman."
Et de : "Bitch."

Et voilà, j'étais déjà conquise. Mais quand la (sublime) voix-off prononce : "This is a story of boy meets girl, but you should know up front, this is not a love story" je me suis enfoncée un peu plus profondément dans mon canapé, certaine de ne pas bouger un cil durant l'heure et demi suivante, et j'avais raison. La structure du film avec ses nombreux flash back and forward est très réussie grâce aux intertitres chiffrés, jolie idée. Les moments dessinés, chantés et autre stylisation ne sont pas du tout pesants et correspondent très bien à une introspection comme celle que nous faisons dans l'esprit -et le coeur- de l'adorable Joseph Gordon-Levitt. Sachez encore que malgré l'apparent hyper-positivisme du titre de ce film, il est plus aigre-doux que sucré, d'où mon enthousiasme. Si, comme moi, vous étiez passés à côté, sautez dessus.

No et moi

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No et moi (Zabou Breitman, France, 2010)

Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire, la découvrir fait partie du charme, mais en deux mots il s'agit d'une rencontre entre une jeune ado surdouée et une jeune SDF. Thématique des invisibles si peu abordées au cinéma.

Zabou Breitman est une réalisatrice que j'avais adoré dans "L'Homme de sa vie", elle m'avait ému, tout en légèreté, elle a réitéré en réussissant à me faire verser une larme sur une des scène les plus joyeuse du film et j'ai adoré ça. Bernard Campan est un acteur subtil, délicat, puissant, il est parfait dans ce rôle. Marie-Julie Parmentier est une GRANDE actrice que je suis depuis des années dès que je peux la voir quelque part, elle réussit à être parfaitement crédible à chaque instant dans ce personnage complexe, émouvant et insupportable à la fois, fragile mais intouchable. Une grande performance !

Allez-y, ne le ratez pas, plongez-vous dedans sans a priori.

Seule minuscule petite critique sans importance, la BO m'a parue trop présente par moment, me "sortant" légèrement du film.

Le Nom des Gens

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Le Nom des gens (Michel Leclerc, France, 2010)

"Quand on commence à se méfier des canards, c'est le début de la fin !"
C'est par une scène un peu absurde et ce dialogue fabuleux que débute ce petit bijou. C'est un film qui parle de politique, de sexe, de racisme, d'amour, de famille, de mémoire et de bernaches huppées. C'est surtout un film jubilatoirement drôle ET intelligent, ce qui est assez rare pour être souligné. Sara Forestier est étonnante d'énergie et de fraîcheur (et à poil la moitié du temps, si ça peut en motiver quelques uns, tant mieux), Jacques Gamblin arrive à dégager une sexytude affolante malgré son rôle de soi-disant coincé. On les aime ces personnages, et on vibre avec eux, tout en étant incapables de s'identifier à aucun des deux. Je ne sais pas combien cette histoire écrite par Baya Kasmi est autobiographique et finalement peu m'importe, mais quand j'ai lu ce manifeste, j'y ai retrouvé l'esprit de son héroïne.

De nombreuses scènes mériteraient d'être décrites et commentées... mais elles perdraient de leur charme pour le spectateur, mais allez-y, savourez ces merveilleux dialogues, savourez le cadeau surprise (et son humour incroyable, si j'étais française, je saurai pour qui voter s'il se représentait !), savourez la soirée télé et les commentaires des invités, savourez les magnifiques tableaux du père, savourez les excellents dialogues, etc...

C'était un film merveilleux à voir après avoir vu la carte suisse verdir. Merci Nekkonezumi, j'hésitais à y aller, il aurait été dommage de rater cette petite perle !

RED


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RED (Robert Schwentke, usa, 2010)

Ma très chère Nekkonezumi me faisait remarquer que j'étais particulièrement gentille cette fois-ci... et c'est là que je me suis souvenue que j'avais un autre film dont je voulais vous parler, le navet monumental du mois, RED (qui signifie donc "Retraités extrêmement dangereux") (oui, je sais). Le casting est fabuleux et le réalisateur est tellement incroyablement mauvais qu'il réussit à faire jouer faux des Stradivarius comme Malkovich et Helen Mirren (faut être particulièrement doué quand même !). Une merde absolue, que j'ai trouvé finalement presque jouissive tellement c'est mauvais. (Logiquement consacré navet du mois !)

27/11/2010

Back 2 MAC

maquillage

MAC a une politique fabuleuse qui consiste à récolter 6 emballages et à vous offrir un rouge à lèvre contre ce retour. Moi qui ne suis pas très rouge à lèvre (RAL), je n'en ai jamais acheté aucun... et pourtant comme vous le voyez, de MAC j'en ai 7. (L'un d'entre eux est un cadeau de Murielle -Twig- et deux d'entre eux sont des goodies reçus lors d'achats multiples sur ricardo.ch -Phlox et Charm Factor.) 

24/11/2010

Beauté des griffes saison 2

vernis

Mon premier article date d'il y a beaucoup trop longtemps, il a été oublié dans les limbes et du coup, j'ai décidé de remettre une couche sur comment soigner vos ongles avec les produits que je préfère. Tout d'abord un mode d'emploi :




1 - soigner les cuticules avec un produit nourrissant ou émolient, puis les repousser ou dans les cas extrêmes, les couper
2 - se laver les mains ET les ongles et bien les sécher, le vernis n'aime ni le gras (donc ne pas se crêmer les mains juste avant) ni l'eau
3 - limer les ongles avec une lime EN VERRE et une fois pas mois (pas plus, ça les fragilise si on le fait trop) les polir au polissoir à 4 faces (plus les ongles sont lisses plus le vernis tiendra)
4 - poser une base
5 - la laisser sécher (le truc pour voir quand c'est sec c'est de frotter vos ongles l'un contre l'autre)
6 - première couche puis deuxième couche, qui doivent être fines, il vaux mieux mettre 3 couches que 2 couches épaisses, pour une meilleure tenue
7 - laisser sécher
8 - poser un top coat

9 - laisser sécher



22/11/2010

Zoo burger

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L'heure est grave, la guerre des burgers de Marterey fait rage, le Zoo Burger a ouvert il y a peu au numéro 29 (presque à la Place de l'Ours, côté Noz), c'est une jolie petite échoppe, très colorée, quoiqu'il manque de lumière au-dessus du bar pour la rendre plus chaleureuse. On peut manger sur place (une petite vingtaine de places) ou à l'emporter et il y a une terrasse. Le service est rapide et TRES sympa.

Leur carte n'est pas encore définitive, mais elle comporte déjà 7 recettes au boeuf, 4 recettes au poulet, 2 recettes végétariennes et 1 recette au poisson (quoique certaines ne soient pas servies le midi), une soupe du jour (différente tous les jours m'ont-ils assurés), et une petite carte de desserts typiquement US (cookies, brownies, muffins, cheese cake et bientôt cupcakes). Les prix des burgers sont étalés entre 10.- et 17.- sans frites et 14.- et 21.- avec frites. On peut boire de tout, y compris de l'alcool, et bientôt ils offriront même un service de livraison à domicile. Bref, ils font les choses bien, avec envie et motivation.
Mais passons au nerf de la guerre : le burger. Pour tester, j'ai pris un Double Cheeseburger, avec des frites. Première impression : les frites ont attendu, elles sont molles et d'une couleur un peu étrange (mais pas si désagréables, j'en ai mangé la moitié), la sauce qui les accompagne... et bien c'est des sachets de ketchup, moutarde ou mayo. Dommage, une sauce maison aurait été un plus !

Le burger est composé d'un petit pain au sésame (qui a dû être trop réchauffé vu sa sécheresse qu'un surplus de moutarde ne réussira pas à rafraîchir), d'une feuille de salade (relativement fraîche), d'oignons caramélisés (délicieux), de deux tranches d'un fromage non identifié ni par le goût ni par la texture, d'un steak de boeuf haché trop sec également (et dont la moutarde couvrait tout le goût) malgré sa cuisson plutôt rosée que à point à la couleur, de (trop de) moutarde et d'un peu de ketchup.

Bref, vous l'aurez compris, déception... Leur carte et leur lieu est sympa, mais ils n'arrivent pas à la cheville gustative du Holy Cow (situé quelques dizaines de mètres plus bas) tout en tentant de leur piquer leurs idées... entre le guacamole, les sirops, le fait d'insister sur les producteurs locaux (hum, j'aimerais bien savoir quel fromager local ose vendre un fromage pareil...).

Ce qui les sauve c'est le fait d'avoir une carte plus diversifiées que le Holy Cow (quoique ces derniers aient plus de burgers différents) pour les accompagnements, les boissons et les desserts ET d'avoir plus de places assises et surtout une terrasse.

MAIS, malheureusement pour eux, dès janvier, BREAKING NEWS, le Holy Cow va ouvrir une nouvelle enseigne près du flon... avec des places assises plus nombreuses ET une carte élargie avec des frites (great french fries m'a promis le patron que je crois sur parole, mais seraient-ce son accent craquant et ses yeux sublimes qui me rendent moins méfiante ?). Donc Zoo Burger, accroche-toi ! Vous avez un lieu sympa, un concept chouette, mais il faut VRAIMENT améliorer les burgers eux-même, le concept autour est un plus, mais la base c'est le burger... Je reviendrai, dans quelques mois, pour voir tous les changements et améliorations prévues au Zoo Burger, promis !



Cette note vient évidemment enrichir ma page Best Burger in town.

19/11/2010

Harry Potter and the deathly Hallows

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Harry Potter and the deathly Hallows (partie 1) (David Yates, gb-usa, 2010)

Un film de plus de 2h30 qui est en fait la moitié d'un film... *bâillements*

Ayant lu tous les tomes avec grand plaisir, je vais voir les films, mais là je me suis ennuyée à mourir. Certes, quelques effets spéciaux sont plutôt impressionnants, mais c'est la moindre des choses non ? Pas un seul moment à Poudlard (snif), plus de tututututututututututututu (remplacer par le thème de John Williams), de longs moments de vide, d'attente, de rien. Dommage.

La Mirada Invisible

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La Mirada invisible (Diego Lerman, Argentine, 2010)

1982, Buenos Aires vit au rythme de la dictature militaire. Le Colegio où se passe toute l'histoire (à quelques scènes près) sert de huis-clos à cette ambiance pesante, au centre de la ville, entendant tout ce qu'il s'y passe (la déclaration d'entrée en Guerre des Malouines, dernière offensive des militaires pour tenter de galvaniser la population afin de se maintenir au pouvoir) mais détachée de ce qui s'y passe... malheureusement, car dans ce film il ne se passe RIEN. Du tout. Avant les dix dernières minutes qui se terminent de manière très abrupte. L'ambiance pesante comme métaphore de la dictature aurait pu fonctionner si ce n'était ce néant de l'action. Je veux bien qu'un film qui s'appelle "le regard invisible" (malgré la traduction française "l'oeil invisible" qui ne veut rien dire) puisse du coup être contemplatif, mais il y a des limites au rien... ça ne nous laisse le cerveau disponible que pour réfléchir et critiquer le reste. A quoi bon ce côté scato ??? Quelle conclusion pour cette fin violente ? "La dictature c'est mal" ? Hum.

L'ambiance sonore est par contre extrêmement intéressante avec une utilisation du hors-champ tout à fait passionnant (qui aurait mérité d'être exploitée beaucoup plus profondément), faisant de ce Colegio, où se passe toute l'action (hum) du film le véritable hors-champ de l'action réelle des rues adjacentes, le générique final est d'ailleurs la partie qui m'a parue la plus intéressante dans ce film. Ce film aurait pu être beaucoup plus intéressant si ce contraste de hors-champ avait été exploité plus avant.

Ce qui m'a fait penser à une performance étonnante que j'ai vécue à Buenos Aires. Sur la Plaza de Mayo, devant la fameuse Casa Rosada (qui est la "Maison Blanche" argentine, mais qui n'est peinte en rose que sur un des côtés, avec la légende urbaine/blague qui circule sur la corruption tellement collée à l'image de pouvoir disant que la peinture trois autres faces aurait été au budget de chaque gouvernement... mais jamais effectuée), là où les fameuses Madres tournent avec leurs fichus blancs, là où on été annoncés tous les coups d'état, tous les rétablissements de la démocratie, là où les guerres ont été promulguées, sur cette place qui a vécu tous les grands moments de l'histoire argentine, un groupe de jeunes artistes a crée une oeuvre éphémère incroyable. J'y étais par hasard, et tout d'un coup, un son, très fort, commence à se faire entendre, petit à petit je comprends que c'est un discours et je remarque les énormes enceintes. Pendant 1h30 s'est déroulée dans mes oreilles l'Histoire argentine (j'avais heureusement à mes côtés quelqu'un pour me décortiquer les nombreux épisodes que je ne connaissais pas), et sous mes yeux, les habitants qui la revivaient. Des larmes, des rires, des yeux effrayés, des gens qui s'arrêtent et qui ne bougent plus, emportés par leurs souvenirs. Des manifestations qui ont fait basculer le pouvoir aux discours de chefs d'Etat (ou de leurs épouses), des bruits de tirs à ceux d'hélicoptère s'envolant en emenant un Président démissionnaire qui a laissé un pays dans la misère, des Madres aux victoires de Coupes du Monde de Football, toutes les émotions se mêlaient. J'ai rarement vécu autant d'intensité, en pleine rue, entourée de parfaits inconnus. Etonnant, magique, bouleversant, passionnant, hautement politique, un moment extraordinaire.