30/06/2014

Le Marché des Vignerons


Le premier Marché des Vignerons a eu lieu samedi 28 juin, de 11h à 18h, à la Place Saint-François à Lausanne. C'était l'occasion de découvrir sept domaines, de sept régions viticoles vaudoises. Pour la très modique somme de CHF 10.-, on vous donne un verre (que vous pourrez garder) et un petit livret de dégustation, il s'agit ensuite d'être stratégique dans votre dégustation. Certains tentent de goûter à tout, d'autres se concentrent sur les cépages qu'ils aiment pour trouver ce qu'il y aura de meilleur et d'autres, dont je fais partie, se réjouissent de se faire surprendre.

Chaque vigneronne et vigneron présentait une gamme de ses produits et des propositions de prix très avantageuses, ce qui a apparemment plu aux très nombreux Lausannois et Lausannoises présents lors de ce marché (plus de 200 personnes sont venues déguster). Si je mets tous ces mots au féminin c'est parce que j'ai été très agréablement surprise du nombre de femmes, tant derrière les stands que du côté des dégustatrices. Sur les 7 stands, deux ne comportaient pas de femme et un ne comportait pas d'homme, les autres étaient mixtes. Les dégustateurs étaient plus jeunes et plus féminins que ce à quoi je m'attendais et je suis ravie, si les femmes et les jeunes s'intéressent de plus en plus au vin suisse, il a de l'avenir !


Lausanne à Table n'est pas l'organisateur du Marché des Vignerons qui est une entité indépendante, mais elle soutient cet événement dans sa volonté de promouvoir les produits du terroirs auprès des Lausannois. Pro-vino organisait de mains de maître la logistique de la manifestation et les merveilleuses femmes de Terre Vaudoise nous ont régalés toute la journée de leurs spécialités. Les CHF 10.- récoltés pour chaque verre permettent de payer l'organisation et les infrastructures nécessaires pour accueillir les dégustateurs et les vignerons, ce qui permet aux vignerons de ne rien devoir débourser pour participer à cette manifestation... à part les vins qu'ils font déguster. Voilà pour les coulisses.

Passons au coeur du sujet (j'ai soif), les vins.


Comme je vous le racontais plus haut, j'avais envie de me faire surprendre. Mon goût habituel va aux vins blancs, secs, minéraux... quelle chance de vivre si près du Lavaux ! Je ne me lasse pas d'un élégant Saint-Saphorin, d'un équilibré Epesse ou d'un gourmand Calamin. J'en ai dégusté un exceptionnel chez Agathe et Toni de la Famille Fonjallaz d'Epesse, pas étonnant que leurs Calamin gagnent autant de médailles d'or, c'est un nectar... mais ça ne m'a pas surpris, le Calamin c'est au pire bon, souvent exceptionnel.


Ma première surprise a eu lieu chez leurs voisins, Jean-Daniel et Marc-André Stoky (et Madame non nommée mais néanmoins très présente !) de Féchy, La Côte donc, que je connais moins. "La Goutte de l'Amitié" est un vin d'apéritif parfait, il plairait probablement même à ceux qui n'aiment pas le vin blanc, on le boirait comme du sirop, dangereux... Ils m'ont ensuite fait découvrir leur magnifique Pinot Gris, puis est arrivée la surprise. 
Moi qui leur disais que je n'aime pas les vins doux, ils m'ont tout de même servi leur Muscat blanc, intitulé "Gaby" du nom de la mère de Madame à qui appartenait cette vigne et de sa petite-fille, quand je vous dis que le vin suisse devient aussi un monde de femme ! Ce Muscat presque sec, rond, gourmand, sentait la fleur de sureau, le fruit jaune, le soleil de fin d'après-midi sur un mur de pierre, la voisine vigneronne d'Epesse l'imaginait déjà accompagnant un tartare de féra fumés et de fleurs de fève. 


Leur voisin venait de Chardonne, Jean-Pascal Wirthner du Domaine Montimbert, il présentait deux vins blancs et trois vins rouges. On comprend immédiatement en découvrant ses étiquettes que la dégustation va être originale, car il présente un assemblage de cépages blancs, ce qui est rare en Suisse Romande. Son discours est beaucoup moins marketing s'adapte à chacun, et parle des vins et de sa région avec tendresse. Son blanc d'assemblage, intitulé Profil Blanc est étonnant. Je n'ai malheureusement pas noté les différents cépages qui constituaient ce vin. J'en garde un souvenir d'équilibre, un nouveau goût que mes papilles ne connaissaient pas encore (et ont beaucoup apprécié). L'histoire de son vin est amusante, il adore faire des profils (= creuser la terre en profondeur pour découvrir le profil du sol, l'état des racines, l'état rocheux, etc.) et selon les profils, il a testé plusieurs cépages qui correspondaient en petites quantités pour tester. Sauf que vu que ses profils étaient très bons, les quatre cépages tests ont très bien tenus, il a donc testé les vinifications, nouveau problème : les quatre étaient très bons. Impossible de commercialiser d'aussi petites quantités, il a donc tenté de les mélanger "juste pour voir". Le résultat est superbe !
Je ne vous ai parlé que de blancs jusqu'ici, parce que mon goût m'y pousse, mais chaque stand présentait des vins rosés et rouges également. La Suisse qui a longtemps eu mauvaise réputation dans ce domaine a fait des bons de géant ces dernières années. Chez Jean-Pascal Wirthner, j'ai adoré le Gamaret, qui m'a donné envie de le tester avec du chocolat noir (réminiscences de Chocolac je suppose !), fruité, belles acidité et légèreté. Puis il m'a fait goûter son assemblage de Garanoir, Gamaret et Diolinoir, intitulé la Petite Cuve, et là, force est de constater que ce monsieur est très très très bon pour les assemblages ! C'est le rouge que j'ai préféré de la journée, original, du caractère, droit dans ses bottes (ça se sent bien que j'ai du vocabulaire oenophile hein ?), séduisant. Je ne manquerai pas d'aller me promener à Chardonne bientôt pour découvrir le Domaine Montimbert plus en détail, l'originalité de ses vins m'a conquise !


Puis j'ai découvert mon coup de coeur, humain, du jour, Maryline Lavenex, qui tient son domaine avec sa fille Amélie. Elles sont donc vigneronnes-encaveuses (même si le mot encaveuse n'existe pas officiellement) de mère en fille, à Arnex-sur-Orbe. Région que je connais très mal, c'était l'occasion de la découvrir (elles proposent d'ailleurs un coffret dégustation avec leurs six vins pour CHF 60.- ). Des rouges, des blancs, un rosé et même des eaux-de-vie de leurs arbres fruitiers à proximité des vignes. J'ai goûté leur excellent assemblage de Garanoir et Gamaret, Les Pallins, et puis je n'ai pas résisté à goûter leur rosé, à cause de sa sublime étiquette.


Cette étiquette des Bacchantes est un hommage à son défunt mari, depuis 15 ans, elle a donc travaillé ses vignes seule, puis avec sa fille. Ce rosé de gamay est délicieux, fruité, énergique, frais, on en redemande, moi qui n'aime pas le rosé d'habitude, je n'ai pas résisté à en acheter une bouteille ! Maryline propose aussi des balades gourmandes, des soirées de dégustation et elle est présente à de nombreuses manifestations, n'hésitez pas à aller lui rendre visite, vous serez bien reçus !


J'ai ensuite rejoint les gagnantes du concours facebook chez Jean-Paul et Martine Besson-Bourguignon de la Cave des Rossillonnes à Vinzel, dont elles ont beaucoup apprécié le Gewürtzraminer. Moi, je n'avais plus de palais (c'est un métier déguster !) et j'ai donc laissé de côté les vins de Emile & Louis Fonjallaz d'Epesse et les Vins de la Ville de Lausanne que je connais bien et donc j'apprécie particulièrement le Chasselas avec vue du Domaine du Burignon à Saint-Saphorin et le Merlot barrique du château Rochefort à Allaman. Pour la petite histoire, saviez-vous que c'est une femme qui est responsable de ces vins pour la Ville ? Saviez-vous que c'est le plus grand domaine vinicole public en Suisse ? 


Après toutes ces émotions gustatives et cette chaleureuse ambiance, j'ai profité quelques minutes de la fraîcheur de l'Eglise Saint-François où se trouve un des plus hypnotique "jardin" de cette édition de Lausanne Jardin 2014 (je vous en reparle bientôt, mais celui-là je ne veux pas le dévoiler, l'église est ouverte tous les jours jusqu'à 17h30 pour l'admirer), et je suis rentrée chez moi, avec ma récolte du jour...


... le Muscat "Gaby" de la famille Stoki et les fières Baccahantes de Maryline Lavenex, je m'étais promis de ne m'acheter qu'une bouteille, mais un de 50cl ça ne compte pas vraiment, n'est-ce pas ? La bouteille inconnue au milieu ce n'est pas du vin, mais la récolte de mon mari au Pibar, une collaboration entre deux brasseries néerlandaises (De Molen et T'Ij) parmi mes préférées , on se partage les tâches, c'est important pour l'équilibre alimentaire.

Bon, tout ça pour vous dire que c'était génial, que le 26 juillet et le 30 août on remet ça, à chaque fois avec des vignerons différents à découvrir, pour CHF 10.- 
Je vais organiser des concours pour gagner des dégustations, sur twitter en juillet, et sur Instagram en août avec la collaboration de @IgersLausanne, n'hésitez pas à participer !


20/06/2014

Chocolac


Quand deux passionnés se rencontrent ça peut donner des mélanges étonnants. Le buzz gastronomique de 2013 concernait un mash-up (qu'on pourrait ici traduire par collision) entre deux desserts, un donut et un croissant, ça a donné le Cronut et surtout lancé une folie créatrice de nouveaux desserts qui mixaient des recettes de desserts traditionnels. A Lausanne, les deux passionnés dont je vous parle ont créé un mélange encore plus fou : chocolat et bateau !

C'est sur les agréablement silencieux Aquarel, bateaux solaires amarrés à la Place de la Navigation d'Ouchy, qu'auront lieu les Chocolac : croisières de dégustation de chocolat. Olivier Hanggli est capitaine et féru d'énergies renouvelables, Oliver Fuchs est chocolatier et fondu de recherche et innovation autour de cette matière magnifique et des savoir-faire liés.


Deux heures de croisière sur le majestueux lac Léman, deux heures de découverte et dégustation de grands crus chocolatiers. Car oui, pour le chocolat comme pour le vins, on parle de grands crus, d'origines, d'histoire, de terroirs.

Les dates de ces croisières et les informations pour réserver sont indiquées sur la page de l'événement, il reste des places pour toutes les croisières. Avant de vous décrire la croisière Chocolac que nous avons eu la chance de tester en avant-première, j'aimerais souligner qu'une croisière particulière aura lieu le 11 septembre, elle mêlera dégustation de chocolats et de vins... et il n'y a que 18 places sur le bateau, dépêchez-vous de réserver !


17/06/2014

L'été à Lausanne


Depuis que je suis installée à Lausanne, j'ai l'impression de découvrir chaque année combien cette ville bouge et est passionnante, en particulier en été. 2014 ne fait pas exception à la règle.

Les Estivales
Lausanne est tellement active l'été que la Ville a mis en place "Les Estivales" qui permet de se tenir au courant de toutes les manifestations existantes grâce à leur guide complet et qui en rajoute encore un peu, si ce n'était pas suffisant. Pour tous et toutes, du plus petit au plus âgé, des amateurs d'art ou de musique aux rats de musées, des mollets frétillants (Corajoud est partout) aux plus contemplatifs. Seul problème : réussir à choisir.


16/06/2014

Le Meilleur chocolat de Lausanne


En 2012, le premier concours du Meilleur chocolat de Lausanne avait été organisé (et gagné par Manuel). Le 11 juin dernier, le 2e concours du Meilleur chocolat de Lausanne a eu lieu. J'ai eu la chance de pouvoir l'observer (et goûter les chocolats). Le gagnant du concours devient le fournisseur officiel de la Ville de Lausanne durant 2 ans, pour ses repas, ses apéritifs et ses cadeaux aux invités de marque, c'est le Meilleur Chocolat de Lausanne qui sera présenté, dès le mois de septembre, à chaque occasion officielle. Le chocolatier gagnant va également mettre en vente ce chocolat dans sa boutique, vous pourrez ainsi aller le déguster.

Le jury, composé de David Pasquiet ("Champion suisse des chocolatiers" 2013), Laurent Guignard (Chef pâtissier du Beau Rivage Palace),  Thibaut Panas ("Sommelier suisse de l'année" du Beau Rivage Palace), David Moginier (journaliste gastronomique), Judith Hänggi (Présidente du Club des Passionnés de chocolat) et Florence Germond (Conseillère Municipale de la Ville de Lausanne), a noté 14 spécialités crées pour l'occasion et a désigné 3 lauréats.


Quatorze chocolatiers se sont prêtés au jeu de la création : chez Rado, Dürig, Moutarlier, Moret, Au Palais Gourmand, Blondel, Nessi, Boillat, La Chocolatière, Vincent, Noz, Manuel, Le Romantica et Buet. Certains sont très connus des Lausannois, d'autres sont plus discrets, chaque habitant à son chocolatier préféré, la qualité et la diversité des chocolats inventés pour l'occasion étaient exceptionnelles.

12/06/2014

Comment cuisiner pour une personne


J'ai longtemps vécu seule, et donc fait des courses et cuisiné pour une personne. Durant ces périodes, j'ai mis en place des méthodes pour rationaliser mon temps passé en cuisine, mon utilisation de la vaisselle et les ingrédients achetés. Des exemples tout simples que je reproduis tous les jours sans même y penser, qui pourraient être utiles à d'autres. D'autant que dans nos vies frénétiques du XXIe siècle, même les foyers plus nombreux -tel que le mien aujourd'hui, il a doublé de volume, non mais tu te rends compte ?- se retrouvent souvent dépeuplés durant plusieurs repas par semaine.

Je vais vous présenter une recette qui permet de cuisiner rapidement deux repas complets pour une personne, en utilisant une seule poêle pour cuisiner de la viande, des légumes et une céréale. En économisant donc du temps, de la vaisselle, de l'énergie de cuisson et en utilisant des ingrédients vendus par paquets sans devoir en jeter une partie. (Ce qui est une gageure en faisant des courses pour une personne, les filets de poulet, entrecôtes ou autres viandes sont vendues au minimum par deux, les fruits et légumes par packs de six, etc.)

Les ingrédients qui suivent serviront donc à deux repas  pour une personne, le deuxième repas pourra être emporté facilement, et mangé chaud ou froid, le lendemain ou le jour suivant :
  • 3 courgettes (que l'on peut mélanger avec des poivrons, des tomates, des oignons, en baissant le nombre de courgettes)
  • 2 filets de poulet
  • 1 verre de semoule de couscous
  • 2 petits verres d'eau
  • épices et condiments (sel, poivre, jus de citron, origan, ail en poudre, curry)
  • 1 cs huile d'olive
Ce qui nous fait une addition de moins de CHF 10.- pour deux repas (CHF 6.- pour deux escalopes de poulet fermier local, CHF 2,5 de courgettes, moins d'un franc pour les épices, l'huile d'olive et la semoule dans vos placards). En plus d'économiser de l'énergie et du temps, c'est économique, et sain.


11/06/2014

Lausanne à Table : le programme complet



Enfin, j'ai le droit de vous parler en détails de ce programme de Lausanne à Table, ça me démange depuis des mois. Comme il y a énormément d'événements très différents, afin que vous ne ratiez rien de ce qui pourrait vous intéresser, je vais tenter de vous guider un peu. Tout d'abord, il y a deux sortes d'événements : les événements ouverts à tous et les événements qui nécessitent une inscription préalable. Pour ceux-ci, je vous conseille de vous dépêcher, certains seront complets dans moins de 12h si l'on en croit les années précédentes.

Pour les événements ouverts, on se réjouit de vous y rencontrer nombreux ! Je serai présente à tous les événements (sauf ceux qui se répètent plusieurs fois où je ne participerai qu'au premier d'entre eux) et je tenterai de vous raconter ce qui s'y est passé si vous ne pouvez y être. Si vous venez, je me réjouis de vous croiser et/ou de lire/voir ce que vous avez vécu. Pour ce faire, je serai à l'affût du tag #LausanneàTable sur twitter et Instagram.

Des questions ? N'hésitez pas à nous les poser ici, sur facebook ou sur twitter !

Des suggestions ? Envie de participer au Restaurant Day ? Des idées : atable@lausanne.ch

Vous êtes blogueurs, vous avez envie d'en savoir plus et/ou de participer à certains événement ? funambuline@gmail.com


05/06/2014

Nouvelles fonctionnalités Instagram

Hier, Instagram a lancé ses nouvelles fonctionnalités très attendues : il est dorénavant possible de doser les filtres. Mais ce n'est pas tout, à la modification de contraste instaurée il y a quelques mois, Instagram a ajouté 10 possibilités de modifier vos photos.


Commençons par les filtres : comme précédemment, vous pouvez décider d'appliquer un filtre à vos images, sur la barre d'outil, les filtres sont symbolisés par la baguette magique, l'icône de gauche. L'icône centrale sur cette barre correspond encore au contraste (je ne sais pas pourquoi il est encore alors qu'il devrait être présent dans les outils mais bon), l'icône de droite représente justement la "caisse à outils" dont je vous parle ci-dessous.

Vous pouvez, comme avant, sélectionner un filtre, la différence c'est que dorénavant, quand vous appuyez une deuxième fois sur le filtre, apparaît une nouvelle fenêtre qui vous permet de doser l'effet de ce filtre. Ce qui devrait permettre un peu plus de subtilité (quoique "l'esthétique Instagram" ne soit pas réputée pour sa subtilité, mais passons).

28/05/2014

Bilan : bel effort


Bilan est un magazine bi-mensuel suisse romand de très bonne facture qui parle des actualités économiques, entrepreneuriales, technologiques, de Suisse, d'Europe et du monde. Ils sont également présents et très actifs sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, linkedin, pinterest) (si, si, pinterest, même qu'ils sont plutôt très doués à cet exercice !).

Dans leur numéro de juin 2014, leur grand dossier, leur éditorial et leur couverture, sont dédiés aux femmes entrepreneures, en particulier dans le monde de la technologie, l'article s'intitule "Technologie/Entrepreneurship : les femmes prennent le pouvoir" (je mettrai le lien dès qu'il sera en ligne, en attendant, voici l'Edito de Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef). Le dossier est développé sur 13 pages (on peut compter 15, avec la couverture et l'édito, sur un total de 68 pour le magazine complet), c'est donc un long dossier, avec des interviews, des portraits, des statistiques. Un article intéressant, fourni, qui fait plaisir à lire. Bravo Bilan, on en veut encore des sujets du genre.

Mais, cher Bilan, vu que vous vous êtes penchés sur le sujet, je me suis penchée sur votre cas. Dans le même magazine, si l'on fait abstraction du sujet phare, et des photos de vos journalistes, j'ai compté le nombre de photos comportant un personnage masculin ou féminin, que ce soit dans vos articles ou dans vos publicités. Il y a 53 sujets masculins et 19 sujets féminins (j'ajoute que la plupart des sujets masculins sont, évidemment, des chefs d'entreprise et que sur les 17 sujets féminins, 2 sont des ouvrières de chaîne).
A titre de comparaison, dans votre édition précédente, il y a 52 photos comportant un sujet masculin et 14 photos comportant un sujet féminin.

Vous me rétorquerez probablement que c'est bien pour ça que votre dossier principal couvre ce sujet, qu'on est dans un système où les hommes sont largement majoritaires, et que donc, vous ne faites que représenter la réalité. Certes. Mais vous avez également une responsabilité, celle de présenter des modèles pour celles et ceux qui voudraient, un jour, devenir les entrepreneurEs dont vous parlez dans vos pages.

Allons un peu plus loin, parmi votre pool d'experts, je salue la diversité d'âges, de sujets traités et de tons. Je lis d'ailleurs ces rubriques très régulièrement. Mais sur 61 experts, vous comptabilisez 51 hommes et 10 femmes, je ne vous ferai pas l'affront de jouer aux statistiques, vous comptez certainement mieux que moi. (Et je ne parle pas de diversité ethnique, ce n'est pas le sujet du jour, mais bon, ahem.)

Votre magazine reste un magazine très masculin et mériterait d'être enrichi de nouvelles présences féminines, tant au niveau de vos experts, que dans les personnalités que vous mettez en avant dans vos pages. J'ai néanmoins remarqué que ces dernières années votre magazine s'était amélioré à ce sujet, mais il vous reste encore du chemin.

Si je vous écris tout ça c'est parce que je vous aime bien, Bilan, vous faites du bon boulot sur les réseaux sociaux et c'est suffisamment rare dans les médias en Suisse Romande pour être souligné. Votre ouverture d'esprit sur les sujets autour de l'économie pure m'est tout à fait sympathique, même si nous ne sommes pas souvent du même avis, je parcours toujours votre contenu avec intérêt. Je salue et je vous remercie pour ce grand dossier sur entrepreneuriat au féminin. Et je me réjouis que vous alliez encore plus loin.


*****

Pour ceux qui auraient envie d'encore un peu de féminisme, deux articles lus aujourd'hui qui m'ont particulièrement touchée :

Et pour la Suisse Romande, un décompte du même genre que j'avais fait concernant les dernières élections aux Conseil National et des Etats. Vivement 2015 que je puisse comparer les scores des partis, Pirates, je compte sur vous pour faire mieux !

27/05/2014

Zombies réinsérés, cannibale, pirates, acteurs ratés, amis imaginaires,vikings ou ados Australiens ?


Si vous avez identifiées toutes les séries dont je parle dans mon titre : bravo, vous êtes aussi accros que moi. Si ce n'est pas le cas, je vais tenter de vous guider dans la jungle impitoyable des diffusions de ces derniers mois. Nous en étions restés à la rentrée de l'automne 2013, ça fait loin, ça va être un peu long, mais il y a du très très bon. Du coup on va classer par thème : ce qu'il fallait absolument voir ces derniers mois, les drôles, les dramatiques, les humaines... et le reste.

Si les 26 séries dont je vous parle ci-dessous ne vous suffisent pas, vous pouvez aussi consulter ma page sur les séries que je vous recommande. Dernière info pratique avant de plonger dans le grand bain, voici mon profil sur betaserie, vous pouvez y suivre au fur et à mesure ce que j'ai vu et comment j'ai noté les épisodes. Toutes les séries ci-dessous ont un lien direct vers betaserie, vous pouvez donc ajouter la série dans votre agenda en deux clics, on va faire comme ça dorénavant d'accord ?

Hop, plongeoir -> yeux de McConaughey.


MUST-SEE



True Detective (saison 1)

Je n'ai pas écrit sur cette série car tout le monde a écrit sur cette série, c'était partout, c'était mérité, c'était phénoménal, parmi ce que la télé a produit de meilleur de toute son histoire. A voir et à revoir pour saisir la beauté de la réalisation, du montage, des arcs narratifs. La différence entre la télévision et le cinéma n'est plus une question de qualité artistique, True Detective (comme Top of the Lake, Utopia ou Hannibal ci-dessous) en sont autant de témoignages. Les pronostics vont bon train sur le casting de la saison 2 qui se passera "dans une Californie que l'on ne voit jamais", je me réjouis.


    Fargo (saison 1) 

    Adapter un long-métrage en série, ça promettait d'être casse-gueule. Au final ce n'est pas l'adaptation du long-métrage des frères Coen, et tant mieux, c'est un hommage à son ambiance, et c'est très réussi. En grande partie grâce au casting fabuleux : Martin Freeman (en loser, lâche, mesquin, mais finalement attachant), Adam Goldberg (en homme de main cruel et tordu), Billy Bob Thornton (sublime psychopathe, performance à la hauteur de Javier Bardem dans No Country for Old Men, avec également une coupe de cheveux à ne pas reproduire chez vous) et Molly Solverson, l'inconnue du lot, qui est géniale en flic plus intelligente et capable que ce que son débile de chef ne veut bien croire. Vous mélangez tout ça, vous ajoutez beaucoup de neige, des diners pourris, des maisons sombres et pleines de lambris et vous avez 10 épisodes palpitants, dont le niveau de glauque atteint facilement l'échelle de Twin Peaks, et qui donnent envie d'en revoir 10 de plus. Le sourire final est un des plus délicieux et inattendu de la saison. Ne ratez pas cette gourmandise. La saison 2 se passera dans la même ambiance, mais avec d'autres personnages et un autre casting, comme pour True Detective, on se réjouit.




    Hannibal (saison 2)

    La première saison m'avait intriguée plus que fascinée, c'était déjà très beau, et les personnages étaient tous là, épaississant à chaque épisode. Permettant à cette saison 2 à couper le souffle de prendre son envol. Depuis Utopia, c'est ce que j'ai vu de plus beau, esthétiquement parlant. C'est glauque à souhait, mais ça, on s'y attendait rien qu'avec le titre. Les scènes culinaires sont extraordinaires, les mises en scènes des meurtres également, on finit par tout trouver beau. Et l'extrême beauté de la violence, liée à la lenteur du rythme remue forcément. D'autant que la réalisation n'hésite pas à multiplier les gros plans, parfois inattendus, et les ralentis glaçant pour mieux apprécier l'esthétique du sang. Cœurs sensibles s'abstenir ! J'ai pris un énorme plaisir à voir le déroulement de cette saison, même si, dès le premier épisode, la scène finale est dévoilée, et donc attendue et mise patiemment en place pendant toute la saison. Un bémol toutefois, l'extrême esthétisation se regarde parfois le nombril et il y a des séquences, à chaque épisode, ou la multiplication des plans, très très beaux mais inutiles, m'a sortie du rythme de la série, pour n'y voir plus que la construction graphique des plans. Contrairement à Utopia où l'esthétisme total nous ramène dans le cœur de l'enjeu dramatique, ici j'ai fini par voir la beauté du sang en perdant tout frisson. Mais c'est tellement beau que je reverrais ces deux saisons avec plaisir pour en saisit totalement les arcs narratifs. Vivement la saison 3, qui promet d'être très différente, j'ai encore faim.

    26/05/2014

    Votre Restaurant Day



    En 2013 a eu lieu le premier Restaurant Day Lausannois, je ne connaissais pas le concept, il est simple : dans les villes qui acceptent de jouer le jeu, n'importe qui peut ouvrir un "restaurant", ce jour-là, n'importe où. Lausanne joue le jeu et vous assiste donc dans l'élaboration de votre restaurant.

    Vous avez une idée thématique géniale ? Des petits plats que vous rêvez de partager et de faire découvrir aux Lausannois ? Vous n'êtes pas un professionnel mais vous adorez cuisiner ? Vous aimeriez transformer votre jardin/votre salon/votre piscine/une place/un parc/une plage en restaurant d'un jour ? C'est le moment où jamais de vous lancer.

    Envoyez un mail à atable@lausanne.ch en nous expliquant le lieu que vous avez choisi, les mets que vous allez préparer et une liste de prix. Lausanne à Table vous aidera à rendre votre rêve possible. Vous avez encore un mois pour vous inscrire, après le 25 juin, ce sera trop tard. 

    Attention toutefois : Lausanne à Table fournit les autorisations, les branchements nécessaires à la voirie et une visibilité pour votre restaurant sur ses différents canaux, mais vous vous occupez de tout le reste...


    En 2013, j'avais visité quelques uns des restaurants inventés pour l'occasion, et je m'étais régalée. Du coup, je m'étais prise à rêver d'un restaurant que j'inventerai, qui sait, peut-être un jour. Cette année je serai dégustatrice et food reporter, et je me réjouis déjà de goûter vos spécialités et vos recettes secrètes !
    Le programme complet du Restaurant Day sera disponible le 1er août !