23/10/2013

Jobs



J'ai mis beaucoup de temps à aller voir ce film, mais ça y est, je l'ai vu. Pourquoi ai-je mis autant de temps ? Parce que je voulais me déconnecter des avis à l'emporte-pièce des pro/anti Steve Job lui-même et des pro/anti Apple. Aller voir ce film pour ce qu'il est : un long-métrage de fiction, n'est pas chose aisée. Vous me direz : c'est souvent le cas avec les biopics. Mais ici c'est particulier, on parle d'un personnage récent, très récent, qui, bien que disparu il y a peu, continue à avoir une influence sur notre mode de consommation. Nous sommes touchés d'une manière ou d'une autre par son influence, en particulier quand on traine, comme moi, avec des gens qui passent beaucoup trop de temps sur Internet. 

Et le piège reste, malgré la distance que j'ai tenté de prendre avec la sortie du film et ses critiques (que j'ai essayé de ne pas lire, mais il n'est pas facile de ne pas attraper au passage une catch phrase sur twitter), j'ai tenté aussi de prendre de la distance avec mon propre attachement pour les produits à la pomme (ce qui n'est pas évident) et j'ai donc essayé de voir ça comme l'histoire d'un homme. Ou plutôt une partie de l'histoire d'un homme, de ses années d'étudiant, où il brille par son indépendance et son originalité mais pas par ses capacités académiques, à ses premières tentatives en tant qu'entrepreneur, à ses premiers succès, à ses premiers échecs non assumés et à son come-back retentissant et sa première prestation dans la peau de celui qui est resté dans les mémoires avec son col roulé noir, son jean informe, sa gestuelle crispée et son assurance fascinante et dérangeante. Ses dernières années ne sont pas du tout abordées, ses années d'absence après son éviction à peine effleurées. On ne parle que du Jobs d'Apple, celui par qui tout arrive.

22/10/2013

Tape DIY


L'autre jour je vous parlais de Tape Art. Mais il n'y a pas que les artistes qui ont le droit d'utiliser leurs beaucoup trop nombreux rouleaux de scotch. Et si, comme moi, vous en avez accumulé, ou vous comptez le faire très prochainement (cf mes favoris sur Etsy), je vous propose quelques idées pour utiliser vos merveilles.

21/10/2013

Map your Town


Map your town ou Détours Urbains est une initiative du Temps, de la Tages Woche et de la NZZ qui propose aux internautes de dévoiler leurs coins insolites en Suisse. Le but ? 

- Partager vos connaissances, vous qui passez tous les jours devant cette façade Art Nouveau magnifique avec un vitrail étonnant que personne ne connait, venez l'indiquer sur la carte. Grâce à vous, d'autres pourront le voir.
- Découvrir des lieux que vous n'auriez jamais vu dans une ville que vous connaissez par coeur ou dans laquelle vous venez de vous installer.
- Mettre en commun des données, gratuitement, sans restriction d'accès.

C'est évidemment Shalf -passionné d'open data- qui m'a pointé cette carte interactive. J'ai été fouiller un peu en faisant la moue. C'est quoi ces points de différentes couleurs ? Pourquoi quand on clique sur un point on ne voit pas toujours la description ? Et puis j'ai testé. En trois clics vous pouvez entrer un nouveau point sur la carte.

16/10/2013

Le burger du Bleu Lézard - la revanche


En janvier 2013, j'avais goûté le burger du Bleu Lézard et c'était une catastrophe. Le patron avait très rapidement réagi en me proposant d'y retourner, mais j'avoue que l'expérience m'avait refroidie et que je n'en avais pas très envie. Il m'a fallu plusieurs mois à repasser de temps en temps devant, à voir qu'ils proposaient leurs burgers sur leur ardoise dans la rue (ce qui dénote d'une certaine auto-confiance dans leur offre) avant que je ne teste à nouveau. J'y ai évidemment été sans m'annoncer, un jour à midi.

Le résultat a complètement changé. J'ai goûté le Lady Madonna, mais vous trouvez trois autres propositions à la carte. Le pain style focaccia est une excellente idée, il permet de se gorger de jus sans faiblir quand on l'empoigne et il est très goûteux, d'autant qu'il est servi tiède et bien frais. Sur le pain est tartiné un pesto, par dessus est déposé un généreux steak de boeuf haché bien grillé, juteux et bien assaisonné, au-dessus des oignons rouges émincés qui donnent de la fraîcheur, des tomates séchées et de la rucola. C'est franchement très agréable, une belle réalisation, un beau mélange de saveurs qui a du sens.

Ce burger est servi avec un petit pot de sauce tartare mayonnaise au pesto et des frites façon "country" enrobées d'épices (et un peu trop salées). C'est mon seul regret, le burger est très très gouttu, et il est copieux, les frites et leurs épices rendaient l'ensemble trop salé et un peu sec, j'aurais apprécié un peu plus de fraîcheur, il manque peut-être une petite salade bien vinaigrée ou une touche de fraîcheur et d'acidité plus importante dans le burger... et des frites moins salées.

Mais je pinaille, vraiment, c'est un excellent burger. J'ai donc édité mon billet de janvier dernier en conséquence, ainsi que ma liste de burgers lausannois.

Un dernier message pour féliciter le patron pour l'efficace suivi de ce qui est dit sur son lieu !

Et je vous informe que si je m'occupe de burgers, Guerrilla Gourmande va dorénavant s'occuper des hot dogs (ou comment mettre la pression à un blogueur).

15/10/2013

Combien de temps ?


L'exercice de bloguer m'intéresse à chaque fois un peu plus, je trouve passionnant que chacun, et donc moi, puisse s'exprimer, sur ce dont il a envie, quand il en a envie, combien il a envie et avec la forme et le format qui lui plaise. Aujourd'hui j'arrive plus ou moins à déterminer combien un article va me prendre de temps (à condition d'en avoir envie à ce moment-là, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas), mais à part le fait d'avoir plus de facilité qu'au début, je ne me trouve toujours aucun style particulier. (Et puis on m'a dit que ce n'était pas désagréable à lire. Tant mieux, même si je n'en suis pas convaincue.) La question que je me pose encore c'est celle du temps.

Vous qui bloguez, combien de temps mettez-vous à écrire un article ? 

Et vous écrivez quand ? Sur le moment, tout de suite, sinon ça ne sort pas ? Dans des moments d'inactivité ? Quand ça vous prend ?

Vous publiez dès que vous avez écrit ? Vous programmez vos publications avec un algorythme qui dépend de la taille de la lune et de l'âge de votre plus vieux lecteur connu ?

Vous êtes-vous imposé un rythme de publication ?
Le tenez-vous ?

Au bout de combien de temps estimez-vous qu'un sujet (sur lequel vous vouliez bloguer) est périmé ?



PS : 
- Je signale en passant un blog que j'aime beaucoup et qui s'intitule 22 minutes et des poussières et où l'auteur donne son temps d'écriture à côté de chaque article.
- Armalite quant à elle est disqualifiée d'office, elle est capable d'écrire un article qui équivaudrait à 14 pages en 22 secondes, avec du style, de l'humour et sans une seule faute d'orthographe.
- Tant qu'on est dans les recommandations, mon ami Eric vient d'entamer sa trace, le connaissant, je suppose qu'ici ou là il va réfléchir sur l'acte d'écriture, ça pourrait vous plaire.

13/10/2013

Sebastião Salgado & Paolo Woods au Musée de l'Elysée


Une double exposition a lieu en ce moment au Musée de l'Elysée, deux photographes au discours politique, mais c'est tout ce qui les rapproche. Sebastião Salgado est un photographe brésilien né en 1944, il a d'abord été économiste avant de s'intéresser à la photographie, il est extrêmement connu et reconnu pour l'extraordinaire esthétisme de ses photos toujours en noir et blanc et pour ses sujets au long cours, en particulier "La Main de l'Homme" son premier énorme succès. Il présente ici son dernier projet intitulé "Genesis", pour lequel il a sillonné la planète à la recherche de lieux où l'homme civilisé n'a pas encore laissé de trace visible.
Paolo Woods est un photographe né en 1970 au Canada, dont la liste des voyages pourraient remplir un livre, et dont le projet présenté ici, "State", est composé d'une soixantaine d'images qui interrogent l'identité d'Haïti et des Haïtiens, île où Paolo Woods s'est installé en 2010.

N'hésitez pas à cliquer sur les liens que je donne ci-dessus, vous pourrez y voir de nombreuses images des expositions. Je signale d'ailleurs pour les non-lémaniques, que l'exposition Genesis est également en ce moment (et jusqu'au 5 janvier) à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, établissement que je recommande vivement pour leur brillante programmation.

30/09/2013

Breaking Bad, it's so good!

saison 1
saison 5

Le paysage est le même, à un filtre de couleur près. Les protagonistes principaux, Walter White et Jesse Pinkman par contre ne sont plus du tout les mêmes. Mais ont-ils autant changé que ça ? L'essence profonde de Jesse-le-paumée-qui-au-fond-est-un-gentil-garçon n'est-elle pas exactement la même ? Cela veut-il dire que Walter est un psychopathe qui s'est dévoilé à cause d'un traumatisme particulier (son cancer) ? Combien de psychopathe en puissance se cachent autour de nous près à exploser ? Cet épisode 14 de la saison 5, Ozymandias, est un chef d'oeuvre. Et Breaking Bad est enfin reconnue unanimement comme la série exceptionnelle qu'elle est. A tous les niveaux.

28/09/2013

Rentrée des séries 2013



Un mot général d'abord sur cette rentrée 2013, le niveau est très très bas. Les nouveautés auraient toutes été oubliées si elles étaient sorties une année où il y avait du bon à se mettre sous la dent. Les reprises n'amènent aucune surprise à part celle de ne pas aboutir. L'été n'a pas été très prolifique (à part Siberia). Aucune sitcom pour reprendre le flambeau de Modern Family et Community alors que celles-ci s'essoufflent. Aucune série ambitieuse artistiquement, politiquement ou simplement différente au niveau du format. Mais les séries cartonnent partout en ce moment, tout le monde en parle, et du coup, tout le monde veut en faire. Les chaînes sont frileuses et acceptent des séries qui mélangent des recettes "qui marchent", du coup ça ressemble à un gloubiboulga d'éléments disparates qui ont marché dans d'autres séries mais qui sont tout à fait pathétique rafistolés ensemble. Les chaînes qui oseront lancer des séries totalement innovantes, qui oseront se lancer sur des narrations non basées sur un pilote (Kevin Spacey le dit mieux que moi) et dans des formats plus complexes gagneront le morceau facilement face au niveau ras-les-pâquerettes de ce que les grandes chaînes US proposent pour cette rentrée 2013.

La bonne nouvelle ? Je vais à nouveau avoir du temps pour lire.

Ci-dessous, une critique de toutes les nouveautés (sauf Back in the Game qui ne mérite même pas d'être testée et Masters of Sex qui commence le 30 septembre dont j'attends beaucoup), un agenda des reprises des séries que je regarde et un bilan des fins de séries diffusées cet été. Si vous avez découvert d'autres choses qui méritent d'être vues et qui ne sont pas répertoriées sur ma page série de séries, n'hésitez pas, cet automne mérite d'être étoffé.

27/09/2013

La Brasserie de l'Epée


Restaurant réputé à Fribourg, la Brasserie de l'Epée étale sa terrasse aux Planches-Supérieures, en plein centre de la Basse Ville Fribourgeoise, avec une vue magnifique sur la fameuse falaise en molasse et sur la cathédrale. Ce jour de septembre où il faisait un temps magnifique, ils ont accepté de nous servir en terrasse, c'est un lieu parfait pour faire une pause au milieu d'une marche qui passe par la Basse Ville (je vous propose des balades dans un prochain billet).

26/09/2013

Auberge aux 4 vents


Quand j'ai annoncé sur twitter que j'allais passer la nuit dans la chambre bleue de l'Auberge aux 4 vents, j'ai agrémenté mon annonce de #ceuxquisaventsavent. Et ceux qui savaient ont tous répondu de manière enthousiaste. Cette chambre bleue dit "de la baignoire qui vole" est mythique, mais tout le reste de l'accueil de l'Auberge des 4 vents vaut le détour. C'est un lieu à s'offrir un jour dans sa vie. L'Auberge a été crée par Res Balzli, Catherine Portmann et Olivier Suter, connus à Fribourg dans la scène de l'art contemporain. Le parc qui entour l'hôtel est immense et rempli d'oeuvres d'art de toutes sortes, chaque chambre a une thématique bien précise présente dans les moindres détails (souvent loufoques). Depuis 2006, c'est un collectif d'employés de l'hôtel qui gère l'Auberge aux 4 vents et ils font un travail exceptionnel. L'accueil est chaleureux, on a envie de ne plus jamais repartir.