En novembre, le créateur de l'Helvetibox, m'a envoyé un gentil mail pour me proposer de tester sa boîte. J'ai dit oui avec plaisir. Deux jours plus tard, je recevais trois autres propositions, ce qui m'a un peu refroidi, le côté "tendance" des box ne m'a pas motivée à les tester tout de suite, et puis, au fil du temps, j'ai testé les produits de toutes ces boîtes. Et l'Helvetibox est la seule à laquelle je me sois abonnée.
Le concept est simple : chaque mois, l'Helvetibox nous emmène à la découverte d'un canton suisse. Dans la boîte mensuelle entre 5 et 8 produits qui permettent de goûter au terroir et aux traditions culinaires de ce canton. Les produits sont d'excellentes qualité et sélectionnés avec soin. On trouve presque chaque mois un produit slowfood, ce sont souvent des petits producteurs qui sont sélectionnés, et le meilleur du meilleur du/des produit/s emblématiques de cette région-là. En plus des produits, extrêmement bien emballés, se trouve un feuillet explicatif.
J'en suis à ma troisième Helvetibox (et certainement pas la dernière !) et j'ai développé un rituel d'ouverture. D'abord, je trépigne de joie en amenant le colis sur le comptoir de ma cuisine. Puis j'ouvre délicatement l'emballage et je découvre les produits un par un. Je les dispose pour les prendre en photo (la blogueuse/instagrameuse que je suis ne peux s'en empêcher). Ensuite, je lis le feuillet in extenso. Il y a d'abord un texte de présentation du canton sélectionné, suivi de deux pages où chaque produit est décrit en détail, les producteurs sont souvent présentés également. Les textes sont certes descriptifs et informatifs, mais également très agréables à lire et plein d'humour. Sur la dernière page du feuillet, une recette typique du canton en question et souvent inconnue pour les autres suisses (par exemple la Torta di Pane tessinoise ou la Mehlsuppe bâloise). A la fin de ma lecture du feuillet, je reviens vers les produits pour les ranger, un par un, dans mes placards, en me demandant comment les tester.
L'idée de cette série d'articles vous ayant plu, on continue. Mais avant de vous citer les quelques comptes que j'ai préférés ces dernières semaines, j'aimerais vous mettre à contribution. Dans les prochains "épisodes" de cette série de billets, j'aimerais faire des sélections avec :
Alors si vous en voyez passer de fabuleux, je vous serais reconnaissante de me le faire savoir, afin que ces articles soient les plus utiles possibles ! Si vous avez d'autres thèmes qui vous passionnent, n'hésitez pas à me les proposer... je sais très bien dire non :-)
J'aimerais aussi faire des listes des favoris d'autres personnes que moi. Si vous avez des envies particulières de personnes auxquelles poser cette question, je me ferai un plaisir de le faire et de publier ces résultats ici. Le prochain épisode sera d'ailleurs consacré à des comptes sélectionnés par l'équipe de @igerslausanne.
Lucas Levithan, artiste brésilien basé à Londres, sélectionne des images qui lui plaisent sur instagram et dessine par-dessus, puis il les reposte sur instagram. Il appelle cette série Photo Invasion. Il a aussi créé un tag #IWantToBeInvaded si vous souhaitez lui soumettre vos photos pour qu'il les envahissent. J'adore le résultat, mais j'aime tout autant son idée de base et son utilisation d'instagram comme une source d'inspiration. Ses images sont aussi trouvables sur son site, qui regorge d'autres pépites que celles publiées sur instagram.
Vous l'aurez remarqué (ou peut-être pas si vous ne me lisez que par RSS), j'ai fait des changements graphiques sur ce blog depuis quelques mois. Je n'ai pas encore le courage (ni le temps, ahem) de me lancer dans un vrai site rien qu'à moi, mais j'ai commencé petit à petit à oser aller toucher le code de mon blog pour modifier des détails qui me dérangeaient. Je me suis dit que les informations que j'ai trouvées pourraient aussi vous être utiles, alors voici une liste d'outils très faciles à utiliser, pour vous amuser et améliorer le design de votre blog, même si comme moi, vous êtes absolument nuls en design et infoutus de comprendre comment vous servir de photoshop ou d'illustrator.
Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois, cet outil de design de base est vraiment très pratique, en particulier parce qu'il intègre d'office tous les formats utiles pour les réseaux sociaux, les bannières et compagnie n'auront plus de secrets pour vous. En quelques minutes, vous pouvez uploader une image, choisir un design de base ou créer le vôtre, ajouter le texte qui vous intéresse et tout modifier (tailles, couleurs, fonts, transparence, etc.) pour arriver à un résultat qui vous plaise. Les outils intuitifs pour centrer, choisir des couleurs et des fonts sont très agréables à utiliser, et ils ont plus de 30 tutorials pour vous aider à apprendre à utiliser cet outil (bien que les bases soient tellement simples qu'on peut commencer sans aucun tuto).
Indispensable à votre trousseau (à moins que vous ne soyez un pro de photoshop, évidemment).
Un site magnfique qui permet de créer et de customiser des cartes. Open Source, Mapbox est utilisé par toutes sortes de sites et de médias. Pour ma part, je m'y suis amusée à créer une carte de Lausanne avec mes adresses favorites, une cartes des balades gourmandes de Pierre Corajoud pour Lausanne à Table 2014, ou encore une carte de l'Aveyron avec les adresses que j'ai testées. C'est aussi sur cet outil qu'a été crée la carte des tweets géolocalisés, ou que le journal Le Temps a créé sa carte qui regroupe tous ses articles de la (très chouette) série "Un jour, une idée".
Pour les récits de voyages, les recueils de bonnes adresses ou des visualisation géographique en tout genre, cet outil est une perle.
Mon ami Hatman, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois parce qu'il aime sacrifier mes sacs à main ou me faire relire ses textes hilarants à 3h du mat', vient à l'instant de lancer son nouveau projet. Ce sera un long métrage de fiction, ça s'appellera "L'armée suisse contre les Martiens" et ce sera sans doute aucun le meilleur film sur l'armée suisse réalisé. EVER.
Pour réaliser ce projet, il a besoin de toutes les bonnes volontés (et les mains au porte-monnaie) disponibles, car il s'agit de présenter un projet en béton aux futurs investisseurs qui vont financer (on l'espère) le film, et ça coûte du pognon ces conneries.
Pour créer les Martiens, Hatman s'est adjoint son fidèle Fred Bastide, qui fait des trucs époustouflants, genre ça, ou ça, ou encore ça, et qui sera le directeur artistique, autant vous dire que ça va dépoter sa mémé.
Si vous voulez avoir la chance de, enfin, rigoler de l'armée suisse avec de la fiction et pas la réalité, il est temps de filer quelques sous au merveilleux homme au chapeau... d'ailleurs, si le film se fait, il promet de tomber le masque !
Lundi, le New York Times a fait ses premières publications sur instagram. A force de m'intéresser de près à cet outil, ma veille m'a permis de le savoir très rapidement, tellement rapidement que j'ai posté l'info sur facebook 3 minutes après le New York Times lui-même... publication que je n'avais pas vue. Je ne dis pas ça pour faire ma starme vanterme faire mousser dans le vide, je le dis parce que ça m'a permis de me rendre compte que mes "antennes" sont au point sur le sujet. C'est le bon moment pour partager tout ça avec vous.
Instagram, comme twitter par exemple, est un outil très facile à utiliser, mais qui peut paraître opaque quand on ne sait pas qui suivre. Et si on est indifférents aux #selfies et à la #foodporn, ça peut paraître un grand desert. Alors qu'instagram est une mine de trésors, tant pour les amateurs de photographie, de design, d'illustrations ou d'art, que pour des férus d'infos et d'actu, ou pour les spécialistes d'un sujet particulier, quel qu'il soit. Mon réseau rhinocéros, par exemple, devient tellement important, que j'ai des news de cet animal de sources disséminées partout dans le monde qui m'informent quotidiennement de cette population en voie de disparition, sur instagram.
Tout ça pour vous dire que je vais entamer une série d'articles qui compileront des comptes intéressants à suivre sur instagram. Soit parce qu'ils font des images extraordinaires, soit parce qu'ils utilisent l'outil de manière passionnante et/ou innovante, soit parce qu'ils font l'actu. Je ne sais pas encore quel sera le rythme de ces publications, ça dépendra probablement de mes découvertes et de vos questions ou envies.
Pour ce premier billet, je vous propose simplement quelques comptes à suivre, si vous être arrivés sur instagram depuis peu et que vous êtes encore à la recherche de l'arbre à joyaux parmi la forêt de #selfie et #foodporn.
Samedi dernier, j'ai eu la chance de pouvoir déguster un repas gastronomique préparé uniquement avec des produits destinés à la poubelle, et c'était délicieux.
Tout commence avec Denis Corboz (aka @levolatile sur twitter), enseignant, musicien, conseiller communal, mais sa casquette qui nous intéresse ici c'est celle de gourmet. Quand il voit une camionnette de l'association Table Suisse avec le slogan "Récupérer - distribuer - nourrir", il s'interroge et fait quelques recherches, suivies de quelques rencontres. Et il se passionne pour le sujet, il découvre alors le pourcentage d'aliments qui terminent à la poubelle en Suisse (2 millions de tonnes par an, ce qui correspond à environ 30%) et le fait que ces chiffres sont très peu connus. Et il décide de créer un événement pour sensibiliser la population à ce déprimant gaspillage.
Il contacte alors la CARL et Table Suisse, qui sont les associations qui récupèrent à Lausanne les aliments sortis des rayons des magasins ou des surplus des producteurs, et les redistribuent à des associations telles que les Cartons du Coeur, des foyers d'urgence, cuisines populaires, centres d'accueil, etc. Ces associations qui récupèrent ne manquent pas de produits, au contraire, ils en récupèrent des tonnes, qu'ils essaient de redistribuer en totalité, ce qui est parfois plus compliqué. Ce qui leur manque, ce sont plutôt des moyens financiers.
Les produits récupérés sont souvent des produits sortis de rayons de supermarchés parce qu'ils ont dépassé la date limite de vente (DLV), mais pas la date limite de consommation (DLC). Il y a même très souvent des produits n'ayant même pas dépassé la DLV, les clients rechignant à acheter des produits s'en approchant, certains magasins anticipent et sortent certaines marchandises de rayon avant même la DLV, et donc parfois plus de 6 à 10 jours de la DLC pour de la viande ou des produits laitiers, et plusieurs semaines pour des produits d'épicerie sèche.
Exemple des produits récupérés et utilisés par le repas du soir :
clémentines, champignons, lentilles, chocolat, lait, etc.
Après les associations, il fallait trouver comment mettre ces produits en valeur. En allant manger à la table d'hôte de Eric Godot à La Source des Saveurs (que je vous recommande vivement, tous les mardi et jeudi midi, une occasion en or de découvrir ce personnage passionné et passionnant), Denis Corboz a proposé l'aventure au chef qui a immédiatement accepté ! C'est pourtant un challenge inédit, Godot est habitué à être approvisionné en produits exceptionnels au quotidien, là il est question de faire avec des invendus de supermarchés pour 170 personnes !
Le quatrième partenaire de la soirée était la flamboyante Brasserie de Montbenon, qui a offert son cadre exceptionnel qui a permis de régaler 170 couverts. C'était assez inédit de voir deux brigades, celle de la Source des Saveurs sous la direction d'Eric Godot et celle de la Brasserie de Montbenon sous la direction de François Grognuz, dresser les plats de la soirée à 10 mains. (Oui, ma critique du lieu vient bientôt, patience petits padawans.)
Comment cela s'est-il déroulé concrètement ? Le chef Eric Godot s'est décidé assez vite sur deux composants de son menu en consultation avec Table Suisse : du poisson en entrée et de la volaille en plat. A l'époque de sa décision, il était question de 40 couverts. Puis, face à l'intérêt populaire et à la grande disponibilité de l'équipe de la Brasserie de Montbenon, la quantité de couverts est montée à 170. Impossible d'être sûrs d'avoir autant de ces ingrédients indispensables en quelques jours. Eric Godot a donc récupéré, depuis 2 mois, poisson et volaille, ayant dépassés la DLV mais pas la DLC, et les a congelés au fur et à mesure afin d'avoir la quantité adéquate pour construire 170 assiettes. Mais tout s'est accéléré la semaine précédent la soirée. De plus en plus impressionné par la qualité des produits qu'il voit passer, Eric Godot décide le mardi précédent la soirée que finalement, ce ne seront pas trois, mais cinq plats qui seront servis aux 170 convives, grâce à de magnifiques bottes d'asperges, à du boudin noir, à des pommes, et à du surplus de poisson.
La totalité des plats ont été cuisinés avec des produits récupérés par Table Suisse et la CARL, et c'était l'excédent de l'excédent, afin de ne pas priver les associations bénéficiaires habituelles, à deux mini-exceptions près : des oeufs pour une idée de dernière minute du chef qui n'a pas eu le temps d'en récupérer suffisamment dans le processus et certaines matières grasses.
Ces 5 plats ont été dressés et servis entre 19h30 et 21h15, au grand plaisir de tous les convives présents, dans une ambiance chaleureuse et enjouée, avec un service efficace et souriant, j'ai été impressionnée par cette efficacité en toute décontraction.
Vous connaissez tous la série CSI (aka Les Experts), et vous savez même tous ce que ces trois lettres veulent dire : Crime Scene Investigation. La première en date, rebaptisée depuis CSI: Las Vegas a mis la médecine légale et les investigateurs scientifiques à la mode, malgré des procédés décrits totalement absurdes, ou irréalistes, ou les deux. Cette série, qui en est à sa quinzième saison, a fait des petits a produit des spin off : CSI: NY et CSI: Miami (et les fameuses lunettes noires de David Caruso). Dans chacune d'entre elles, une équipe de spécialistes sous les ordres d'un chef autoritaire mais juste et surtout charismatique, résolvent des crimes absurdes complexes par des méthodes qui le sont tout autant. Même structure d'épisode partout, mêmes très légers conflits humains entre les protagonistes, le but est de tenir sur la durée, il ne faut pas trop développer... En ce merveilleux mois de mars 2015 a débuté le dernier opus de la série de séries de Brubru (aka Brukheimer pour les intimes) : CSI: CYBER. Oh oui, cyber. Joie, bonheur, hipsters et chatons égorgés faux maping 3D interactif, tout y est pour 50 minutes de bullshit fulgurant où l'on parle de hackers et de code sans savoir ce que c'est. Bonheur je vous dis, enfin, pour les amateurs de navet, qui vont néanmoins s'ennuyer très vite, je prédis dès le 4e épisode.
J'ai regardé le pilote en entier, sans faillir, pour vous livrer la recette du navet flamboyant. Il suffit de suivre les étapes suivantes :
Parler d'un sujet à la mode à propos duquel vous et votre équipe de scénaristes n'avez AUCUNE connaissance.
Pour ce faire, n'hésitez jamais à utiliser des mots, des univers et des technologies dont vous n'avez aucune idée, sans jamais prendre la peine de vérifier, et en en faisant des tonnes. Dans un monde "cyber", il faut que les mots hackers, dark net, cyber, code, malware, ou même simplement online, Internet et conected soient utilisés le plus souvent possible à chaque épisode.
Les technologies décrites doivent être complexes et non détaillées, mais chaque personnage doit comprendre de quoi il s'agit.
N'hésitez pas à en rajouter des tonnes tant dans l'émotion que dans les gadgets, cela vous permettra ensuite d'évoquer le fameux second amendement degré pour vous défendre des critiques négatives.
Tous ces écrans doivent certainement vouloir dire que ces gens sont très connectés,
c'est bien connu, les très connectés sont toujours en train de regarder
plusieurs chaînes d'informations à la télé.
Quand on commence à bloguer, on ne se rend pas compte que, 6 ans plus tard, on aura des centaines et des centaines d'articles (celui-ci est mon 924ème article) sur toutes sortes de sujets. Ces articles qui ne sont plus sur la page d'accueil partent parfois aux oubliettes, et c'est dommage. Tout ce contenu que vous avez mis du temps à rédiger et à illustrer peut devenir pratiquement invisible, alors qu'il est là, tout près.
Comment faire pour rendre votre blog plus facile à naviguer ?
Il y a plusieurs options. Je vais vous parler en particulier ici des features de la plateforme blogger, vu que j'y suis, mais les mêmes réflexions peuvent être adaptées à tous les blogs.
Configurer une barre de recherche et la rendre visible
Dans blogger, cette barre est configurable en ajoutant un widget (ici le widget de base, mais il y en a de plus complexes) dans votre layout. C'est très facile à mettre en place et immédiat. Configurez-la pour être en recherche uniquement sur votre blog, et profitez-en pour personnaliser son titre, elle n'en sera que plus visible. Pour sa visibilité aussi, essayez de la positionner le plus haut possible sur votre page d'accueil.
Il m'arrive régulièrement, en tant que lectrice, ne plus savoir le titre d'un article d'un blog, mais juste son sujet, et j'utilise donc ces barres de recherche, quand elles existent, sur les blogs. Malheureusement, elles sont rares, et j'abandonne souvent en cours de route sans finir par linker l'article dont je me souvenais. Nous perdons probablement tous ainsi de potentiels lecteurs, c'est dommage.
Mais une barre de recherche n'est pas suffisante. Il faut aussi réfléchir à un classement plus complet, qui permette à nos lecteurs, de naviguer à travers notre blog selon des catégories qui sont compréhensibles pour eux et, accessoirement, qui mettent en valeur nos thématiques favorites.
Quand je découvre un blog, ce qui m'attire l'oeil en premier sont souvent les pages fixes et le nuage de tags où je peux me rendre compte des thémathiques traitées par ce blogueur par uniquement dans l'article que je découvre à ce moment-là.
L'avancement social passe aussi par la représentation des "minorités" sur les écrans. "Minorité" pour les grosses boîtes de production, hollywoodiennes ou non, veut dire : "tout ce qui n'est pas un homme blanc jeune mince hétéro non-handicapé de classe moyenne ou supérieure." Depuis quelques décennies maintenant, dans chaque film hollywoodien, vous avez un "alibi de couleur" (vous savez, le noir qui meurt dans les films d'actions). Depuis moins de temps, les "couleurs" se généralisent. Les films ou séries où la majorité du casting ne sont pas blancs se généralisent depuis... euh, 2 ans, mais ce n'est toujours pas le cas pour les autres "minorités". C'est à dire, à la louche, les femmes (même si on trouve de plus en plus d'héroïnes, elles sont toujours minoritaires, et ne parlons pas des jeux vidéos, sinon on va se fâcher), les handicapés, les vieux, les gros... et les gays. La différence avec "les gays" c'est peut-être que c'est une caractérisation non-visible. Je veux dire par là qu'un acteur noir va forcément jouer un personnage... qui est noir (contrairement aux débuts du cinéma où même les personnages noires étaient interprêté uniquement par des acteurs blancs), il y a des acteurs et actrices gays depuis longtemps dans l'industrie, mais ce n'est pas pour autant que la représentation de cette "minorité" était visible à l'écran. (Je parle donc ici évidemment des personnages gays dans les univers diégétiques et non des acteurs et actrices qui les incarnent.)
Vous pensez que j'exagère ? La polémique de la semaine, c'est que dans la série à très grand succès The Walking Dead, après 5 saisons, les scénaristes ont osé intégrer des gays, dans l'épisode 11 de la saison 5, The Distance. Et ça fait un tollé sur les réseaux sociaux, dans le monde anglo saxon mais pas seulement, les réactions francophones ont été fortes et tout autant abjectes. Cette série qui vous explique en long et en large qu'on ne peut survivre sans voiture et sans arme ose le sacrilège suprême. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le politiquement correct pour certains (qui ne représentent pas forcément la "majorité" non plus, heureusement).
Traduction : "l'Amérique condensée dans un seul tweet :
"Je regarde The Walking Dead avec mes enfants depuis des années,
quand soudain, sans avertissement, vous y mettez des gays, je suis déçu."
Point positif ? Les seconds rôles afro américains et asiatiques n'ont pas soulevés de tollé, c'est ridicule, mais c'est un signe indéniable que les mentalités évoluent. Mais pas pour les gays. Encore moins si on élargit à la communauté LGBTQIAPD (Lesbian Gay Bisexual Transgender Questioning Queer Intersex Asexual Pansexual Demisexual). Alors je vous ai préparé une petite sélection des séries où, accessoirement, certains personnages sont gays, parce que ça fait avancer le schmilblick pour ceux qui ont peur de l'inconnu, quand on le voit à la télé ça fait moins peur. Allons-y Alonso.
Sauf erreur la première à oser un casting entièrement gay (quand je dis casting, je parle des personnages et pas des actrices). Et la série est géniale. Des personnalités très diverses, des problématiques de couples et sociales passionnantes, cette série reste une de mes préférées.
Un groupe d'ami gays dans le mythique quartier de Castro (pensez Harvey Milk), des personnalités passionnantes qui pouvaient paraître totalement stéréotypées dans la première moitié de la première saison et que s'approfondissent avec succès dès la saison 2. Très plaisant visuellement, probablement repoussante néanmoins rien que par son pitch pour ceux qui justement ne veulent "pas voir ça à la télé". Je prends beaucoup de plaisir à suivre ces personnages chaque semaine.
Cette série est atypique, il s'agit de l'histoire d'une famille d'accueil, dont les parents sont deux femmes, l'une blanche, l'autre métis blanche et afro américaine, elles ont 5 enfants, dont l'un est l'enfant biologique d'une des mères, deux sont des ados latinos et les deux derniers, une fille adolescente et un petit garçon d'une dizaine d'années, qui arrivent dans le pilote de la série, sont un frère et une soeur qui se sont fait baloter dans le système des "foster kids" toute leur enfance. Le fait que le couple adoptant soit gay est à peine discuté. C'est un fait établi qui ne pose apparemment de problème à personne. On voit dans le développement de la série que ce n'est pas le cas et qu'elles doivent souvent se battre pour être reconnue légitimement, mais plus souvent contre des proches jugeant que contre le système car elles connaissent leurs droits. Mais cette série qui établit une nouvelle norme est passionnante, d'autant que sans ce couple de femmes à la tête de cette famille, ce serait une bluette tire-larmes pour adolescents comme il y en a tant... sauf qu'elle normalise l'homosexualité et la mixité raciale (qui a aussi été très longtemps un tabou aux Etats-Unis) et que les enjeux des épisodes sont plus souvent sentimentaux ou autour d'autres questions telles que les adictions, les premières relations sexuelles adolescentes, etc. Cette famille finit par devenir banale et cette banalité fait probablement beaucoup plus de bien à la visibilité des "minorités" dont je vous parlais plus haut que beaucoup de séries qui pourraient être plus choquantes pour des spectateurs puribonds qui ne les regarderaient pas rien qu'à cause de leur résumé (comme Looking par exemple). Pour ne rien gâcher, les acteurs sont plutôt excellents et même si le scénario est souvent poussif, plein de beaucoup trop de bons sentiments et de rebondissements peu réalistes, c'est très plaisant à voir. Je prends ma dose de guimauve chaque semaine depuis le premier épisode sans arriver à comprendre comment je suis accrochée, mais je suis définitivement accrochée. Cette série, produite par Jennifer Lopez, a fait couler beaucoup d'encre sur son utilité pour la visibilité des minorité et a ouvert beaucoup de dialogues. J'espère qu'elle réussira longtemps à sonner aussi juste !
Cette étonnante série qui ressemble de prime abord à une comédie musicale pour adolescents ose aborder des sujets incroyablement controversés en chansons, mais pas seulement. Tout y est passé, homosexuels hommes et femmes, bisexuels, transgenres, asexuels, mais aussi handicapés, gros, noirs, latinos, asiatiques, etc. Oui, les scénaristes en font leur beurre, mais c'est très réussi et, sous couvert de chansons populaires, je suis persuadée que cette série destinée à des ados US les aide à se poser des questions. C'est parfois approximatif et pas toujours très adroit, mais grâce à certains de leurs personnages homophobes qui disent des horreurs, je suis persuadée que certains messages passent et je me surprend régulièrement à verser une larme d'émotion. Comme lors de l'épisode récent où un choeur de personnes transgenres (qui existe vraiment) vient accompagner et soutenir un personnage qui a fait récemment son coming out. Et tout ça sur la FOX, mesdames et messieurs !
Cette série qui se passe dans une banlieue américaine white trash que l'on suppose totalement homophobe, propose un couple atypique et présente leurs peurs de s'afficher de manière totalement étonnante car dès qu'ils osent, enfin, leurs proches n'ont absolument aucun problème avec ça. C'est probablement loin d'être représentatif de la réalité dans les milieux dépeints, mais c'est particulièrement jouissif à regarder. Cette série est une merveille dont je ne me lasse pas, et ce couple un de mes couples préférés à l'écran en ce moment.
Le couple gay parmi les trois couples de protagonistes n'est pas le plus cliché et leur relation est tout à fait hilarante... comme toutes les autres relations de cette sitcom qui continue à me faire rire après 5 saisons. Encore une série où un couple gay, marié, et parent, devient banal et normal. Tant mieux, c'est ça qui fait avancer les choses !
Mini-série qui est mon coup de coeur absolu pour 2014. J'en ai déjà parlé mais j'en rajoute une couche pour ceux qui douteraient encore. Mort, une soixantaine d'année, annonce à ses trois enfants dans la trentaine, qu'il va dorénavant vivre en tant que femme. Le choc de cette annonce de changement d'identité va provoquer chez tous les membres de cette famille et chez leurs proches une profonde réflexion sur leurs propres identités. L'écriture de cette série est d'une très grande intelligence et finesse, à voir absolument.
Cette saga familiale mythique dont un des personnages principaux est gay aborde la thématique avec subtilité, le couple gay supporte les mêmes problèmes que les autres couples de la série, c'est presque "normal", et ça fait du bien. A voir ou revoir.
Autre série mythique, qui n'en fait jamais un enjeu central, c'est simplement un aspect de certains personnages. Et c'est particulièrement significatif vu son succès dans certaines banlieues où l'ambiance est plutôt à l'homophobie crasse.
Qui est sur ma to watch list, mais dont on me dit énormément de bien.
Vous trouvez aussi des personnages gays intéressants, mais qui servent parfois uniquement d'alibi pour parler d'homophobie (ce qui est important en soit on est d'accord), dans Buffy, Desperate Housewives, Scandal, Dawson's Creek, Friends, The Shield, etc.
Il y a évidemment des dizaines d'autres séries qui ont intégré des personnages gays à leurs scénarios, cette liste n'est pas exhaustive, si vous souhaitez de l'exhaustivité, il y a l'ami wiki (attention toutefois, leur liste n'est pas exhaustive non plus, j'ai dû ajouter The Fosters et Transparent, par exemple, n'hésitez pas à ajouter vos références également !). Si vous en avez d'autres qu'il faut absolument que j'ajoute et qui intègrent des personnages gays sans en faire un alibi politiquement correct comme le-noir-qui-meurt-dans-les-films-d'action, ce sera avec grand plaisir ! Et merci à tous ceux qui m'ont signalé certaines des séries ci-dessus sur twitter, mes followers sont fabuleux.
Dans la vraie vie, une partie de mon activité tourne autour des réseaux sociaux. Sur ce blog, j'ai rédigé quelques modes d'emploi que vous retrouvez sur la page réseaux sociaux, tout en haut, juste sous la bannière. (A côté d'elle vous trouverez d'autres pages utiles telles qu'une FAQ où vous pourrez en apprendre un peu plus sur moi.)
Mais pourquoi est-ce que je rédige des modes d'emploi gratuits sur mon blog alors que c'est une partie de mon activité professionnelle ? Simplement parce que ce sont des modes d'emploi pour débutants. Et que ce n'est pas parce qu'on sait utiliser un outil techniquement, qu'on sait expoiter son potentiel. Pour ça, et pour les questions spécifiques, pointues, plus longues ou complexes, je crée et anime des formations autour des réseaux sociaux selon les besoins (et les budgets). Exemple avec un cours-atelier pour une utilisation professionnelle d'instagram donné aux étudiants de la HEG en mai 2014 (qui sera prochainement remis à jour pour la volée 2015). Si vous pensez que je peux vous être utile, n'hésitez pas à me contacter par mail.
Mais si je fais cette liste aujourd'hui, c'est pour qu'elle soit utile au plus grand nombre. N'hésitez donc pas à la partager, ou à partager un de ces liens auprès de ceux qui souhaitent se lancer, en particulier sur Instagram ou Pinterest, plateformes pour lesquelles mes modes d'emploi sont les plus complets.
Vous retrouvez aussi tous mes articles ayant un lien avec les réseaux sociaux avec les tags instagram, pinterest et social media, ainsi que tous les modes d'emploi de mon blog avec le tag tutorial. Sachez encore que j'ai plusieurs articles à propos de twitter en préparation, patience petits Padawans.
Outils pour éditer des images, ajouter du texte sur une image, créer des mosaïques reposter des instagram d'autres utilisateurs, faire un suivi et générer des statistiques, et autres outils inutiles et donc indispensables.